Rugby Passion
Organisé par la Commission Nationale des Clubs de Divisions Fédérales, Rugby Passion récompense des clubs de Fédérale pour leur convivialité. Montmélian, Nevers et la La Seyne sont au palmarès de cette saison
L’US Montmélianaise, club le plus convivial de France !
« Bien recevoir nos adversaires ? C’est une manière d’être. On le fait d’abord par plaisir, ensuite par respect, par loyauté envers ceux qui viennent jouer chez nous ! » A écouter le président André Berdary, on comprend vite pourquoi l’US Montmélianaise a remporté le Challenge Rugby passion 2007, au niveau national.
Depuis maintenant huit ans, à la fin de la saison, chaque club classe de un à trois, ceux chez qui ils estiment avoir été les mieux reçus. Le premier de chaque poule dans chacune des trois divisions fédérales est récompensé, et les trois clubs ayant totalisé le plus grand nombre de points, toutes divisions confondues, reçoivent en plus un trophée. Et deux dirigeants sont invités deux jours dans la Capitale et à la finale du Top 14.
C’est vendredi soir, au siège de la Fédération française de rugby à Paris, qu’André Berdary accompagné de Jacques Dufayard, le responsable des jeunes, ont été récompensés. De dangereux récidivistes puisque depuis la création de ce trophée, les Savoyards ont été numéro de poule. Mais cette fois, non contents d’une neuvième victoire, ils ont réussi le plus gros score de toutes les équipes de fédérales !
« C’est la récompense pour tout un club », souligna André Berdary. Certes, mais il doit y avoir un secret pour être ainsi plébiscité. « Tout modestement, nous essayons de rester nous mêmes. » Pourtant, à y regarder d’un peu plus près, les fameux Diots cuisinés façon « Maison du rugby » ont un grand succès chez les visiteurs. « Certains mêmes nous demandent avant de venir, s’il y en aura », s’amuse Jacques Dufayard .
Mais, à l’extérieur, les « Vert et noir » sont ils aussi bien reçus ? « Certains nous disent qu’ils ne peuvent pas faire aussi bien », répond le président de l’USM. Question de moyens ? « Oh, vous savez, nous n’investissons pas pour nos réceptions. Nous dépensons très modérément. » Les qualités de cœur font la différence.
« Que l’on soit en 1er division fédérale ou en 2e, nous ne changeons pas notre façon de faire », explique Jacques Dufayard. « On reste nous mêmes ! »
Une recette qui a fait ses preuves. Souvent imitée mais pas égalée. Ce qui a réjouit tout particulièrement, le secrétaire général adjoint de la FFR, Christian Dullin, par ailleurs président des Alpes qui a remis le trophée aux Montmélianais ambassadeurs de choix du savoir recevoir alpin.
L’art de recevoir de Nevers récompensé !
L’US Nivernaise deuxième de fédéral au Challenge Rugby passion… « On ne s’y attendait pas ! » , reconnaît encore sous le charme Daniel Krieger, le secrétaire général du club.
Et pourtant, vendredi soir, au siège de la Fédération française de rugby à Paris, Daniel Krieger et Maurice Thibaudat , le trésorier du club, ont reçu le trophée dévolu au club classé deuxième de ce challenge récompensant les clubs de fédérale sachant recevoir le mieux leurs adversaires. A dire vrai, ils étaient un peu gênés d’être sur le devant de la scène. « C’est avant tout la récompense du travail qu’accomplissent tous nos bénévoles chaque dimanche, parfois dès 7 h 30 le matin ! », insistait Maurice Thibaudat. Mais deux seulement sont invités deux jours dans la Capitale pour la remise des prix puis à la finale du Top 14.
Donc l’US Nevers, on sait recevoir. La preuve, les adversaires des Nivernais dans leur poule de Fédéral ont plébiscité la qualité de leur accueil. A telle enseigne qu’ils ont obtenu le deuxième total de points, toutes divisions fédérales confondues, en étant seulement devancés par les Savoyards de Montmélian, des abonnés au podium.
« Pourtant, cette saison, on a reçu les autres équipes comme d’habitude », reprend Maurice Thibaudat. « Sauf que le fait d’être premiers nous a indirectement servi en ce sens où nous étions plus souriants, plus détendus », suggère Daniel Krieger.
