Top menu



Vous êtes ici : historique > 2007 > « Nous devons fidéliser »
  Imprimer cette page






Date de publication : 16 Novembre 2007

« Nous devons fidéliser »

Joël DUME, Directeur Technique National de l’Arbitrage, fait le point après la quatrième édition des Journées de l’Arbitrage et sur le recrutement des arbitres pour le rugby.

Quel est votre sentiment sur les Journées de l’Arbitrage qui se sont déroulées le 27 octobre ?

Joël DUME : Il a été difficile de trouver une date puisqu’au 20 octobre, nous étions en pleine Coupe du monde. Nous avons voulu profiter de l’élan Coupe du monde pour rester sur une dynamique positive. Nous n’avons pas encore des retours fermes et définitifs mais le premier bilan est positif. Ce qui est intéressant, ce sont les différents forums qui ont eu lieu à travers la France, la semaine précédente. Ils prennent plus d’envergure que les années passées. Ces forums étaient multisports avec des intervenants de qualité, des arbitres et des entraîneurs de haut niveau ou des dirigeants. Les thèmes principaux concernaient le respect de l’arbitre, de la règle ou du partenaire. La fréquentation de ces lieux de rencontre a été importante même si nous devons toujours l’étendre au-delà des gens de l’arbitrage.

Est-ce que ce la CCA ou la DTNA sont intéressées par l’organisation de ce type de forum en cours de saison ?

Joël DUME : Cela existe déjà par l’intermédiaire des collectivités territoriales ou Jeunesse et Sports qui organisent des thèmes là-dessus en les ouvrant à toutes les fédérations. De notre côté, ce n’est pas inenvisageable mais ce qui est important, c’est d’intéresser beaucoup de monde en dehors des gens que nous touchons classiquement. Nous devons toucher un public plus large. La CCA et la DTN ont organisé l’opération « jouer en sécurité » avec des thèmes communs comme la violence, le respect de l’adversaire ou de l’arbitre.

Quelles sont les premières tendances au niveau du recrutement des arbitres ?

Joël DUME : Il y a un rajeunissement du corps arbitral même si nous devons encore attendre le milieu de saison puisque contrairement au football par exemple, nous attendons qu’un arbitre ait officié pendant au moins 12 matches dans l’année pour pouvoir le comptabiliser comme arbitre actif. Beaucoup de jeunes arbitres ne sont pas comptabiliser parce qu’ils n’ont pas les 12 matches requis ou qu’ils officient pendant les Tournois des écoles de rugby. Nous avons recensé plus de 300 arbitres stagiaires recrutés cette année. Nous devons les fidéliser et nous avons demandé au DTA de suivre ces gens là nominativement pour savoir s’ils vont suivre leur carrière en France. Nous sommes environ 2 000 et pour assurer un suivi normal d’une saison sportive, nous devons être environ 3 500 pour tenir compte des indisponibilités de dernières minutes ou des repos. C’est un déficit important mais pas spécifique au rugby. Malgré tout, nous avons une augmentation de 3% par an. Les nouveaux arbitres compensent à peine le départ des anciens. Effectivement, au bout de quatre ou cinq ans, nous aurons les premiers signes positifs à condition que nous soyons capables de les garder. C’est une de nos principales difficultés !