« La polyvalence a fait la différence »
Bernard LAPORTE, sélectionneur du XV de France, revient sur l’annonce de la liste des 30 joueurs retenus pour la Coupe du monde.
L’absence de Pascal Papé dans la liste des 30 constitue une des grosses surprises de votre annonce ?
Bernard LAPORTE : Effectivement, pour certains c’est une surprise et c’est douloureux de laisser Pascal sur le bord de la route, même s’il est dans la liste des suppléants qui sont amenés à remplacer les joueurs blessés au cours de la préparation. Dans sa tête, il espérait certainement être dans les 30 retenus mais nous ne nous voyons pas laisser Sébastien Chabal hors de la liste. Il a beaucoup travaillé et le mérite est un mot important pour nous. Il est allé se le chercher parce qu’il y a un an, je peux vous dire qu’il n’était pas dans nos têtes ! Mais Pascal a du mal depuis cette année. Nous l’avions mis capitaine lors de la tournée en Nouvelle Zélande pour le motiver et le booster. Lors du premier match, il a été en dedans et il a du mal à revenir à son niveau de 2004, depuis sa blessure. C’est regrettable mais ce n’est pas un coup d’arrêt, il est encore jeune, il a une longue carrière devant lui.
Dans votre tête, Sébastien Chabal postule aussi pour la 2ème ligne ?
Bernard LAPORTE : Nous en avons discuté avec lui et nous avons senti chez lui de la conviction quand au fait de jouer en deuxième ligne. Il n’est pas fermé et plutôt enthousiaste à évoluer à ce poste. Il a compris qu’au niveau international, c’était peut-être son futur poste. A partir du moment où nous avons eu affaire à un joueur convaincu, nous avons fait le choix le plus logique au nom du mérite, du travail, de celui qui s’est donné les moyens d’y arriver.
Vous aviez débuté avec 75 joueurs pour ne finalement n’en retenir que 30 …
Bernard LAPORTE : Il faut être sincère, nous étions partis sur un groupe élargi pour les tests physiques, mais nous n’avions pas fait jouer 75 joueurs. Maintenant, il y avait certainement 45 joueurs en compétition. Nous avons fait nos choix et nous les assumons, nous avons tenté d’être le plus logique possible. La complémentarité et la polyvalence notamment derrière ont été des facteurs déterminants.
Un Champion du monde des moins de 21 ans fait une entrée remarquée dans le groupe …
Bernard LAPORTE : Lionel Beauxis nous a fait énormément de bien contre l’Ecosse, c’est un match référence pour nous. Il nous a aidé à gagner ce Tournoi avec une efficacité au pied considérable. Nous connaissons l’importance du jeu au pied à ce niveau pour aller au bout. Nous avons Damien Traille qui possède une panoplie très conséquente dans ce domaine. Nos autres ouvreurs ne possèdent pas cette longueur. Lionel Beauxis a cette faculté comme il peut jouer aussi arrière. C’est important d’avoir quelqu’un qui peut rentrer et tenir le match avec son pied. Nous l’avons vu contre l’Irlande avec un drop de 45 mètres et des déplacements de jeu intelligent. En 2003, les Anglais se sont appuyés sur Mike Catt en cours de match pour soulager Wilkinson.
Le fait d’avoir sélectionné quatre ailiers a été préjudiciable à Thomas Castaignède ?
Bernard LAPORTE : Tout à fait ! Nos quatre ailiers ont une grande dimension internationale et ils peuvent jouer pour certains à l’arrière ou au centre. Nous n’avons pas d’arrière polyvalent et c’est ce qui a coûté la place de Thomas Castaignède. Il a aussi été très souvent blessé notamment pendant le Tournoi, il a peu joué avec les Saracens. C’est un crève-cœur mais il y a des jeunes qui poussent et cela aurait été injuste de laisser sur le bord Cedric Heymans ou Vincent Clerc. Thomas a porté haut et fort les couleurs de l’équipe de France, c’est très douloureux de le laisser de côté, mais nous n’avons pris que 13 joueurs derrière et la polyvalence a fait aussi la différence.
Qu’est-ce qui a fait penché la balance en faveur d’Elissalde à la place de Yachvili ?
Bernard LAPORTE : C’est aussi un crève-cœur ! Nous avons fait nos choix mais cela s’est joué à pas grand-chose. Pierre Mignoni s’est vraiment imposé cette année. Nous avons préféré Jean-Baptiste pour sa vivacité et son meilleur parcours en club. Dimitri a eu une saison chaotique avec son club mais aussi avec nous, où il n’a pas toujours été performant.
Personnellement, vous devez être soulagé après cette annonce ?
Bernard LAPORTE : C’est une journée particulière mais surtout une journée douloureuse même si ça devrait être le contraire. Nous devrions être content parce nous avons donné la liste des 30 joueurs, la Coupe du monde démarre vraiment dans notre esprit. Nous avons appelé tout le monde par respect et je ne voulais pas qu’il l’apprenne par la presse. Dans ma tête, c’est le contraire de la joie, je pense surtout aux 11 joueurs que nous ne sélectionnons pas ! Cela fait partie du métier et de ma tâche de sélectionneur mais je n’arrive pas m’y faire !
