Jeu du Centenaire
Découvrez les 100 réponses assorties d’un commentaire qui procurera à tous des renseignements précieux sur l’histoire du XV de France.
Question 1 : Quel insigne figurait sur le maillot du premier XV de France, en janvier 1906 ?
Réponse : Anneaux. Il s’agissait des deux anneaux, rouge et bleu, de l’USFSA (Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques), l’organisme qui régissait alors le sport français. Le coq n’y fut ajouté que cinq ans plus tard.
Question 2 : Qui était l’Américain de ce premier XV de France ?
Réponse : Muhr. Le deuxième ligne Allan Muhr était né en effet aux Etats-Unis.
Question 3 : Sur quel terrain le XV de France disputa-t-il son premier match du Tournoi des V Nations ?
Réponse : Swansea. C’était le 1er janvier 1910 : sur le terrain de St Helens, les Français de Gaston Lane furent battus 49-14 par les Gallois.
Question 4 : Quel attaquant inscrivit l’essai de la première victoire sur l’Angleterre ?
Réponse : E.Vellat. Le 2 avril 1927, à Colombes, l’ailier grenoblois Edmond Vellat marqua l’essai qui donna à la France sa première victoire (3-0) sur l’Angleterre.
Question 5 : Quel général et futur Premier ministre fut ailier du XV de France ?
Réponse : J. Chaban-Delmas. Il parut une seule fois à l’aile du XV de France, en avril 1945 à Richmond, contre l’armée britannique victorieuse 27-6.
Question 6 : En quelle année le XV de France remporta-t-il sa première victoire à Twickenham ?
Réponse : 1951. Le 24 février, les Tricolores commandés par Guy Basquet obtenaient le premier succès (11-3) dans le « Temple », grâce à deux essais de Basquet et J. Prat, ce dernier ajoutant une transformation et un drop.
Question 7 : Jusqu’en quelle année le drop valut-il quatre points ?
Réponse : 1948. Le demi de mêlée toulousain Yves Bergougnan fut le dernier Français à réussir un drop à quatre points, lors de la victoire du 29 mars 1948 (15-0) sur les Anglais à Colombes ; la valeur du drop fut ensuite ramenée à trois points.
Question 8 : Quel international se tua le matin d’un France-Ecosse en passant son brevet de pilote ?
Réponse : Y. Du Manoir. Le lieutenant aviateur Yves Le Pelley du Manoir perdit la vie le 2 janvier 1928, jour de France- Ecosse à Colombes : son avion heurta un arbre près de Châteauroux ; l’ouvreur du Racing CF, qui avait commandé le XV de France l’année précédente, n’avait pas été retenu pour l’ouverture du Tournoi.
Question 9 : Quel est le joueur qui a marqué le plus d’essais pour le XV de France ?
Réponse : S. Blanco. L’arrière le plus capé du rugby français a établi le record à 38 essais et il tient toujours.
Question 10 : En quelle année le XV de France remporta-t-il sa première victoire à l’Arms Park de Cardiff ?
Réponse : 1958. La première équipe à l’avoir emporté au Pays de Galles fut celle de Basquet en 1948 mais c’était à Swansea ; c’est seulement le 29 mars 1958 que les Tricolores, commandés par Michel Celaya, gagnèrent à Cardiff pour la première fois.
Question 11 : Quel ailier du XV de France participa aux Jeux Olympiques de Londres en 1948 ?
Réponse : A. Porthault. Auteur d’un essai historique contre Castres en finale du championnat 1950, le sprinter du Racing CF participa aux Jeux Olympiques de Londres en 1948 avec le relais 4x100m mais aussi à ceux d’Helsinki en 1952 où il se qualifia pour les demi-finales du 100m.
Question 12 : Quels frères furent, bien avant les Boniface, associés au centre de la ligne de trois-quarts tricolore ?
Réponse : Behoteguy. Les frères Henri et André Behoteguy furent associés à cinq reprises, en 1928, au centre de l’attaque française, alors qu’ils portaient le maillot de Cognac.
Question 13 : Quel international prit une part déterminante dans le lancement du rugby à XIII en France ?
Réponse : J. Galia. Suspendu, avant d’être radié, pour faits de professionnalisme en 1933, l’international catalan Jean Galia, qui portait les couleurs de Villeneuve après avoir été champion de France avec Quillan, se laissa convaincre par les émissaires de la Rugby League anglaise et il entraîna avec lui nombre de joueurs de premier plan dans une tournée outre-Manche qui marqua les grands débuts du rugby à XIII en France.
Question 14 : Combien de matches au total comportait un Tournoi des V Nations ?
Réponse : 10. Chaque équipe jouait quatre matches mais le calcul est dégressif, soit 4+3+2+1= 10.
Question 15 : Quel est le plus jeune (au jour de ses débuts tricolores) international français ?
Réponse : C. Dourthe. Lorsqu’il obtint sa première sélection, le 27 novembre 1966 à Bucarest, Claude Dourthe avait 18 ans et 7 jours. Le plus jeune international était jusque là un autre Landais, « Pepe » Dizabo, retenu à 18 ans et 99 jours contre l’Australie en 1948.
Question 16 : Quel est le plus vieil (au jour de ses débuts tricolores) international français ?
Réponse : N. Baudry. L’arrière montferrandais Noël Baudry avait 34 ans et 289 jours quand il fut sélectionné pour la première fois, pour l’ouverture du Tournoi 1949 contre l’Ecosse. Ce record a été approché par le Toulousain Albert Cigagna quand il fut appelé pour France-Angleterre de la Coupe du Monde 1995.
Question 17 : En quelle année le XV de France enregistra-t-il sa dernière cuillère de bois (quatre défaites) dans le Tournoi ?
Réponse : 1957. Depuis, le plus faible total a été 1pt (trois défaites, un nul), en 1969.
Question 18 : Quel arbitre français, membre de la délégation officielle, arbitra deux des trois tests du XV de France lors d’une tournée ?
Réponse : B. Marie. Avant d’être le premier Français à diriger un match du Tournoi (1965), Bernard Marie fit partie de la délégation tricolore en Argentine en 1960 et il arbitra le premier et le troisième test.
Question 19 : Une erreur a été commise dans le libellé de cette question, comme l’a justement remarqué André Boniface. Elle aurait dû être : Quel ailier français, appelé la veille du match à la suite d’un forfait, honora sa première sélection par une victoire sur les Anglais ? (et non sur les All Blacks).
Réponse : F. Cazenave. Le Lyonnais Pomathios ayant été éliminé par l’entraînement de la veille du match, le Racingman Fernand Cazenave fut prévenu vers minuit qu’il était retenu pour jouer contre l’Angleterre à Colombes et il marqua l’un des deux essais de la victoire (6-3). Quatre ans plus tard, le Landais fut de la première équipe victorieuse des All Blacks.
Question 20 : Combien de joueurs participèrent au premier grand chelem du XV de France ?
Réponse : 27. A la moitié du Tournoi 1968, à la suite du match de démonstration perdu à Grenoble (à l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver) devant le Sud-Est, plusieurs joueurs furent remerciés, certains définitivement. Seuls le capitaine Carrère, Cester, W. Spanghero et Campaës disputèrent les quatre matches de ce premier grand chelem.
Question 21 : En quelle année le Lourdais Maurice Prat commanda-t-il le XV de France ?
Réponse : 1958. Pour le dernier match du Tournoi 1958, contre l’Irlande, le frère de Jean Prat fut promu capitaine en raison du forfait de Celaya. Ce fut aussi son dernier match international car Maurice renonça à la tournée en Afrique du Sud et il ne fut plus sélectionné.
Question 22 : Quel avant gersois, né avant la deuxième guerre mondiale, effectua un come-back contre l’Angleterre six ans après sa dernière sélection, contre l’Angleterre également ?
Réponse : J. Le Droff. Ecarté après la défaite de 1964 (6-3) devant les Anglais à Colombes, le deuxième ligne auscitain Jean Le Droff revint six ans après, à presque 31 ans, pour la triomphale clôture (35-13) du Tournoi 1970 devant la Rose.
Question 23 : Quel est le seul joueur à avoir disputé tous les matches de quatre grands chelems ?
Réponse : F. Pelous. Titulaire pour les quatre matches des Tournois 1997 et 1998, Fabien Pelous a également participé aux cinq rencontres de 2002 et 2004, ce qui lui permet d’être le seul joueur à avoir réalisé quatre grands chelems complets, soit 18 matches. Olivier Magne n’en compte que 16.
Question 24 : Combien de postes Philippe Sella a-t-il occupé dans le XV de France ?
Réponse : 3. Retenu au centre pour sa première sélection, Philippe Sella fut ensuite placé à l’aile à six reprises. A partir de l’automne 1983, il devint inamovible au centre, sauf pour le test contre l’Australie de novembre 1989 à Lille où il porta le n°15, Blanco ayant été mis en pénitence pour ce match, comme Berbizier et Rodriguez.
Question 25 : En quelle année Jacques Fouroux fut-il sélectionné pour la première fois dans le XV de France avant d’être retiré de l’équipe ?
Réponse : 1968. Pour le deuxième match du Tournoi 1968 contre l’Irlande, les sélectionneurs avaient, malgré la victoire en Ecosse, remplacé les Camberabero par une association Fouroux-Maso mais le Narbonnais, blessé en championnat à Auch, déclara forfait. Le n°10 fut confié à Gachassin qui insista auprès de Jean Prat pour faire la paire avec son partenaire de Lourdes Jean-Henri Mir. Fouroux dut patienter quatre ans avant d’être international…
Question 26 : Quel joueur marqua le premier, trois essais dans un match du Tournoi des V Nations ?
Réponse : M. Crauste. Exploit rarissime pour un avant : Michel Crauste inscrivit les trois essais de la victoire de 1962 sur l’Angleterre (13-0) à Colombes. Christian Darrouy, l’année suivante à Dublin, et Eric Bonneval, contre l’Ecosse au Parc des Princes en 1987, ont également signé un « hat-trick ». David Venditti (Irlande 1997) et Emile Ntamack (Galles 1999) complètent la liste.
Question 27 : En quelle année s’opéra le premier remplacement autorisé en match international ?
Réponse : 1969. Le premier remplacement officiel s’effectua le 11 janvier 1969 à Colombes où le demi de mêlée écossais Connell céda sa place à McCrae après 14 minutes de jeu.
Question 28 : En quelle année Robert Paparemborde disputa-t-il son seul match international comme pilier gauche ?
