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Date de publication : 01 Février 2007

« Jouer et prendre des risques »

Privé de Tournoi depuis 2004, Clément POITRENAUD revient sous le maillot tricolore. Brillant depuis le début de saison avec Toulouse, il nous fait part de ses envies de jeu.

Etiez-vous impatient de retrouver l’équipe de France ?

Clément POITRENAUD : J’ai fait des efforts pour réintégrer le groupe des 40 mais cela ne dépendait pas uniquement de moi parce que nous sommes 5 ou 6 en France à pouvoir prétendre à la sélection. Ce n’est pas évident mais c’est une bonne chose de revenir mais il faut que j’accroche le bon wagon pour pouvoir faire partie de cette liste des 30 joueurs qui participeront la Coupe du monde. J’ai bien vécu le fait de ne pas être sélectionné en novembre parce que je le comprenais, j’ai eu quelques blessures qui m’ont empêchées d’être à 100% et d’enchaîner les matches. Pepito Elhorga sortait de grosses performances tous les dimanches et c’est normal qu’il soit sélectionné. Je savais que j’étais encore sur les tablettes des sélectionneurs et je me disais que les matches de Coupe d’Europe avec Toulouse m’aideraient à montrer mes qualités.

Avez la pression à ce poste d’arrière avec une place en jeu pour la Coupe du monde ?

Clément POITRENAUD : Il y a une place à prendre même si Thomas Castaignède a de l’avance sur les autres. Je ne me mets pas de pression supplémentaire même si je sais qu’un gros match me permettrait de marquer des points dans la course à la sélection. La pression, je me la mets d’abord en terme de jeu et de résultats pour ce week-end. J’essaye de ne pas trop penser à cette concurrence mais d’abord à notre prestation collective.

Avez-vous préparé différemment cette saison parce que l’on vous sent affûté physiquement et mentalement ?

Clément POITRENAUD : Avec Toulouse, nous avons fait une grosse intersaison qui est en train de payer ces dernières semaines. Je pense que c’est surtout dans l’état d’esprit que nous avons progressé. Nous avions perdu notre façon de jouer et nous avions perdu ce qui faisait notre essence, l’initiative, la prise de risques dans le jeu. Ca me desservait un peu parce que je suis dépendant de ça ! Aujourd’hui, nous sommes revenus à ce que nous savions faire, jouer, prendre des risques. C’est quelque chose qui me réussit plutôt bien.

N’est-ce pas piègeux pour l’Equipe de France, qui a souvent du mal à débuter le Tournoi, d’aller jouer à Rome ?

Clément POITRENAUD : Cela aurait été aussi difficile d’aller jouer en Irlande ou à Twickenham, maintenant, ce n’est pas simple d’aller chez les Italiens parce que tout le monde nous attend. C’est certainement l’équipe la moins forte. Il ne faut pas se poser de questions. Si nous voulons prétendre à quelque chose lors de la Coupe du monde, nous devons nous imposer partout même lors d’un premier match. Forcément, nous allons manquer de cohésion à un moment donné mais nous devrons compenser par notre envie de prouver, de faire un bon match. Mais c’est certain que nous n’aurons pas tous les automatismes que nous pouvons avoir dans nos clubs.