« Une prise de conscience collective »
Didier RETIERE, Responsable de l’Académie des Premières lignes, nous explique ce qu’est ce projet qui réunit, jusqu’au 10 novembre, une soixantaine de personnes, au CNR.
Comment est né ce projet de l’Académie des Premières lignes ?
Didier RETIERE : Ce projet est né d’une prise de conscience collective. Petit à petit, des personnes influentes ont eu la sensation de cette nécessité, à commencer par Serge Gros qui a été le premier à en avoir parlé. La Commission Sécurité animée par René Hourquet a fait grandir cette idée et ce projet que j’ai élaboré et que je porte aujourd’hui en partenariat avec les membres de la Commission. L’Académie des Premières lignes n’est que le prolongement d’autres comme « Entraîner la Sécurité ».
Quel est le but de cette Académie ?
Didier RETIERE : Il y a un but de communication, c'est-à-dire que nous devons montrer que l’ensemble des acteurs du rugby national, joueurs, entraîneurs, arbitres, dirigeants se regroupent autour d’un même projet. Derrière, nous devons amorcer une dynamique nationale de travail, de démarche de formation pour viser à une meilleure protection des pratiquants et en même temps permettre la formation des joueurs aux postes de 1ère ligne pour qu’ils puissent évoluer et s’épanouir en toute sécurité.
Comment avez-vous fait la sélection des représentants qui participent à cette première session ?
Didier RETIERE : Notre but est d’avoir des référents dans chaque comité. Nous avons demandé à chaque comité territorial, de nous signaler en fonction de leur taille et du nombre de licenciés, de un à quatre représentants. Nous avons mis en valeur trois critères : quelqu’un d’emblématique du poste à travers sa carrière ou l’action qu’il a pu avoir localement .Avoir quelqu’un qui a une bonne éthique pour entretenir nos valeurs. Et avoir quelqu’un capable de faire passer un message, pas forcément un pédagogue mais une capacité à relayer les informations.
En direction de qui ?
Didier RETIERE : Cette logique d’Académie nationale devra être reproduite au niveau régional et ces représentants de comité seront chargés d’animer leur région avec les contenus que nous aurons fournis lors des différentes sessions, dans le cadre de la politique sportive du Comité en partenariat avec les cadres techniques locaux. Ce dispositif doit avoir un impact sur la proximité, nous voulons faire redescendre au plus bas de l’échelle nos savoirs et ce message de sécurité. Parallèlement, cela correspond à la volonté actuelle de la Fédération d’aller vers les clubs et les licenciés.
Concrètement, qu’allez-vous enseigner à travers cette Académie ?
Didier RETIERE : Il y a plusieurs angles d’attaque mais c’est apprendre des exercices et une manière d’enseigner la mêlée à travers la posture, la capacité à bien réaliser l’entrée en mêlée, agir et réagir face à son adversaire. C’est l’axe global mais nous avons aussi des axes de recherche pour avoir beaucoup d’informations pour que nos intervenants puissent entrevoir de nouvelles pistes de réflexion. L’idée n’est pas la transmission d’une méthode miracle mais la transmission de démarches dans laquelle chacun des intervenants a sa capacité de créativité. Nous devons nous enrichir des expériences de chacun.
L’enseignement de la mêlée est-il délaissé ?
Didier RETIERE : Ces dernières années, nous avons eu l’idée que la mêlée était devenue moins importante même à des niveaux modestes. Les gens, parfois par méconnaissance ou des idées préconçues, ont abandonné ce travail en pensant que la mise en place de nouvelles règles sur la protection des joueurs rendait la mêlée inutile. Le constat actuel nous prouve l’inverse et les règles nous permettent de protéger l’ensemble des joueurs. Nous avons besoin d’un travail de formation technique et physique parce que même une poussée d’un mètre cinquante est une poussée et il faut la prendre en compte. Parallèlement, nous avons une action vers les arbitres pour que nous puissions rejouer la mêlée même sur cette courte poussée. L’arbitre doit prendre en compte la sécurité des joueurs mais il doit laisser cet affrontement naturel s’il se déroule dans des conditions sécuritaires.
En tant qu’entraîneur de l’équipe de France, est que cela peut servir à détecter des piliers pour le haut niveau ?
Didier RETIERE : Sincèrement, le cœur de cible est vraiment le rugby amateur et les jeunes, c’est notre priorité. Mais quelque part, la remise en œuvre de ce travail va favoriser l’éclosion de jeune talent mais cela va concerner des joueurs qui viendront plus tard alimenter l’équipe de France. Dans tous les cas, c’est d’un intérêt vital pour le rugby français.
