« Tous en bleu »
80 000 spectateurs en bleu, tel est le souhait de Bernard LAPORTE qui nous explique que le XV de France a besoin d’un 23ème homme face à l’Argentine.
Dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques jours du début de la compétition ?
Bernard LAPORTE : Nous sommes confiants parce que nous nous sommes bien préparés, nous avons gagné nos trois matches de préparation. Mais comme je disais aux joueurs, nous repartons de zéro, certes, nous pouvons travailler sur des acquis et sur une base saine et solide mais nous allons commencer une nouvelle compétition, peu importe le passé, les défaites, les victoires, ce qui compte, ce sont ces sept matches qui se dressent devant nous. Il faut mettre toute l’humilité et l’engagement que nécessite un match de rugby.
Le fait de jouer un match d’ouverture change-t-il votre façon d’aborder la rencontre ?
Bernard LAPORTE : C’est vrai que nous sentons l’engouement derrière nous, nous sommes sur notre territoire, il y a tout un pays qui pousse. Cela créé plus de pression que lorsque vous jouez à 15 000 km de chez vous comme en 2003 en Australie. Il ne faut pas nous mettre plus de pression que pour un autre match, la seule problématique réside dans le fait que nous ne pourrons pas nous échauffer sur le terrain à cause de la cérémonie d’ouverture. Nous devons avoir quitté le terrain à 20h20 mais nous avons une salle d’échauffement au Stade de France et toutes les conditions nécessaires pour pouvoir réaliser une grosse performance.
Qu’attendez-vous du Stade de France ?
Bernard LAPORTE : Je suis convaincu que le public du Stade de France répondra présent comme il a répondu présent depuis plus d’un an. Nous avions été déçus, lors de France – Irlande, des sifflets envers Frédéric Michalak et nous l’avions dit, peut-être trop sèchement. Après, nous avons retrouvé un public considérable qui nous a aidé à battre l’Ecosse cette année. Ce n’est pas moi qui le dit mais Raphaël Ibanez et Pierre Mignoni. Ils ont senti la ferveur sur le terrain et face à l’Argentine, il devra être notre 23ème homme, notre plus-value. Nous leur demandons de nous aider dans les moments pénibles, de nous encourager dans nos temps forts et de s’habiller tous en bleu. C’est un évènement considérable, nous avons confiance en eux. Marseille nous a montré la voie en lançant la compétition dans la communion que nous attendons avec notre public.
Vous avez un dernier message à faire passer …
Bernard LAPORTE : L’ensemble de l’équipe de France tient à dédier ce match contre l’Argentine à un jeune militaire, passionné de rugby. Il s’appelait Stéphane Rieu et est décédé en Afghanistan, le 23 août dans une mission d’escorte de convoi d’aide humanitaire. Il avait 30 ans et jouait au rugby au poste de trois-quarts centre dans le club d’Ibos dans les Haute Pyrénées. Nous avons tenu à lui dédier ce match parce qu’il défendait les couleurs françaises et puis surtout parce que c’était un amoureux de notre jeu !
Bernard LAPORTE : Nous sommes confiants parce que nous nous sommes bien préparés, nous avons gagné nos trois matches de préparation. Mais comme je disais aux joueurs, nous repartons de zéro, certes, nous pouvons travailler sur des acquis et sur une base saine et solide mais nous allons commencer une nouvelle compétition, peu importe le passé, les défaites, les victoires, ce qui compte, ce sont ces sept matches qui se dressent devant nous. Il faut mettre toute l’humilité et l’engagement que nécessite un match de rugby.
Le fait de jouer un match d’ouverture change-t-il votre façon d’aborder la rencontre ?
Bernard LAPORTE : C’est vrai que nous sentons l’engouement derrière nous, nous sommes sur notre territoire, il y a tout un pays qui pousse. Cela créé plus de pression que lorsque vous jouez à 15 000 km de chez vous comme en 2003 en Australie. Il ne faut pas nous mettre plus de pression que pour un autre match, la seule problématique réside dans le fait que nous ne pourrons pas nous échauffer sur le terrain à cause de la cérémonie d’ouverture. Nous devons avoir quitté le terrain à 20h20 mais nous avons une salle d’échauffement au Stade de France et toutes les conditions nécessaires pour pouvoir réaliser une grosse performance.
Qu’attendez-vous du Stade de France ?
Bernard LAPORTE : Je suis convaincu que le public du Stade de France répondra présent comme il a répondu présent depuis plus d’un an. Nous avions été déçus, lors de France – Irlande, des sifflets envers Frédéric Michalak et nous l’avions dit, peut-être trop sèchement. Après, nous avons retrouvé un public considérable qui nous a aidé à battre l’Ecosse cette année. Ce n’est pas moi qui le dit mais Raphaël Ibanez et Pierre Mignoni. Ils ont senti la ferveur sur le terrain et face à l’Argentine, il devra être notre 23ème homme, notre plus-value. Nous leur demandons de nous aider dans les moments pénibles, de nous encourager dans nos temps forts et de s’habiller tous en bleu. C’est un évènement considérable, nous avons confiance en eux. Marseille nous a montré la voie en lançant la compétition dans la communion que nous attendons avec notre public.
Vous avez un dernier message à faire passer …
Bernard LAPORTE : L’ensemble de l’équipe de France tient à dédier ce match contre l’Argentine à un jeune militaire, passionné de rugby. Il s’appelait Stéphane Rieu et est décédé en Afghanistan, le 23 août dans une mission d’escorte de convoi d’aide humanitaire. Il avait 30 ans et jouait au rugby au poste de trois-quarts centre dans le club d’Ibos dans les Haute Pyrénées. Nous avons tenu à lui dédier ce match parce qu’il défendait les couleurs françaises et puis surtout parce que c’était un amoureux de notre jeu !











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