Réponse : 1979. Pour le fameux 14 juillet d’Auckland, les responsables firent débuter Daniel Dubroca, qui ne jouait qu’à droite, et Paparemborde, droitier lui aussi, accepta de changer de côté exceptionnellement.
Question 29 : Quel joueur fut, avant Frédéric Michalak, titulaire à la mêlée et à l’ouverture du XV de France ?
Réponse : J.-L. Bérot. Un autre joueur du Stade Toulousain a opéré en effet à la mêlée et à l’ouverture en équipe de France. En 1968, les sélectionneurs recherchaient un demi de mêlée capable de franchir la ligne d’avantage à la façon du All Black Syd Going et ils eurent l’idée de reconvertir Jean-Louis Bérot, qui affectionnait le jeu près des avants. Le Dacquois partit ainsi en Nouvelle-Zélande comme second de Puget et il disputa le troisième test. Après deux défaites dans le Tournoi 1969, l’expérience fut abandonnée et Bérot, finaliste du championnat 1969 à la mêlée, revint à son poste de prédilection ; il fut ainsi rappelé comme ouvreur pour France-Angleterre 1970 et il le resta.
Question 30 : Quel joueur du XV de France tourna des films sur la tournée de 1958 en Afrique du Sud ?
Réponse : A. Frémaux. Le deuxième ligne du PUC avait emporté sa caméra en Afrique du Sud et les images qu’il tourna, sur les stades et au quotidien, sont les seuls documents qui existent sur cette fameuse tournée. Avant son récent décès, Frémaux en a cédé les droits pour la réalisation d’un film documentaire.
Question 31 : Combien de pénalités furent tentées par le buteur français lors du match nul (0-0) de février 1961 contre l’Afrique du Sud ?
Réponse : 0. Aucun point mais aussi aucun but tenté par la France sur ce match ! Le demi de mêlée springbok Lockyear manqua ses deux tentatives.
Question 32 : Quel joueur figurant, le 13 juillet 1979, sur la photo officielle du XV de France, ne participa pas, le lendemain, à la victoire sur les All Blacks à Auckland ?
Réponse : Ch. Béguerie. Incertain jusque là, le troisième ligne centre agenais déclara forfait le matin du test, sa main blessée s’étant infectée. Le deuxième ligne narbonnais Patrick Salas, qui avait passé une courte nuit, fut désigné au pied levé pour occuper le couloir. Béguerie, qui avait obtenu la consécration internationale le samedi précédent à Christchurch, ne rejoua plus en équipe de France.
Question 33 : Qui était recordman des sélections avant Jean Prat ?
Réponse : E. Ribère. Le Catalan Eugène Ribère, troisième ligne du XV de France dont il fut également le capitaine, avait établi le record des sélections à 34 en 1933. Ce record fut battu par Jean Prat en mai 1952 à Milan et porté par le Lourdais à 51.
Question 34 : Combien de fois Lucien Mias a-t-il commandé le XV de France ?
Réponse : 6. Capitaine mythique du XV de France qu’il mena à la victoire en Afrique du Sud dans la série des deux tests de1958, puis à la victoire sans partage dans le Tournoi suivant, Lucien Mias n’a commandé que 6 fois car il se retira après le Tournoi 1959.
Question 35 : Quel fut le dernier avant à marquer des points au pied pour le XV de France ?
Réponse : J.-P. Bastiat. Le troisième ligne centre dacquois passa une pénalité et une transformation contre l’Irlande en 1976. Le flanker agenais Sitjar avait buté en club mais pas en équipe de France.
Question 36 : Quel joueur bigourdan, retenu pour l’ouverture du Tournoi 1969, se blessa la semaine précédente et ne fut jamais international ?
Réponse : N. Dargelès. Le talonneur tarbais, sélectionné pour France-Ecosse 1969 entre Esponda et Lasserre, se fractura deux côtes le dimanche précédent en marquant le premier essai au stade Trélut qui venait d’être inauguré. Norbert Dargelès ne cessa ensuite de jouer de malchance (grave blessure à l’œil) et il ne fut jamais plus appelé en équipe de France.
Question 37 : Quel trois-quarts centre français a disputé 24 matches consécutifs à ce poste à partir de ses débuts ?
Réponse : D. Traille. International en novembre 2001 contre l’Afrique du Sud, le centre palois ne quitta plus le poste jusqu’au match amical de septembre 2003 à Twickenham, avant le départ à la Coupe du Monde.
Question 38 : Quel joueur détient le record de longévité en équipe de France, 13 années s ‘étant écoulées (à 13 jours près) entre sa première et sa dernière sélection ?
Réponse : F. Haget. International pour la première fois, sous les couleurs d’Agen, lors de la tournée de juin1974 en Argentine, le deuxième ligne biarrot Francis Haget tira sa révérence après la Coupe du Monde 1987, ayant disputé le quart de finale du 7 juin contre les Fidji. La carrière de Philippe Sella a été à peine plus courte puisqu’elle débuta fin octobre 1982 pour s’achever en juin 1995 à la Coupe du Monde. Celle d’André Boniface alla de janvier 1954 à mars 1966.
Question 39 : Quel joueur devint pilier contre l’Irlande en 1984 après l’expulsion de Jean-Pierre Garuet ?
Réponse : L. Rodriguez. Flanker et occasionnellement deuxième ligne à ses débuts, troisième ligne centre à partir de 1986, Laurent Rodriguez monta aux fauteuils d’orchestre pour le dernier quart d’heure de France-Irlande 1984.
Question 40 : En quelle année Michel Crauste déposséda-t-il Jean Prat du record des sélections ?
Réponse : 1965. C’est pour l’ouverture du Tournoi 1965, contre l’Ecosse, que Michel Crauste battit, avec 52 sélections, le record de Jean Prat. Quand il se retira, après Italie-France 1966, il l’avait porté à 62.
Question 41 : Qui était capitaine du XV de France au départ de la tournée de 1958 en Afrique du Sud ?
Réponse : M. Celaya. Revenu fin 1957 dans le pack tricolore où il n’avait plus paru depuis le Tournoi 1954, Lucien Mias n’était que simple soldat au départ de la fameuse tournée chez les Springboks. La blessure au genou de Celaya au premier match fit du Mazamétain un leader incontesté et glorieux.
Question 42 : Quel fut le premier joueur à réussir deux drops à Lansdowne Road ?
Réponse : G. Cambérabéro. Les deux drops de l’ouvreur voultain contribuèrent à la victoire de 1967 (11-6) en Irlande, qui valait la première place du Tournoi. Avant Guy Cambérabéro, cette performance n’avait pas été réalisée. Elle fut rééditée par Guy Laporte en 1981.
Question 43 : En quelle année le XV de France se trouva-t-il pour la première fois, après trois victoires, en passe de réaliser la grand chelem ?
Réponse : 1955. Le XV de France, commandé par Jean Prat, avait remporté pour la première fois ses trois premiers matches du Tournoi (à Dublin et à Twickenham notamment) quand il reçut les Gallois pour le grand chelem le 23 mars 1955 à Colombes, dans une fièvre sans pareille. Mené 11-0 à la mi-temps, il s’inclina 16-11 et dut partager la première place avec ses vainqueurs.
Question 44 : Qui détenait le record des capitanats du XV de France avant Jean-Pierre Rives ?
Réponse : G. Basquet. Entre 1948 et 1952, entre Louis Junquas et Jean Prat, Guy Basquet commanda 24 fois le XV de France et nul n’en fit autant jusqu’à Jean-Pierre Rives.
Question 45 : Quel joueur a été titulaire à l’aile, à l’ouverture, au centre et à l’arrière du XV de France ?
Réponse : J. Gachassin. Ailier à ses débuts tricolores en 1961, Jean Gachassin le resta jusqu’en 1965 où il prit en cours de match, à Twickenham, le relais à l’ouverture de Jean Capdouze, blessé. Installé comme n°10, « Peter Pan » fut cependant titularisé deux fois à l’arrière (1967) et deux fois au centre (1967-1968).
Question 46 : Quel est le dernier Français à avoir inscrit, en match international, un essai à trois points ?
Réponse : R. Bertranne. La valeur de l’essai ayant été portée à quatre points à partir de la saison 1971-1972, le Bagnérais Roland Bertranne signa le dernier à trois points lors du match nul (8-8) contre les Springboks de juin 1971, à Durban.
Question 47 : Combien de défaites d’affilée enregistra le XV de France après son premier grand chelem ?
Réponse : 10. Après avoir réalisé le grand chelem à Cardiff en mars 1968, le XV de France battit la Tchécoslovaquie puis perdit trois tests en Nouvelle-Zélande, un quatrième en Australie, deux tests à l’automne devant les Springboks, en suivant en Roumanie et les trois premiers matches du Tournoi 1969. Ayant concédé le nul aux Gallois pour la clôture, il ne renoua avec le succès qu’en décembre 1969 à Tarbes, au détriment des Roumains. Soit 19 mois sans victoire !
Question 48 : Quel est le club dont deux joueurs ont inscrit trois drops dans un match international ?
Réponse : Dax. Pierre Albaladejo fut le premier à réussir trois drops, en 1960 contre l’Irlande à Colombes. Son compatriote Jean-Patrick Lescarboura en fit autant en 1985 à Twickenham. Didier Cambérabéro (Béziers) passa également trois drops lors de la victoire de 1990 sur l’Australie à Sydney.
Question 49 : Quel joueur audois a été titulaire à la fois dans le pack et dans l’attaque du XV de France ?
Réponse : A. Quilis. Le flanker narbonnais honora à l’aile sa première sélection, au premier test de la tournée de 1967 en Afrique du Sud. Il fut avant-aile pour les quatre suivantes. Son compère Viard, également international avant-aile, ne joua au centre que pour son club de Narbonne.
Question 50 : Quel attaquant écopa du premier carton jaune français en match international ?
Réponse : D. Venditti. Pour l’ouverture du Tournoi 2000 à Cardiff, le Briviste remplaça Richard Dourthe au centre en première mi-temps et écopa du premier carton jaune, en deuxième mi-temps.
Question 51 : En quelle année Roland Bertranne devint-il recordman des sélections ?
Réponse : 1981. Le Bagnérais honora sa 63e cape, qui lui permettait de battre de record de Dauga, en février 1981 à Dublin et Jean-Pierre Rives le laissa pénétrer le premier sur la pelouse de Lansdowne Road. Ce fut la dernière saison de Bertranne qui porta le record à 69 sélections.
