« Ne pas perturber notre collectif »
Jo MASO, Manager de l’équipe de France, nous explique les choix de l’encadrement dans la composition du XV de France face au Pays de Galles.
Quels ont été vos critères de sélection pour composer le XV de Frances qui débutera face aux Gallois ?
Jo MASO : Nous voulons gagner cette troisième levée du Tournoi des VI Nations et cela serait dommage d’avoir gagner en Italie et en Irlande pour ensuite chuter chez nous contre les Gallois. Nous avons essayé de constituer un groupe avec quelques retouches tout en restant sur des acquis et sans perturber notre collectif. Cela vaut pour toutes les lignes et notamment notre paire de demis. Un des premiers buts de ce Tournoi était de se doter d’une charnière complémentaire derrière Michalak, Elissalde ou Yachvili. Nous l’avons trouvé sur les deux premiers matches avec Pierre Mignoni et David Skrela. Nous allons leur donner de la confiance pour qu’ils puissent continuer à peaufiner leurs repères.
Est-ce le poste de demi de mêlée qui a suscité le plus de débat ?
Jo MASO : Complètement, surtout vis-à-vis du respect que nous avons par rapport à nos joueurs. Cela va faire le troisième match que Dimitri va faire sur le banc sans avoir la certitude de rentrer sur le terrain. Ce n’est pas simple de se retrouver dans cette situation et à l’inverse de Jean-Baptiste Elissalde, qui sera aligné avec les Barbarians français contre l’Argentine (NDRL : 3 mars à Biarritz), Yachvili n’aura pas joué un seul match et il postulera certainement pour le match contre l’Angleterre
Pourquoi avez-vous décidé d’aligner une dizaine de joueurs avec les Barbarians français ?
Jo MASO : Nous entretenons, vous vous en doutez, d’excellentes relations avec Jean-Pierre Rives, Président des Barbarians. C’était pour nous une ouverture pour faire jouer ceux qui n’ont pas pu évoluer avec nous depuis le début du Tournoi. Entre les blessés qui ont été écartés pendant plusieurs semaines et ceux qui se préparaient physiquement, certains n’auraient pas joué pendant six semaines. C’est pour cela qu’ils vont jouer face à l’Argentine et acquérir des minutes de jeu. Ce sera aussi l’occasion d’une bonne évaluation pour nous (NDRL : August, Lamboley, Elissalde, Floch, Traille, Messina, Poux, Nyanga, Emmanuelli, Dusautoir, Rougerie et Beauxis).
Malgré deux défaites, le Pays de Galles semble vous inspirer de la crainte ?
Jo MASO : Je regarde derrière nous et je vois qu’il y a deux ans, ils n’étaient pas bien et ils sont venus gagner chez nous. J’ai encore ce mauvais souvenir en mémoire et les joueurs aussi ! Nous savons que si nous ne sommes pas vigilants et aussi concentrés que face à l’Italie et à l’Irlande, ils peuvent nous battre. Nous devons enchaîner les bonnes performances et maintenir notre constance défensive et offensive parce que c’est en jouant que nous les battrons. Face à l’Irlande, si les Gallois l’emportent, il ne faut pas crier à l’injustice, ils ont dominé pendant 60 minutes avant de se faire prendre en contre. Nous avons du respect pour cette formation, ils envoient beaucoup de jeu sur les extérieurs mais à nous de montrer nos qualités.
Pour la première fois depuis le début du Tournoi, la France va évoluer à domicile, qu’attendez-vous du public du Stade de France, après la démonstration de Croke Park ?
Jo MASO : Je crois que nous avons vu une réelle amélioration pendant la Tournée de novembre où nous avons été en difficulté face à la Nouvelle Zélande et face à l’Argentine. J’ai été agréablement surpris du soutien que le public du Stade de France nous a manifesté. Je tiens d’ailleurs à le remercier pour cette chaleur parce que nous en avions besoin. Ce sont les prémices de ce qui va se passer lors de la Coupe du monde, où tout le public tricolore va se retrouver derrière son équipe de France. Il faut que les joueurs sentent sur le terrain cette ferveur qui s’échappe des tribunes parce que nous en avons besoin, les joueurs en ont besoin. Nous devons jouer à 16 contre le Pays de Galles.
