« Rester dans une dynamique de victoire »
Raphaël IBANEZ, capitaine de l’équipe de France, se confie sur l’équipe de France, le Pays de Galles et sur ses attentes pour le Tournoi des VI Nations.
Le week-end sans match a-t-il été bénéfique pour l’équipe ?
Raphaël IBANEZ : Certains se sont reposés mais certains ont joué comme moi ! Personnellement, j’ai souhaité jouer, j’avais envie de retrouver l’ambiance de mon club surtout que nous n’avions pas de match avec l’équipe de France. C’était naturel de revenir en championnat. C’est sur que depuis le début de la semaine, nous avons retrouvé une certaine fraîcheur, nous l’avons vu aux entraînements où j’ai senti une grande détermination. Les nouveaux joueurs qui ont intégré les 22 ont apporté de l’envie et une nouvelle dynamique de groupe intéressante. Mais c’est toujours plus facile de parler comme ça quand vous avez gagné les deux premiers matchs. Dans la victoire, tout est toujours plus simple.
Que représente ce premier match de l’année au Stade de France ?
Raphaël IBANEZ : C’est un rendez-vous capital pour l’équipe de France parce que c’est notre premier match devant notre public qui attend beaucoup de nous. Ces attentes sont totalement légitimes et logiques avec la Coupe du monde qui se profile. Nous avons connu des fortunes diverses au Stade de France, surtout face aux Gallois, mais nos supporters réagissent avant tout sur ce que nous donnons sur le terrain. Le soutien sera sans faille et permanent mais c’est nous qui ferons la météo sur le terrain. C’est à l’équipe de France de s’approprier ce stade, c’est un challenge supplémentaire pour le groupe. Tous les joueurs comptent s’appuyer sur ce soutien pour gravir les épreuves qui vont nous attendre.
D’autant que vous sortez d’un match à Corke Park avec une ferveur populaire impressionnante …
Raphaël IBANEZ : Oh Croke Park (il réfléchit) … c’était très spécial avec une atmosphère éprouvante notamment sur nos propres ballons. Ce genre de rendez-vous face à l’Irlande reste une expérience inestimable pour tous les joueurs parce que cela permet à l’équipe de se positionner dans un environnement hostile et d’en ressortir vainqueur. Ce sont des images qui te restent en mémoire et qui dans les dix dernières minutes d’un match te donnent la force de te dépasser.
Aviez-vous besoin de ce genre de match pour vous construire en tant qu’équipe ?
Raphaël IBANEZ : Je ne sais pas si nous en avions besoin mais nous savions à quoi nous attendre. Cela va donner un élément de confiance supplémentaire. C’est difficile de trouver un environnement plus hostile dans le sport de haut niveau. Nous avions besoin de certitudes sur la force de caractère de l’équipe dans un contexte compliqué et nous en avons eu pour l’emporter là-bas.
Après la victoire à Dublin, vous n’êtes pas tombés dans l’euphorie, qu’avez-vous à revoir ?
Raphaël IBANEZ : Il y a beaucoup de choses à revoir et notamment la finition qui sera un des axes essentiel de la victoire ce week-end. Nous avons archi-dominé l’Irlande pendant 20 minutes sans réellement concrétiser nos temps forts. A ce niveau, lorsque tu mets à mal l’adversaire et que tu ne marques pas les points, tu te mets en difficulté à un moment du match. Ce n’est pas la première fois que cela nous arrive et cela montre que l’équilibre est fragile.
Le forfait de Fabien Pelous vous propulse capitaine pour le reste du Tournoi …
Raphaël IBANEZ : D’abord, je veux souligner que l’équipe est avec Fabien, ce qui se passe pour lui ne me fait pas plaisir. Je sais qu’il doit traverser des moments compliqués et nous souhaitons tous qu’il revienne très vite et qu’il soit débarrassé de cette gêne à la cheville. Après capitaine ou pas capitaine, ce n’est pas important. Avec ou sans nous, l’équipe de France continuera à vivre et à gagner des matches. C’est pour cela que je suis là, pour recentrer toutes les énergies du groupe avec les autres joueurs d’expérience qui sont aussi indispensables.
