« La rage de vaincre »
De retour au Centre National de Rugby, Raphaël IBANEZ nous parle de la préparation du XV de France lors de la semaine la plus importante de l’histoire du XV de France.
Comment sentez-vous l’équipe physiquement après la confrontation face aux Blacks ?
Raphaël IBANEZ : C’était un match avec beaucoup d’engagement physique et nous avons consacré les deux jours qui ont suivi cette victoire, à la récupération. Nous avons des informations positives sur le retour de chacun à l’entraînement, la seule incertitude concerne Pierre Mignoni. Nous allons reprendre dès cet après-midi (NDRL : mardi) le rugby et le terrain pour nous remettre progressivement dans le bain même si nous pouvons nous appuyer sur des certitudes au niveau de notre jeu.
Quels vont être les mots que vous allez utiliser pour préparer cette demi-finale ?
Raphaël IBANEZ : Nous verrons dans la semaine parce que je n’ai pas de discours préconçu mais l’idée, c’est qu’après ce match qui n’était qu’un quart de finale, nous devons nous remettre tout de suite sur le droit chemin. Nous ne sommes pas champions du monde mais juste demi-finaliste et nous allons affronter les tenants du titre. C’est peut être le plus gros challenge que nous allons devoir relever et je fais confiance à toute l’équipe qui n’a pas envie de se disperser avec tout ce qui s’est passé face à la Nouvelle Zélande et tout ce que la victoire a pu engendrer. Même si nous sommes vraiment fiers d’avoir battu les Blacks, nous n’avons pas envie d’en rester là. La vérité est sur le terrain et c’est cette vérité qui doit habiter les joueurs et pas le passé.
Quelle est votre opinion sur cette équipe anglaise qui revient de loin ?
Raphaël IBANEZ : Nous connaissons tous les Anglais ! Ce sont les champions du monde, des compétiteurs qui ont été sous pression avant même de commencer la compétition mais ils sont toujours là. Nous allons nous préparer avec humilité face à ce qui se fait de mieux parce qu’ils sont tenants du titre. Ils se sont refaits une santé malgré la pluie de critiques qui est tombée sur eux. Mais je me souviens qu’ils nous ont empêché de faire le Grand Chelem cette année. Nous connaissons la capacité de cette équipe et nous n’avons jamais dit, contrairement à certains, qu’ils étaient mauvais quand ils étaient au creux de la vague. Ce sera un match compliqué avec un paquet d’avants très costaud peut-être aussi difficile que celui contre les Blacks.
Est-ce que vous vous dîtes que vous jouez peut - être votre dernier match ?
Raphaël IBANEZ : Je suis aussi déterminé qu’au premier jour de la compétition. Nous nous sommes programmés sur le même objectif et comme les autres joueurs, j’ai envie de le concrétiser. Je veux que mon dernier match soit celui du 20 octobre mais je n’y pense pas dans ma préparation. Nous sommes marqués physiquement mais personne ne lève le doigt pour se plaindre ou demander à ne pas faire un entraînement parce que nous savons ce qui nous attend. Nous nous sommes donnés le droit de jouer ce match et nous aurons peut-être un petit rôle à jouer dans cette compétition. Au fond de nous, nous savons que maintenant, nous rentrons dans une phase excitante qui donne une rage de vaincre hors du commun.
Le retour en France peut-il vous aider ?
Raphaël IBANEZ : Ca fait plaisir de revenir sur notre territoire, chez nous en France. Tous les joueurs avaient le sourire en arrivant à l’aéroport avec le sentiment d’avoir fait un bon match face aux Blacks à Cardiff. Cela peut nous aider de retrouver nos repères et nos racines mais subir l’évènement et le contexte, ça va, c’est bon … merci, on a déjà donné le 7 septembre. Il ne faut pas avoir la mémoire trop courte parce qu’à force d’avoir parlé de ce que la Coupe du monde représentait, nous avions oublié l’essentiel … jouer au rugby et je peux vous dire que cette fois, nous l’avons bien intégré et gardé en mémoire !
