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Date de publication : 19 Septembre 2007

« Une pression positive »

Julien BONNAIRE revient sur la victoire face à la Namibie et nous parle du match face à l’Irlande et de la manière de l’aborder.

Cela vous a-t-il fait du bien de sortir du CNR pour aller jouer un match à Toulouse ?

Julien BONNAIRE : Ca fait toujours du bien de casser un peu la routine. Nous sommes dans de très bonnes conditions ici mais il arrive un moment où on sature un peu et cela fait du bien de bouger et de prendre la mesure de l’engouement en province.

Justement, avec 12 millions de téléspectateurs contre la Namibie, mesurez-vous l’engouement autour de l’équipe de France ?

Julien BONNAIRE : C’est clair que c’est colossal surtout que nous les avons déçu S contre l’Argentine. Tant mieux même si je crois que les gens étaient restés sur leur faim après le match d’ouverture. Ils avaient envie de nous voir réagir. Depuis quelques années, le rugby a pris un élan considérable avec de plus en plus de pratiquants. La coupe du monde en France ne se représentera plus avant un paquet d’années et c’est bien que les Français prennent conscience de l’évènement et qu’ils en profitent. A nous de donner du plaisir aux gens.

Vous allez jouer un match à quitte ou double avec une forte pression, pression que vous n’avez pas supportée face à l’Argentine, ne craignez-vous pas le même scénario ?

Julien BONNAIRE : Tous les matches sont comme ça, nous sommes passés à côté du premier et cette leçon doit nous servir à ne pas le reproduire. Il ne faut pas se poser de question, jouer relâcher, en mettant du combat et de l’agressivité, ce qui nous a manqué face aux Pumas. Si nous mettons tout cela, nous ne serons pas loin de gagner le match. Il faut se mettre de la pression positive et partir à 100 à l’heure.

Comment vivez-vous l’incertitude qui plane autour de la composition d’équipe ?

Julien BONNAIRE : Il y a beaucoup plus d’incertitudes qu’avant. Tout le monde a progressé et les matches amicaux ont vraiment montré que nous étions tous assez proches. Cela entretient la concurrence et c’est tant mieux. Cela prouve que si un joueur se blesse, l’équipe ne perd pas en qualité parce que celui qui rentre est aussi bon. Cela permet d’avoir une grande équipe. Nous ne savons pas comment cela va se passer donc nous conservons tous l’espoir d’être dans le groupe mais cela ne m’empêche pas de dormir. J’essaye de faire ce qu’il faut pour pouvoir y être maintenant, nous ne maîtrisons pas les choix des sélectionneurs. Je serai déçu si je n’y suis pas mais c’est le sport de haut niveau. Il faut se faire une raison mais surtout encourager les coéquipiers qui sont sur la feuille parce que si nous perdons à 30, nous gagnons aussi à 30.

Est-ce le bon moment de prendre l’Irlande, qui sort de deux prestations moyennes ?

Julien BONNAIRE : Oui et non … Ils vont vouloir jouer libérer sans se poser de question comme nous l’avons fait contre la Namibie. Ils ont eu deux matches où ils ont été moyens et ils voudront montrer qu’ils sont toujours dans la course à la qualification. Mais nous devons montrer que nous en voulons plus qu’eux. Nous jouons chez nous, devant notre public. Il faut être à 150% de nos moyens pour l’emporter et continuer notre route vers les quarts de finale.

Gardez-vous un souvenir particulier de match contre l’Irlande ?

Julien BONNAIRE : Ca a toujours été des matches difficiles. C’est vrai que nous avons souvent gagné contre eux mais ils nous ont toujours posé problème. Cette année, nous gagnons à la dernière seconde, l’année d’avant, nous leur mettons 40 points en première mi-temps et ils nous explosent en seconde période. Ce sont toujours des matches avec pas mal de jeu, agréable à jouer et c’est toujours un vrai plaisir de les rencontrer.