Question 52 : Quel avant inscrivit, pour sa première et unique sélection, deux essais dans un match du Tournoi ?
Réponse : Y. Malquier. Le troisième ligne centre narbonnais marqua deux des trois essais du succès tricolore contre l’Ecosse (21-17) au Parc des Princes, pour la clôture du Tournoi 1979. Champion de France et vainqueur du challenge Du-Manoir en suivant, il partit ensuite en Nouvelle-Zélande avec le XV de France mais une plaie infectée au tibia, à la suite du match contre Hawkes Bay précédant le premier test, mit fin à sa tournée et faillit nécessiter l’amputation. Jouant de malchance par la suite, il ne retrouva jamais place dans le XV de France.
Question 53 : Quel arrière avait été initialement sélectionné à la place de Serge Blanco pour France-Ecosse en 1985 ?
Réponse : J. Bianchi. Après le match nul en Angleterre pour l’ouverture du Tournoi, le sélectionneur Jacques Fouroux avait décidé de repositionner Blanco à l’aile contre l’Ecosse et de confier l’ultime défense à Jérôme Bianchi. Le forfait du Toulonnais, qui ne fut international que l’année suivante en Argentine, rendit à Blanco sa place préférée et il marqua les deux essais français !
Question 54 : Avec quel numéro le pilier Jean Iraçabal pénétra-t-il sur le terrain de Colombes pour le coup d’envoi de France-Ecosse en 1969 ?
Réponse : 16. La jambe paralysée par une malencontreuse piqûre dans le nerf sciatique, le flanker toulousain Jean-Pierre Salut regagna le vestiaire peu après sa sortie du tunnel et le pack tricolore dut être remanié avant le coup d’envoi, retardé de quelques minutes. W. Spanghero (n°8) prit la place de Salut comme avant-aile, Dauga (deuxième ligne) passa au couloir, Lasserre (pilier) en deuxième ligne et Iraçabal effectua des débuts insolites dans le Tournoi : le Bayonnais avait dans le dos le n°16 et un maillot sans le coq car les remplaçants n’avaient pas droit à l’emblème. Cet incident ne peut être considéré comme le premier remplacement d’un joueur blessé (qui intervint d’ailleurs chez les Ecossais au bout d’un quart d’heure) car il se produisit avant le début du match.
Question 55 : Quel est le seul joueur à avoir disputé tous les matches (16) des quatre Tournois remportés par la France de 1959 à 1962 ?
Réponse : A. Roques. L’indestructible « Pépé du Quercy », appelé à plus de 33 ans en équipe de France, en avait presque 38 quand il fut remercié. De cette série glorieuse dans le Tournoi, Crauste ne manqua que le premier match, l’ouverture contre l’Ecosse en 1959. Moncla fut écarté après la tournée de 1961 en Nouvelle-Zélande.
Question 56 : Du forfait de quel joueur Christian Califano profita-t-il en 1994 pour partir en tournée en Nouvelle-Zélande et devenir international ?
Réponse : M. de Rougemont. « Le Rouge », ami toulonnais de Califano, avait été retenu comme pilier droit pour cette tournée et c’est comme talonneur qu’il obtint la consécration, l’année suivante à la Coupe du Monde. Parti à sa place à la tournée de 1994 au Canada et en Nouvelle-Zélande, Califano, 22 ans, fut préféré à Seigne pour les tests contre les All Blacks.
Question 57 : Quel joueur resta six ans sans sélection avant de participer au grand chelem de 1997 ?
Réponse : M. Dal Maso. International dès 1988 à Bucarest alors qu’il portait les couleurs montoises, Marc Dal Maso fut rappelé en 1990 contre les All Blacks au Parc des Princes avant de disparaître jusqu’à l’automne 1996 où il succéda à De Rougemont contre les Springboks avant d’enchaîner sur le Tournoi.
Question 58 : Quel est le nom du stade sur lequel le XV de France remporta sa légendaire demi-finale de Coupe du Monde de 1987 ?
Réponse : Concord Oval. L’Australie avait choisi ce petit stade de campagne, rénové pour le Mondial et d’une capacité de 20.000 spectateurs à peine, pour y disputer ses matches. Elle l’abandonna après les deux défaites de 1988 devant les All Blacks. Il est, depuis, tombé en désuétude.
Question 59 : Quel joueur offrit à Jean-Luc Sadourny le ballon de l’essai qui permit au XV de France de remporter pour la première fois une série de tests contre les All Blacks ?
Réponse : G. Accoceberry. Parvenu à une foulée de la ligne néo-zélandaise à l’issue d’un mouvement grandiose, le demi de mêlée béglais préféra assurer l’essai en servant Sadourny. Il ne restait que quelques instants à jouer et les All Blacks, qui venaient de marquer par Fitzpatrick, croyaient tenir leur revanche (20-16) de Christchurch. L’essai de Sadourny, transformé par Deylaud, est celui d’une victoire historique (23-20) puisque la France, ce 3 juillet 1994, remportait pour la première fois deux tests en Nouvelle-Zélande.
Question 60 : Contre quelle nation le XV de France fit-il match nul trois ans de suite dans le Tournoi ?
Réponse : Angleterre. En 1959 (3-3 à Twickenham), 1960 (3-3 à Colombes) et 1961 (5-5 à Twickenham), la confrontation entre la France et l’Angleterre se solda par un match nul. La maigreur des scores de l’époque permit cette bizarrerie qui n’est plus possible désormais.
Question 61 : Quel est le seul international français dont le nom commence par la lettre Z ?
Réponse : F. Zago. Le Montalbanais Fernand Zago, deux fois pilier du XV de France en 1963, est le seul international avec cette initiale. Zani est un international italien et le nom de l’actuel talonneur du Stade Français commence par un S (Szarzewski).
Question 62 : Quel capitaine tricolore a porté le maillot d’un autre pays avant celui du XV de France ?
Réponse : A. Benazzi. L’Agenais Abdelatif Benazzi fut d’abord international marocain et son « éligibilité » pour la finale du Tournoi 1991 à Twickenham causa beaucoup plus de problèmes avec les Britanniques que sa tournée en Australie et ses tests contre les Blacks en 1990.
Question 63 : Quel Français inscrivit le plus de points sur un Tournoi des V Nations ?
Réponse : J.-P. Lescarboura. L’ouvreur dacquois Jean-Patrick Lescarboura établit ce record définitif dans le Tournoi 1984 avec 54 pts (10 pénalités, 4 drops et 6 transformations).
Question 64 : Quel Français a inscrit, à ce jour, le plus de points sur un Tournoi des VI Nations ?
Réponse : G. Merceron. L’ouvreur montferrandais Gérald Merceron a établi son record dans le Tournoi 2002 dont il fut le meilleur réalisateur avec 80 pts (1 essai, 18 pénalités, 1 drop et 9 transformations).
Question 65 : Contre quelle équipe le XV de France eut-il deux expulsés sur le même match ?
Réponse : Angleterre. Le 15 février 1992, lors de France-Angleterre au Parc des Princes, l’arbitre irlandais Hilditch expulsa en fin de match, à quelques minutes d’intervalle, le pilier agenais Grégoire Lascube et le talonneur béglais Vincent Moscato. Ce fut le dernier match international des deux joueurs.
Question 66 : Quel attaquant mythique, privé de sélection à cause de son passé treiziste, fut retenu, à plus de 33 ans, pour un match du Tournoi ? Réponse : J. Dauger. Le centre bayonnais avait plus de 33 ans quand il fut retenu pour l’ouverture du Tournoi 1953 contre l’Ecosse, le 10 janvier à Colombes. Le 29 décembre, à Biarritz, il avait encore fait des étincelles avec France B contre les Combined Services. Pour avoir joué deux saisons à Roanne XIII avant la guerre, Jean Dauger avait été inscrit par les Britanniques sur la liste noire et il avait dû se contenter de deux matches contre l’armée britannique en 1945. Le président Crabos tint tête aux Ecossais qui menaçaient de ne pas venir à Paris si Dauger et Manterola étaient maintenus dans l’équipe. Le Lourdais fut sacrifié et la FFR promit de ne plus retenir Dauger après ce France-Ecosse où, d’ailleurs, il ne put donner la mesure de son talent.
Question 67 : Quel fut le premier Sud-Africain à porter le maillot du XV de France ?
Réponse : E. Melville. En remplaçant le Montferrandais Lhermet blessé dans le premier quart d’heure de France-Irlande 1990, le troisième ligne centre toulonnais Eric Melville, originaire du Cap, fut le premier Sud-Africain international de la FFR. Melville fut ensuite titulaire lors de la tournée en Australie. Le Tarbais Dries Van Heerden fut appelé dans le Tournoi deux ans plus tard.
Question 68 : En quelle année la commission de sélection retint-elle la ligne de trois-quarts du FC Lourdes au complet ?
Réponse : 1958. Aucun attaquant lourdais n’avait connu la déroute du 1er mars (14-0) devant l’Angleterre à Colombes. Les sélectionneurs décidèrent d’aligner la ligne de trois-quarts du FCL contre l’Australie le dimanche suivant : elle était composée de Rancoule, Martine, Prat et Tarricq, lancée par Labazuy et soutenue par Domec et Barthe. Les Wallabies s’inclinèrent 19-0 et l’opération fut renouvelée avec succès à Cardiff et contre l’Irlande.
Question 69 : Combien de joueurs ont marqué plus de 300 points pour le XV de France ?
Réponse : 3. Il s’agit de Christophe Lamaison (380 pts), Thierry Lacroix (367) et Didier Cambérabéro (354).
Question 70 : En quelle année le XV de France remporta-t-il seul le Tournoi des V Nations pour la première fois ?
Réponse : 1959. Le XV de France remporta pour la première fois le Tournoi en 1954 mais à égalité (6pts) avec l’Angleterre et le Pays de Galles. En 1959, il n’eut besoin que deux victoires et un nul (5pts) pour s’adjuger seul la première place, avant le dernier match en Irlande où il s’inclina 9-5. 1968 est l’année du premier grand chelem.
Question 71 : Quel joueur du XV de France perdit la vie dans un accident de voiture un mois après avoir joué contre les All Blacks à Colombes ?
Réponse : J.-M. Capendeguy. L’ailier basque du CA Bègles, consacré international contre la Nouvelle-Zélande fin novembre 1967, marqua ensuite son seul essai pour le XV de France le mois suivant contre la Roumanie à Nantes, avant de trouver la mort sur la route le 4 janvier 1968. La même tragédie avait été fatale à Guy Boniface le soir du réveillon. Pour leur rendre hommage, le XV de France s’aligna le 13 janvier à Murrayfield avec un brassard noir. Guy Boniface, qui avait disputé son dernier match international en 1966, ne joua jamais contre les Blacks à Colombes.