Jo MASO : Nous voulons gagner cette troisième levée du Tournoi des VI Nations et cela serait dommage d’avoir gagner en Italie et en Irlande pour ensuite chuter chez nous contre les Gallois. Nous avons essayé de constituer un groupe avec quelques retouches tout en restant sur des acquis et sans perturber notre collectif. Cela vaut pour toutes les lignes et notamment notre paire de demis. Un des premiers buts de ce Tournoi était de se doter d’une charnière complémentaire derrière Michalak, Elissalde ou Yachvili. Nous l’avons trouvé sur les deux premiers matches avec Pierre Mignoni et David Skrela. Nous allons leur donner de la confiance pour qu’ils puissent continuer à peaufiner leurs repères.
Est-ce le poste de demi de mêlée qui a suscité le plus de débat ?
Jo MASO : Complètement, surtout vis-à-vis du respect que nous avons par rapport à nos joueurs. Cela va faire le troisième match que Dimitri va faire sur le banc sans avoir la certitude de rentrer sur le terrain. Ce n’est pas simple de se retrouver dans cette situation et à l’inverse de Jean-Baptiste Elissalde, qui sera aligné avec les Barbarians français contre l’Argentine (NDRL : 3 mars à Biarritz), Yachvili n’aura pas joué un seul match et il postulera certainement pour le match contre l’Angleterre
Pourquoi avez-vous décidé d’aligner une dizaine de joueurs avec les Barbarians français ?
Jo MASO : Nous entretenons, vous vous en doutez, d’excellentes relations avec Jean-Pierre Rives, Président des Barbarians. C’était pour nous une ouverture pour faire jouer ceux qui n’ont pas pu évoluer avec nous depuis le début du Tournoi. Entre les blessés qui ont été écartés pendant plusieurs semaines et ceux qui se préparaient physiquement, certains n’auraient pas joué pendant six semaines. C’est pour cela qu’ils vont jouer face à l’Argentine et acquérir des minutes de jeu. Ce sera aussi l’occasion d’une bonne évaluation pour nous (NDRL : August, Lamboley, Elissalde, Floch, Traille, Messina, Poux, Nyanga, Emmanuelli, Dusautoir, Rougerie et Beauxis).
Malgré deux défaites, le Pays de Galles semble vous inspirer de la crainte ?
Jo MASO : Je regarde derrière nous et je vois qu’il y a deux ans, ils n’étaient pas bien et ils sont venus gagner chez nous. J’ai encore ce mauvais souvenir en mémoire et les joueurs aussi ! Nous savons que si nous ne sommes pas vigilants et aussi concentrés que face à l’Italie et à l’Irlande, ils peuvent nous battre. Nous devons enchaîner les bonnes performances et maintenir notre constance défensive et offensive parce que c’est en jouant que nous les battrons. Face à l’Irlande, si les Gallois l’emportent, il ne faut pas crier à l’injustice, ils ont dominé pendant 60 minutes avant de se faire prendre en contre. Nous avons du respect pour cette formation, ils envoient beaucoup de jeu sur les extérieurs mais à nous de montrer nos qualités.
Pour la première fois depuis le début du Tournoi, la France va évoluer à domicile, qu’attendez-vous du public du Stade de France, après la démonstration de Croke Park ?
Jo MASO : Je crois que nous avons vu une réelle amélioration pendant la Tournée de novembre où nous avons été en difficulté face à la Nouvelle Zélande et face à l’Argentine. J’ai été agréablement surpris du soutien que le public du Stade de France nous a manifesté. Je tiens d’ailleurs à le remercier pour cette chaleur parce que nous en avions besoin. Ce sont les prémices de ce qui va se passer lors de la Coupe du monde, où tout le public tricolore va se retrouver derrière son équipe de France. Il faut que les joueurs sentent sur le terrain cette ferveur qui s’échappe des tribunes parce que nous en avons besoin, les joueurs en ont besoin. Nous devons jouer à 16 contre le Pays de Galles.











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