« Nous voulons voir tout le monde »
Jo MASO, Manager du XV de France, revient sur la composition du groupe de 22 joueurs retenus pour affronter le Pays de Galles, samedi à Cardiff
Comment avez-vous procédé pour faire un choix de 22 joueurs ?
Jo MASO : Nous avons procédé à neuf changements par rapport à l’équipe de Marseille avec le capitanat confié à Serge Betsen. Certains joueurs n’ont pas encore joué ou très peu et nous voulons que tout le monde participe à ces matches de préparation. Nous allons demander à un des ailiers de jouer à l’arrière et notre préférence va à Cédric Heymans. Lionel Beauxis jouera à l’ouverture parce qu’il n’a pas encore évolué à ce poste depuis le début de la préparation. Ensuite, Lionel Nallet et Sébastien Chabal auront notre préférence parce que Jérôme Thion s’est beaucoup dépensé lors des deux rencontres face à l’Angleterre. Jean-Baptiste Poux a donné lors des deux matches et ce seront Nicolas Mas et Pieter De Villiers qui joueront.
Quels bilans avez-vous tiré des deux rencontres face à l’Angleterre ?
Jo MASO : Ce qui nous plait par rapport à l’évolution du groupe, c’est que les joueurs sont hyper impliqués dans notre fonctionnement. Avant, nous faisions passer des messages, nous les mettions en pratique à l’entraînement. Maintenant, les joueurs participent à l’élaboration de nos systèmes de jeu. Il y a de grandes discussions entre nos leaders Pelous, Ibanez, Thion, Betsen et d’autres. Tout le monde fait avancer la stratégie de l’équipe. C’est ce que nous voulions avec le staff, que les joueurs s’approprient leur destin parce que ce sont eux qui seront les acteurs de la Coupe du monde. L’évolution est allée plus vite parce que nous n’avions pas eu les joueurs depuis mars, nous n’avons joué que deux matches de préparation et nous avons déjà un niveau plus que satisfaisant. Nous avons quasiment réglé nos soucis en mêlée et en touche parce que les joueurs se sont réunis entre eux et ont discuté toute la semaine de ce qu’il fallait changer. Ca permet d’aller beaucoup plus vite que d’habitude parce que les joueurs sont plus impliqués. C’est réconfortant et rassurant pour la suite !
Aviez-vous déjà ressenti cet état d’esprit ?
Jo MASO : Pour qu’un groupe vive bien, il faut qu’il y ait un échange permanent avec du respect mais aussi de la liberté de ton et de propos que nous avons entre nous. Les joueurs sont adultes et apportent des arguments pour faire évoluer l’équipe. Ils sont totalement dans le professionnalisme. En 1999, nous étions à cheval entre monde amateur et professionnel. En 2003, tous les joueurs n’étaient pas encore à 100% dans un schéma de préparation intensif. Je crois aussi que tous ces garçons qui sont allés dans le championnat anglais nous ont apporté un regard différent. Tout cela fait que le groupe se sent en confiance. Une grande équipe a toujours confiance en ses qualités et dans ses moyens et je pense que nous sommes une grande équipe !
Comment abordez-vous le match contre les Gallois ?
Jo MASO : C’est notre dernier match de préparation, nous ne savons pas comment il va se dérouler en terme de blessure, de jeu ou d’engagement. Chaque match apporte son lot d’appréciations et de possibilités. Plus nous avançons, plus nous nous rendons compte que les joueurs sont hyper concurrentiels entre eux. Thierry Dusautoir rentre maintenant en concurrence directe avec les autres troisièmes lignes contrairement à ce que nous aurions pu penser au début. C’est ce qui est magnifique ! C’est la même chose pour Nicolas Mas. Peut-être que nous aurions du le prendre plus tôt mais vu le match qu’il fait face à l’Angleterre … nous sommes contents d’avoir des choix à faire entre des joueurs de très haut niveau.
