« Tous les cas nous intéressent »
Bernard LAPORTE nous explique l’importance et les attentes de l’encadrement tricolore lors du premier match de préparation face à l’Angleterre.
Malgré l’approche des matches, les joueurs continuent le travail physique …
Bernard LAPORTE : Les quatre premières semaines ont été lourdes en terme de charges de travail imposées prévues par le staff des préparateurs physiques. Cette semaine, les joueurs ont travaillé la puissance, c’est moins lourd mais par contre ils refont du gaz. Ils le sentent parce qu’ils nous disent qu’ils ont retrouvé de la vivacité alors qu’en juillet, ils étaient morts à chaque fin de semaine. Mais c’était normal, ils soulevaient des charges lourdes en enchaînant des courses longues.
Quelle importance attachez-vous à cette première rencontre de préparation face aux Anglais ?
Bernard LAPORTE : Il n’y a pas la pression du résultat parce que nous ne sommes pas dans une compétition mais il existe de la concurrence entre les joueurs en interne et c’est positif pour le groupe. Que l’on gagne ou perde à Twickenham, cela n’influencera en rien le déroulement du match du 7 septembre. Ce sont trois matches de préparation qui nous permettront d’acquérir du rythme, à l’ensemble des joueurs de retrouver des sensations comme le stress de l’avant-match. Nous avons choisi 22 joueurs mais cela est très arbitraire. Franchement, les huit qui ne sont pas sur la liste auraient très bien pu y figurer mais nous devons faire un choix. Imanol Harinordoquy a pris un coup sur le genou donc il était épargné et il jouera à Marseille, nous avons tenu compte au cas par cas de la forme des joueurs. Je sens qu’ils ont envie de jouer, cela fait six semaines qu’ils se préparent et ils sont impatients … comme les Anglais d’ailleurs, que nous avons trouvé très en forme !
Aurez-vous un regard plus particulier sur la prestation de Sébastien Chabal en 2ème ligne ?
Bernard LAPORTE : Tous les cas nous intéressent ! Sébastien Chabal a toute notre confiance mais je dirai qu’à tous les postes, nous regarderons la prestation des joueurs et nous évaluerons à la fin de ces trois matches de préparation, l’équipe qui sera à nos yeux, la meilleure pour nous représenter face à l’Argentine le 7 septembre.
Sur le plan du jeu, qu’attendez-vous de cette rencontre ?
Bernard LAPORTE : Nous devons retrouver du rythme, tenter de mettre en place ce que nous avons mis en place tant dans le domaine offensif que défensif. A chaque match, nous avons envie que les joueurs se surpassent, qu’ils sortent du lot comme à chaque fois. Aujourd’hui, je ne suis pas capable de vous dire qui composera le 15 de départ contre l’Argentine. Il y a des postes où nous sommes en pleine interrogation parce que la concurrence est rude et que les garçons sont sur la même ligne. Nous jugerons surtout l’engagement et l’enthousiasme que les joueurs mettront dans ce match.
En 2003, la rencontre de Twickenham n’avait pas laissé que des bons souvenirs …
Bernard LAPORTE : C’est clair que ce match s’était mal passé pour nous. Ce jour là, nous n’avions pas été bons et nous étions passés à côté. Après le match de Marseille, tout le monde nous a dit que c’était l’équipe bis qui avait joué mais il n’y avait pas une différence monumentale entre 2 fois 15 joueurs d’un groupe de 30 ou alors ce serait grave pour nous.
Où en est l’infirmerie ?
Bernard LAPORTE : Yannick Jauzion a encore un petit point de contracture au dos mais nous ne prendrons pas de risques avec lui. Sylvain Marconnet poursuit son travail mais nous sommes confiants par rapport à son retour. Imanol Harinordoquy est revenu avec nous tout comme Thierry Dusautoir, qui a mis quelques tampons à l’entraînement ce qui doit signifier qu’il n’a plus mal à l’épaule. Pour Damien Traille, c’est quasiment du passé, il s’entraîne avec nous en opposition depuis deux semaines. Je le considère comme opérationnel même si il a 15 jours de préparation physique de moins que les autres.
Vous tenez aussi à faire le point sur la polémique sur le dopage née après la sortie d'une interview ...
Bernard LAPORTE : Vous savez, un jour, les joueurs ne parleront plus aux journalistes. A force de déformer les propos, de sortir des trucs, ils ne parleront plus. Là, encore, les propos sont sortis du contexte. Qu'est ce que j'ai dit ? J'ai dit que moi, je sais ce qu'il se passe en France, je sais ce qu'il se passe dans le rugby, mais je ne sais pas ce qu'il se passe dans les autres sports. Et je ne connais pas ce qui se passe dans l'hémisphère Sud, et je n'ai jamais dit que j'avais des doutes. J'ai même été le seul à dire à mes auditeurs dans mon émission de radio : "non ce n'est pas vrai, les Blacks ne sont pas chargés." Quand je vois nos joueurs, la forme qu'ils obtiennent en six semaines, si on leur donne quatre mois de préparation comme les Irlandais ou les équipes du Sud, ce n'est plus les mêmes mecs physiquement. On ne parle pas de dopage, on parle d'une sacrée organisation en terme de préparation, de compétition et de récupération. Et ces trois phases-là, chez eux, sont bien disctinctes. Je n'ai jamais dit que j'avais des doutes et des suspicions. J'ai juste dit que je ne savais pas ce qui se passe chez eux. Et au contraire je félicite l'IRB pour sa politique antidopage. L'AMA (l'Agence Mondiale Antidpage) a toujours vanté l'IRB et le rugby mondial en terme de prévention contre le dopage. Que les Anglais ou les Néo-Zélandais soient rassurés, on a aucun doute là-dessus. D'ailleurs, on a contacté Brian Ashton et Rob Andrew pour le leur dire
Bernard LAPORTE : Les quatre premières semaines ont été lourdes en terme de charges de travail imposées prévues par le staff des préparateurs physiques. Cette semaine, les joueurs ont travaillé la puissance, c’est moins lourd mais par contre ils refont du gaz. Ils le sentent parce qu’ils nous disent qu’ils ont retrouvé de la vivacité alors qu’en juillet, ils étaient morts à chaque fin de semaine. Mais c’était normal, ils soulevaient des charges lourdes en enchaînant des courses longues.
