« Nous avons fait preuve de maîtrise »
Bernard Laporte, Jo Maso, Raphaël Ibanez et Serge Betsen reviennent sur la victoire cruciale contre l’Irlande et sur l’état d’esprit dans lequel se trouve le XV de France.
Avez-vous tiré des enseignements sur le jeu de l’équipe ou sur certains joueurs ?
Bernard LAPORTE : Le combat était âpre, il y avait beaucoup de jeu au près avec des mauls, du jeu au sol. Le plus important était de gagner, si nous avions marqué deux essais de plus, cela aurait été mieux mais la volonté de construire était présente après les touches ou sur les contre-attaques. Nous avons joué juste et nous n’avons pas fait n’importe quoi avec nos ballons comme contre l’Argentine. Nous sommes encore en vie et en course pour la qualification. Dans l’ensemble, nous sommes satisfaits de tout le monde. Sébastien Chabal n’a pas eu son rendement habituel en attaque mais il a laissé beaucoup d’énergie dans le combat d’avants. Nous en discuterons avec lui et l’encadrement mais pendant 45 minutes, il a été très performant dans son rôle de 2ème ligne.
Cette victoire contre l’Irlande peut-elle constituer un déclic pour la suite de la compétition ?
Raphaël IBANEZ : C’est ce que nous recherchions depuis le 7 septembre. Tous les joueurs ont pris sur eux. Nous nous sommes remis en question et nous avons fait corps. C’est pour cela qu’à l’issue du match, les sourires sont revenus dans le vestiaire, les joueurs sont heureux de s’engager pour les autres. Nous avons livré une partie plus que correcte face à l’Irlande. Ceux qui ont laissé des larmes face aux Irlandais vous diront combien ils auraient aimé gagner 25-3 ! Nous connaissions tous les enjeux de ce match mais nous sommes restés concentrer sur nos qualités de joueur de rugby. C’est pour cela que ce match est intéressant parce que nous avons fait preuve de maîtrise.
Justement la pression était peut-être plus importante que pour le match d’ouverture et le XV de France a bien mieux résisté sur le plan mental ?
Jo MASO : Nous sommes dans la compétition ! Avant l’Argentine, nous avions été bouffés par l’environnement. Nous n’étions pas habitués à voir des motos qui suivent les cars, des centaines journalistes à chaque déplacement. Nous n’avons jamais connu ça même pendant le Tournoi et encore moins dans les Coupes du monde à l’étranger. Maintenant, les joueurs sont dans la compétition, Ils ont joué trois matches et l’habitude a pris la place de la pression. En plus, l’Argentine, c’est … un peu comme nos frères. Ils jouent tous dans le championnat et tous les joueurs se connaissent. C’était compliqué pour un premier match, il avait tout d’un piège … et il l’a été ! Le match d’hier a été dédramatisé parce que nous savions que nous ne devions pas le perdre.
Etait-ce important de ne pas prendre d’essai face à l’Irlande ?
Serge BETSEN : Oui, c’était important surtout en fin de première mi-temps quand ils ont commencé à enchaîner les temps de jeu et à nous perturber. Nous avons su rester lucide pour maîtriser leur attaque. Nous n’avons pris que deux essais en contre depuis le début de la compétition et c’est très positif pour la suite.
Raphaël IBANEZ : C’est vrai que défensivement, c’est important mais je dirai que ce qui l’était encore plus face à l’Irlande, c’est que nous avons surtout fait preuve de patience sur le terrain. Il faut renforcer cela notamment quand on se rapproche des lignes. Nous devons avoir plus de maîtrise et prendre notre temps sans nous précipiter parce que ce sont des ballons qui font la différence lors de matches encore plus relevés.
Les Irlandais ont semblé plus agressifs …
Serge BETSEN : On s’y attendait ! Il fallait être à la hauteur du rendez-vous et nous devions faire l’effort là-dessus. Il y a eu beaucoup de combat au sol autour des rucks, ils ont été très agressifs mais je pense que nous avons répondu de façon positive pour conserver nos ballons et enchaîner des temps de jeu.
