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Date de publication : 05 Juillet 2007

« Nous sommes dans les meilleures conditions »

Raphaël IBANEZ nous parle des conditions de préparation et de son rôle dans la construction de la cohésion de l’équipe.

Comment se passe les premiers jours au CNR ?

Raphaël IBANEZ : Le gros avantage que nous avons, c’est que nous nous connaissons très bien. Nous avons appris à nous connaître depuis trois ou quatre ans et nous n’avons pas perdu de temps dans les présentations. Nous sommes rentrés très vite dans le vif du sujet avec une grosse préparation physique. Pour le moment, le groupe répond positivement à la charge de travail, c’est plutôt rassurant et encourageant.

D’autant que vous possédez un lieu à vous avec le CNR …

Raphaël IBANEZ : Nous sommes dans les meilleures conditions. Depuis près d’un an, nous n’avons jamais bénéficié d’autant de moyens pour bien se préparer. C’est une vraie chance de pouvoir s’entraîner dans de telles conditions avec une même unité de lieu. Je n’aime pas trop le terme de confort parce que cela voudrait dire qu’on se repose et mes jambes ressentent encore les tours de piste de ce matin. Nous sommes dans des structures qui permettent d’optimiser les séances de travail !

Comment avez-vous vécu les différents discours de Bernard Lapasset et de l’encadrement ?

Raphaël IBANEZ : Je pense que les discours étaient bien ciblés et surtout pas solennels, c’était ce qu’il fallait parce que je crois qu’il ne faut pas trop en rajouter. Nous savons à quoi nous en tenir et pourquoi nous sommes là. C’était bien dans le ton !

Comment jugez-vous ce groupe ?

Raphaël IBANEZ : Le choix des 30 joueurs est intéressant. Peut-être que les joueurs ne s’en rendent pas compte mais jamais une équipe de France n’a possédé autant d’armes. Nous avons de la vitesse, de la puissance, de l’intelligence, de l’expérience. J’espère que l’équipe va prendre la mesure de son potentiel et je ne pense pas que ce soit le cas aujourd’hui. Je ne dis pas qu’elle est meilleure ou moins bonne que les précédentes mais jamais nous n’avons eu autant de potentiel. Nous avons des profils de joueurs différents à certains postes ce qui permet de proposer différentes options.

Peut-on comparer les préparations des Coupes du monde 1999, 2003 et 2007 ?

Raphaël IBANEZ : Au fond de moi, je ne suis pas parvenu à établir de lien direct entre ces trois périodes. Peut-être que cela viendra naturellement au moment de la préparation mais ça serait une erreur de trop regarder derrière. Il y a une nouvelle aventure qui débute. J’ai le bonheur d’être capitaine et c’est pour moi un immense honneur, une vraie responsabilité. Je n’ai pas besoin de me retourner sur le passé, je dois être concentré sur le présent.

Justement, le présent ce sont Val d’Isère et Font Romeu, qu’attendez-vous des deux stages ?

Raphaël IBANEZ : C’est intéressant pour la vie de groupe parce que je ne pense pas que physiquement, cela change énormément la donne car nous ne restons pas assez longtemps. Disons que nous allons changer de cadre, nous mettrent en danger par rapport à nos petites habitudes que nous avons au CNR, cela va permettre de trouver une nouvelle dynamique dans la préparation de l’équipe. C’est très important ! Comme le sera le stage commando à Mont Louis. C’est une donnée qui peut être intéressante dans la construction du groupe. Certains l’attendent avec impatience … (sourire) … non c’est pas vrai ! On redoute un peu mais ça va faire du bien pour la cohésion de pouvoir se retrouver en difficulté. Nous allons pouvoir nous resserrer dans l’adversité.

Quel est le moment le plus important de la préparation pour la cohésion d‘équipe ?

Raphaël IBANEZ : Il y a un vrai avantage dans notre cohésion d’équipe, c’est que nous nous connaissons très bien. Cela va aller plus vite, ensuite, dans la phase de préparation, nous allons connaître de longs moments où les nerfs seront mis à rude épreuve. C’est dans ces instants que nous verrons l’état d’esprit de l’équipe mais durant ces trois premières semaines, nous avons un double objectif : la préparation physique avec de grosses charges de travail, beaucoup d’intensité mais en toile de fond, une vrai construction d’équipe. Nous n’avons plus de temps à perdre et dès les premières séances, tu sens que les mecs sont présents et conscients de l’évènement. Il faut que tous les matins, en se levant, nous mettions la barre très haute pour faire en sorte que le copain suive et qu’une émulation puisse se créer

Qu’attendez-vous des trois matches de préparation du mois d’août ?

Raphaël IBANEZ : Ils vont permettre à l’équipe d’avoir du rugby dans les jambes. Il faut que nous montions en puissance sur ces trois matches. Nous devrons arriver à poser les bases de notre jeu qui vont être développées. L’encadrement a ajouté deux séances par semaine avec ballon en juillet. Ce qui n’était pas prévu au départ. C’est pour reprendre les fondamentaux. Nous parlons de défense, de conquête, sans forcément de contact car nous sommes encore sur la préparation physique mais nous recommençons à la base du jeu. Nous devons utiliser ces trois matches pour développer notre conquête et construire nos armes offensives.