La déception de la semaine vient du forfait définitif de Sylvain Marconnet …
Jo MASO : Quand je l’ai su, je suis allé le voir dans sa chambre, il y avait Pieter De Villiers et Christophe Dominici. Nous avons discuté, il était déçu mais il s’était préparé à cette échéance. Comme je lui ai dit, il ne faut pas avoir de regret parce qu’il a tout fait pour revenir. Je l’ai vu bossé comme un âne tout seul dans son coin pour relever ce challenge. Nous n’aurions et il n’aurait pas pu faire mieux, c’était impossible. C’est un grand monsieur parce qu’il a tenu à encourager l’ensemble du groupe et notamment Nicolas Mas qui va le suppléer. Maintenant, il faut qu’il prenne son temps pour revenir, il a deux mois pour reprendre tranquillement, il n’a plus de compte à rebours. C’est la vie d’un groupe sportif et nous lui souhaitons de retrouver le terrain le plus souvent possible.
Un contrôle anti-dopage inopiné va être effectué aujourd’hui (NDRL : mardi matin) …
Jo MASO : L’AFLD (Agence Française de Lutte contre le Dopage) vient de cibler par tirage au sort 18 joueurs qui ont été contrôlés après l’entraînement de ce matin. Nous l’avons appris à 9h00 et les agents de l’AFLD sont arrivés à 9h15. C’est une très bonne chose mais nous ne sommes pas en reste puisque les joueurs ont aussi subi un contrôle sanguin ce matin diligenté par la FFR. Il y en aura trois pendant la Coupe du monde. C’est bien que nous anticipions sur ce fléau. Avec le Président Lapasset, nous sommes très à cheval sur des comportements non réglementaires. J’ai encore répété aux joueurs que si malheureusement, parce que nous ne sommes pas à l’abri, nous avions affaire à un cas isolé, cette personne peut faire une croix sur l’équipe de France. Contrairement à d’autres pays, nous ne prendrons pas une sanction de quelques années mais la porte sera fermée définitivement. Nous devons montrer l’exemple et rien ne doit venir galvauder notre organisation.
Jo MASO : Nous avons procédé à neuf changements par rapport à l’équipe de Marseille avec le capitanat confié à Serge Betsen. Certains joueurs n’ont pas encore joué ou très peu et nous voulons que tout le monde participe à ces matches de préparation. Nous allons demander à un des ailiers de jouer à l’arrière et notre préférence va à Cédric Heymans. Lionel Beauxis jouera à l’ouverture parce qu’il n’a pas encore évolué à ce poste depuis le début de la préparation. Ensuite, Lionel Nallet et Sébastien Chabal auront notre préférence parce que Jérôme Thion s’est beaucoup dépensé lors des deux rencontres face à l’Angleterre. Jean-Baptiste Poux a donné lors des deux matches et ce seront Nicolas Mas et Pieter De Villiers qui joueront.
Quels bilans avez-vous tiré des deux rencontres face à l’Angleterre ?
Jo MASO : Ce qui nous plait par rapport à l’évolution du groupe, c’est que les joueurs sont hyper impliqués dans notre fonctionnement. Avant, nous faisions passer des messages, nous les mettions en pratique à l’entraînement. Maintenant, les joueurs participent à l’élaboration de nos systèmes de jeu. Il y a de grandes discussions entre nos leaders Pelous, Ibanez, Thion, Betsen et d’autres. Tout le monde fait avancer la stratégie de l’équipe. C’est ce que nous voulions avec le staff, que les joueurs s’approprient leur destin parce que ce sont eux qui seront les acteurs de la Coupe du monde. L’évolution est allée plus vite parce que nous n’avions pas eu les joueurs depuis mars, nous n’avons joué que deux matches de préparation et nous avons déjà un niveau plus que satisfaisant. Nous avons quasiment réglé nos soucis en mêlée et en touche parce que les joueurs se sont réunis entre eux et ont discuté toute la semaine de ce qu’il fallait changer. Ca permet d’aller beaucoup plus vite que d’habitude parce que les joueurs sont plus impliqués. C’est réconfortant et rassurant pour la suite !