Que pensez-vous de cette équipe galloise à la peine en ce début de Tournoi ?
Raphaël IBANEZ : Les Gallois sont passés à côté de leur dernier match face à l’Ecosse mais ils sont toujours très dangereux. Si l’on regarde la composition de l’équipe
qui nous affrontera, c’est une formation qui va être taillée pour le combat avec des avants puissants qui vont nous mettre de la pression sur nos phases de conquête. Ils ont aussi cette identité qui leur est propre depuis quelques années à savoir de proposer un jeu offensif où ils peuvent apporter le danger aux quatre coins du terrain. En sachant en plus, qu’une grande équipe qui passe à côté d’un match, rectifie le tir au match suivant. Et le suivant, c’est nous !
Les multiples changements chez les avants gallois et notamment au niveau de la première ligne ne marque t’elle pas un manque de confiance ?
Raphaël IBANEZ : Je crois que c’est un choix tactique plus qu’une sanction pour les joueurs sortis. Si l’on regarde de près, la première ligne est très puissante avec plus d’expérience dans les phases de conquête que dans le jeu ouvert. Ce sont des joueurs, que l’on rencontre à travers les Coupes d’Europe ou dans le championnat anglais, qui sont très difficiles à bouger. Je sens à travers la sélection de Jenkins, une volonté de resserrer les forces du pack sur des fondamentaux de combat.
Après deux victoires, la réception des Gallois n’est elle pas un match piège ?
Raphaël IBANEZ : Je sais surtout par expérience que nous avons besoin de vigilance et concentration. Il est interdit de se relâcher la bonne pression que nous avions avant le match contre l’Irlande. Le feeling est toujours fragile au sein d’une équipe quelque soit les changements ou les adversaires. Chaque match a une signification particulière et celui contre Galles a une symbolique très forte avec le premier match de l’année 2007 au Stade de France.
Crédit photo : FFR / I.Picarel
Raphaël IBANEZ : Certains se sont reposés mais certains ont joué comme moi ! Personnellement, j’ai souhaité jouer, j’avais envie de retrouver l’ambiance de mon club surtout que nous n’avions pas de match avec l’équipe de France. C’était naturel de revenir en championnat. C’est sur que depuis le début de la semaine, nous avons retrouvé une certaine fraîcheur, nous l’avons vu aux entraînements où j’ai senti une grande détermination. Les nouveaux joueurs qui ont intégré les 22 ont apporté de l’envie et une nouvelle dynamique de groupe intéressante. Mais c’est toujours plus facile de parler comme ça quand vous avez gagné les deux premiers matchs. Dans la victoire, tout est toujours plus simple.
Que représente ce premier match de l’année au Stade de France ?
Raphaël IBANEZ : C’est un rendez-vous capital pour l’équipe de France parce que c’est notre premier match devant notre public qui attend beaucoup de nous. Ces attentes sont totalement légitimes et logiques avec la Coupe du monde qui se profile. Nous avons connu des fortunes diverses au Stade de France, surtout face aux Gallois, mais nos supporters réagissent avant tout sur ce que nous donnons sur le terrain. Le soutien sera sans faille et permanent mais c’est nous qui ferons la météo sur le terrain. C’est à l’équipe de France de s’approprier ce stade, c’est un challenge supplémentaire pour le groupe. Tous les joueurs comptent s’appuyer sur ce soutien pour gravir les épreuves qui vont nous attendre. D’autant que vous sortez d’un match à Corke Park avec une ferveur populaire impressionnante …
Raphaël IBANEZ : Oh Croke Park (il réfléchit) … c’était très spécial avec une atmosphère éprouvante notamment sur nos propres ballons. Ce genre de rendez-vous face à l’Irlande reste une expérience inestimable pour tous les joueurs parce que cela permet à l’équipe de se positionner dans un environnement hostile et d’en ressortir vainqueur. Ce sont des images qui te restent en mémoire et qui dans les dix dernières minutes d’un match te donnent la force de te dépasser.
