« La Coupe du monde 2007 a commencé en Australie »
Pour les cadres de l’équipe de France, la préparation de la Coupe du monde a commencé il y a quatre ans comme nous l’explique Serge BETSEN.
Quel regard portez-vous sur le travail réalisé depuis le début de la préparation ?
Serge BETSEN : Je ne vais pas dire que je prends du plaisir dans la souffrance mais c’est un passage obligé. C’est un état d’esprit qu’il faut avoir, il n’y a pas de travail ingrat. Chacun doit prendre conscience de ce qu’il doit apporter à l’équipe et la préparation physique ou technique doit servir à atteindre notre plénitude. En tant qu’athlète, il faut repartir à chaque fois de zéro à chaque fois dans la préparation physique, ce n’est pas toujours plaisant mais nous sommes des joueurs professionnels et aujourd’hui cela fait partie des exigences du très haut niveau.
Quel est votre rôle dans le groupe depuis 5 semaines ?
Serge BETSEN : Je dois faire en sorte d’exister dans tout ce que l’on fait. J’apporte mon soutien à mes partenaires, mon enthousiasme dans tout ce que l’on propose sans rechigner ou traîner des pieds parce que je prends beaucoup de plaisir à être là. C’est un immense privilège, il ne faut pas que nous l’oublions
C’est aussi la récompense du travail que vous effectuez depuis la Coupe du monde 2003 …
Serge BETSEN : Je me souviens des mots de Bernard Laporte à la sortie du dernier match en Australie face à l’Angleterre. Il nous avait dit que la Coupe du monde 2007 commençait maintenant soit quatre ans avant. Ces phrases là m’ont marqué et ont conduit mon mode de fonctionnement jusqu’à aujourd’hui. Le fait d’avoir eu cet accident à Toulouse, j’ai pris conscience que je pouvais passer à côté d’un tel évènement et c’est pour cela que j’ai tout fait pour revenir au plus haut niveau. Jouer une Coupe du monde en France dans son pays, c’est tellement rare. Il faut se donner les moyens de le faire. Maintenant, il ne faut pas y être mais en être les acteurs majeurs.
Justement, n’avez-vous pas été tenté de tout stopper après cette grave blessure ?
Serge BETSEN : Franchement j’y ai réfléchi mais cela fait partie des risques du métier. Il faut savoir s’en relever. Ce sont les aléas de mon sport ! Une fois que le coup est passé, on relativise et le désir de jouer reprend le dessus et vous pousse à aller de l’avant.
L’écueil à éviter lors matches amicaux n’est-il pas de voir le groupe se scinder en deux entre les titulaires et les autres ?
Serge BETSEN : Je ne pense pas parce que nous sommes à l’écoute les uns des autres. Nous avons une harmonie de vie et il n’y a pas d’équipe A et B dans notre groupe ! Nous avons tous les lundis une réunion avec l’encadrement et plusieurs joueurs. Nous n’avons aucune animosité entre nous. C’est certain qu’il y aura des frustrations mais nous devons faire en sorte que celui qui est remplaçant ou même pas sur la feuille garde le même recul et le même engagement dans le collectif. C’est un élément important pour éviter la cassure. Le dialogue est permanent avec les cadres de l’équipe pour éviter des ressentiments différents entre les joueurs. Personnellement, je garderai le même investissement que je sois titulaire ou non, c’est vital si nous voulons être champion du monde.
Justement, vous avez annoncé votre retraite internationale si vous êtes champion du monde, pourriez-vous revenir en arrière ?
Serge BETSEN : J’ai annoncé que j’arrêtai l’équipe de France si nous parvenions à être champion du monde. C’est vrai que c’était bien pour moi de me donner une limite par rapport au jeu et à l’investissement que je mets dans ce sport. C’est important de pouvoir me dire j’arrête là par rapport à ma vie privée et professionnelle. Aujourd’hui, j’en suis certain, cela fait quatre ans que je me prépare pour la Coupe du monde et je ne me vois pas faire autant de sacrifices l’année prochaine. Maintenant, je reconsidérerai peut-être les choses en fonction du résultat, mais pour le moment, je prends les choses au jour le jour.
