« Une aventure humaine extraordinaire »
Bernard LAPORTE revient sur la défaite de l’équipe de France face à l’Angleterre et sur les sentiments qui vont marquer sa dernière semaine à la tête des Bleus
Quelles images gardez-vous de cette demi-finale ?
Bernard LAPORTE : Si j’ai une image à garder, c’est le drop de Wilkinson qui nous achève et nous montre que c’est terminé. Même si nous avons encore deux ou trois ballons à jouer, c’est fini pour nous parce qu’ils ont une très bonne défense, bien organisée. Il scelle le match. Je garderai aussi l’image du joueur anglais qui attrape le pied de Vincent Clerc, parce que si il marque, je pense que le match est gagné pour nous. Le sort du match s’est joué sur des rebonds. Nous prenons un essai assassin en début de rencontre et nous traînons ce retard pendant tout le match. Il faut reconnaître aussi la suprématie de cette équipe anglaise qui a fait le match que l’on attendait. Bravo à eux, nous leur souhaitons bonne chance pour cette finale.
Ne gardez-vous pas de regrets de ne pas avoir fait tourner vos joueurs qui ont paru émoussé ?
Bernard LAPORTE : Je ne pense pas que notre défaite repose sur un manque de fraîcheur physique. Quand j’ai parlé avec les joueurs à la fin du match, ils m’ont tous dit qu’ils allaient bien. Notre défaite vient surtout du fait que nous avons du mal à mettre du rythme parce qu’ils ont ralenti toute nos sorties de balles notamment sur nos touches, une des rampes de lancement de notre jeu. Ils nous ont éclaté nos mauls, cela a donné une sensation de manque de vitesse. C’est vrai qu’après une défaite, on peut toujours avoir des regrets mais je ne pense pas que cela vienne d’un manque de fraîcheur physique.
En comparaison de 2003, comment situez-vous cette défaite ?
Bernard LAPORTE : En 2003, ils étaient meilleurs que nous mais surtout que tout le monde. Ils battent en finale, l’Australie qui avait un temps d’avance sur le jeu. Cette année, je pense que nous faisons jeu égal avec eux, comme depuis quatre ans d’ailleurs. Je ne pense pas qu’aujourd’hui, ce soit la meilleure équipe du monde mais ils sont en finale, tant mieux pour eux. C’est pour cela que nous avons des regrets, il y avait la place de passer. Nous avons rendu trop de ballons au pied et peut-être que nous avons trop insisté sur les ballons portés. Quand on perd, on peut toujours dire qu’il aurait fallu faire d’autres choix. Ce dont je suis certain, c’est que nous avons sorti la meilleure équipe du monde parce que si nous avions rejoué contre eux, je ne suis pas certain que nous aurions gagné mais je suis sûr qu’ils auraient été champions du monde. Nous avons enlevé le maillot jaune de la compétition et nous en avons fait cadeau à l’Afrique du Sud et à l’Angleterre. C’est dommage parce que nous avions fait le plus difficile…
Que va-t-il vous restez de votre poste de sélectionneur national ?
Bernard LAPORTE : C'est un métier, une vie qui vont s'arrêter. J'ai vécu une aventure humaine avec des sentiments très forts depuis trois mois et demie. J’ai passé huit années avec des gens avec qui j'ai aimé travailler. Ce sont eux qui me manqueront car le sport de haut niveau est un partage d'émotions. C'est comme une famille qui va chercher quelque chose. Cela restera comme un grand moment de ma vie. Quand on fait du sport collectif, on partage des émotions fortes et c’est tous ces gens qui vont me manquer. J’ai eu la chance de connaître cela en club et équipe de France. Il y aura un vide et ce qui me manquera le plus, ce sont les hommes qui font ce sport.
Dans ce contexte, quelle est l’importance du match pour la 3ème place ?
Bernard LAPORTE : Nous sommes organisateurs de la Coupe du monde et nous avons la fierté des grands. Nous devons relever la tête après cette désillusion et conquérir cette 3ème place. Il faut décrocher cette médaille et si l’on veut se regarder dans les yeux et regarder partir nos grands champions qui arrêteront après ce match, nous devons tout donner sur ce dernier rendez-vous. En Australie, après la défaite en demi-finale, les joueurs n’étaient pas dans les meilleures conditions pour disputer un match pour la 3ème place et ils voulaient que les autres, qui n’avaient pas beaucoup joué, puissent à leur tout prendre part à l’évènement. Dès lundi, nous allons faire le recensement physique et mental de nos troupes. Nous savons que les huit qui n’ont pas joué sont prêts et nous avons toujours dit que nous allons gagné ou perdre à trente. Nous respecterons cette ligne de conduite. Le groupe a énormément travaillé pendant trois mois dans une ambiance toujours admirable. Il nous reste encore un grand moment à vivre et nous devons en profiter et gagner pour remercier tout le public qui nous pousse depuis des mois.
