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Date de publication : 26 Juillet 2007

« Nous sommes plus qu’une sélection »

Après plusieurs semaines de préparation physique, Vincent CLERC nous parle de la reprise des entraînements avec ballon et de ses premières sensations

Quel secteur avez-vous commencé à travailler avec la reprise des entraînements avec ballon ?

Vincent CLERC : Je crois que nous sommes encore sur la continuité du Tournoi. Nous avons beaucoup travaillé sur la défense. Quand nous sommes séparés, nous revoyons les combinaisons en les améliorant ou en créant de nouvelles et petit à petit nous allons travaillé sur l’offensif. Nous avons encore le temps de peaufiner tous ces aspects, c’est la chance d’avoir une longue préparation.

Quel est l’apport de la vidéo à l’entraînement ?

Vincent CLERC : C’est vrai que les entraînements sont filmés et que nous les analysons après pour pouvoir travailler sur le détail. Comme nous travaillons sur des secteurs bien spécifiques, nous pouvons corriger des courses ou des placements qui vont améliorer notre organisation offensive ou défensive. C’est très révélateur et ça renforce la cohésion du groupe de pouvoir discuter autour de ces séances vidéo. On discute pas mal de ce qui ne va pas ou de ce que l’on pourrait mettre en place.

L’implication des joueurs semble importante dans les choix de jeu ?

Vincent CLERC : C’est intéressant parce que si je prends l’exemple des trois-quarts, tout le monde s’implique dans le choix des combinaisons, nous travaillons sur nos acquis du Tournoi mais nous n’hésitons pas à intervenir pour en ajouter ou en modifier. C’est très constructif parce que chacun apporte au collectif son expérience de joueur ou de club. On a le temps de travailler dans le détail et surtout chacun adhère à ce système.

Comment appréhendez-vous les matches amicaux à un poste très concurrencé comme celui d’ailier ?

Vincent CLERC : Pour le moment, je ne me projette pas dedans. Nous sommes en pleine préparation et ces matches ne seront pas révélateurs de ce que sera la Coupe du monde. Nous allons faire beaucoup de jeu et la concurrence sera saine entre nous. Nous avons le grand avantage de très bien nous connaître et nous vivons avec ce schéma de quatre ailiers de haut niveau depuis un certain temps. Les matches seront importants mais la préparation le sera d’autant plus. Ces rencontres sont intéressantes parce que cela va nous remettre dans le rythme et nous permettre de reprendre des repères de rugby. Il va falloir être efficace mais ce n’est pas une fin en soi. Notre premier objectif reste l’Argentine, le 7 septembre.

Le fait d’avoir beaucoup de Toulousains facilite-t-il votre travail pour retrouver vos automatismes ?

Vincent CLERC : Pendant le Tournoi, nous étions 40 mais sensiblement, nous retrouvons les mêmes joueurs. Nous avons déjà des repères, le groupe change mais les cadres sont toujours là. Nous nous connaissons tous depuis longtemps. C’est plus facile d’évoluer avec le Toulousains parce que je les côtoie toutes l’année mais on prend vite les repères avec les autres aussi et puis nous avons pu travailler pendant sept semaines pendant le Tournoi, ça ne s’oublie pas en deux mois. Nous sommes plus qu’une sélection, nous sommes une véritable équipe ! Cela ne fait que trois semaines, que nous sommes rassemblés et le groupe vit bien. J’ai l’impression que cela fait trois mois que nous sommes ensemble. Nous réalisons de très bons entraînements, la concurrence est très saine parce que nous allons tous vers le même objectif.

Cela change de 2003 …

Vincent CLERC : Oui, c’est vrai qu’à cette période, j’étais en vacances ! J’étais blessé … (réflexion) … C’était mon premier coup d’arrêt, les copains étaient partis avec l’équipe de France. C’est toujours un évènement formidable alors quand tu passes tout prêt, la déception est d’autant plus grande. Mais cela m’a permis de me remettre en question et c’est finalement une bonne chose pour ma progression personnelle. Je sais combien c’est difficile pour ceux qui n’ont pas été pris, je pense notamment à Florian et Pascal (NDRL : Fritz et Papé). Je sais combien c’est dur de buter sur la dernière marche quand tu travailles toute l’année mais avec le recul, c’est le sport, on grandit dans la défaite comme dans la déception.