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Date de publication : 22 Août 2007

« La blessure est le cauchemar du sportif »

Après avoir été éloigné des terrains en raison d’une blessure au mollet, Pieter DE VILLIERS sera titulaire face au Pays de Galles. Le pilier tricolore revient sur ce contretemps et sur le forfait de son compère Sylvain Marconnet.
Comment abordez vous ce retour à la compétition, avec la Coupe du monde en ligne de mire ? 

Pieter DE VILLIERS : Nous avons passé une très belle période de préparation, très intense et très dure et j’avais vraiment envie de retrouver le terrain pour terminer cette phase de préparation de Coupe du monde. Les deux victoires contre l'Angleterre permettent de travailler sereinement, d'avoir une bonne ambiance dans le groupe. Même si le résultat n'était pas forcément important, la manière était importante et ça nous a aidé. Ce troisième match sera aussi important, et j'ai envie d'y participer. J'ai envie de retrouver les automatismes de match. Cette Coupe du monde sera la dernière pour moi, donc j'ai envie d'être bien, de tout donner à cette équipe.

Quand vous avez ressenti cette douleur avez-vous eu peur de revivre le cauchemar de 2003 ?

Pieter DE VILLIERS : Ca fait toujours peur parce que j’étais déjà passé par une blessure au mollet il y a très peu de temps. J’ai déjà raté une Coupe du monde sur blessure et c’est vrai que c’est angoissant pour un sportif lorsqu’on arrive près de la compétition. Maintenant, je m’accroche, je n’en suis pas là et je pourrai jouer dès dimanche face au Pays de galles, c’est le meilleur moyen pour oublier.

Où en êtes-vous physiquement ?

Pieter DE VILLIERS : Je suis le protocole de reprise avec de la course, les gammes de vitesse. Je ne suis pas encore à 100% mais je ne suis vraiment pas loin en sachant que nous sommes encore en début de semaine et que le protocole n’est pas encore terminé. J’ai aussi les bénéfices de la préparation du mois de juillet. En tout cas, ce qui me rassure, c’est que je ne ressens aucune gêne au niveau de cette blessure.

Comment avez-vous vécu le forfait de Sylvain Marconnet ?

Pieter DE VILLIERS : C’est un coup très dur pour lui mais aussi pour le groupe qui a vécu sa tentative au jour le jour. Je sais que cela n’a pas été toujours facile pour lui, il a tout donné pour pouvoir retrouver le terrain. Ca ne s’est malheureusement pas fait, la blessure est vraiment le cauchemar du sportif, l’expression la plus dure et cruelle de la loi du sport. Cela va lui faire rater une Coupe du monde, surtout en France. Mais bon, Sylvain est un champion, mentalement, physiquement et je sais qu’il reviendra encore plus fort de cette épreuve pour reprendre avec le Stade français. C’est vrai que pour lui en ce moment, c’est difficile d’entendre cela mais la fatalité fait partie du sport.

Avez-vous cru à un retour sur le terrain ?

Pieter DE VILLIERS : On y croit toujours parce que sinon cela ne sert à rien de se battre pendant cinq mois. C’était clair pour tout le monde que ce serait difficile de revenir à haut niveau en quelques mois. Il y a toujours des hauts et des bas dans une reprise, des coups qui freinent. On le savait que ça se passerait comme cela mais Sylvain y a toujours cru même si il a connu des journées compliquées. Il se levait tôt pour aller travailler et se donner le maximum de possibilité jusqu’à ce qu’on lui annonce qu’il devait se faire réopérer.