Il n’empêche que les Nivernais ont une botte secrète qui fait la différence, le Négus ! A chaque match, ils offrent une boîte de ces bonbons confectionnés par Alain Hirart, le confiseur, originaire de Biarritz, et donc passionné de rugby ! Les arbitres, les directeurs de match, les dirigeants adverses, personne n’est oublié. Ajouté à l’attention portée au repas d’avant match et à la qualité de la réception qui suit la rencontre, cela a certainement compté. « Et puis, nous avons fait des efforts en invitant les dames, en organisant des animations pour les enfants et en ayant une banda à chaque rencontre. Je pense que nos adversaires y ont été sensibles», explique le secrétaire. « On sera fier de montrer ce trophée à l’assemblée générale. Car c’est tout le club qui l’a gagné. »
Sans oublier de préparer la prochaine saison, « On aura un challenge à relever ! », annonce Daniel Krieger. « On restera sur les mêmes bases pour accueillir nos futurs adversaires mais on restera nous-mêmes. » Pour séduire les rivaux de Fédérale 2 puisque l‘USN vient de regagner brillamment sa place dans l’antichambre de l’élite amateur.
Performant sur le terrain comme en dehors, ce club centenaire aura vraiment vécu une bien belle saison 206-2007.
La Seyne multirécidiviste
« Le Challenge du fair play qui revient à La Seyne ? On aura tout vu ! » Alain Doucet, le secrétaire général de la Fédération française de rugby, excelle dans l’art de l’humour au second degré. Sa boutade, lâchée vendredi soir devant le parterre des représentants des clubs les plus conviviaux d’Ovalie, fit d’ailleurs bien rire. « Eh oui, c’est ainsi, à La Seyne on sait très bien recevoir nos adversaires pendant le match… mais aussi avant et après », sourit Jean-Claude Muesser, le chargé de mission d’un club, qui cette saison encore, est monté sur le podium des clubs les plus conviviaux de France. « C’est la troisième fois que nous sommes ainsi récompensés. »
Le Challenge Rugby Passion » a d’autant plus de crédit que ce sont les clubs eux mêmes qui font le classement. « Chaque club doit classer de un à trois, ses adversaires de poule, sur le seul critère de la convivialité», explique Serge Raballo, le président de la commission qui gère ce challenge. « Nous récompensons le club le plus convivial de chaque poule et les trois ayant totalisé le plus de points au plan national sont distingués. » Deux dirigeants sont alors invités à passer deux jours dans la Capitale et à assister à la finale du Top 14.
Vendredi soir, au siège de la Fédération à Paris, La Seyne a donc été une fois encore mise à l’honneur. Pour le plus beau des contre pied à une mauvaise réputation. « Nos adversaires s’attendent toujours au pire quand ils viennent chez nous mais ils repartent toujours contents de l’accueil », s’en amuse Jean-Michel Boned le trésorier.
Mais quel est le secret pour avoir été ainsi distingué trois fois depuis la création de ce challenge en 1998 ? « Le travail de tous nos bénévoles de la commission animation et la mise en avant des produits de la région, tels l’anchoïade, la tapenade, ou le rosé de Provence. Et puis, nous n’hésitons pas à copier ce qui se fait de bien ailleurs ! »
Au fait, est-ce qu’à l’extérieur, Les Seynois sont bien reçus ? « Certains nous disent, « on ne peut pas faire aussi bien que vous, car on n’a pas de moyens », explique Jean-Caude Muesser. « Ce à quoi je leur réponds, « Payez moins les joueurs ! ». Mais cela commence à faire tâche d’huile et les réceptions s’améliorent. »
« Pour la Fédération, ce Challenge Rugby passion est le moyen de montrer que le rugby a toujours une culture de convivialité et de partage. »
A quelques jours du Congrès national de la FFR qui se tiendra à Toulon les 29 et 30 juin prochains, la troisième place nationale de La Seyne et le succès de Draguignan élu n°1 dans sa poule (et troisième de Fédérale 2), sont venus à point nommé rappeler que dans le Var, on sait recevoir !
La formule : le club classé premier dans sa poule se voit attribuer 10 pts, le deuxième 7, et le troisième 5.
Le palmarès 2007 – 1. Montmélian (Fed. 2) 62 pts ; 2. Nevers (Fed. 3) 56 ; 3. La Seyne (Fed. 1) 47.