Question 72 : Sur quel terrain Christian Darrouy déposa-t-il, au bout de sa course dans l’en-but adverse, le ballon au milieu des poteaux et… à l’intérieur du terrain, la réalisation étant ainsi refusée et le record des essais du Montois reporté à la saison suivante ?
Réponse : Pau. Avant France-Italie d’avril 1965 à la Croix-du-Prince, Christian Darrouy était à deux longueurs du record des essais (19), détenu par le Tarbais Jean Dupuy. Il ne put que l’égaler à Pau alors qu’il pénétra trois fois dans l’en-but transalpin : la troisième fois, il revint en effet déposer le ballon à l’intérieur du terrain et l’arbitre gallois Hughes invalida justement l’essai. Darrouy battit le record en signant deux essais, ses deux derniers dans le Tournoi, contre l’Irlande en janvier 1966.
Question 73 : En quelle année, pour la seule et unique fois, la France termina-t-elle le Tournoi à égalité avec les quatre autres nations ?
Réponse : 1973. Les cinq nations remportèrent en effet leurs deux matches à domicile, ce qui n’était jamais arrivé. A la fin du dernier match, à Lansdowne Road, alors que la France était revenue à 6-4, Jean-Pierre Romeu manqua la transformation de l’essai de Phliponneau qui valait le match nul et la première place.
Question 74 : Quel était le capitaine du XV de France qui remporta le premier trophée mis en jeu dans le Tournoi des V Nations ?
Réponse : J.-F. Tordo. Jusqu’en 1993, le Tournoi était une compétition sans classement officiel et sans trophée. Le premier fut remis, au soir de France-Galles 1993, au talonneur niçois Jean-François Tordo, capitaine du XV de France victorieux de l’édition. La notion de goal-average, introduite en même temps pour départager les ex-aequo, n’eut pas lieu de s’appliquer puisque la France était seule à 6 pts. En revanche, elle départagea Gallois et Anglais en 1994.
Question 75 : Quels frères ont été l’un et l’autre arrières du XV de France ?
Réponse : Lacaze. Originaires de Pontacq, ils ont porté tous deux le maillot du FC Lourdais. Pierre, l’aîné, devint international lors de la fameuse tournée de 1958 en Afrique du Sud et, après la victoire dans le Tournoi 1959, il passa à XIII à Toulouse et fut l’arrière de l’équipe de France jusqu’en 1967; Claude, qui signa à Angoulème en 1962, fut, à partir de 1961, un arrière très offensif du XV de France où il opéra une fois à l’aile et où il termina, en 1968-1969, comme demi d’ouverture.
Question 76 : Quel fut le premier joueur de couleur retenu pour une tournée du XV de France en Afrique du Sud ?
Réponse : R. Bourgarel. Lorsque la sélection pour la tournée de 1971 en Afrique du Sud fut communiquée, Roger Bourgarel n’y figurait pas. Le président Ferrasse désavoua ses sélectionneurs et imposa l’ailier toulousain de couleur, au détriment du Biarrot Jean-Charles Amade, traumatisé par cette affaire qui fit grand bruit.
Question 77 : Quels troisièmes ligne homonymes ont porté le maillot du XV de France à dix ans d’intervalle ?
Réponse : Carrère. Le Catalan Jean Carrère, actuel maire d’Argelès-sur-Mer, fut international sous les couleurs de Vichy en 1956, dix ans avant le Tarbais Christian Carrère. En 1958, Jean fut des deux tests glorieux en Afrique du Sud ; en 1968, Christian commanda le XV de France pour le premier grand chelem. Ces deux troisièmes lignes, qui n’ont pas de lien de parenté, ont porté le maillot de Toulon dont Jean fut aussi l’entraîneur.
Question 78 : En quelle année Roger Couderc commenta-t-il son dernier match du Tournoi à la TV ?
Réponse : 1983. Roger Couderc fit ses adieux à l’occasion du dernier match du Tournoi 1983 contre le Pays de Galles. Au dîner officiel, Jean-Pierre Rives lui offrit son maillot souillé de sang à la suite d’un choc avec Blanco l’après-midi.
Question 79 : Quel était le commentateur TV du match France-Australie du 11 février 1967 ?
Réponse : M. Beunat. Roger Couderc, malade, n’avait pu assurer le reportage de ce match où les Cambérabéro inscrivirent les 20 pts de la victoire française ; Mario Beunat avait assuré l’intérim.
Question 80 : Quel joueur fut, la même année, pilier du XV de France dans le Tournoi et troisième ligne aile en finale du championnat de France ?
Réponse : A. Quaglio. Pilier du XV de France durant la saison 1958, l’Ariégeois Aldo Quaglio disputa la finale du championnat, perdue par son club de Mazamet devant Lourdes, au poste d’avant-aile et remporta, à ce poste, la finale du challenge Du-Manoir contre Mont-de-Marsan. Il participa ensuite, au côté de Roques et Vigier, aux deux tests de la fameuse tournée en Afrique du Sud et à la victoire dans le Tournoi 1959, puis signa à Roanne XIII.
Question 81 : Quel demi de mêlée inscrivit un essai à chacun de ses trois premiers matches internationaux ?
Réponse : J. Gallion. Le demi de mêlée toulonnais, appelé à la succession de Fouroux dans le Tournoi 1978, marqua un essai contre l’Angleterre au Parc des Princes pour ses débuts, puis à Murrayfield et de nouveau au Parc contre l’Irlande.
Question 82 : Quel fut le premier Français retenu avec les Barbarians britanniques ?
Réponse : M. Pomathios. Seul trois-quarts tricolore à avoir disputé les quatre matches du Tournoi 1951, le Lyonnais Michel Pomathios fut le premier Français invité par les Barbarians à leur tournée de Pâques cette année-là. Aucun autre Français ne fut invité pendant 17 ans, jusqu’à Claude Lacaze et Gachassin en 1968.
Question 83 : Quel est le joueur qui a marqué le plus de points dans un match contre l’Angleterre ?
Réponse : D. Yachvili. Le demi de mêlée biarrot a établi ce record à 19 points (1 essai, 4 pénalités, 1 transformation) lors de l’édition 2004 au Stade de France. L’ancien record était détenu par Christophe Lamaison depuis 1997 (18 pts, toujours le record à Twickenham); Guy Laporte avait marqué 17 pts (avec l’essai à 4 pts) en 1986.
Question 84 : Quel joueur, à ce jour le plus capé à son poste, devint capitaine du XV de France à son premier match du Tournoi des V Nations ?
Réponse : R. Ibanez. Le talonneur dacquois, qui débuta comme avant-aile en équipe de France en 1996 à l’Arms Park de Cardiff (en remplacement de Castel) marqua, après avoir remplacé Dal Maso, le dernier essai français au Parc des Princes, le seul inscrit par les Tricolores lors de la déroute (52-10) de novembre 1997 devant les Springboks. Le staff tricolore décida ce jour-là de lui confier la succession de Philippe Saint-André au capitanat. Raphaël Ibanez n’avait jamais été titulaire dans le Tournoi lorsqu’il devint le premier à commander le XV de France au Stade de France, contre l’Angleterre en février 1998. Et il mena ses troupes au grand chelem.
Question 85 : Quelle performance, déjà réalisée en 1977, le XV de France renouvela-t-il dans le Tournoi de 1985 ?
Réponse : pas d’essai encaissé. Le XV de France de Dintrans, comme celui de Fouroux en 1977, n’encaissa pas un seul essai dans le Tournoi 1985, seulement 9 pénalités et 1 drop. Il termina également invaincu, mais avec deux matches nuls à l’extérieur (en Angleterre et en Irlande) et l’Irlande remporta l’édition en réalisant le petit chelem (7pts).
Question 86 : Combien de pénalités Christophe Lamaison a-t-il inscrit pour le XV de France ?
Réponse : 78. Lamaison est le meilleur réalisateur de l’histoire du rugby français avec 380 points (en 37 matches) qui se décomposent ainsi : 2 essais, 78 pénalités, 6 drops et 59 transformations.
Question 87 : En quelle année Philippe Sella devint-il recordman français des sélections ?
Réponse : 1993. Serge Blanco établit en 1991 le record des sélections à 93. Il fut battu deux ans plus tard par Sella qui obtint sa 94e sélection lors du deuxième test contre l’Australie de novembre 1993. L’Agenais atteignit le cap des 100 l’année suivante au premier test contre la Nouvelle-Zélande à Christchurch et il se retira après le Mondial 1995 avec un total de 111, record mondial qui fut battu par le pilier anglais Leonard au Mondial 2003.
Question 88 : Quel est le seul attaquant à avoir disputé les quatre matches du grand chelem 1968 ?
Réponse : A. Campaës. Quatre joueurs, parmi les 27 qui participèrent au premier grand chelem, disputèrent les quatre matches mais trois d’entre eux étaient des avants : Carrère, Spanghero et Cester. L’ailier lourdais André Campaës fut le seul attaquant à conserver sa place.
Question 89 : Quel joueur participa, pour une vingtaine de minutes seulement, au quatrième grand chelem français ?
Réponse : J.-B. Lafond. A Dublin, pour la dernière levée du grand chelem 1987, Serge Blanco, blessé aux côtes, quitta le terrain à vingt minutes de la fin et Jean-Baptiste Lafond rentra à l’aile, Philippe Bérot passant à l’arrière. Lafond n’avait pas joué un seul match de ce Tournoi, ce qui lui valut d’être surnommé « L’escroc » par ses camarades.
Question 90 : Quel est le seul français à avoir marqué un essai dans chaque match d’un Tournoi des VI Nations ?
Rponse : Ph. Bernat-Salles. L’ailier biarrot accomplit cette performance unique en 2001, bien que le XV de France ait été battu trois fois. Philippe Sella avait marqué dans chaque match du Tournoi des V Nations 1986.
Question 91 : Dans quel stade le XV de France remporta-t-il la dernière levée d’un deuxième grand chelem consécutif ?
Réponse : Wembley. Le futur Millennium de Cardiff étant en travaux pour la Coupe du Monde en 1998, les Gallois jouèrent à Londres. Le seul match disputé par un XV de France à Wembley, le dimanche 5 avril 1998, se solda par une énorme victoire (51-0) sur les Gallois qui valut un deuxième grand chelem consécutif, le dernier réalisé par la France dans le Tournoi des V Nations.
