« Nous allons nous relever »
Lendemain de défaite pour Bernard Laporte, Jo Maso et Fabien Pelous qui reviennent sur la performance des tricolores lors du match d’ouverture de la Coupe du monde face à l’Argentine.
Quel bilan tirez-vous de cette rencontre ?
Bernard LAPORTE : Nous avons été fébriles et fragiles avec du mal pour tenir le ballon. Même sans l’avoir revu, nous savons que nos avants ont dominé le match mais malheureusement, derrière, nous n’avons pas su exploiter nos ballons et mettre notre jeu en place face à une défense agressive, meilleure dans les duels, notamment dans les un contre un aérien ou dans le jeu porté. Dire qu’ils nous ont été supérieurs dans la structure 9-10-12-13 n’est pas un mensonge. C’est là où nous n’avons pas su faire la différence et exploiter la force de nos avants. Cela laisse beaucoup d’amertume et beaucoup de regrets.
Jo MASO : Je crois que ce sont les Argentins qui ont le don de nous brouiller les cartes en retardant constamment la sortie de nos ballons, d’être toujours à la limite du hors-jeu. A partir de là, nous nous sommes fragilisés. Je les compare aux Roumains de mon époque dans les années 60-70, ils ne proposaient pas grand-chose en terme de jeu mais ils étaient très bons sur les phases au sol. Nous avons très bons dans la conquête et dans le combat mais nous avons mal utilisé le ballon.
Mais ce jeu ou non-jeu argentin, ce n’est pas une surprise puisqu’ils le proposent depuis quelques années, comment expliquez-vous les difficultés françaises ?
Jo MASO : Il ne s’agit pas que d’une leçon à apprendre, ça serait trop simple ! Il faut savoir s’adapter sur le terrain à ce style de jeu …
Fabien PELOUS : Nous n’avons pas fait ce qu’il fallait pour répondre à ce problème que nous posait les Argentins. Ils ont retardé tous les ballons au sol, ils étaient venus pour cela comme ils nous l’ont confirmé après le match. Ils n’avaient pas du tout prévu d’attaquer et nous n’avons pas su nous dépêtrer de ce jeu là et les empêcher de ralentir les ballons. C’est la clé du match. Comme tous les jeux, le notre est performant s’il se joue vite. Je crois que c’est une faillite collective mais nous n’allons pas lâcher, il y a encore de l’espoir. Si nous gagnons les trois matches avec le point de bonus, nous serons qualifiés et nous sommes résolus à ne pas lâcher l’affaire.
Bernard LAPORTE : Nous avons manqué de promptitude dans les phases au sol mais il faut regardé quand ils ont mis les points. D’où viennent les actions ? Ce n’est que de la fébrilité de notre part. Nous avons eu du mal à mettre notre jeu en place mais on ne prend pas de point là dessus. On manque un quatre contre un et on prend un essai de 60 mètres. Les trois premières pénalités ? On prend le ballon en touche, on l’échappe, trois points. Mêlée pour nous à dix mètres de notre ligne, on les enfonce, on démarre, on perd la balle et on prend trois points. Un adversaire qui ne te propose rien, il ne faut surtout pas lui donner des points et nous, on fait cadeau de 17 points faciles aux Argentins. Nous n’avons pas été assez patients, à chaque fois que nous avions le ballon, nous avons voulu montrer que nous étions présents alors qu’il aurait fallu par moment jouer tranquillement chez l’adversaire avant de se précipiter.
Comment va le moral de l’équipe ?
Fabien PELOUS : Nous sommes frustrés comme les 15 millions de personnes qui nous ont suivi. Nous sommes vexés d’avoir perdu un match comme ça contre une équipe qui ne nous a rien proposée. Nous sommes frustrés parce que l’évènement était là et par notre faute, nous n’avons pas su en tirer la quintessence. Nous n’avons pas été à la hauteur de ce que l’on peut donner, nous sommes capables de tellement mieux. C’est la loi du sport, quand on prend des claques, il faut se relever et nous allons le faire.
Jo MASO : J’ai la foi dans cette équipe et il faut que l’on aille chercher l’orgueil bien placé de ces champions .Ce n’est pas la vraie équipe de France que nous avons vu vendredi.
Dans quel état d’esprit allez-vous être sur les prochains matches ?
Fabien PELOUS : Il ne faut pas se poser de questions, il faut gagner les trois matches, prendre le point de bonus à chaque fois, point barre. Il faut arrêter les calculs pour savoir si untel gagne et que l’autre perd … stop ! Nous n’allons rien lâcher. Nous sommes partis sur un schéma de jeu qui marche bien mais à partir du moment où on ralentit la sortie du ballon, nous avons du mal à mette en place notre jeu. Alors oui, nous pourrions mettre des quilles lors des trois prochains matches mais nous sommes têtus parce que ce n’est pas notre jeu. Le jeu que l’on propose, nous sommes convaincus qu’il est positif et qu’il nous va bien. Ce n’est pas parce que nous avons perdu que notre jeu n’est pas adapté.
