« Libérons-nous »
Bernard LAPORTE revient sur la semaine de préparation et sur les valeurs que le XV de France devra déployer face à la Namibie pour entamer le marathon de la qualification.
Comment avez-vous vécu cette semaine de préparation ?
Bernard LAPORTE : Les 48 heures qui ont suivi le match ont été assez difficiles mais petit à petit tout a été évacué et notre destin passe par les trois prochains matches qui arrivent. C’est ce qu’on s’est dit toute la semaine. Nous nous sommes concentrés sur le prochain, contre la Namibie. Nous nous sommes entraînés normalement avec onze jours pour préparer cette rencontre. Maintenant, il nous tarde de jouer pour refermer complètement cette blessure.
Quels sont les éléments qui permettent cette cicatrisation ?
Bernard LAPORTE : La remise en question doit être permanente et elle fait partie intégrante du sportif de haut niveau, même quand on gagne. Dans la défaite, elle est immédiate chez un sportif. Nous avons accompagné les joueurs toute la semaine. Nous sommes ensemble et nous nous sommes dit les choses que nous avions à nous dire après la contre-performance de l’Argentine. Nous avons repris le chemin de l’entraînement sans changer nos habitudes. Nous avons retrouvé de l’enthousiasme et du moral. Nous avons perdu le premier match mais il nous en reste trois à disputer. La compétition a repris le dessus. Nous ne nous posons pas d’autres questions !
Allez-vous changer quelque chose dans la préparation de l’avant-match ?
Bernard LAPORTE : Non, nous procèderons de la même façon. Nous avons gagné 17 matches sur 20 dans le Tournoi et nous avons été trois fois champions d’Europe parce que les joueurs avaient pris les clés du camion. La performance d’une équipe, c’est des joueurs responsables. Nous allons continuer comme ça parce que nous avons confiance dans nos joueurs. Nous sommes passés à côté une fois mais il est hors de question de tout remettre en cause. Nous ne sommes pas lunatiques, quand on a confiance, on accompagne jusqu’au bout ! Nous ne voulons pas de faux fuyants. Nous avons perdu sur le terrain pas parce que nous avions un haut blanc ou un short bleu. Nous assumons et nous devons être meilleur sur le terrain, c’est la seule vérité !
Attendez-vous plus d’agressivité de vos avants sur ce match face à la Namibie ?
Bernard LAPORTE : Face à l’Argentine, nous avons fait ce que personne n’attendait, c'est-à-dire mettre le pack argentin sur le reculoir en mêlée et en touche. Après, il y a eu tellement peu de jeu que nous avons eu du mal à mettre en exergue les qualités de nos avants. Il n’y a pas grand-chose à dire sinon que les avants ont fait le travail et qu’ils ont dominé les Pumas. Nous nous sommes mis dans la difficulté tout seul et nous avons eu du mal à dynamiser le jeu. Je ne pense pas que cela soit un manque d’agressivité mais plutôt de lucidité. Les deux premiers ballons où nous prenons des pénalités, ce sont des ballons que nous ne devons pas jouer à la main parce que nous avons nos avants par terre après une phase de conquête alors que les avants argentins sont debout. Qu’est-ce qu’on fait ? Bah on le joue et donc automatiquement, sur le point de rencontre, les Pumas sont plus nombreux. Si on dégage le ballon au pied, on ne connaît pas ce problème. On ne peut pas reprocher à nos avants d’être par terre et de ne pas être au soutien, il faut jouer ensemble et analyser les données. Personnellement, je n’ai pas trouvé un manque de dynamisme par rapport aux avants argentins.
Comment avez-vous procédé pour retrouver cette notion de plaisir que tous les joueurs ont abordé cette semaine ?
Bernard LAPORTE : La joie de jouer à toujours exister au sein de ce groupe. Il y a eu un évènement que nous avons mal maîtrisé et qui nous a enlevé cette joie et ce plaisir parce que la fébrilité nous a empêché de jouer. Nous avons envie de retrouver notre allant que nous avions lors de nos matches de préparation.
Face à une équipe contre la Namibie, l’écueil ne risque-t-il pas d’être dans la volonté absolue de marquer trop rapidement le point de bonus ?
Bernard LAPORTE : Il faut prendre le match dans l’ordre, le construire avant de le gagner. L’objectif est de marquer quatre essais mais il faudra être patient. Il ne faut surtout pas se précipiter, on ne passera pas à chaque attaque parce qu’ils répondront présents. Nous devons d’abord penser à gagner. Après, si on peut se faire plaisir avec des attaques tranchantes qui viennent de loin pourquoi pas mais nous devons gagner. Ce ne sera pas un match facile mais si tu commences à te faire une montagne de la Namibie, ça ne sert à rien de jouer la Coupe du monde. Jouons comme nous savons le faire ! Il faut être nous-mêmes, nous libérer comme nous l’avons fait pendant les matches de préparation. C’est un plaisir de jouer au rugby !