Question 92 : Quel joueur, retenu pour le premier match du Tournoi de 1977, dut renoncer la semaine du match et manqua ainsi un grand chelem ?
Réponse : G. Novès. Incomplètement remis d’une blessure reçue en championnat, l’ailier toulousain Guy Novès, qui avait été retenu pour l’ouverture du Tournoi 1977 contre Galles, renonça à l’entraînement du jeudi à Rueil Malmaison et Averous reprit sa place à l’aile gauche. La première sélection du Toulousain fut remise au 11 novembre… à Toulouse, jour de France-Nouvelle-Zélande.
Question 93 : Quel joueur rejoignit le XV de France en cours de tournée en Afrique du Sud en 1975 et disputa les deux tests-matches ?
Réponse : M. Palmié. Le deuxième ligne biterrois, qui venait d’être champion de France pour la deuxième fois, ne faisait pas partie de la délégation qui s’envola, fin mai, de Roissy à destination de l’Afrique du Sud. Les tests contre les Springboks ne se présentant pas sous les meilleurs auspices, Michel Palmié fut appelé en renfort et aligné contre le Transvaal où il gagna sa place pour le test de Bloemfontein.
Question 94 : Quel futur talonneur du XV de France tenait le poste d’ouvreur quand son club et Neath inaugurèrent le Parc des Princes moderne ?
Réponse : A. Paco. Le premier match de rugby disputé dans le Parc des Princes rénové opposa le champion de France, Béziers, au champion du Pays de Galles, Neath, le 1er novembre 1972. Alain Paco, 20 ans et demi, qui fut également troisième ligne de l’AS Béziers, était ce jour-là demi d’ouverture. Devenu en 1974 le talonneur des champions de France, il devint celui du XV de France à l’occasion de la tournée en Argentine.
Question 95 : Quel est le seul président de la FFR à avoir porté le maillot du XV de France ?
Réponse : R. Crabos. 17 fois international entre 1920 et 1924, 12 fois capitaine du XV de France, le Landais René Crabos, qui forma avec son partenaire du Racing CF François Borde une paire de centres fameuse, fut porté à la présidence de la FFR en juin 1952 par la révolte des « 465 » et il y resta dix ans. Albert Ferrasse, champion de France avec Agen, fut seulement remplaçant en équipe de France.
Question 96 : Quels internationaux père et fils, nés à 30 ans d’intervalle, ont également reçu leur première cape à 30 ans d’intervalle ?
Réponse : Skréla. Jean-Claude Skréla, né en octobre 1949, fut international à l’occasion de la tournée de 1971 en Afrique du Sud ; son fils David, né en mars 1979, a obtenu sa seule cape (à ce jour) pour le test contre la Nouvelle-Zélande de la tournée de 2001. Richard Dourthe a également été international trente ans après son père Claude (1966-1996) mais ils ont 26 ans d’écart ; quant à Michel Pébeyre, il a été international 25 ans après son père Elie.
Question 97 : Dans quel pays un test du XV de France ne put se terminer à cause d’un très violent orage ?
Réponse : Etats-Unis. A Colorado Springs, le deuxième test de la tournée aux Etats-Unis de 1991, préparatoire à la Coupe du Monde, se termina à la mi-temps sur le score de 10-3 en faveur des visiteurs.
Question 98 : En quelle année le XV de France a-t-il été battu à zéro point pour la dernière fois ?
Réponse : 1990. La défaite de février 1990 contre l’Ecosse à Murrayfield (21-0) est la dernière où le XV de France n’a rien marqué.
Question 99 : Contre quelle équipe le XV de France célébra-t-il le bi-centenaire de la Révolution ?
Réponse : Lions Britanniques. Seule fédération sportive à célébrer le bicentenaire, la FFR invita les Lions Britanniques à se produire au Parc des Princes contre le XV de France, le 4 octobre 1989. A cette occasion, 2.000 enfants d’Ile-de-France formèrent la plus grande mêlée du monde et Mireille Mathieu chanta « La Marseillaise ».
Question 100 : Contre quelle équipe le XV de France a-t-il disputé le plus de matches de Coupe du Monde ?
Réponse : Fidji. Le XV de France a été opposé à 16 nations sur les cinq éditions de Coupe du Monde. C’est contre les Fidji qu’il a disputé le plus de matches (4), puis contre l’Ecosse, l’Angleterre et la Nouvelle-Zélande (3).
Réponse : Anneaux. Il s’agissait des deux anneaux, rouge et bleu, de l’USFSA (Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques), l’organisme qui régissait alors le sport français. Le coq n’y fut ajouté que cinq ans plus tard.
Question 2 : Qui était l’Américain de ce premier XV de France ?
Réponse : Muhr. Le deuxième ligne Allan Muhr était né en effet aux Etats-Unis.
Question 3 : Sur quel terrain le XV de France disputa-t-il son premier match du Tournoi des V Nations ?
Réponse : Swansea. C’était le 1er janvier 1910 : sur le terrain de St Helens, les Français de Gaston Lane furent battus 49-14 par les Gallois.
Question 4 : Quel attaquant inscrivit l’essai de la première victoire sur l’Angleterre ?
Réponse : E.Vellat. Le 2 avril 1927, à Colombes, l’ailier grenoblois Edmond Vellat marqua l’essai qui donna à la France sa première victoire (3-0) sur l’Angleterre.
Question 5 : Quel général et futur Premier ministre fut ailier du XV de France ?
Réponse : J. Chaban-Delmas. Il parut une seule fois à l’aile du XV de France, en avril 1945 à Richmond, contre l’armée britannique victorieuse 27-6.
Question 6 : En quelle année le XV de France remporta-t-il sa première victoire à Twickenham ?
Réponse : 1951. Le 24 février, les Tricolores commandés par Guy Basquet obtenaient le premier succès (11-3) dans le « Temple », grâce à deux essais de Basquet et J. Prat, ce dernier ajoutant une transformation et un drop.
Question 7 : Jusqu’en quelle année le drop valut-il quatre points ?
Réponse : 1948. Le demi de mêlée toulousain Yves Bergougnan fut le dernier Français à réussir un drop à quatre points, lors de la victoire du 29 mars 1948 (15-0) sur les Anglais à Colombes ; la valeur du drop fut ensuite ramenée à trois points.
Question 8 : Quel international se tua le matin d’un France-Ecosse en passant son brevet de pilote ?
Réponse : Y. Du Manoir. Le lieutenant aviateur Yves Le Pelley du Manoir perdit la vie le 2 janvier 1928, jour de France- Ecosse à Colombes : son avion heurta un arbre près de Châteauroux ; l’ouvreur du Racing CF, qui avait commandé le XV de France l’année précédente, n’avait pas été retenu pour l’ouverture du Tournoi.
Question 9 : Quel est le joueur qui a marqué le plus d’essais pour le XV de France ?
Réponse : S. Blanco. L’arrière le plus capé du rugby français a établi le record à 38 essais et il tient toujours.
Question 10 : En quelle année le XV de France remporta-t-il sa première victoire à l’Arms Park de Cardiff ?
Réponse : 1958. La première équipe à l’avoir emporté au Pays de Galles fut celle de Basquet en 1948 mais c’était à Swansea ; c’est seulement le 29 mars 1958 que les Tricolores, commandés par Michel Celaya, gagnèrent à Cardiff pour la première fois.
Question 11 : Quel ailier du XV de France participa aux Jeux Olympiques de Londres en 1948 ?
Réponse : A. Porthault. Auteur d’un essai historique contre Castres en finale du championnat 1950, le sprinter du Racing CF participa aux Jeux Olympiques de Londres en 1948 avec le relais 4x100m mais aussi à ceux d’Helsinki en 1952 où il se qualifia pour les demi-finales du 100m.
Question 12 : Quels frères furent, bien avant les Boniface, associés au centre de la ligne de trois-quarts tricolore ?
Réponse : Behoteguy. Les frères Henri et André Behoteguy furent associés à cinq reprises, en 1928, au centre de l’attaque française, alors qu’ils portaient le maillot de Cognac.
Question 13 : Quel international prit une part déterminante dans le lancement du rugby à XIII en France ?
Réponse : J. Galia. Suspendu, avant d’être radié, pour faits de professionnalisme en 1933, l’international catalan Jean Galia, qui portait les couleurs de Villeneuve après avoir été champion de France avec Quillan, se laissa convaincre par les émissaires de la Rugby League anglaise et il entraîna avec lui nombre de joueurs de premier plan dans une tournée outre-Manche qui marqua les grands débuts du rugby à XIII en France.
Question 14 : Combien de matches au total comportait un Tournoi des V Nations ?
Réponse : 10. Chaque équipe jouait quatre matches mais le calcul est dégressif, soit 4+3+2+1= 10.
Question 15 : Quel est le plus jeune (au jour de ses débuts tricolores) international français ?
Réponse : C. Dourthe. Lorsqu’il obtint sa première sélection, le 27 novembre 1966 à Bucarest, Claude Dourthe avait 18 ans et 7 jours. Le plus jeune international était jusque là un autre Landais, « Pepe » Dizabo, retenu à 18 ans et 99 jours contre l’Australie en 1948.
Question 16 : Quel est le plus vieil (au jour de ses débuts tricolores) international français ?
Réponse : N. Baudry. L’arrière montferrandais Noël Baudry avait 34 ans et 289 jours quand il fut sélectionné pour la première fois, pour l’ouverture du Tournoi 1949 contre l’Ecosse. Ce record a été approché par le Toulousain Albert Cigagna quand il fut appelé pour France-Angleterre de la Coupe du Monde 1995.
Question 17 : En quelle année le XV de France enregistra-t-il sa dernière cuillère de bois (quatre défaites) dans le Tournoi ?
Réponse : 1957. Depuis, le plus faible total a été 1pt (trois défaites, un nul), en 1969.
Question 18 : Quel arbitre français, membre de la délégation officielle, arbitra deux des trois tests du XV de France lors d’une tournée ?
Réponse : B. Marie. Avant d’être le premier Français à diriger un match du Tournoi (1965), Bernard Marie fit partie de la délégation tricolore en Argentine en 1960 et il arbitra le premier et le troisième test.
Question 19 : Une erreur a été commise dans le libellé de cette question, comme l’a justement remarqué André Boniface. Elle aurait dû être : Quel ailier français, appelé la veille du match à la suite d’un forfait, honora sa première sélection par une victoire sur les Anglais ? (et non sur les All Blacks).