Crédit photo : FFR / I.Picarel
Bernard LAPORTE : Effectivement, pour certains c’est une surprise et c’est douloureux de laisser Pascal sur le bord de la route, même s’il est dans la liste des suppléants qui sont amenés à remplacer les joueurs blessés au cours de la préparation. Dans sa tête, il espérait certainement être dans les 30 retenus mais nous ne nous voyons pas laisser Sébastien Chabal hors de la liste. Il a beaucoup travaillé et le mérite est un mot important pour nous. Il est allé se le chercher parce qu’il y a un an, je peux vous dire qu’il n’était pas dans nos têtes ! Mais Pascal a du mal depuis cette année. Nous l’avions mis capitaine lors de la tournée en Nouvelle Zélande pour le motiver et le booster. Lors du premier match, il a été en dedans et il a du mal à revenir à son niveau de 2004, depuis sa blessure. C’est regrettable mais ce n’est pas un coup d’arrêt, il est encore jeune, il a une longue carrière devant lui.
Dans votre tête, Sébastien Chabal postule aussi pour la 2ème ligne ?
Bernard LAPORTE : Nous en avons discuté avec lui et nous avons senti chez lui de la conviction quand au fait de jouer en deuxième ligne. Il n’est pas fermé et plutôt enthousiaste à évoluer à ce poste. Il a compris qu’au niveau international, c’était peut-être son futur poste. A partir du moment où nous avons eu affaire à un joueur convaincu, nous avons fait le choix le plus logique au nom du mérite, du travail, de celui qui s’est donné les moyens d’y arriver.
Vous aviez débuté avec 75 joueurs pour ne finalement n’en retenir que 30 …
Bernard LAPORTE : Il faut être sincère, nous étions partis sur un groupe élargi pour les tests physiques, mais nous n’avions pas fait jouer 75 joueurs. Maintenant, il y avait certainement 45 joueurs en compétition. Nous avons fait nos choix et nous les assumons, nous avons tenté d’être le plus logique possible. La complémentarité et la polyvalence notamment derrière ont été des facteurs déterminants.
Un Champion du monde des moins de 21 ans fait une entrée remarquée dans le groupe …
Bernard LAPORTE : Lionel Beauxis nous a fait énormément de bien contre l’Ecosse, c’est un match référence pour nous. Il nous a aidé à gagner ce Tournoi avec une efficacité au pied considérable. Nous connaissons l’importance du jeu au pied à ce niveau pour aller au bout. Nous avons Damien Traille qui possède une panoplie très conséquente dans ce domaine. Nos autres ouvreurs ne possèdent pas cette longueur. Lionel Beauxis a cette faculté comme il peut jouer aussi arrière. C’est important d’avoir quelqu’un qui peut rentrer et tenir le match avec son pied. Nous l’avons vu contre l’Irlande avec un drop de 45 mètres et des déplacements de jeu intelligent. En 2003, les Anglais se sont appuyés sur Mike Catt en cours de match pour soulager Wilkinson.
Le fait d’avoir sélectionné quatre ailiers a été préjudiciable à Thomas Castaignède ? Bernard LAPORTE : Tout à fait ! Nos quatre ailiers ont une grande dimension internationale et ils peuvent jouer pour certains à l’arrière ou au centre. Nous n’avons pas d’arrière polyvalent et c’est ce qui a coûté la place de Thomas Castaignède. Il a aussi été très souvent blessé notamment pendant le Tournoi, il a peu joué avec les Saracens. C’est un crève-cœur mais il y a des jeunes qui poussent et cela aurait été injuste de laisser sur le bord Cedric Heymans ou Vincent Clerc. Thomas a porté haut et fort les couleurs de l’équipe de France, c’est très douloureux de le laisser de côté, mais nous n’avons pris que 13 joueurs derrière et la polyvalence a fait aussi la différence.
Qu’est-ce qui a fait penché la balance en faveur d’Elissalde à la place de Yachvili ?
Bernard LAPORTE : C’est aussi un crève-cœur ! Nous avons fait nos choix mais cela s’est joué à pas grand-chose. Pierre Mignoni s’est vraiment imposé cette année. Nous avons préféré Jean-Baptiste pour sa vivacité et son meilleur parcours en club. Dimitri a eu une saison chaotique avec son club mais aussi avec nous, où il n’a pas toujours été performant.
Personnellement, vous devez être soulagé après cette annonce ?
Bernard LAPORTE : C’est une journée particulière mais surtout une journée douloureuse même si ça devrait être le contraire. Nous devrions être content parce nous avons donné la liste des 30 joueurs, la Coupe du monde démarre vraiment dans notre esprit. Nous avons appelé tout le monde par respect et je ne voulais pas qu’il l’apprenne par la presse. Dans ma tête, c’est le contraire de la joie, je pense surtout aux 11 joueurs que nous ne sélectionnons pas ! Cela fait partie du métier et de ma tâche de sélectionneur mais je n’arrive pas m’y faire !
Crédit photo : FFR / I.Picarel











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