Crédit photo : FFR / I.Picarel
FFR / Gilles GUERIN
« Bien recevoir nos adversaires ? C’est une manière d’être. On le fait d’abord par plaisir, ensuite par respect, par loyauté envers ceux qui viennent jouer chez nous ! » A écouter le président André Berdary, on comprend vite pourquoi l’US Montmélianaise a remporté le Challenge Rugby passion 2007, au niveau national.
Depuis maintenant huit ans, à la fin de la saison, chaque club classe de un à trois, ceux chez qui ils estiment avoir été les mieux reçus. Le premier de chaque poule dans chacune des trois divisions fédérales est récompensé, et les trois clubs ayant totalisé le plus grand nombre de points, toutes divisions confondues, reçoivent en plus un trophée. Et deux dirigeants sont invités deux jours dans la Capitale et à la finale du Top 14.
C’est vendredi soir, au siège de la Fédération française de rugby à Paris, qu’André Berdary accompagné de Jacques Dufayard, le responsable des jeunes, ont été récompensés. De dangereux récidivistes puisque depuis la création de ce trophée, les Savoyards ont été numéro de poule. Mais cette fois, non contents d’une neuvième victoire, ils ont réussi le plus gros score de toutes les équipes de fédérales ! « C’est la récompense pour tout un club », souligna André Berdary. Certes, mais il doit y avoir un secret pour être ainsi plébiscité. « Tout modestement, nous essayons de rester nous mêmes. » Pourtant, à y regarder d’un peu plus près, les fameux Diots cuisinés façon « Maison du rugby » ont un grand succès chez les visiteurs. « Certains mêmes nous demandent avant de venir, s’il y en aura », s’amuse Jacques Dufayard .
Mais, à l’extérieur, les « Vert et noir » sont ils aussi bien reçus ? « Certains nous disent qu’ils ne peuvent pas faire aussi bien », répond le président de l’USM. Question de moyens ? « Oh, vous savez, nous n’investissons pas pour nos réceptions. Nous dépensons très modérément. » Les qualités de cœur font la différence.
« Que l’on soit en 1er division fédérale ou en 2e, nous ne changeons pas notre façon de faire », explique Jacques Dufayard. « On reste nous mêmes ! »
Une recette qui a fait ses preuves. Souvent imitée mais pas égalée. Ce qui a réjouit tout particulièrement, le secrétaire général adjoint de la FFR, Christian Dullin, par ailleurs président des Alpes qui a remis le trophée aux Montmélianais ambassadeurs de choix du savoir recevoir alpin.
L’art de recevoir de Nevers récompensé !
L’US Nivernaise deuxième de fédéral au Challenge Rugby passion… « On ne s’y attendait pas ! » , reconnaît encore sous le charme Daniel Krieger, le secrétaire général du club.
Et pourtant, vendredi soir, au siège de la Fédération française de rugby à Paris, Daniel Krieger et Maurice Thibaudat , le trésorier du club, ont reçu le trophée dévolu au club classé deuxième de ce challenge récompensant les clubs de fédérale sachant recevoir le mieux leurs adversaires. A dire vrai, ils étaient un peu gênés d’être sur le devant de la scène. « C’est avant tout la récompense du travail qu’accomplissent tous nos bénévoles chaque dimanche, parfois dès 7 h 30 le matin ! », insistait Maurice Thibaudat. Mais deux seulement sont invités deux jours dans la Capitale pour la remise des prix puis à la finale du Top 14. Donc l’US Nevers, on sait recevoir. La preuve, les adversaires des Nivernais dans leur poule de Fédéral ont plébiscité la qualité de leur accueil. A telle enseigne qu’ils ont obtenu le deuxième total de points, toutes divisions fédérales confondues, en étant seulement devancés par les Savoyards de Montmélian, des abonnés au podium.
« Pourtant, cette saison, on a reçu les autres équipes comme d’habitude », reprend Maurice Thibaudat. « Sauf que le fait d’être premiers nous a indirectement servi en ce sens où nous étions plus souriants, plus détendus », suggère Daniel Krieger.