La touche a été une des grosses satisfactions face aux Irlandais dont on connaît la réputation de l’alignement ?
Bernard LAPORTE : Les Irlandais nous ont très peu pris sur nos propres lancers. Sur les touches, ils détachaient toujours un 3ème ligne à l’intérieur d’O’Gara pour apporter un surplus défensif et ils nous ont imposé de porter les ballons. Ils ont voulu qu’on prenne les ballons et qu’on les garde. En revanche, notre contre n’a pas mal fonctionné. Nous avons été intelligents et surtout attentifs.
Avez-vous évoqué avec Raphaël que ce match pouvait être une de vos dernières sorties en bleu ?
Serge BETSEN : Non pas vraiment ! Nous ne voulons pas tomber dans le dramatique en se disant que c’est le dernier. Le plus important était de se faire plaisir sur le terrain, de jouer un match de rugby et de montrer à ceux que nous avons déçus que nous étions capables de jouer ensemble. C’est ce que nous nous étions dit avant le match.
Ces trois jours en famille sont très attendus …
Raphaël IBANEZ : C’est clair ! Tous les joueurs sont ravis de passer trois jours en famille et après un match comme celui de l’Irlande, je pense que c’est amplement mérité. Cela va nous donner l’envie de revenir avec plus de force.
Sur quels critères allez-vous vous appuyez pour composer l’équipe qui affrontera la Géorgie ?
Bernard LAPORTE : Nous allons regarder l’état physique de certains entre les blessés et ceux qui reviennent et qui ont besoin de travailler. Nous ne devons pas nous renfermer dans des certitudes par rapport à ce match contre la Géorgie. Nous allons prendre le temps de composer l’équipe, nous ne travaillons pas dans l’urgence.
Jo MASO : Dans tous les cas, les vainqueurs de l’Irlande n’ont pas de gagner leur place pour la Géorgie parce que nous ne pouvons pas tenir deux discours, un, où l’on dit que nous allons nous appuyer sur 30 joueurs et l’autre, où tu gagnes et donc tu reconduits les mêmes joueurs. Nous allons prendre du temps pour regarder les performances de chacun à la vidéo et nous composerons la meilleure équipe du moment.
Bernard LAPORTE : Le combat était âpre, il y avait beaucoup de jeu au près avec des mauls, du jeu au sol. Le plus important était de gagner, si nous avions marqué deux essais de plus, cela aurait été mieux mais la volonté de construire était présente après les touches ou sur les contre-attaques. Nous avons joué juste et nous n’avons pas fait n’importe quoi avec nos ballons comme contre l’Argentine. Nous sommes encore en vie et en course pour la qualification. Dans l’ensemble, nous sommes satisfaits de tout le monde. Sébastien Chabal n’a pas eu son rendement habituel en attaque mais il a laissé beaucoup d’énergie dans le combat d’avants. Nous en discuterons avec lui et l’encadrement mais pendant 45 minutes, il a été très performant dans son rôle de 2ème ligne.
Cette victoire contre l’Irlande peut-elle constituer un déclic pour la suite de la compétition ?
Raphaël IBANEZ : C’est ce que nous recherchions depuis le 7 septembre. Tous les joueurs ont pris sur eux. Nous nous sommes remis en question et nous avons fait corps. C’est pour cela qu’à l’issue du match, les sourires sont revenus dans le vestiaire, les joueurs sont heureux de s’engager pour les autres. Nous avons livré une partie plus que correcte face à l’Irlande. Ceux qui ont laissé des larmes face aux Irlandais vous diront combien ils auraient aimé gagner 25-3 ! Nous connaissions tous les enjeux de ce match mais nous sommes restés concentrer sur nos qualités de joueur de rugby. C’est pour cela que ce match est intéressant parce que nous avons fait preuve de maîtrise.
Justement la pression était peut-être plus importante que pour le match d’ouverture et le XV de France a bien mieux résisté sur le plan mental ?
