« Un choix logique »
Bernard LAPORTE revient sur la composition du XV de France qui affrontera l’Angleterre en demi-finale de Coupe du monde et sur le futur adversaire des tricolores.
Quelles sont les motivations qui vous ont poussé à reconduire les titulaires ?
Bernard LAPORTE : Nous avions un choix difficile à faire et il était compliqué de remodeler une équipe qui s’est imposée face à la meilleure nation du monde. A un ou deux joueurs près, nous aurions pu faire des choix mais ce n’était pas évident de sortir tel ou tel joueur. Nous avons parlé avec ceux qui se retrouvent une nouvelle fois dans les tribunes pour leur dire qu’ils sont aussi voir plus important que les 22 titulaires. Rien n’est fermé dans nos esprits mais il aurait été difficile d’expliquer à ceux qui ont battu les Blacks pourquoi ils étaient mis à l’écart sur un prétendu turn-over. Nous avons joué à 30 depuis le début de la Coupe du monde mais des évidences s’imposent à nous ! Ce n’est pas un choix affectif mais logique, on sort quelqu’un quand il n’est pas performant et qui ne l’a pas été face à la Nouvelle Zélande ?
Avez-vous eu des garanties sur les blessés comme Milloud ou Betsen ?
Bernard LAPORTE : De toute façon, nous n’aurions jamais pris le risque d’aligner quelqu’un si on nous avait dit, ne le faite pas. Nous ne sommes pas médecin et nous avons pris tous les avis possibles avant de faire notre choix. Nous avons privilégié la récupération pendant 72 heures et nous avons eu le feu vert pour tous les joueurs. Dès le dimanche, Serge Betsen a passé des examens avec un neurologue et il n’a pas de séquelle. Dans tous les cas, nous n’aurions pris aucun risque avec la santé de nos joueurs. Nous ne l’avons jamais fait et nous continuerons comme ça. Si nous devons changer un joueur à 48h du match, nous le ferons, la sécurité de nos joueurs passe avant tout !
Quels sont les points importants sur lesquels vous allez travailler ?
Bernard LAPORTE : Un match de rugby est un éternel recommencement. Il faut être bon dans tous les secteurs. Nous avons été défaillants sur la touche mais nous devrons être performants dans tous le autres. Il y a des passages incontournables dans ce sport, le combat collectif, la conquête du ballon, la discipline, la défense, jouer les ballons qui sont jouables et ne pas jouer ceux en sous nombre. Nous n’avons pas pour ambition de révolutionner ce jeu mais juste de gagner la Coupe du monde.
Avez-vous analysé pourquoi vous avez été défaillants en touche ?
Bernard LAPORTE : Nous n’avons pas été bons dans la commande de la touche. Les Blacks ont été surpris sur les deux premières et après ils se sont bien adaptés. Nous avons continué à commander les mêmes zones de saut alors que nous aurions du varier. Ce n’est pas un problème de lanceur ou de sauteur, ni de coordination, c’est juste un problème d’annonce. Nous avons été trop naïfs sur le coup, mais les joueurs le savent maintenant.
Vous insistez sur le fait que les deux victoires en match de préparation face à l’Angleterre ne doivent pas servir d’exemple …
Bernard LAPORTE : Ce sont peut-être les mêmes joueurs mais ce n’est pas le même contexte, la même émotion. Ce n’est pas parce que nous avons gagné deux fois que nous allons l’emporter. Contre la Nouvelle Zélande, nous restions sur sept défaites, cela voulait dire quoi, qu’on allait se prendre une rouste ? Cela ne veut rien dire, chaque match est une nouvelle histoire dans un nouvel environnement. On ne peut pas se contenter de dire, c’est bon, on les a battus en match de préparation donc on a gagné. Ca serait irresponsable ! Nous avons dit à nos joueurs de faire abstraction de tout ça, nous avons fait de la vidéo sur l’Angleterre à partir de ses matches de Coupe du monde sans faire référence à ceux du mois d’août. Nous savons juste que nous aurons les champions du monde en titre devant nous, point barre … Le passé, c’est de la littérature !
