« Le style de défense s’adapte aux joueurs »
David Ellis, le plus Français des Anglais et spécialiste de la défense dans l’encadrement tricolore, nous parle du travail qu’effectue l’équipe de France autour de son organisation défensive.
Qu’est-ce qu’une bonne défense ?
David ELLIS : Il faut être agressif mais discipliné tout en étant organisé. Par exemple, l’Afrique du Sud est une équipe très agressive mais qui se met souvent à la faute. Ils sont moins disciplinés que la Nouvelle-Zélande ou l’Australie. Si tu prends la discipline des Blacks, l’organisation de l’équipe de France et l’agressivité des Springboks, je pense que tu n’es pas loin de la meilleure défense du monde.
L’équipe de France possède-t-elle cet équilibre ?
David ELLIS : Nous avons beaucoup travaillé depuis 4 semaines par rapport à l’organisation défensive. Nous ne pouvions pas faire beaucoup de contact au début donc nous avons travaillé sur l’organisation défensive en général autour de la mêlée ou de la touche pour régler tous les détails. Maintenant, avec le retour du contact, nous travaillons sur la défense lors de l’impact au placage. C’est le principal travail des prochains jours, l’impact et la technique de placage.
Justement en quoi consiste ce travail spécifique ?
David ELLIS : Sans rentrer dans les détails, nous avons beaucoup subi face à la Nouvelle Zélande avec des joueurs qui venaient prendre la ligne davantage lors de l’impact. Nous avons changé notre organisation défensive autour des regroupements et nous travaillons sur une meilleure organisation autour de la phase d’impact. C’est très technique mais avec la préparation que les joueurs ont, ils ont désormais le physique pour réaliser ce que nous voulons d’eux. Nous nous inspirons des autres disciplines comme le rugby à XIII, le rugby à 7 ou le football américain. Il faut regarder à l’extérieur ce qui peut nous intéresser, j’ai intégré dans le jeu à XV, la technique de placage développée par les treizistes pour bloquer le ballon. Avec des joueurs comme Jerry Collins, cela peut se révéler très utile notamment pour annihiler la faculté qu’ont les Blacks de faire rebondir le jeu après l’impact. Nous devons être plus efficace sur cette zone de placage qui nous a souvent mis en difficulté. Cela doit nous permettre de trouver les trois ou quatre secondes nécessaires pour nous replacer, surtout sur les deux premiers temps de jeu.
Défensivement, quels sont les enseignements que vous avez tirés du Tri-Nations ?
David ELLIS : La Nouvelle-Zélande est toujours au top niveau surtout au niveau des impacts sur les placages. Les Australiens sont vraiment bien organisés en défense maintenant, je trouve qu’ils ont retrouvé un équilibre qui a toujours fait leur force. L’Afrique du Sud a innové avec deux systèmes défensifs qui marchent très bien. Avant, ils fermaient les extérieurs lors de leur montée défensive, maintenant, ils glissent le long de l’attaque avec leur arrière, leur deuxième centre et leur ailier.
Est-ce que cela vous a obligé à modifier l’organisation défensive française ?
David ELLIS : Non mais c’est toujours intéressant de voir comment nos futurs adversaires réagissent par rapport à différents styles de défense. Cela nous permet de voir qui est à l’aise face aux montées extérieures ou à la défense glissée. Nous avons un pack très mobile avec une ligne très rapide et cela nous permet de laisser les extérieurs parce que nous avons les joueurs capables de glisser vers la ligne. Quand tu as Pieter de Villiers et Olivier Milloud, tu as deux troisièmes lignes qui jouent pilier, c’est très rare de trouver un paquet d’avant aussi mobile que celui des Bleus. Le style de défense s’adapte aux joueurs que nous possédons et à leur qualité.
Qu’est-ce qui a évolué depuis 2003 ?
David ELLIS : L’intensité et les organisations défensives. En 2003, les équipes étaient bien organisées mais aujourd’hui, les 5 ou 6 équipes du haut de tableau sont vraiment bien préparées physiquement. De même, l’impact au placage, développé par les nations de l’hémisphère sud, est devenu très rude.
L’actuelle préparation physique influe-t-elle sur la qualité de la défense du XV de France ?
David ELLIS : Bien entendu ! J’ai le souvenir de 2003 où je n’avais jamais vu les joueurs aussi bien préparés. Mais aujourd’hui, c’est encore plus fort. Ils ont quatre années de travail et vous ne pouvez pas imaginer ce qu’ils ont fait depuis 5 semaines. C’est assez impressionnant et cela permet de proposer d’autres solutions notamment en défense parce que les joueurs sont prêts physiquement pour imposer la pression à l’attaque.
