« Cette entrée dans le monde scolaire est très novatrice »
Nathalie COSTANTINI, Inspecteur d’Académie de Grenoble, représente le Ministère de l’Education Nationale au sein du Groupe National de Pilotage.
Quel bilan tirez-vous de quatre premières années du projet Planète Ovale ?
Nathalie COSTANTINI (Inspecteur Académie de Grenoble) : C’est un bilan très positif parce que les quatre premières années se sont traduites par la mise en place de projet éducatif. Nous n’étions pas seulement sur la pratique évènementiel, tournoi, compétition, … , mais sur quelque chose qui a engagé les élèves sur la durée, dans des domaines qui ne sont pas forcément liés à la pratique. En revanche, nous devons faire en sorte qu’en dehors de l’évènement, le soufflet ne retombe pas. Pour l’Education Nationale, le rugby est une activité parmi la foultitude d’activités que l’on peut pratiquer dans un établissement scolaire. Au Ministère de l’Education Nationale, notre but n’est pas de faire de l’élitisme en disant que l’on fera du rugby mais pas autre chose. Ce qui nous intéresse, c’est la démarche et sa construction. Elle peut être initiée par la Fédération Française de Rugby mais elle pourrait très bien se transposer sur d’autres activités. L’idée est de développer des actions de partenariat avec des acteurs différents sachant qu’au bout du compte, nous tendons tous vers l’élève.
Planète Ovale est-il novateur dans le monde du sport et de l’éducation nationale ?
Nathalie COSTANTINI : A ma connaissance, c’est quelque chose de totalement nouveau. Beaucoup de fédérations ont essayé de faire de la formation auprès des enseignants. Nous avons travaillé avec l’Aviron, l’Athlétisme, l’Escrime mais jamais comme ce que propose la FFR. Cette entrée dans le monde scolaire est très novatrice. Je crois qu’elle vient du fait qu’il y a eu de la part de la FFR, une réelle volonté de s’ouvrir et de travailler avec les autres. Ce qui fait et fera le succès de ce projet, c’est la constitution d’un Groupe de Pilotage National (GPN) qui regroupe les partenaires de la Convention tripartie FFR / Ministère de l’Education Nationale / UNSS. A chaque fois, le travail est initié par le GPN et non pas un acte individuel.
Sans Planète Ovale, le rugby aurait-il eu cette percée dans le monde scolaire ?
Nathalie COSTANTINI : Le rugby existait déjà en tant que discipline scolaire. Maintenant, c’est incontestable que Planète Ovale a été un accélérateur. Lorsque l’on fait le bilan au bout de quatre ans, il n’y a pas fondamentalement de différence au niveau de pratique. On ne voit pas beaucoup plus de cycles de rugby. Au niveau du baccalauréat, ce n’est pas encore une activité demandée par beaucoup de candidats. Maintenant, Planète Ovale permet de lever tous les freins qui empêchaient parfois cette pratique de se développer puisque par exemple, les filles sont très ferventes de l’activité rugby. Pour le moment, nous n’arrivons pas à identifier de réelle cause au fait que cela se pratique ou non. Je pense, comme d’habitude, que c’est une histoire d’homme et de femme.
Nathalie COSTANTINI (Inspecteur Académie de Grenoble) : C’est un bilan très positif parce que les quatre premières années se sont traduites par la mise en place de projet éducatif. Nous n’étions pas seulement sur la pratique évènementiel, tournoi, compétition, … , mais sur quelque chose qui a engagé les élèves sur la durée, dans des domaines qui ne sont pas forcément liés à la pratique. En revanche, nous devons faire en sorte qu’en dehors de l’évènement, le soufflet ne retombe pas. Pour l’Education Nationale, le rugby est une activité parmi la foultitude d’activités que l’on peut pratiquer dans un établissement scolaire. Au Ministère de l’Education Nationale, notre but n’est pas de faire de l’élitisme en disant que l’on fera du rugby mais pas autre chose. Ce qui nous intéresse, c’est la démarche et sa construction. Elle peut être initiée par la Fédération Française de Rugby mais elle pourrait très bien se transposer sur d’autres activités. L’idée est de développer des actions de partenariat avec des acteurs différents sachant qu’au bout du compte, nous tendons tous vers l’élève.
Planète Ovale est-il novateur dans le monde du sport et de l’éducation nationale ?
Nathalie COSTANTINI : A ma connaissance, c’est quelque chose de totalement nouveau. Beaucoup de fédérations ont essayé de faire de la formation auprès des enseignants. Nous avons travaillé avec l’Aviron, l’Athlétisme, l’Escrime mais jamais comme ce que propose la FFR. Cette entrée dans le monde scolaire est très novatrice. Je crois qu’elle vient du fait qu’il y a eu de la part de la FFR, une réelle volonté de s’ouvrir et de travailler avec les autres. Ce qui fait et fera le succès de ce projet, c’est la constitution d’un Groupe de Pilotage National (GPN) qui regroupe les partenaires de la Convention tripartie FFR / Ministère de l’Education Nationale / UNSS. A chaque fois, le travail est initié par le GPN et non pas un acte individuel.
Sans Planète Ovale, le rugby aurait-il eu cette percée dans le monde scolaire ?
Nathalie COSTANTINI : Le rugby existait déjà en tant que discipline scolaire. Maintenant, c’est incontestable que Planète Ovale a été un accélérateur. Lorsque l’on fait le bilan au bout de quatre ans, il n’y a pas fondamentalement de différence au niveau de pratique. On ne voit pas beaucoup plus de cycles de rugby. Au niveau du baccalauréat, ce n’est pas encore une activité demandée par beaucoup de candidats. Maintenant, Planète Ovale permet de lever tous les freins qui empêchaient parfois cette pratique de se développer puisque par exemple, les filles sont très ferventes de l’activité rugby. Pour le moment, nous n’arrivons pas à identifier de réelle cause au fait que cela se pratique ou non. Je pense, comme d’habitude, que c’est une histoire d’homme et de femme.











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