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Date de publication : 21 Septembre 2007

« L’envie de trop bien faire »

David MARTY revient sur sa prestation namibienne et sur sa nouvelle titularisation face à l’Irlande.

Comment vivez-vous cette 2ème titularisation consécutive surtout en poussant Yannick Jauzion sur le banc ?

David MARTY : J’essaye d’apporter ce que je peux apporter, les coachs ont jugé ma prestation face à la Namibie. Je ne considère pas avoir pris la place de quelqu’un, de même que Yannick ne prend pas la place ma place quand il joue. Ce sont les choix des entraîneurs qui font les équipes, après à nous de nous rendre indispensable. Nous avons fait une bonne préparation de Coupe du monde, les matches s’enchaînent et on ne peut pas jouer seulement à 15 pendant 2 mois.

Vous avez déjà marqué deux essais contre l’Irlande, est-ce un adversaire que vous aimé bien affronter ?

David MARTY : Il n’y a pas vraiment d’équipe que j’aime affronter. Ils ont une grosse ligne de trois-quarts avec beaucoup d’individualité et de talent. Ils sont très difficiles à contrer mais nous allons essayer de faire ce qu’il faut. Je ne me focalise pas sur la paire O’Driscoll-D’Arcy. Ils font parties des meilleurs centres du monde mais il ne constitue pas la seule force de l’équipe. De toute façon, nous n’avons les cartes en main

Justement, la pression n’est pas trop importance ?

David MARTY : C’est clair que nous avons joué notre unique joker face à l’Argentine. Nous aurons une grosse pression mais la différence, c’est que nous sommes rentrés dans la compétition. Maintenant, il faut la transformer en pression positive pour que le résultat soit au bout.

Comment avez-vous analysé vos trois fautes de main consécutives ?

David MARTY : Il n’y’a pas grand-chose à analyser ! Je ne pense pas que ce soit de la fébrilité mais surtout l’envie de trop bien faire. Je voulais déjà courir vers la ligne alors que je n’avais pas la balle en main. Je me suis précipité en début de match mais ce qui est positif, c’est que j’ai réussi à passer au dessus de tout cela et j’ai mieux terminé. Il y a des jours comme cela où pendant dix minutes, ça se passe mal. Le plus important, c’est de pouvoir rectifier le tir et c’est dans ces moments là où la notion d’équipe est importante parce que les joueurs m’ont soutenu … bon, ils m’ont chambré dans le vestiaire mais je le mérite !

Est-ce que cela vous dérange d’être un des joueurs les moins médiatiques de cette équipe ?

David MARTY : Non pas vraiment ! Ca ne me dérange pas du tout parce qu’avant tout, je suis là pour jouer au rugby. Après, la reconnaissance est la cerise sur le gâteau. Si elle doit venir, elle viendra mais je ne me prends pas la tête avec ça.