Aviez-vous besoin de ce genre de match pour vous construire en tant qu’équipe ?
Raphaël IBANEZ : Je ne sais pas si nous en avions besoin mais nous savions à quoi nous attendre. Cela va donner un élément de confiance supplémentaire. C’est difficile de trouver un environnement plus hostile dans le sport de haut niveau. Nous avions besoin de certitudes sur la force de caractère de l’équipe dans un contexte compliqué et nous en avons eu pour l’emporter là-bas.
Après la victoire à Dublin, vous n’êtes pas tombés dans l’euphorie, qu’avez-vous à revoir ?
Raphaël IBANEZ : Il y a beaucoup de choses à revoir et notamment la finition qui sera un des axes essentiel de la victoire ce week-end. Nous avons archi-dominé l’Irlande pendant 20 minutes sans réellement concrétiser nos temps forts. A ce niveau, lorsque tu mets à mal l’adversaire et que tu ne marques pas les points, tu te mets en difficulté à un moment du match. Ce n’est pas la première fois que cela nous arrive et cela montre que l’équilibre est fragile.
Le forfait de Fabien Pelous vous propulse capitaine pour le reste du Tournoi …
Raphaël IBANEZ : D’abord, je veux souligner que l’équipe est avec Fabien, ce qui se passe pour lui ne me fait pas plaisir. Je sais qu’il doit traverser des moments compliqués et nous souhaitons tous qu’il revienne très vite et qu’il soit débarrassé de cette gêne à la cheville. Après capitaine ou pas capitaine, ce n’est pas important. Avec ou sans nous, l’équipe de France continuera à vivre et à gagner des matches. C’est pour cela que je suis là, pour recentrer toutes les énergies du groupe avec les autres joueurs d’expérience qui sont aussi indispensables.
Que pensez-vous de cette équipe galloise à la peine en ce début de Tournoi ?
Raphaël IBANEZ : Les Gallois sont passés à côté de leur dernier match face à l’Ecosse mais ils sont toujours très dangereux. Si l’on regarde la composition de l’équipe
qui nous affrontera, c’est une formation qui va être taillée pour le combat avec des avants puissants qui vont nous mettre de la pression sur nos phases de conquête. Ils ont aussi cette identité qui leur est propre depuis quelques années à savoir de proposer un jeu offensif où ils peuvent apporter le danger aux quatre coins du terrain. En sachant en plus, qu’une grande équipe qui passe à côté d’un match, rectifie le tir au match suivant. Et le suivant, c’est nous ! Les multiples changements chez les avants gallois et notamment au niveau de la première ligne ne marque t’elle pas un manque de confiance ?
Raphaël IBANEZ : Je crois que c’est un choix tactique plus qu’une sanction pour les joueurs sortis. Si l’on regarde de près, la première ligne est très puissante avec plus d’expérience dans les phases de conquête que dans le jeu ouvert. Ce sont des joueurs, que l’on rencontre à travers les Coupes d’Europe ou dans le championnat anglais, qui sont très difficiles à bouger. Je sens à travers la sélection de Jenkins, une volonté de resserrer les forces du pack sur des fondamentaux de combat.
Après deux victoires, la réception des Gallois n’est elle pas un match piège ?
Raphaël IBANEZ : Je sais surtout par expérience que nous avons besoin de vigilance et concentration. Il est interdit de se relâcher la bonne pression que nous avions avant le match contre l’Irlande. Le feeling est toujours fragile au sein d’une équipe quelque soit les changements ou les adversaires. Chaque match a une signification particulière et celui contre Galles a une symbolique très forte avec le premier match de l’année 2007 au Stade de France.
Crédit photo : FFR / I.Picarel











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