Bernard LAPORTE : Nous avions un choix difficile à faire et il était compliqué de remodeler une équipe qui s’est imposée face à la meilleure nation du monde. A un ou deux joueurs près, nous aurions pu faire des choix mais ce n’était pas évident de sortir tel ou tel joueur. Nous avons parlé avec ceux qui se retrouvent une nouvelle fois dans les tribunes pour leur dire qu’ils sont aussi voir plus important que les 22 titulaires. Rien n’est fermé dans nos esprits mais il aurait été difficile d’expliquer à ceux qui ont battu les Blacks pourquoi ils étaient mis à l’écart sur un prétendu turn-over. Nous avons joué à 30 depuis le début de la Coupe du monde mais des évidences s’imposent à nous ! Ce n’est pas un choix affectif mais logique, on sort quelqu’un quand il n’est pas performant et qui ne l’a pas été face à la Nouvelle Zélande ?
Avez-vous eu des garanties sur les blessés comme Milloud ou Betsen ?
Bernard LAPORTE : De toute façon, nous n’aurions jamais pris le risque d’aligner quelqu’un si on nous avait dit, ne le faite pas. Nous ne sommes pas médecin et nous avons pris tous les avis possibles avant de faire notre choix. Nous avons privilégié la récupération pendant 72 heures et nous avons eu le feu vert pour tous les joueurs. Dès le dimanche, Serge Betsen a passé des examens avec un neurologue et il n’a pas de séquelle. Dans tous les cas, nous n’aurions pris aucun risque avec la santé de nos joueurs. Nous ne l’avons jamais fait et nous continuerons comme ça. Si nous devons changer un joueur à 48h du match, nous le ferons, la sécurité de nos joueurs passe avant tout !
Quels sont les points importants sur lesquels vous allez travailler ?
Bernard LAPORTE : Un match de rugby est un éternel recommencement. Il faut être bon dans tous les secteurs. Nous avons été défaillants sur la touche mais nous devrons être performants dans tous le autres. Il y a des passages incontournables dans ce sport, le combat collectif, la conquête du ballon, la discipline, la défense, jouer les ballons qui sont jouables et ne pas jouer ceux en sous nombre. Nous n’avons pas pour ambition de révolutionner ce jeu mais juste de gagner la Coupe du monde.
Avez-vous analysé pourquoi vous avez été défaillants en touche ?
Bernard LAPORTE : Nous n’avons pas été bons dans la commande de la touche. Les Blacks ont été surpris sur les deux premières et après ils se sont bien adaptés. Nous avons continué à commander les mêmes zones de saut alors que nous aurions du varier. Ce n’est pas un problème de lanceur ou de sauteur, ni de coordination, c’est juste un problème d’annonce. Nous avons été trop naïfs sur le coup, mais les joueurs le savent maintenant.
Vous insistez sur le fait que les deux victoires en match de préparation face à l’Angleterre ne doivent pas servir d’exemple …
Bernard LAPORTE : Ce sont peut-être les mêmes joueurs mais ce n’est pas le même contexte, la même émotion. Ce n’est pas parce que nous avons gagné deux fois que nous allons l’emporter. Contre la Nouvelle Zélande, nous restions sur sept défaites, cela voulait dire quoi, qu’on allait se prendre une rouste ? Cela ne veut rien dire, chaque match est une nouvelle histoire dans un nouvel environnement. On ne peut pas se contenter de dire, c’est bon, on les a battus en match de préparation donc on a gagné. Ca serait irresponsable ! Nous avons dit à nos joueurs de faire abstraction de tout ça, nous avons fait de la vidéo sur l’Angleterre à partir de ses matches de Coupe du monde sans faire référence à ceux du mois d’août. Nous savons juste que nous aurons les champions du monde en titre devant nous, point barre … Le passé, c’est de la littérature !











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