Réponse : F. Cazenave. Le Lyonnais Pomathios ayant été éliminé par l’entraînement de la veille du match, le Racingman Fernand Cazenave fut prévenu vers minuit qu’il était retenu pour jouer contre l’Angleterre à Colombes et il marqua l’un des deux essais de la victoire (6-3). Quatre ans plus tard, le Landais fut de la première équipe victorieuse des All Blacks.
Question 20 : Combien de joueurs participèrent au premier grand chelem du XV de France ?
Réponse : 27. A la moitié du Tournoi 1968, à la suite du match de démonstration perdu à Grenoble (à l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver) devant le Sud-Est, plusieurs joueurs furent remerciés, certains définitivement. Seuls le capitaine Carrère, Cester, W. Spanghero et Campaës disputèrent les quatre matches de ce premier grand chelem.
Question 21 : En quelle année le Lourdais Maurice Prat commanda-t-il le XV de France ?
Réponse : 1958. Pour le dernier match du Tournoi 1958, contre l’Irlande, le frère de Jean Prat fut promu capitaine en raison du forfait de Celaya. Ce fut aussi son dernier match international car Maurice renonça à la tournée en Afrique du Sud et il ne fut plus sélectionné.
Question 22 : Quel avant gersois, né avant la deuxième guerre mondiale, effectua un come-back contre l’Angleterre six ans après sa dernière sélection, contre l’Angleterre également ?
Réponse : J. Le Droff. Ecarté après la défaite de 1964 (6-3) devant les Anglais à Colombes, le deuxième ligne auscitain Jean Le Droff revint six ans après, à presque 31 ans, pour la triomphale clôture (35-13) du Tournoi 1970 devant la Rose.
Question 23 : Quel est le seul joueur à avoir disputé tous les matches de quatre grands chelems ?
Réponse : F. Pelous. Titulaire pour les quatre matches des Tournois 1997 et 1998, Fabien Pelous a également participé aux cinq rencontres de 2002 et 2004, ce qui lui permet d’être le seul joueur à avoir réalisé quatre grands chelems complets, soit 18 matches. Olivier Magne n’en compte que 16.
Question 24 : Combien de postes Philippe Sella a-t-il occupé dans le XV de France ?
Réponse : 3. Retenu au centre pour sa première sélection, Philippe Sella fut ensuite placé à l’aile à six reprises. A partir de l’automne 1983, il devint inamovible au centre, sauf pour le test contre l’Australie de novembre 1989 à Lille où il porta le n°15, Blanco ayant été mis en pénitence pour ce match, comme Berbizier et Rodriguez.
Question 25 : En quelle année Jacques Fouroux fut-il sélectionné pour la première fois dans le XV de France avant d’être retiré de l’équipe ?
Réponse : 1968. Pour le deuxième match du Tournoi 1968 contre l’Irlande, les sélectionneurs avaient, malgré la victoire en Ecosse, remplacé les Camberabero par une association Fouroux-Maso mais le Narbonnais, blessé en championnat à Auch, déclara forfait. Le n°10 fut confié à Gachassin qui insista auprès de Jean Prat pour faire la paire avec son partenaire de Lourdes Jean-Henri Mir. Fouroux dut patienter quatre ans avant d’être international…
Question 26 : Quel joueur marqua le premier, trois essais dans un match du Tournoi des V Nations ?
Réponse : M. Crauste. Exploit rarissime pour un avant : Michel Crauste inscrivit les trois essais de la victoire de 1962 sur l’Angleterre (13-0) à Colombes. Christian Darrouy, l’année suivante à Dublin, et Eric Bonneval, contre l’Ecosse au Parc des Princes en 1987, ont également signé un « hat-trick ». David Venditti (Irlande 1997) et Emile Ntamack (Galles 1999) complètent la liste.
Question 27 : En quelle année s’opéra le premier remplacement autorisé en match international ?
Réponse : 1969. Le premier remplacement officiel s’effectua le 11 janvier 1969 à Colombes où le demi de mêlée écossais Connell céda sa place à McCrae après 14 minutes de jeu.
Question 28 : En quelle année Robert Paparemborde disputa-t-il son seul match international comme pilier gauche ?
Réponse : 1979. Pour le fameux 14 juillet d’Auckland, les responsables firent débuter Daniel Dubroca, qui ne jouait qu’à droite, et Paparemborde, droitier lui aussi, accepta de changer de côté exceptionnellement.
Question 29 : Quel joueur fut, avant Frédéric Michalak, titulaire à la mêlée et à l’ouverture du XV de France ?
Réponse : J.-L. Bérot. Un autre joueur du Stade Toulousain a opéré en effet à la mêlée et à l’ouverture en équipe de France. En 1968, les sélectionneurs recherchaient un demi de mêlée capable de franchir la ligne d’avantage à la façon du All Black Syd Going et ils eurent l’idée de reconvertir Jean-Louis Bérot, qui affectionnait le jeu près des avants. Le Dacquois partit ainsi en Nouvelle-Zélande comme second de Puget et il disputa le troisième test. Après deux défaites dans le Tournoi 1969, l’expérience fut abandonnée et Bérot, finaliste du championnat 1969 à la mêlée, revint à son poste de prédilection ; il fut ainsi rappelé comme ouvreur pour France-Angleterre 1970 et il le resta.
Question 30 : Quel joueur du XV de France tourna des films sur la tournée de 1958 en Afrique du Sud ?
Réponse : A. Frémaux. Le deuxième ligne du PUC avait emporté sa caméra en Afrique du Sud et les images qu’il tourna, sur les stades et au quotidien, sont les seuls documents qui existent sur cette fameuse tournée. Avant son récent décès, Frémaux en a cédé les droits pour la réalisation d’un film documentaire.
Question 31 : Combien de pénalités furent tentées par le buteur français lors du match nul (0-0) de février 1961 contre l’Afrique du Sud ?
Réponse : 0. Aucun point mais aussi aucun but tenté par la France sur ce match ! Le demi de mêlée springbok Lockyear manqua ses deux tentatives.
Question 32 : Quel joueur figurant, le 13 juillet 1979, sur la photo officielle du XV de France, ne participa pas, le lendemain, à la victoire sur les All Blacks à Auckland ?
Réponse : Ch. Béguerie. Incertain jusque là, le troisième ligne centre agenais déclara forfait le matin du test, sa main blessée s’étant infectée. Le deuxième ligne narbonnais Patrick Salas, qui avait passé une courte nuit, fut désigné au pied levé pour occuper le couloir. Béguerie, qui avait obtenu la consécration internationale le samedi précédent à Christchurch, ne rejoua plus en équipe de France.
Question 33 : Qui était recordman des sélections avant Jean Prat ?
Réponse : E. Ribère. Le Catalan Eugène Ribère, troisième ligne du XV de France dont il fut également le capitaine, avait établi le record des sélections à 34 en 1933. Ce record fut battu par Jean Prat en mai 1952 à Milan et porté par le Lourdais à 51.
Question 34 : Combien de fois Lucien Mias a-t-il commandé le XV de France ?
Réponse : 6. Capitaine mythique du XV de France qu’il mena à la victoire en Afrique du Sud dans la série des deux tests de1958, puis à la victoire sans partage dans le Tournoi suivant, Lucien Mias n’a commandé que 6 fois car il se retira après le Tournoi 1959.
Question 35 : Quel fut le dernier avant à marquer des points au pied pour le XV de France ?
Réponse : J.-P. Bastiat. Le troisième ligne centre dacquois passa une pénalité et une transformation contre l’Irlande en 1976. Le flanker agenais Sitjar avait buté en club mais pas en équipe de France.
Question 36 : Quel joueur bigourdan, retenu pour l’ouverture du Tournoi 1969, se blessa la semaine précédente et ne fut jamais international ?
Réponse : N. Dargelès. Le talonneur tarbais, sélectionné pour France-Ecosse 1969 entre Esponda et Lasserre, se fractura deux côtes le dimanche précédent en marquant le premier essai au stade Trélut qui venait d’être inauguré. Norbert Dargelès ne cessa ensuite de jouer de malchance (grave blessure à l’œil) et il ne fut jamais plus appelé en équipe de France.
Question 37 : Quel trois-quarts centre français a disputé 24 matches consécutifs à ce poste à partir de ses débuts ?
Réponse : D. Traille. International en novembre 2001 contre l’Afrique du Sud, le centre palois ne quitta plus le poste jusqu’au match amical de septembre 2003 à Twickenham, avant le départ à la Coupe du Monde.
Question 38 : Quel joueur détient le record de longévité en équipe de France, 13 années s ‘étant écoulées (à 13 jours près) entre sa première et sa dernière sélection ?
Réponse : F. Haget. International pour la première fois, sous les couleurs d’Agen, lors de la tournée de juin1974 en Argentine, le deuxième ligne biarrot Francis Haget tira sa révérence après la Coupe du Monde 1987, ayant disputé le quart de finale du 7 juin contre les Fidji. La carrière de Philippe Sella a été à peine plus courte puisqu’elle débuta fin octobre 1982 pour s’achever en juin 1995 à la Coupe du Monde. Celle d’André Boniface alla de janvier 1954 à mars 1966.
Question 39 : Quel joueur devint pilier contre l’Irlande en 1984 après l’expulsion de Jean-Pierre Garuet ?
Réponse : L. Rodriguez. Flanker et occasionnellement deuxième ligne à ses débuts, troisième ligne centre à partir de 1986, Laurent Rodriguez monta aux fauteuils d’orchestre pour le dernier quart d’heure de France-Irlande 1984.
Question 40 : En quelle année Michel Crauste déposséda-t-il Jean Prat du record des sélections ?
Réponse : 1965. C’est pour l’ouverture du Tournoi 1965, contre l’Ecosse, que Michel Crauste battit, avec 52 sélections, le record de Jean Prat. Quand il se retira, après Italie-France 1966, il l’avait porté à 62.
Question 41 : Qui était capitaine du XV de France au départ de la tournée de 1958 en Afrique du Sud ?
Réponse : M. Celaya. Revenu fin 1957 dans le pack tricolore où il n’avait plus paru depuis le Tournoi 1954, Lucien Mias n’était que simple soldat au départ de la fameuse tournée chez les Springboks. La blessure au genou de Celaya au premier match fit du Mazamétain un leader incontesté et glorieux.
Question 42 : Quel fut le premier joueur à réussir deux drops à Lansdowne Road ?