Bernard LAPORTE : Les 48 heures qui ont suivi le match ont été assez difficiles mais petit à petit tout a été évacué et notre destin passe par les trois prochains matches qui arrivent. C’est ce qu’on s’est dit toute la semaine. Nous nous sommes concentrés sur le prochain, contre la Namibie. Nous nous sommes entraînés normalement avec onze jours pour préparer cette rencontre. Maintenant, il nous tarde de jouer pour refermer complètement cette blessure.
Quels sont les éléments qui permettent cette cicatrisation ?
Bernard LAPORTE : La remise en question doit être permanente et elle fait partie intégrante du sportif de haut niveau, même quand on gagne. Dans la défaite, elle est immédiate chez un sportif. Nous avons accompagné les joueurs toute la semaine. Nous sommes ensemble et nous nous sommes dit les choses que nous avions à nous dire après la contre-performance de l’Argentine. Nous avons repris le chemin de l’entraînement sans changer nos habitudes. Nous avons retrouvé de l’enthousiasme et du moral. Nous avons perdu le premier match mais il nous en reste trois à disputer. La compétition a repris le dessus. Nous ne nous posons pas d’autres questions !
Allez-vous changer quelque chose dans la préparation de l’avant-match ?
Bernard LAPORTE : Non, nous procèderons de la même façon. Nous avons gagné 17 matches sur 20 dans le Tournoi et nous avons été trois fois champions d’Europe parce que les joueurs avaient pris les clés du camion. La performance d’une équipe, c’est des joueurs responsables. Nous allons continuer comme ça parce que nous avons confiance dans nos joueurs. Nous sommes passés à côté une fois mais il est hors de question de tout remettre en cause. Nous ne sommes pas lunatiques, quand on a confiance, on accompagne jusqu’au bout ! Nous ne voulons pas de faux fuyants. Nous avons perdu sur le terrain pas parce que nous avions un haut blanc ou un short bleu. Nous assumons et nous devons être meilleur sur le terrain, c’est la seule vérité !
Attendez-vous plus d’agressivité de vos avants sur ce match face à la Namibie ?
Bernard LAPORTE : Face à l’Argentine, nous avons fait ce que personne n’attendait, c'est-à-dire mettre le pack argentin sur le reculoir en mêlée et en touche. Après, il y a eu tellement peu de jeu que nous avons eu du mal à mettre en exergue les qualités de nos avants. Il n’y a pas grand-chose à dire sinon que les avants ont fait le travail et qu’ils ont dominé les Pumas. Nous nous sommes mis dans la difficulté tout seul et nous avons eu du mal à dynamiser le jeu. Je ne pense pas que cela soit un manque d’agressivité mais plutôt de lucidité. Les deux premiers ballons où nous prenons des pénalités, ce sont des ballons que nous ne devons pas jouer à la main parce que nous avons nos avants par terre après une phase de conquête alors que les avants argentins sont debout. Qu’est-ce qu’on fait ? Bah on le joue et donc automatiquement, sur le point de rencontre, les Pumas sont plus nombreux. Si on dégage le ballon au pied, on ne connaît pas ce problème. On ne peut pas reprocher à nos avants d’être par terre et de ne pas être au soutien, il faut jouer ensemble et analyser les données. Personnellement, je n’ai pas trouvé un manque de dynamisme par rapport aux avants argentins.
Comment avez-vous procédé pour retrouver cette notion de plaisir que tous les joueurs ont abordé cette semaine ?
Bernard LAPORTE : La joie de jouer à toujours exister au sein de ce groupe. Il y a eu un évènement que nous avons mal maîtrisé et qui nous a enlevé cette joie et ce plaisir parce que la fébrilité nous a empêché de jouer. Nous avons envie de retrouver notre allant que nous avions lors de nos matches de préparation.
Face à une équipe contre la Namibie, l’écueil ne risque-t-il pas d’être dans la volonté absolue de marquer trop rapidement le point de bonus ?
Bernard LAPORTE : Il faut prendre le match dans l’ordre, le construire avant de le gagner. L’objectif est de marquer quatre essais mais il faudra être patient. Il ne faut surtout pas se précipiter, on ne passera pas à chaque attaque parce qu’ils répondront présents. Nous devons d’abord penser à gagner. Après, si on peut se faire plaisir avec des attaques tranchantes qui viennent de loin pourquoi pas mais nous devons gagner. Ce ne sera pas un match facile mais si tu commences à te faire une montagne de la Namibie, ça ne sert à rien de jouer la Coupe du monde. Jouons comme nous savons le faire ! Il faut être nous-mêmes, nous libérer comme nous l’avons fait pendant les matches de préparation. C’est un plaisir de jouer au rugby !











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