« Ce groupe peut réaliser quelque chose »
Philippe AGOSTINI, entraîneur de l’équipe de France des moins de 20 ans en charge des arrières, fait le point sur la ligne d’attaque tricolore et sur les chances françaises lors de la Coupe du monde des moins de 20 ans.
Peut-on dire que cette génération des arrières est une des plus prometteuses ?
Philippe AGOSTINI : Il y a beaucoup de bons joueurs effectivement ! Ils ont des qualités individuelles mais une ligne de trois-quarts est performante par sa complémentarité avec des perforateurs, des accélérateurs, des créateurs et des finisseurs et nous avons la chance de posséder une ligne où chacun amène ces ingrédients. Ce n’est pas tout de le dire, maintenant à eux de le faire et de le montrer sur le terrain.
Comment analysez-vous le jeu de vos adversaires ?
Philippe AGOSTINI : Franchement, malgré ce que l’on peut penser, c’est un tirage difficile pour un premier tour ! J’aurai préféré jouer l’Afrique du Sud ou l’Australie. Les Gallois sont dans une dynamique ascendante. Il y a beaucoup d’engouement avec des résultats. Nous allons jouer devant 25 000 personnes dans un environnement hostile. Nous sommes prévenus mais il va falloir le gérer sur le terrain ! Nous n’arrêtons pas de le répéter aux joueurs et ils le savent, il n’y aura pas de match facile. Nous savons qu’il est important de bien rentrer dans une compétition et le Japon ne sera pas un adversaire aisé. Nous ne les connaissons pas, sans leur manquer de respect, nous devons les battre. C’est toujours dans ces cas précis que, par le passé, nous nous sommes plantés. Dans le Tournoi, les Italiens n’ont jamais perdu avec plus de 12 points d’écart même contre les Anglais. Ils ont une génération très prometteuse puisqu’ils ont été champion du monde groupe B chez les moins de 19 ans. Ca va être difficile mais il va falloir contourner ces deux nations pour aborder sereinement le dernier match de poule face aux Gallois. Nous savons que la qualité de jeu sera supérieure chez le pays organisateur. Nous en avons l’expérience de 2006 avec les moins de 21 ans qui se sont imposés chez nous. Nous sommes prévenus, c’est dans la tête des joueurs … Il faudra qu’ils mettent l’énergie nécessaire, c’est leur dernier grand rendez-vous dans la filière jeune. Ils ont conscience que nous avons un groupe de qualité avec une confiance mutuelle qui se dégage. Ces joueurs peuvent réaliser quelque chose de formidable.
Quelles sont les forces et les faiblesses de cette ligne d’arrières ?
Philippe AGOSTINI : Avec nos demis de mêlée, nous avons deux très bons pilotes, à la fois sur la conduite du jeu et sur la conduite des hommes. Ils sont capables de peser sur les rencontres. Ils sont en plus créateurs de danger autour des phases de remise en jeu. Ils pèsent sur les défenses. Morgan a pris une autre dimension cette année, il progresse vite. Au centre, ce n’est pas une surprise, nous avons des bombes au milieu du terrain avec Bastareaud ou David. Ils sont capables de prendre la ligne d’avantage sur chaque action. Ensuite, nous avons des joueurs moins connus mais qui sont d’excellents finisseurs comme Fall, Camara ou Namy. Nous attendons d’eux qu’ils soient à la conclusion des actions que nous initierons. A contrario, nous avons une faiblesse récurrente sur la longueur du jeu au pied et sur la précision. Cela peut peser sur notre réussite dans la Coupe du monde parce que c’est une arme essentielle, à la fois pour occuper le terrain mais aussi pour se dégager de la pression.