Jo MASO : Nous sommes dans la compétition ! Avant l’Argentine, nous avions été bouffés par l’environnement. Nous n’étions pas habitués à voir des motos qui suivent les cars, des centaines journalistes à chaque déplacement. Nous n’avons jamais connu ça même pendant le Tournoi et encore moins dans les Coupes du monde à l’étranger. Maintenant, les joueurs sont dans la compétition, Ils ont joué trois matches et l’habitude a pris la place de la pression. En plus, l’Argentine, c’est … un peu comme nos frères. Ils jouent tous dans le championnat et tous les joueurs se connaissent. C’était compliqué pour un premier match, il avait tout d’un piège … et il l’a été ! Le match d’hier a été dédramatisé parce que nous savions que nous ne devions pas le perdre.
Etait-ce important de ne pas prendre d’essai face à l’Irlande ?
Serge BETSEN : Oui, c’était important surtout en fin de première mi-temps quand ils ont commencé à enchaîner les temps de jeu et à nous perturber. Nous avons su rester lucide pour maîtriser leur attaque. Nous n’avons pris que deux essais en contre depuis le début de la compétition et c’est très positif pour la suite.
Raphaël IBANEZ : C’est vrai que défensivement, c’est important mais je dirai que ce qui l’était encore plus face à l’Irlande, c’est que nous avons surtout fait preuve de patience sur le terrain. Il faut renforcer cela notamment quand on se rapproche des lignes. Nous devons avoir plus de maîtrise et prendre notre temps sans nous précipiter parce que ce sont des ballons qui font la différence lors de matches encore plus relevés.
Les Irlandais ont semblé plus agressifs …
Serge BETSEN : On s’y attendait ! Il fallait être à la hauteur du rendez-vous et nous devions faire l’effort là-dessus. Il y a eu beaucoup de combat au sol autour des rucks, ils ont été très agressifs mais je pense que nous avons répondu de façon positive pour conserver nos ballons et enchaîner des temps de jeu.
La touche a été une des grosses satisfactions face aux Irlandais dont on connaît la réputation de l’alignement ?
Bernard LAPORTE : Les Irlandais nous ont très peu pris sur nos propres lancers. Sur les touches, ils détachaient toujours un 3ème ligne à l’intérieur d’O’Gara pour apporter un surplus défensif et ils nous ont imposé de porter les ballons. Ils ont voulu qu’on prenne les ballons et qu’on les garde. En revanche, notre contre n’a pas mal fonctionné. Nous avons été intelligents et surtout attentifs.
Avez-vous évoqué avec Raphaël que ce match pouvait être une de vos dernières sorties en bleu ?
Serge BETSEN : Non pas vraiment ! Nous ne voulons pas tomber dans le dramatique en se disant que c’est le dernier. Le plus important était de se faire plaisir sur le terrain, de jouer un match de rugby et de montrer à ceux que nous avons déçus que nous étions capables de jouer ensemble. C’est ce que nous nous étions dit avant le match.
Ces trois jours en famille sont très attendus …
Raphaël IBANEZ : C’est clair ! Tous les joueurs sont ravis de passer trois jours en famille et après un match comme celui de l’Irlande, je pense que c’est amplement mérité. Cela va nous donner l’envie de revenir avec plus de force.
Sur quels critères allez-vous vous appuyez pour composer l’équipe qui affrontera la Géorgie ?
Bernard LAPORTE : Nous allons regarder l’état physique de certains entre les blessés et ceux qui reviennent et qui ont besoin de travailler. Nous ne devons pas nous renfermer dans des certitudes par rapport à ce match contre la Géorgie. Nous allons prendre le temps de composer l’équipe, nous ne travaillons pas dans l’urgence.
Jo MASO : Dans tous les cas, les vainqueurs de l’Irlande n’ont pas de gagner leur place pour la Géorgie parce que nous ne pouvons pas tenir deux discours, un, où l’on dit que nous allons nous appuyer sur 30 joueurs et l’autre, où tu gagnes et donc tu reconduits les mêmes joueurs. Nous allons prendre du temps pour regarder les performances de chacun à la vidéo et nous composerons la meilleure équipe du moment.











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