Réponse : G. Cambérabéro. Les deux drops de l’ouvreur voultain contribuèrent à la victoire de 1967 (11-6) en Irlande, qui valait la première place du Tournoi. Avant Guy Cambérabéro, cette performance n’avait pas été réalisée. Elle fut rééditée par Guy Laporte en 1981.
Question 43 : En quelle année le XV de France se trouva-t-il pour la première fois, après trois victoires, en passe de réaliser la grand chelem ?
Réponse : 1955. Le XV de France, commandé par Jean Prat, avait remporté pour la première fois ses trois premiers matches du Tournoi (à Dublin et à Twickenham notamment) quand il reçut les Gallois pour le grand chelem le 23 mars 1955 à Colombes, dans une fièvre sans pareille. Mené 11-0 à la mi-temps, il s’inclina 16-11 et dut partager la première place avec ses vainqueurs.
Question 44 : Qui détenait le record des capitanats du XV de France avant Jean-Pierre Rives ?
Réponse : G. Basquet. Entre 1948 et 1952, entre Louis Junquas et Jean Prat, Guy Basquet commanda 24 fois le XV de France et nul n’en fit autant jusqu’à Jean-Pierre Rives.
Question 45 : Quel joueur a été titulaire à l’aile, à l’ouverture, au centre et à l’arrière du XV de France ?
Réponse : J. Gachassin. Ailier à ses débuts tricolores en 1961, Jean Gachassin le resta jusqu’en 1965 où il prit en cours de match, à Twickenham, le relais à l’ouverture de Jean Capdouze, blessé. Installé comme n°10, « Peter Pan » fut cependant titularisé deux fois à l’arrière (1967) et deux fois au centre (1967-1968).
Question 46 : Quel est le dernier Français à avoir inscrit, en match international, un essai à trois points ?
Réponse : R. Bertranne. La valeur de l’essai ayant été portée à quatre points à partir de la saison 1971-1972, le Bagnérais Roland Bertranne signa le dernier à trois points lors du match nul (8-8) contre les Springboks de juin 1971, à Durban.
Question 47 : Combien de défaites d’affilée enregistra le XV de France après son premier grand chelem ?
Réponse : 10. Après avoir réalisé le grand chelem à Cardiff en mars 1968, le XV de France battit la Tchécoslovaquie puis perdit trois tests en Nouvelle-Zélande, un quatrième en Australie, deux tests à l’automne devant les Springboks, en suivant en Roumanie et les trois premiers matches du Tournoi 1969. Ayant concédé le nul aux Gallois pour la clôture, il ne renoua avec le succès qu’en décembre 1969 à Tarbes, au détriment des Roumains. Soit 19 mois sans victoire !
Question 48 : Quel est le club dont deux joueurs ont inscrit trois drops dans un match international ?
Réponse : Dax. Pierre Albaladejo fut le premier à réussir trois drops, en 1960 contre l’Irlande à Colombes. Son compatriote Jean-Patrick Lescarboura en fit autant en 1985 à Twickenham. Didier Cambérabéro (Béziers) passa également trois drops lors de la victoire de 1990 sur l’Australie à Sydney.
Question 49 : Quel joueur audois a été titulaire à la fois dans le pack et dans l’attaque du XV de France ?
Réponse : A. Quilis. Le flanker narbonnais honora à l’aile sa première sélection, au premier test de la tournée de 1967 en Afrique du Sud. Il fut avant-aile pour les quatre suivantes. Son compère Viard, également international avant-aile, ne joua au centre que pour son club de Narbonne.
Question 50 : Quel attaquant écopa du premier carton jaune français en match international ?
Réponse : D. Venditti. Pour l’ouverture du Tournoi 2000 à Cardiff, le Briviste remplaça Richard Dourthe au centre en première mi-temps et écopa du premier carton jaune, en deuxième mi-temps.
Question 51 : En quelle année Roland Bertranne devint-il recordman des sélections ?
Réponse : 1981. Le Bagnérais honora sa 63e cape, qui lui permettait de battre de record de Dauga, en février 1981 à Dublin et Jean-Pierre Rives le laissa pénétrer le premier sur la pelouse de Lansdowne Road. Ce fut la dernière saison de Bertranne qui porta le record à 69 sélections.
Question 52 : Quel avant inscrivit, pour sa première et unique sélection, deux essais dans un match du Tournoi ?
Réponse : Y. Malquier. Le troisième ligne centre narbonnais marqua deux des trois essais du succès tricolore contre l’Ecosse (21-17) au Parc des Princes, pour la clôture du Tournoi 1979. Champion de France et vainqueur du challenge Du-Manoir en suivant, il partit ensuite en Nouvelle-Zélande avec le XV de France mais une plaie infectée au tibia, à la suite du match contre Hawkes Bay précédant le premier test, mit fin à sa tournée et faillit nécessiter l’amputation. Jouant de malchance par la suite, il ne retrouva jamais place dans le XV de France.
Question 53 : Quel arrière avait été initialement sélectionné à la place de Serge Blanco pour France-Ecosse en 1985 ?
Réponse : J. Bianchi. Après le match nul en Angleterre pour l’ouverture du Tournoi, le sélectionneur Jacques Fouroux avait décidé de repositionner Blanco à l’aile contre l’Ecosse et de confier l’ultime défense à Jérôme Bianchi. Le forfait du Toulonnais, qui ne fut international que l’année suivante en Argentine, rendit à Blanco sa place préférée et il marqua les deux essais français !
Question 54 : Avec quel numéro le pilier Jean Iraçabal pénétra-t-il sur le terrain de Colombes pour le coup d’envoi de France-Ecosse en 1969 ?
Réponse : 16. La jambe paralysée par une malencontreuse piqûre dans le nerf sciatique, le flanker toulousain Jean-Pierre Salut regagna le vestiaire peu après sa sortie du tunnel et le pack tricolore dut être remanié avant le coup d’envoi, retardé de quelques minutes. W. Spanghero (n°8) prit la place de Salut comme avant-aile, Dauga (deuxième ligne) passa au couloir, Lasserre (pilier) en deuxième ligne et Iraçabal effectua des débuts insolites dans le Tournoi : le Bayonnais avait dans le dos le n°16 et un maillot sans le coq car les remplaçants n’avaient pas droit à l’emblème. Cet incident ne peut être considéré comme le premier remplacement d’un joueur blessé (qui intervint d’ailleurs chez les Ecossais au bout d’un quart d’heure) car il se produisit avant le début du match.
Question 55 : Quel est le seul joueur à avoir disputé tous les matches (16) des quatre Tournois remportés par la France de 1959 à 1962 ?
Réponse : A. Roques. L’indestructible « Pépé du Quercy », appelé à plus de 33 ans en équipe de France, en avait presque 38 quand il fut remercié. De cette série glorieuse dans le Tournoi, Crauste ne manqua que le premier match, l’ouverture contre l’Ecosse en 1959. Moncla fut écarté après la tournée de 1961 en Nouvelle-Zélande.
Question 56 : Du forfait de quel joueur Christian Califano profita-t-il en 1994 pour partir en tournée en Nouvelle-Zélande et devenir international ?
Réponse : M. de Rougemont. « Le Rouge », ami toulonnais de Califano, avait été retenu comme pilier droit pour cette tournée et c’est comme talonneur qu’il obtint la consécration, l’année suivante à la Coupe du Monde. Parti à sa place à la tournée de 1994 au Canada et en Nouvelle-Zélande, Califano, 22 ans, fut préféré à Seigne pour les tests contre les All Blacks.
Question 57 : Quel joueur resta six ans sans sélection avant de participer au grand chelem de 1997 ?
Réponse : M. Dal Maso. International dès 1988 à Bucarest alors qu’il portait les couleurs montoises, Marc Dal Maso fut rappelé en 1990 contre les All Blacks au Parc des Princes avant de disparaître jusqu’à l’automne 1996 où il succéda à De Rougemont contre les Springboks avant d’enchaîner sur le Tournoi.
Question 58 : Quel est le nom du stade sur lequel le XV de France remporta sa légendaire demi-finale de Coupe du Monde de 1987 ?
Réponse : Concord Oval. L’Australie avait choisi ce petit stade de campagne, rénové pour le Mondial et d’une capacité de 20.000 spectateurs à peine, pour y disputer ses matches. Elle l’abandonna après les deux défaites de 1988 devant les All Blacks. Il est, depuis, tombé en désuétude.
Question 59 : Quel joueur offrit à Jean-Luc Sadourny le ballon de l’essai qui permit au XV de France de remporter pour la première fois une série de tests contre les All Blacks ?
Réponse : G. Accoceberry. Parvenu à une foulée de la ligne néo-zélandaise à l’issue d’un mouvement grandiose, le demi de mêlée béglais préféra assurer l’essai en servant Sadourny. Il ne restait que quelques instants à jouer et les All Blacks, qui venaient de marquer par Fitzpatrick, croyaient tenir leur revanche (20-16) de Christchurch. L’essai de Sadourny, transformé par Deylaud, est celui d’une victoire historique (23-20) puisque la France, ce 3 juillet 1994, remportait pour la première fois deux tests en Nouvelle-Zélande.
Question 60 : Contre quelle nation le XV de France fit-il match nul trois ans de suite dans le Tournoi ?
Réponse : Angleterre. En 1959 (3-3 à Twickenham), 1960 (3-3 à Colombes) et 1961 (5-5 à Twickenham), la confrontation entre la France et l’Angleterre se solda par un match nul. La maigreur des scores de l’époque permit cette bizarrerie qui n’est plus possible désormais.
Question 61 : Quel est le seul international français dont le nom commence par la lettre Z ?
Réponse : F. Zago. Le Montalbanais Fernand Zago, deux fois pilier du XV de France en 1963, est le seul international avec cette initiale. Zani est un international italien et le nom de l’actuel talonneur du Stade Français commence par un S (Szarzewski).
Question 62 : Quel capitaine tricolore a porté le maillot d’un autre pays avant celui du XV de France ?
Réponse : A. Benazzi. L’Agenais Abdelatif Benazzi fut d’abord international marocain et son « éligibilité » pour la finale du Tournoi 1991 à Twickenham causa beaucoup plus de problèmes avec les Britanniques que sa tournée en Australie et ses tests contre les Blacks en 1990.
Question 63 : Quel Français inscrivit le plus de points sur un Tournoi des V Nations ?