Bernard LAPORTE : Si j’ai une image à garder, c’est le drop de Wilkinson qui nous achève et nous montre que c’est terminé. Même si nous avons encore deux ou trois ballons à jouer, c’est fini pour nous parce qu’ils ont une très bonne défense, bien organisée. Il scelle le match. Je garderai aussi l’image du joueur anglais qui attrape le pied de Vincent Clerc, parce que si il marque, je pense que le match est gagné pour nous. Le sort du match s’est joué sur des rebonds. Nous prenons un essai assassin en début de rencontre et nous traînons ce retard pendant tout le match. Il faut reconnaître aussi la suprématie de cette équipe anglaise qui a fait le match que l’on attendait. Bravo à eux, nous leur souhaitons bonne chance pour cette finale.
Ne gardez-vous pas de regrets de ne pas avoir fait tourner vos joueurs qui ont paru émoussé ?
Bernard LAPORTE : Je ne pense pas que notre défaite repose sur un manque de fraîcheur physique. Quand j’ai parlé avec les joueurs à la fin du match, ils m’ont tous dit qu’ils allaient bien. Notre défaite vient surtout du fait que nous avons du mal à mettre du rythme parce qu’ils ont ralenti toute nos sorties de balles notamment sur nos touches, une des rampes de lancement de notre jeu. Ils nous ont éclaté nos mauls, cela a donné une sensation de manque de vitesse. C’est vrai qu’après une défaite, on peut toujours avoir des regrets mais je ne pense pas que cela vienne d’un manque de fraîcheur physique.
En comparaison de 2003, comment situez-vous cette défaite ?
Bernard LAPORTE : En 2003, ils étaient meilleurs que nous mais surtout que tout le monde. Ils battent en finale, l’Australie qui avait un temps d’avance sur le jeu. Cette année, je pense que nous faisons jeu égal avec eux, comme depuis quatre ans d’ailleurs. Je ne pense pas qu’aujourd’hui, ce soit la meilleure équipe du monde mais ils sont en finale, tant mieux pour eux. C’est pour cela que nous avons des regrets, il y avait la place de passer. Nous avons rendu trop de ballons au pied et peut-être que nous avons trop insisté sur les ballons portés. Quand on perd, on peut toujours dire qu’il aurait fallu faire d’autres choix. Ce dont je suis certain, c’est que nous avons sorti la meilleure équipe du monde parce que si nous avions rejoué contre eux, je ne suis pas certain que nous aurions gagné mais je suis sûr qu’ils auraient été champions du monde. Nous avons enlevé le maillot jaune de la compétition et nous en avons fait cadeau à l’Afrique du Sud et à l’Angleterre. C’est dommage parce que nous avions fait le plus difficile…
Que va-t-il vous restez de votre poste de sélectionneur national ?
Bernard LAPORTE : C'est un métier, une vie qui vont s'arrêter. J'ai vécu une aventure humaine avec des sentiments très forts depuis trois mois et demie. J’ai passé huit années avec des gens avec qui j'ai aimé travailler. Ce sont eux qui me manqueront car le sport de haut niveau est un partage d'émotions. C'est comme une famille qui va chercher quelque chose. Cela restera comme un grand moment de ma vie. Quand on fait du sport collectif, on partage des émotions fortes et c’est tous ces gens qui vont me manquer. J’ai eu la chance de connaître cela en club et équipe de France. Il y aura un vide et ce qui me manquera le plus, ce sont les hommes qui font ce sport.
Dans ce contexte, quelle est l’importance du match pour la 3ème place ?
Bernard LAPORTE : Nous sommes organisateurs de la Coupe du monde et nous avons la fierté des grands. Nous devons relever la tête après cette désillusion et conquérir cette 3ème place. Il faut décrocher cette médaille et si l’on veut se regarder dans les yeux et regarder partir nos grands champions qui arrêteront après ce match, nous devons tout donner sur ce dernier rendez-vous. En Australie, après la défaite en demi-finale, les joueurs n’étaient pas dans les meilleures conditions pour disputer un match pour la 3ème place et ils voulaient que les autres, qui n’avaient pas beaucoup joué, puissent à leur tout prendre part à l’évènement. Dès lundi, nous allons faire le recensement physique et mental de nos troupes. Nous savons que les huit qui n’ont pas joué sont prêts et nous avons toujours dit que nous allons gagné ou perdre à trente. Nous respecterons cette ligne de conduite. Le groupe a énormément travaillé pendant trois mois dans une ambiance toujours admirable. Il nous reste encore un grand moment à vivre et nous devons en profiter et gagner pour remercier tout le public qui nous pousse depuis des mois.











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