Didier RETIERE : Ce projet est né d’une prise de conscience collective. Petit à petit, des personnes influentes ont eu la sensation de cette nécessité, à commencer par Serge Gros qui a été le premier à en avoir parlé. La Commission Sécurité animée par René Hourquet a fait grandir cette idée et ce projet que j’ai élaboré et que je porte aujourd’hui en partenariat avec les membres de la Commission. L’Académie des Premières lignes n’est que le prolongement d’autres comme « Entraîner la Sécurité ».
Quel est le but de cette Académie ?
Didier RETIERE : Il y a un but de communication, c'est-à-dire que nous devons montrer que l’ensemble des acteurs du rugby national, joueurs, entraîneurs, arbitres, dirigeants se regroupent autour d’un même projet. Derrière, nous devons amorcer une dynamique nationale de travail, de démarche de formation pour viser à une meilleure protection des pratiquants et en même temps permettre la formation des joueurs aux postes de 1ère ligne pour qu’ils puissent évoluer et s’épanouir en toute sécurité.
Comment avez-vous fait la sélection des représentants qui participent à cette première session ?
Didier RETIERE : Notre but est d’avoir des référents dans chaque comité. Nous avons demandé à chaque comité territorial, de nous signaler en fonction de leur taille et du nombre de licenciés, de un à quatre représentants. Nous avons mis en valeur trois critères : quelqu’un d’emblématique du poste à travers sa carrière ou l’action qu’il a pu avoir localement .Avoir quelqu’un qui a une bonne éthique pour entretenir nos valeurs. Et avoir quelqu’un capable de faire passer un message, pas forcément un pédagogue mais une capacité à relayer les informations.
En direction de qui ?
Didier RETIERE : Cette logique d’Académie nationale devra être reproduite au niveau régional et ces représentants de comité seront chargés d’animer leur région avec les contenus que nous aurons fournis lors des différentes sessions, dans le cadre de la politique sportive du Comité en partenariat avec les cadres techniques locaux. Ce dispositif doit avoir un impact sur la proximité, nous voulons faire redescendre au plus bas de l’échelle nos savoirs et ce message de sécurité. Parallèlement, cela correspond à la volonté actuelle de la Fédération d’aller vers les clubs et les licenciés.
Concrètement, qu’allez-vous enseigner à travers cette Académie ?
Didier RETIERE : Il y a plusieurs angles d’attaque mais c’est apprendre des exercices et une manière d’enseigner la mêlée à travers la posture, la capacité à bien réaliser l’entrée en mêlée, agir et réagir face à son adversaire. C’est l’axe global mais nous avons aussi des axes de recherche pour avoir beaucoup d’informations pour que nos intervenants puissent entrevoir de nouvelles pistes de réflexion. L’idée n’est pas la transmission d’une méthode miracle mais la transmission de démarches dans laquelle chacun des intervenants a sa capacité de créativité. Nous devons nous enrichir des expériences de chacun.
L’enseignement de la mêlée est-il délaissé ?
Didier RETIERE : Ces dernières années, nous avons eu l’idée que la mêlée était devenue moins importante même à des niveaux modestes. Les gens, parfois par méconnaissance ou des idées préconçues, ont abandonné ce travail en pensant que la mise en place de nouvelles règles sur la protection des joueurs rendait la mêlée inutile. Le constat actuel nous prouve l’inverse et les règles nous permettent de protéger l’ensemble des joueurs. Nous avons besoin d’un travail de formation technique et physique parce que même une poussée d’un mètre cinquante est une poussée et il faut la prendre en compte. Parallèlement, nous avons une action vers les arbitres pour que nous puissions rejouer la mêlée même sur cette courte poussée. L’arbitre doit prendre en compte la sécurité des joueurs mais il doit laisser cet affrontement naturel s’il se déroule dans des conditions sécuritaires.
En tant qu’entraîneur de l’équipe de France, est que cela peut servir à détecter des piliers pour le haut niveau ?
Didier RETIERE : Sincèrement, le cœur de cible est vraiment le rugby amateur et les jeunes, c’est notre priorité. Mais quelque part, la remise en œuvre de ce travail va favoriser l’éclosion de jeune talent mais cela va concerner des joueurs qui viendront plus tard alimenter l’équipe de France. Dans tous les cas, c’est d’un intérêt vital pour le rugby français.











Imprimer cette page