Aviez-vous déjà ressenti cet état d’esprit ?
Jo MASO : Pour qu’un groupe vive bien, il faut qu’il y ait un échange permanent avec du respect mais aussi de la liberté de ton et de propos que nous avons entre nous. Les joueurs sont adultes et apportent des arguments pour faire évoluer l’équipe. Ils sont totalement dans le professionnalisme. En 1999, nous étions à cheval entre monde amateur et professionnel. En 2003, tous les joueurs n’étaient pas encore à 100% dans un schéma de préparation intensif. Je crois aussi que tous ces garçons qui sont allés dans le championnat anglais nous ont apporté un regard différent. Tout cela fait que le groupe se sent en confiance. Une grande équipe a toujours confiance en ses qualités et dans ses moyens et je pense que nous sommes une grande équipe !
Comment abordez-vous le match contre les Gallois ?
Jo MASO : C’est notre dernier match de préparation, nous ne savons pas comment il va se dérouler en terme de blessure, de jeu ou d’engagement. Chaque match apporte son lot d’appréciations et de possibilités. Plus nous avançons, plus nous nous rendons compte que les joueurs sont hyper concurrentiels entre eux. Thierry Dusautoir rentre maintenant en concurrence directe avec les autres troisièmes lignes contrairement à ce que nous aurions pu penser au début. C’est ce qui est magnifique ! C’est la même chose pour Nicolas Mas. Peut-être que nous aurions du le prendre plus tôt mais vu le match qu’il fait face à l’Angleterre … nous sommes contents d’avoir des choix à faire entre des joueurs de très haut niveau.
La déception de la semaine vient du forfait définitif de Sylvain Marconnet …
Jo MASO : Quand je l’ai su, je suis allé le voir dans sa chambre, il y avait Pieter De Villiers et Christophe Dominici. Nous avons discuté, il était déçu mais il s’était préparé à cette échéance. Comme je lui ai dit, il ne faut pas avoir de regret parce qu’il a tout fait pour revenir. Je l’ai vu bossé comme un âne tout seul dans son coin pour relever ce challenge. Nous n’aurions et il n’aurait pas pu faire mieux, c’était impossible. C’est un grand monsieur parce qu’il a tenu à encourager l’ensemble du groupe et notamment Nicolas Mas qui va le suppléer. Maintenant, il faut qu’il prenne son temps pour revenir, il a deux mois pour reprendre tranquillement, il n’a plus de compte à rebours. C’est la vie d’un groupe sportif et nous lui souhaitons de retrouver le terrain le plus souvent possible.
Un contrôle anti-dopage inopiné va être effectué aujourd’hui (NDRL : mardi matin) …
Jo MASO : L’AFLD (Agence Française de Lutte contre le Dopage) vient de cibler par tirage au sort 18 joueurs qui ont été contrôlés après l’entraînement de ce matin. Nous l’avons appris à 9h00 et les agents de l’AFLD sont arrivés à 9h15. C’est une très bonne chose mais nous ne sommes pas en reste puisque les joueurs ont aussi subi un contrôle sanguin ce matin diligenté par la FFR. Il y en aura trois pendant la Coupe du monde. C’est bien que nous anticipions sur ce fléau. Avec le Président Lapasset, nous sommes très à cheval sur des comportements non réglementaires. J’ai encore répété aux joueurs que si malheureusement, parce que nous ne sommes pas à l’abri, nous avions affaire à un cas isolé, cette personne peut faire une croix sur l’équipe de France. Contrairement à d’autres pays, nous ne prendrons pas une sanction de quelques années mais la porte sera fermée définitivement. Nous devons montrer l’exemple et rien ne doit venir galvauder notre organisation.











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