David ELLIS : Il faut être agressif mais discipliné tout en étant organisé. Par exemple, l’Afrique du Sud est une équipe très agressive mais qui se met souvent à la faute. Ils sont moins disciplinés que la Nouvelle-Zélande ou l’Australie. Si tu prends la discipline des Blacks, l’organisation de l’équipe de France et l’agressivité des Springboks, je pense que tu n’es pas loin de la meilleure défense du monde.
L’équipe de France possède-t-elle cet équilibre ?
David ELLIS : Nous avons beaucoup travaillé depuis 4 semaines par rapport à l’organisation défensive. Nous ne pouvions pas faire beaucoup de contact au début donc nous avons travaillé sur l’organisation défensive en général autour de la mêlée ou de la touche pour régler tous les détails. Maintenant, avec le retour du contact, nous travaillons sur la défense lors de l’impact au placage. C’est le principal travail des prochains jours, l’impact et la technique de placage.
Justement en quoi consiste ce travail spécifique ?
David ELLIS : Sans rentrer dans les détails, nous avons beaucoup subi face à la Nouvelle Zélande avec des joueurs qui venaient prendre la ligne davantage lors de l’impact. Nous avons changé notre organisation défensive autour des regroupements et nous travaillons sur une meilleure organisation autour de la phase d’impact. C’est très technique mais avec la préparation que les joueurs ont, ils ont désormais le physique pour réaliser ce que nous voulons d’eux. Nous nous inspirons des autres disciplines comme le rugby à XIII, le rugby à 7 ou le football américain. Il faut regarder à l’extérieur ce qui peut nous intéresser, j’ai intégré dans le jeu à XV, la technique de placage développée par les treizistes pour bloquer le ballon. Avec des joueurs comme Jerry Collins, cela peut se révéler très utile notamment pour annihiler la faculté qu’ont les Blacks de faire rebondir le jeu après l’impact. Nous devons être plus efficace sur cette zone de placage qui nous a souvent mis en difficulté. Cela doit nous permettre de trouver les trois ou quatre secondes nécessaires pour nous replacer, surtout sur les deux premiers temps de jeu.
Défensivement, quels sont les enseignements que vous avez tirés du Tri-Nations ?
David ELLIS : La Nouvelle-Zélande est toujours au top niveau surtout au niveau des impacts sur les placages. Les Australiens sont vraiment bien organisés en défense maintenant, je trouve qu’ils ont retrouvé un équilibre qui a toujours fait leur force. L’Afrique du Sud a innové avec deux systèmes défensifs qui marchent très bien. Avant, ils fermaient les extérieurs lors de leur montée défensive, maintenant, ils glissent le long de l’attaque avec leur arrière, leur deuxième centre et leur ailier.
Est-ce que cela vous a obligé à modifier l’organisation défensive française ?
David ELLIS : Non mais c’est toujours intéressant de voir comment nos futurs adversaires réagissent par rapport à différents styles de défense. Cela nous permet de voir qui est à l’aise face aux montées extérieures ou à la défense glissée. Nous avons un pack très mobile avec une ligne très rapide et cela nous permet de laisser les extérieurs parce que nous avons les joueurs capables de glisser vers la ligne. Quand tu as Pieter de Villiers et Olivier Milloud, tu as deux troisièmes lignes qui jouent pilier, c’est très rare de trouver un paquet d’avant aussi mobile que celui des Bleus. Le style de défense s’adapte aux joueurs que nous possédons et à leur qualité.
Qu’est-ce qui a évolué depuis 2003 ?
David ELLIS : L’intensité et les organisations défensives. En 2003, les équipes étaient bien organisées mais aujourd’hui, les 5 ou 6 équipes du haut de tableau sont vraiment bien préparées physiquement. De même, l’impact au placage, développé par les nations de l’hémisphère sud, est devenu très rude.
L’actuelle préparation physique influe-t-elle sur la qualité de la défense du XV de France ?
David ELLIS : Bien entendu ! J’ai le souvenir de 2003 où je n’avais jamais vu les joueurs aussi bien préparés. Mais aujourd’hui, c’est encore plus fort. Ils ont quatre années de travail et vous ne pouvez pas imaginer ce qu’ils ont fait depuis 5 semaines. C’est assez impressionnant et cela permet de proposer d’autres solutions notamment en défense parce que les joueurs sont prêts physiquement pour imposer la pression à l’attaque.










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