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Date de publication : 12 Septembre 2007

« Prendre du plaisir »

Jean-Baptiste ELISSALDE, nommé capitaine pour affronter la Namibie à Toulouse, nous parle de l’état d’esprit du XV de France et de ses attentes pour ce match du rachat

Comment vivez-vous votre nomination en tant que capitaine ?

Jean-Baptiste ELISSALDE : Je suis évidement très fier de porter le maillot de l’équipe de France et en plus d’être capitaine. Je suis concentré sur mon rôle en étant basé sur le côté rugbystique de la chose. Le côté émotionnel, nous allons le laisser de côté ce week-end. Nous devons rentrer sur le terrain pour faire un match de rugby, prendre du plaisir, sans se mettre une pression supplémentaire. J’espère que nous aurons dégagé tout le côté émotionnel de la semaine dernière. C’était naturel mais nous n’avons pas su l’évacuer.

L’aviez-vous ressenti en tant que remplaçant ?

Jean-Baptiste ELISSALDE : Oui, c’est clair ! Les larmes, la pâleur, les hymnes, cette ambiance particulière au moment d’entrée sur le terrain, tout ceci est le signe d’une émotion pas forcément positive … mais aussi l’après match, le retour aux vestiaires, les visages, la tristesse. Ce sont des émotions fortes et nous nous sommes peut être fait prendre par tous ces sentiments. Comme j’ai la chance de pouvoir prendre la parole, je vais baser mon discours uniquement sur le rugby, nous devons nous concentrer sur le terrain, sur ce que nous savons faire et ce pourquoi nous nous sommes longuement préparés, à savoir jouer un match de rugby et y prendre du plaisir.

La Namibie constitue-t-elle un écueil ?

Jean-Baptiste ELISSALDE : Il y a toujours un risque à se faire prendre dans ce genre de match, surtout après une défaite. Il ne faut pas vouloir en faire trop et se tromper parce que nous ne nous en relèverons jamais. Il faut prendre le match par le bon bout, être appliqués sur les bases de ce jeu. Il ne faut pas commencer dès la première attaque à vouloir faire trois sautées, à prendre une interception ou faire tomber le ballon, nous faire pénaliser sur la première mêlée. Nous avons eu assez de bordel ce week-end pour ne pas nous en mettre tout seul.

Comment réagit le groupe ?

Jean-Baptiste ELISSALDE : Les défaites sont positives quand on en tire les bonnes conclusions. Nous nous sommes attachés à évacuer ce mauvais moment et nous avons essayé de penser au futur. J’espère que nous serons aptes à relever le nouveau défi qui s’offre à nous, je ne parle pas de nos adversaires mais de nous ! Nous ne sommes pas éliminés car il nous reste trois matches à gagner, avec la manière si possible.

Que vous inspire la composition d’équipe à forte connotation toulousaine ?

Jean-Baptiste ELISSALDE : C’est peut-être une coïncidence … Je ne pense pas que l’encadrement pense à ça quand ils ont fait l’équipe. Ils ont simplement pris les joueurs qui semblaient les plus aptes à disputer le match. Ce qui est clair, c’est que les joueurs toulousains sont heureux de retourner sur leur terre pour y disputer un beau combat parce que ce sera la base de notre jeu ce week-end. Cela fait deux mois que nous vivons tous ensemble et nous avons laissé tomber l’esprit clanique avec d’un côté les Toulousains, de l’autre les Parisiens, au milieu les Biarrots … Nous avons fait abstraction de nos couleurs habituelles et de nos habitudes en club. Nous ne formons plus qu’une seule équipe alors oui, je suis content de jouer avec Clément, Vincent, Cédric mais aussi avec David Marty, Pieter De Villiers, Sébastien Chabal et les autres.