Quelle importance attachez-vous à cette première rencontre de préparation face aux Anglais ?
Bernard LAPORTE : Il n’y a pas la pression du résultat parce que nous ne sommes pas dans une compétition mais il existe de la concurrence entre les joueurs en interne et c’est positif pour le groupe. Que l’on gagne ou perde à Twickenham, cela n’influencera en rien le déroulement du match du 7 septembre. Ce sont trois matches de préparation qui nous permettront d’acquérir du rythme, à l’ensemble des joueurs de retrouver des sensations comme le stress de l’avant-match. Nous avons choisi 22 joueurs mais cela est très arbitraire. Franchement, les huit qui ne sont pas sur la liste auraient très bien pu y figurer mais nous devons faire un choix. Imanol Harinordoquy a pris un coup sur le genou donc il était épargné et il jouera à Marseille, nous avons tenu compte au cas par cas de la forme des joueurs. Je sens qu’ils ont envie de jouer, cela fait six semaines qu’ils se préparent et ils sont impatients … comme les Anglais d’ailleurs, que nous avons trouvé très en forme !
Aurez-vous un regard plus particulier sur la prestation de Sébastien Chabal en 2ème ligne ?
Bernard LAPORTE : Tous les cas nous intéressent ! Sébastien Chabal a toute notre confiance mais je dirai qu’à tous les postes, nous regarderons la prestation des joueurs et nous évaluerons à la fin de ces trois matches de préparation, l’équipe qui sera à nos yeux, la meilleure pour nous représenter face à l’Argentine le 7 septembre.
Sur le plan du jeu, qu’attendez-vous de cette rencontre ?
Bernard LAPORTE : Nous devons retrouver du rythme, tenter de mettre en place ce que nous avons mis en place tant dans le domaine offensif que défensif. A chaque match, nous avons envie que les joueurs se surpassent, qu’ils sortent du lot comme à chaque fois. Aujourd’hui, je ne suis pas capable de vous dire qui composera le 15 de départ contre l’Argentine. Il y a des postes où nous sommes en pleine interrogation parce que la concurrence est rude et que les garçons sont sur la même ligne. Nous jugerons surtout l’engagement et l’enthousiasme que les joueurs mettront dans ce match.
En 2003, la rencontre de Twickenham n’avait pas laissé que des bons souvenirs …
Bernard LAPORTE : C’est clair que ce match s’était mal passé pour nous. Ce jour là, nous n’avions pas été bons et nous étions passés à côté. Après le match de Marseille, tout le monde nous a dit que c’était l’équipe bis qui avait joué mais il n’y avait pas une différence monumentale entre 2 fois 15 joueurs d’un groupe de 30 ou alors ce serait grave pour nous.
Où en est l’infirmerie ?
Bernard LAPORTE : Yannick Jauzion a encore un petit point de contracture au dos mais nous ne prendrons pas de risques avec lui. Sylvain Marconnet poursuit son travail mais nous sommes confiants par rapport à son retour. Imanol Harinordoquy est revenu avec nous tout comme Thierry Dusautoir, qui a mis quelques tampons à l’entraînement ce qui doit signifier qu’il n’a plus mal à l’épaule. Pour Damien Traille, c’est quasiment du passé, il s’entraîne avec nous en opposition depuis deux semaines. Je le considère comme opérationnel même si il a 15 jours de préparation physique de moins que les autres.
Vous tenez aussi à faire le point sur la polémique sur le dopage née après la sortie d'une interview ...
Bernard LAPORTE : Vous savez, un jour, les joueurs ne parleront plus aux journalistes. A force de déformer les propos, de sortir des trucs, ils ne parleront plus. Là, encore, les propos sont sortis du contexte. Qu'est ce que j'ai dit ? J'ai dit que moi, je sais ce qu'il se passe en France, je sais ce qu'il se passe dans le rugby, mais je ne sais pas ce qu'il se passe dans les autres sports. Et je ne connais pas ce qui se passe dans l'hémisphère Sud, et je n'ai jamais dit que j'avais des doutes. J'ai même été le seul à dire à mes auditeurs dans mon émission de radio : "non ce n'est pas vrai, les Blacks ne sont pas chargés." Quand je vois nos joueurs, la forme qu'ils obtiennent en six semaines, si on leur donne quatre mois de préparation comme les Irlandais ou les équipes du Sud, ce n'est plus les mêmes mecs physiquement. On ne parle pas de dopage, on parle d'une sacrée organisation en terme de préparation, de compétition et de récupération. Et ces trois phases-là, chez eux, sont bien disctinctes. Je n'ai jamais dit que j'avais des doutes et des suspicions. J'ai juste dit que je ne savais pas ce qui se passe chez eux. Et au contraire je félicite l'IRB pour sa politique antidopage. L'AMA (l'Agence Mondiale Antidpage) a toujours vanté l'IRB et le rugby mondial en terme de prévention contre le dopage. Que les Anglais ou les Néo-Zélandais soient rassurés, on a aucun doute là-dessus. D'ailleurs, on a contacté Brian Ashton et Rob Andrew pour le leur dire











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