Serge BETSEN : Je ne vais pas dire que je prends du plaisir dans la souffrance mais c’est un passage obligé. C’est un état d’esprit qu’il faut avoir, il n’y a pas de travail ingrat. Chacun doit prendre conscience de ce qu’il doit apporter à l’équipe et la préparation physique ou technique doit servir à atteindre notre plénitude. En tant qu’athlète, il faut repartir à chaque fois de zéro à chaque fois dans la préparation physique, ce n’est pas toujours plaisant mais nous sommes des joueurs professionnels et aujourd’hui cela fait partie des exigences du très haut niveau.
Quel est votre rôle dans le groupe depuis 5 semaines ?
Serge BETSEN : Je dois faire en sorte d’exister dans tout ce que l’on fait. J’apporte mon soutien à mes partenaires, mon enthousiasme dans tout ce que l’on propose sans rechigner ou traîner des pieds parce que je prends beaucoup de plaisir à être là. C’est un immense privilège, il ne faut pas que nous l’oublions
C’est aussi la récompense du travail que vous effectuez depuis la Coupe du monde 2003 …
Serge BETSEN : Je me souviens des mots de Bernard Laporte à la sortie du dernier match en Australie face à l’Angleterre. Il nous avait dit que la Coupe du monde 2007 commençait maintenant soit quatre ans avant. Ces phrases là m’ont marqué et ont conduit mon mode de fonctionnement jusqu’à aujourd’hui. Le fait d’avoir eu cet accident à Toulouse, j’ai pris conscience que je pouvais passer à côté d’un tel évènement et c’est pour cela que j’ai tout fait pour revenir au plus haut niveau. Jouer une Coupe du monde en France dans son pays, c’est tellement rare. Il faut se donner les moyens de le faire. Maintenant, il ne faut pas y être mais en être les acteurs majeurs.
Justement, n’avez-vous pas été tenté de tout stopper après cette grave blessure ?
Serge BETSEN : Franchement j’y ai réfléchi mais cela fait partie des risques du métier. Il faut savoir s’en relever. Ce sont les aléas de mon sport ! Une fois que le coup est passé, on relativise et le désir de jouer reprend le dessus et vous pousse à aller de l’avant.
L’écueil à éviter lors matches amicaux n’est-il pas de voir le groupe se scinder en deux entre les titulaires et les autres ?
Serge BETSEN : Je ne pense pas parce que nous sommes à l’écoute les uns des autres. Nous avons une harmonie de vie et il n’y a pas d’équipe A et B dans notre groupe ! Nous avons tous les lundis une réunion avec l’encadrement et plusieurs joueurs. Nous n’avons aucune animosité entre nous. C’est certain qu’il y aura des frustrations mais nous devons faire en sorte que celui qui est remplaçant ou même pas sur la feuille garde le même recul et le même engagement dans le collectif. C’est un élément important pour éviter la cassure. Le dialogue est permanent avec les cadres de l’équipe pour éviter des ressentiments différents entre les joueurs. Personnellement, je garderai le même investissement que je sois titulaire ou non, c’est vital si nous voulons être champion du monde.
Justement, vous avez annoncé votre retraite internationale si vous êtes champion du monde, pourriez-vous revenir en arrière ?
Serge BETSEN : J’ai annoncé que j’arrêtai l’équipe de France si nous parvenions à être champion du monde. C’est vrai que c’était bien pour moi de me donner une limite par rapport au jeu et à l’investissement que je mets dans ce sport. C’est important de pouvoir me dire j’arrête là par rapport à ma vie privée et professionnelle. Aujourd’hui, j’en suis certain, cela fait quatre ans que je me prépare pour la Coupe du monde et je ne me vois pas faire autant de sacrifices l’année prochaine. Maintenant, je reconsidérerai peut-être les choses en fonction du résultat, mais pour le moment, je prends les choses au jour le jour.











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