Comment estimez-vous les chances de ce groupe ?
Philippe AGOSTINI : Pendant le Tournoi, nous n’avions pas un objectif précis sur la victoire impérative. Nous avons effectué une revue d’effectif et nous avons semé les germes de notre jeu. Aujourd’hui, les garçons vont dans le bon sens, nous avons perdu des matches mais nous n’avons pas perdu notre temps pendant l’hiver. Dans leur tête, ils sont à 200% sur la Coupe du monde et même si on ne part pas sur une compétition pour la perdre c’est difficile de fixer des objectifs. Officiellement, nous sommes 6ème au classement mondial sur la génération 88. Devant nous, il y a la Nouvelle Zélande, championne du monde en titre, l’Afrique du Sud, l’Australie, l’Angleterre et le Pays de Galles. Il faut bousculer la hiérarchie pour se rapprocher du haut. L’an dernier ce groupe était 5ème au championnat du monde moins de 19 ans. Personne n’a le droit à l’erreur avec ce format de compétition où si tu perds un match, tu joues la 5ème place. C’est pour cela que c’est difficile de fixer des objectifs ! Ce n’est pas faire preuve de prétention ou d’un manque d’humilité mais nous voulons être sur le podium. Avant, il faudra passer les trois matches de poule et ce sera compliqué.
Crédit photo : FFR/IPicarel
Philippe AGOSTINI : Il y a beaucoup de bons joueurs effectivement ! Ils ont des qualités individuelles mais une ligne de trois-quarts est performante par sa complémentarité avec des perforateurs, des accélérateurs, des créateurs et des finisseurs et nous avons la chance de posséder une ligne où chacun amène ces ingrédients. Ce n’est pas tout de le dire, maintenant à eux de le faire et de le montrer sur le terrain.
Comment analysez-vous le jeu de vos adversaires ?
Philippe AGOSTINI : Franchement, malgré ce que l’on peut penser, c’est un tirage difficile pour un premier tour ! J’aurai préféré jouer l’Afrique du Sud ou l’Australie. Les Gallois sont dans une dynamique ascendante. Il y a beaucoup d’engouement avec des résultats. Nous allons jouer devant 25 000 personnes dans un environnement hostile. Nous sommes prévenus mais il va falloir le gérer sur le terrain ! Nous n’arrêtons pas de le répéter aux joueurs et ils le savent, il n’y aura pas de match facile. Nous savons qu’il est important de bien rentrer dans une compétition et le Japon ne sera pas un adversaire aisé. Nous ne les connaissons pas, sans leur manquer de respect, nous devons les battre. C’est toujours dans ces cas précis que, par le passé, nous nous sommes plantés. Dans le Tournoi, les Italiens n’ont jamais perdu avec plus de 12 points d’écart même contre les Anglais. Ils ont une génération très prometteuse puisqu’ils ont été champion du monde groupe B chez les moins de 19 ans. Ca va être difficile mais il va falloir contourner ces deux nations pour aborder sereinement le dernier match de poule face aux Gallois. Nous savons que la qualité de jeu sera supérieure chez le pays organisateur. Nous en avons l’expérience de 2006 avec les moins de 21 ans qui se sont imposés chez nous. Nous sommes prévenus, c’est dans la tête des joueurs … Il faudra qu’ils mettent l’énergie nécessaire, c’est leur dernier grand rendez-vous dans la filière jeune. Ils ont conscience que nous avons un groupe de qualité avec une confiance mutuelle qui se dégage. Ces joueurs peuvent réaliser quelque chose de formidable.
Quelles sont les forces et les faiblesses de cette ligne d’arrières ?
Philippe AGOSTINI : Avec nos demis de mêlée, nous avons deux très bons pilotes, à la fois sur la conduite du jeu et sur la conduite des hommes. Ils sont capables de peser sur les rencontres. Ils sont en plus créateurs de danger autour des phases de remise en jeu. Ils pèsent sur les défenses. Morgan a pris une autre dimension cette année, il progresse vite. Au centre, ce n’est pas une surprise, nous avons des bombes au milieu du terrain avec Bastareaud ou David. Ils sont capables de prendre la ligne d’avantage sur chaque action. Ensuite, nous avons des joueurs moins connus mais qui sont d’excellents finisseurs comme Fall, Camara ou Namy. Nous attendons d’eux qu’ils soient à la conclusion des actions que nous initierons. A contrario, nous avons une faiblesse récurrente sur la longueur du jeu au pied et sur la précision. Cela peut peser sur notre réussite dans la Coupe du monde parce que c’est une arme essentielle, à la fois pour occuper le terrain mais aussi pour se dégager de la pression.

Comment estimez-vous les chances de ce groupe ?
Philippe AGOSTINI : Pendant le Tournoi, nous n’avions pas un objectif précis sur la victoire impérative. Nous avons effectué une revue d’effectif et nous avons semé les germes de notre jeu. Aujourd’hui, les garçons vont dans le bon sens, nous avons perdu des matches mais nous n’avons pas perdu notre temps pendant l’hiver. Dans leur tête, ils sont à 200% sur la Coupe du monde et même si on ne part pas sur une compétition pour la perdre c’est difficile de fixer des objectifs. Officiellement, nous sommes 6ème au classement mondial sur la génération 88. Devant nous, il y a la Nouvelle Zélande, championne du monde en titre, l’Afrique du Sud, l’Australie, l’Angleterre et le Pays de Galles. Il faut bousculer la hiérarchie pour se rapprocher du haut. L’an dernier ce groupe était 5ème au championnat du monde moins de 19 ans. Personne n’a le droit à l’erreur avec ce format de compétition où si tu perds un match, tu joues la 5ème place. C’est pour cela que c’est difficile de fixer des objectifs ! Ce n’est pas faire preuve de prétention ou d’un manque d’humilité mais nous voulons être sur le podium. Avant, il faudra passer les trois matches de poule et ce sera compliqué.
Crédit photo : FFR/IPicarel











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