Un point sur l’infirmerie …
Jo MASO : David Skrela a mal au tendon d’Achille et Aurélien Rougerie a un point derrière la cuisse droite. La première radio de David Skrela n’a rien montré et les deux joueurs passeront des examens plus approfondis.
Bernard LAPORTE : Nous avons été fébriles et fragiles avec du mal pour tenir le ballon. Même sans l’avoir revu, nous savons que nos avants ont dominé le match mais malheureusement, derrière, nous n’avons pas su exploiter nos ballons et mettre notre jeu en place face à une défense agressive, meilleure dans les duels, notamment dans les un contre un aérien ou dans le jeu porté. Dire qu’ils nous ont été supérieurs dans la structure 9-10-12-13 n’est pas un mensonge. C’est là où nous n’avons pas su faire la différence et exploiter la force de nos avants. Cela laisse beaucoup d’amertume et beaucoup de regrets.
Jo MASO : Je crois que ce sont les Argentins qui ont le don de nous brouiller les cartes en retardant constamment la sortie de nos ballons, d’être toujours à la limite du hors-jeu. A partir de là, nous nous sommes fragilisés. Je les compare aux Roumains de mon époque dans les années 60-70, ils ne proposaient pas grand-chose en terme de jeu mais ils étaient très bons sur les phases au sol. Nous avons très bons dans la conquête et dans le combat mais nous avons mal utilisé le ballon.
Mais ce jeu ou non-jeu argentin, ce n’est pas une surprise puisqu’ils le proposent depuis quelques années, comment expliquez-vous les difficultés françaises ?
Jo MASO : Il ne s’agit pas que d’une leçon à apprendre, ça serait trop simple ! Il faut savoir s’adapter sur le terrain à ce style de jeu …
Fabien PELOUS : Nous n’avons pas fait ce qu’il fallait pour répondre à ce problème que nous posait les Argentins. Ils ont retardé tous les ballons au sol, ils étaient venus pour cela comme ils nous l’ont confirmé après le match. Ils n’avaient pas du tout prévu d’attaquer et nous n’avons pas su nous dépêtrer de ce jeu là et les empêcher de ralentir les ballons. C’est la clé du match. Comme tous les jeux, le notre est performant s’il se joue vite. Je crois que c’est une faillite collective mais nous n’allons pas lâcher, il y a encore de l’espoir. Si nous gagnons les trois matches avec le point de bonus, nous serons qualifiés et nous sommes résolus à ne pas lâcher l’affaire.
Bernard LAPORTE : Nous avons manqué de promptitude dans les phases au sol mais il faut regardé quand ils ont mis les points. D’où viennent les actions ? Ce n’est que de la fébrilité de notre part. Nous avons eu du mal à mettre notre jeu en place mais on ne prend pas de point là dessus. On manque un quatre contre un et on prend un essai de 60 mètres. Les trois premières pénalités ? On prend le ballon en touche, on l’échappe, trois points. Mêlée pour nous à dix mètres de notre ligne, on les enfonce, on démarre, on perd la balle et on prend trois points. Un adversaire qui ne te propose rien, il ne faut surtout pas lui donner des points et nous, on fait cadeau de 17 points faciles aux Argentins. Nous n’avons pas été assez patients, à chaque fois que nous avions le ballon, nous avons voulu montrer que nous étions présents alors qu’il aurait fallu par moment jouer tranquillement chez l’adversaire avant de se précipiter.
Comment va le moral de l’équipe ?
Fabien PELOUS : Nous sommes frustrés comme les 15 millions de personnes qui nous ont suivi. Nous sommes vexés d’avoir perdu un match comme ça contre une équipe qui ne nous a rien proposée. Nous sommes frustrés parce que l’évènement était là et par notre faute, nous n’avons pas su en tirer la quintessence. Nous n’avons pas été à la hauteur de ce que l’on peut donner, nous sommes capables de tellement mieux. C’est la loi du sport, quand on prend des claques, il faut se relever et nous allons le faire.
Jo MASO : J’ai la foi dans cette équipe et il faut que l’on aille chercher l’orgueil bien placé de ces champions .Ce n’est pas la vraie équipe de France que nous avons vu vendredi.
Dans quel état d’esprit allez-vous être sur les prochains matches ?
Fabien PELOUS : Il ne faut pas se poser de questions, il faut gagner les trois matches, prendre le point de bonus à chaque fois, point barre. Il faut arrêter les calculs pour savoir si untel gagne et que l’autre perd … stop ! Nous n’allons rien lâcher. Nous sommes partis sur un schéma de jeu qui marche bien mais à partir du moment où on ralentit la sortie du ballon, nous avons du mal à mette en place notre jeu. Alors oui, nous pourrions mettre des quilles lors des trois prochains matches mais nous sommes têtus parce que ce n’est pas notre jeu. Le jeu que l’on propose, nous sommes convaincus qu’il est positif et qu’il nous va bien. Ce n’est pas parce que nous avons perdu que notre jeu n’est pas adapté.
Un point sur l’infirmerie …
Jo MASO : David Skrela a mal au tendon d’Achille et Aurélien Rougerie a un point derrière la cuisse droite. La première radio de David Skrela n’a rien montré et les deux joueurs passeront des examens plus approfondis.











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