Il n’empêche que les Nivernais ont une botte secrète qui fait la différence, le Négus ! A chaque match, ils offrent une boîte de ces bonbons confectionnés par Alain Hirart, le confiseur, originaire de Biarritz, et donc passionné de rugby ! Les arbitres, les directeurs de match, les dirigeants adverses, personne n’est oublié. Ajouté à l’attention portée au repas d’avant match et à la qualité de la réception qui suit la rencontre, cela a certainement compté. « Et puis, nous avons fait des efforts en invitant les dames, en organisant des animations pour les enfants et en ayant une banda à chaque rencontre. Je pense que nos adversaires y ont été sensibles», explique le secrétaire. « On sera fier de montrer ce trophée à l’assemblée générale. Car c’est tout le club qui l’a gagné. »
Sans oublier de préparer la prochaine saison, « On aura un challenge à relever ! », annonce Daniel Krieger. « On restera sur les mêmes bases pour accueillir nos futurs adversaires mais on restera nous-mêmes. » Pour séduire les rivaux de Fédérale 2 puisque l‘USN vient de regagner brillamment sa place dans l’antichambre de l’élite amateur.
Performant sur le terrain comme en dehors, ce club centenaire aura vraiment vécu une bien belle saison 206-2007.
La Seyne multirécidiviste
« Le Challenge du fair play qui revient à La Seyne ? On aura tout vu ! » Alain Doucet, le secrétaire général de la Fédération française de rugby, excelle dans l’art de l’humour au second degré. Sa boutade, lâchée vendredi soir devant le parterre des représentants des clubs les plus conviviaux d’Ovalie, fit d’ailleurs bien rire. « Eh oui, c’est ainsi, à La Seyne on sait très bien recevoir nos adversaires pendant le match… mais aussi avant et après », sourit Jean-Claude Muesser, le chargé de mission d’un club, qui cette saison encore, est monté sur le podium des clubs les plus conviviaux de France. « C’est la troisième fois que nous sommes ainsi récompensés. »
Le Challenge Rugby Passion » a d’autant plus de crédit que ce sont les clubs eux mêmes qui font le classement. « Chaque club doit classer de un à trois, ses adversaires de poule, sur le seul critère de la convivialité», explique Serge Raballo, le président de la commission qui gère ce challenge. « Nous récompensons le club le plus convivial de chaque poule et les trois ayant totalisé le plus de points au plan national sont distingués. » Deux dirigeants sont alors invités à passer deux jours dans la Capitale et à assister à la finale du Top 14. Vendredi soir, au siège de la Fédération à Paris, La Seyne a donc été une fois encore mise à l’honneur. Pour le plus beau des contre pied à une mauvaise réputation. « Nos adversaires s’attendent toujours au pire quand ils viennent chez nous mais ils repartent toujours contents de l’accueil », s’en amuse Jean-Michel Boned le trésorier.
Mais quel est le secret pour avoir été ainsi distingué trois fois depuis la création de ce challenge en 1998 ? « Le travail de tous nos bénévoles de la commission animation et la mise en avant des produits de la région, tels l’anchoïade, la tapenade, ou le rosé de Provence. Et puis, nous n’hésitons pas à copier ce qui se fait de bien ailleurs ! »
Au fait, est-ce qu’à l’extérieur, Les Seynois sont bien reçus ? « Certains nous disent, « on ne peut pas faire aussi bien que vous, car on n’a pas de moyens », explique Jean-Caude Muesser. « Ce à quoi je leur réponds, « Payez moins les joueurs ! ». Mais cela commence à faire tâche d’huile et les réceptions s’améliorent. »
« Pour la Fédération, ce Challenge Rugby passion est le moyen de montrer que le rugby a toujours une culture de convivialité et de partage. »
A quelques jours du Congrès national de la FFR qui se tiendra à Toulon les 29 et 30 juin prochains, la troisième place nationale de La Seyne et le succès de Draguignan élu n°1 dans sa poule (et troisième de Fédérale 2), sont venus à point nommé rappeler que dans le Var, on sait recevoir !
La formule : le club classé premier dans sa poule se voit attribuer 10 pts, le deuxième 7, et le troisième 5.
Le palmarès 2007 – 1. Montmélian (Fed. 2) 62 pts ; 2. Nevers (Fed. 3) 56 ; 3. La Seyne (Fed. 1) 47.
Crédit photo : FFR / I.Picarel
FFR / Gilles GUERIN











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