Raphaël IBANEZ : C’était un match avec beaucoup d’engagement physique et nous avons consacré les deux jours qui ont suivi cette victoire, à la récupération. Nous avons des informations positives sur le retour de chacun à l’entraînement, la seule incertitude concerne Pierre Mignoni. Nous allons reprendre dès cet après-midi (NDRL : mardi) le rugby et le terrain pour nous remettre progressivement dans le bain même si nous pouvons nous appuyer sur des certitudes au niveau de notre jeu.
Quels vont être les mots que vous allez utiliser pour préparer cette demi-finale ?
Raphaël IBANEZ : Nous verrons dans la semaine parce que je n’ai pas de discours préconçu mais l’idée, c’est qu’après ce match qui n’était qu’un quart de finale, nous devons nous remettre tout de suite sur le droit chemin. Nous ne sommes pas champions du monde mais juste demi-finaliste et nous allons affronter les tenants du titre. C’est peut être le plus gros challenge que nous allons devoir relever et je fais confiance à toute l’équipe qui n’a pas envie de se disperser avec tout ce qui s’est passé face à la Nouvelle Zélande et tout ce que la victoire a pu engendrer. Même si nous sommes vraiment fiers d’avoir battu les Blacks, nous n’avons pas envie d’en rester là. La vérité est sur le terrain et c’est cette vérité qui doit habiter les joueurs et pas le passé.
Quelle est votre opinion sur cette équipe anglaise qui revient de loin ?
Raphaël IBANEZ : Nous connaissons tous les Anglais ! Ce sont les champions du monde, des compétiteurs qui ont été sous pression avant même de commencer la compétition mais ils sont toujours là. Nous allons nous préparer avec humilité face à ce qui se fait de mieux parce qu’ils sont tenants du titre. Ils se sont refaits une santé malgré la pluie de critiques qui est tombée sur eux. Mais je me souviens qu’ils nous ont empêché de faire le Grand Chelem cette année. Nous connaissons la capacité de cette équipe et nous n’avons jamais dit, contrairement à certains, qu’ils étaient mauvais quand ils étaient au creux de la vague. Ce sera un match compliqué avec un paquet d’avants très costaud peut-être aussi difficile que celui contre les Blacks.
Est-ce que vous vous dîtes que vous jouez peut - être votre dernier match ?
Raphaël IBANEZ : Je suis aussi déterminé qu’au premier jour de la compétition. Nous nous sommes programmés sur le même objectif et comme les autres joueurs, j’ai envie de le concrétiser. Je veux que mon dernier match soit celui du 20 octobre mais je n’y pense pas dans ma préparation. Nous sommes marqués physiquement mais personne ne lève le doigt pour se plaindre ou demander à ne pas faire un entraînement parce que nous savons ce qui nous attend. Nous nous sommes donnés le droit de jouer ce match et nous aurons peut-être un petit rôle à jouer dans cette compétition. Au fond de nous, nous savons que maintenant, nous rentrons dans une phase excitante qui donne une rage de vaincre hors du commun.
Le retour en France peut-il vous aider ?
Raphaël IBANEZ : Ca fait plaisir de revenir sur notre territoire, chez nous en France. Tous les joueurs avaient le sourire en arrivant à l’aéroport avec le sentiment d’avoir fait un bon match face aux Blacks à Cardiff. Cela peut nous aider de retrouver nos repères et nos racines mais subir l’évènement et le contexte, ça va, c’est bon … merci, on a déjà donné le 7 septembre. Il ne faut pas avoir la mémoire trop courte parce qu’à force d’avoir parlé de ce que la Coupe du monde représentait, nous avions oublié l’essentiel … jouer au rugby et je peux vous dire que cette fois, nous l’avons bien intégré et gardé en mémoire !











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