Réponse : J.-P. Lescarboura. L’ouvreur dacquois Jean-Patrick Lescarboura établit ce record définitif dans le Tournoi 1984 avec 54 pts (10 pénalités, 4 drops et 6 transformations).
Question 64 : Quel Français a inscrit, à ce jour, le plus de points sur un Tournoi des VI Nations ?
Réponse : G. Merceron. L’ouvreur montferrandais Gérald Merceron a établi son record dans le Tournoi 2002 dont il fut le meilleur réalisateur avec 80 pts (1 essai, 18 pénalités, 1 drop et 9 transformations).
Question 65 : Contre quelle équipe le XV de France eut-il deux expulsés sur le même match ?
Réponse : Angleterre. Le 15 février 1992, lors de France-Angleterre au Parc des Princes, l’arbitre irlandais Hilditch expulsa en fin de match, à quelques minutes d’intervalle, le pilier agenais Grégoire Lascube et le talonneur béglais Vincent Moscato. Ce fut le dernier match international des deux joueurs.
Question 66 : Quel attaquant mythique, privé de sélection à cause de son passé treiziste, fut retenu, à plus de 33 ans, pour un match du Tournoi ? Réponse : J. Dauger. Le centre bayonnais avait plus de 33 ans quand il fut retenu pour l’ouverture du Tournoi 1953 contre l’Ecosse, le 10 janvier à Colombes. Le 29 décembre, à Biarritz, il avait encore fait des étincelles avec France B contre les Combined Services. Pour avoir joué deux saisons à Roanne XIII avant la guerre, Jean Dauger avait été inscrit par les Britanniques sur la liste noire et il avait dû se contenter de deux matches contre l’armée britannique en 1945. Le président Crabos tint tête aux Ecossais qui menaçaient de ne pas venir à Paris si Dauger et Manterola étaient maintenus dans l’équipe. Le Lourdais fut sacrifié et la FFR promit de ne plus retenir Dauger après ce France-Ecosse où, d’ailleurs, il ne put donner la mesure de son talent.
Question 67 : Quel fut le premier Sud-Africain à porter le maillot du XV de France ?
Réponse : E. Melville. En remplaçant le Montferrandais Lhermet blessé dans le premier quart d’heure de France-Irlande 1990, le troisième ligne centre toulonnais Eric Melville, originaire du Cap, fut le premier Sud-Africain international de la FFR. Melville fut ensuite titulaire lors de la tournée en Australie. Le Tarbais Dries Van Heerden fut appelé dans le Tournoi deux ans plus tard.
Question 68 : En quelle année la commission de sélection retint-elle la ligne de trois-quarts du FC Lourdes au complet ?
Réponse : 1958. Aucun attaquant lourdais n’avait connu la déroute du 1er mars (14-0) devant l’Angleterre à Colombes. Les sélectionneurs décidèrent d’aligner la ligne de trois-quarts du FCL contre l’Australie le dimanche suivant : elle était composée de Rancoule, Martine, Prat et Tarricq, lancée par Labazuy et soutenue par Domec et Barthe. Les Wallabies s’inclinèrent 19-0 et l’opération fut renouvelée avec succès à Cardiff et contre l’Irlande.
Question 69 : Combien de joueurs ont marqué plus de 300 points pour le XV de France ?
Réponse : 3. Il s’agit de Christophe Lamaison (380 pts), Thierry Lacroix (367) et Didier Cambérabéro (354).
Question 70 : En quelle année le XV de France remporta-t-il seul le Tournoi des V Nations pour la première fois ?
Réponse : 1959. Le XV de France remporta pour la première fois le Tournoi en 1954 mais à égalité (6pts) avec l’Angleterre et le Pays de Galles. En 1959, il n’eut besoin que deux victoires et un nul (5pts) pour s’adjuger seul la première place, avant le dernier match en Irlande où il s’inclina 9-5. 1968 est l’année du premier grand chelem.
Question 71 : Quel joueur du XV de France perdit la vie dans un accident de voiture un mois après avoir joué contre les All Blacks à Colombes ?
Réponse : J.-M. Capendeguy. L’ailier basque du CA Bègles, consacré international contre la Nouvelle-Zélande fin novembre 1967, marqua ensuite son seul essai pour le XV de France le mois suivant contre la Roumanie à Nantes, avant de trouver la mort sur la route le 4 janvier 1968. La même tragédie avait été fatale à Guy Boniface le soir du réveillon. Pour leur rendre hommage, le XV de France s’aligna le 13 janvier à Murrayfield avec un brassard noir. Guy Boniface, qui avait disputé son dernier match international en 1966, ne joua jamais contre les Blacks à Colombes.
Question 72 : Sur quel terrain Christian Darrouy déposa-t-il, au bout de sa course dans l’en-but adverse, le ballon au milieu des poteaux et… à l’intérieur du terrain, la réalisation étant ainsi refusée et le record des essais du Montois reporté à la saison suivante ?
Réponse : Pau. Avant France-Italie d’avril 1965 à la Croix-du-Prince, Christian Darrouy était à deux longueurs du record des essais (19), détenu par le Tarbais Jean Dupuy. Il ne put que l’égaler à Pau alors qu’il pénétra trois fois dans l’en-but transalpin : la troisième fois, il revint en effet déposer le ballon à l’intérieur du terrain et l’arbitre gallois Hughes invalida justement l’essai. Darrouy battit le record en signant deux essais, ses deux derniers dans le Tournoi, contre l’Irlande en janvier 1966.
Question 73 : En quelle année, pour la seule et unique fois, la France termina-t-elle le Tournoi à égalité avec les quatre autres nations ?
Réponse : 1973. Les cinq nations remportèrent en effet leurs deux matches à domicile, ce qui n’était jamais arrivé. A la fin du dernier match, à Lansdowne Road, alors que la France était revenue à 6-4, Jean-Pierre Romeu manqua la transformation de l’essai de Phliponneau qui valait le match nul et la première place.
Question 74 : Quel était le capitaine du XV de France qui remporta le premier trophée mis en jeu dans le Tournoi des V Nations ?
Réponse : J.-F. Tordo. Jusqu’en 1993, le Tournoi était une compétition sans classement officiel et sans trophée. Le premier fut remis, au soir de France-Galles 1993, au talonneur niçois Jean-François Tordo, capitaine du XV de France victorieux de l’édition. La notion de goal-average, introduite en même temps pour départager les ex-aequo, n’eut pas lieu de s’appliquer puisque la France était seule à 6 pts. En revanche, elle départagea Gallois et Anglais en 1994.
Question 75 : Quels frères ont été l’un et l’autre arrières du XV de France ?
Réponse : Lacaze. Originaires de Pontacq, ils ont porté tous deux le maillot du FC Lourdais. Pierre, l’aîné, devint international lors de la fameuse tournée de 1958 en Afrique du Sud et, après la victoire dans le Tournoi 1959, il passa à XIII à Toulouse et fut l’arrière de l’équipe de France jusqu’en 1967; Claude, qui signa à Angoulème en 1962, fut, à partir de 1961, un arrière très offensif du XV de France où il opéra une fois à l’aile et où il termina, en 1968-1969, comme demi d’ouverture.
Question 76 : Quel fut le premier joueur de couleur retenu pour une tournée du XV de France en Afrique du Sud ?
Réponse : R. Bourgarel. Lorsque la sélection pour la tournée de 1971 en Afrique du Sud fut communiquée, Roger Bourgarel n’y figurait pas. Le président Ferrasse désavoua ses sélectionneurs et imposa l’ailier toulousain de couleur, au détriment du Biarrot Jean-Charles Amade, traumatisé par cette affaire qui fit grand bruit.
Question 77 : Quels troisièmes ligne homonymes ont porté le maillot du XV de France à dix ans d’intervalle ?
Réponse : Carrère. Le Catalan Jean Carrère, actuel maire d’Argelès-sur-Mer, fut international sous les couleurs de Vichy en 1956, dix ans avant le Tarbais Christian Carrère. En 1958, Jean fut des deux tests glorieux en Afrique du Sud ; en 1968, Christian commanda le XV de France pour le premier grand chelem. Ces deux troisièmes lignes, qui n’ont pas de lien de parenté, ont porté le maillot de Toulon dont Jean fut aussi l’entraîneur.
Question 78 : En quelle année Roger Couderc commenta-t-il son dernier match du Tournoi à la TV ?
Réponse : 1983. Roger Couderc fit ses adieux à l’occasion du dernier match du Tournoi 1983 contre le Pays de Galles. Au dîner officiel, Jean-Pierre Rives lui offrit son maillot souillé de sang à la suite d’un choc avec Blanco l’après-midi.
Question 79 : Quel était le commentateur TV du match France-Australie du 11 février 1967 ?
Réponse : M. Beunat. Roger Couderc, malade, n’avait pu assurer le reportage de ce match où les Cambérabéro inscrivirent les 20 pts de la victoire française ; Mario Beunat avait assuré l’intérim.
Question 80 : Quel joueur fut, la même année, pilier du XV de France dans le Tournoi et troisième ligne aile en finale du championnat de France ?
Réponse : A. Quaglio. Pilier du XV de France durant la saison 1958, l’Ariégeois Aldo Quaglio disputa la finale du championnat, perdue par son club de Mazamet devant Lourdes, au poste d’avant-aile et remporta, à ce poste, la finale du challenge Du-Manoir contre Mont-de-Marsan. Il participa ensuite, au côté de Roques et Vigier, aux deux tests de la fameuse tournée en Afrique du Sud et à la victoire dans le Tournoi 1959, puis signa à Roanne XIII.
Question 81 : Quel demi de mêlée inscrivit un essai à chacun de ses trois premiers matches internationaux ?
Réponse : J. Gallion. Le demi de mêlée toulonnais, appelé à la succession de Fouroux dans le Tournoi 1978, marqua un essai contre l’Angleterre au Parc des Princes pour ses débuts, puis à Murrayfield et de nouveau au Parc contre l’Irlande.
Question 82 : Quel fut le premier Français retenu avec les Barbarians britanniques ?
Réponse : M. Pomathios. Seul trois-quarts tricolore à avoir disputé les quatre matches du Tournoi 1951, le Lyonnais Michel Pomathios fut le premier Français invité par les Barbarians à leur tournée de Pâques cette année-là. Aucun autre Français ne fut invité pendant 17 ans, jusqu’à Claude Lacaze et Gachassin en 1968.
Question 83 : Quel est le joueur qui a marqué le plus de points dans un match contre l’Angleterre ?
Réponse : D. Yachvili. Le demi de mêlée biarrot a établi ce record à 19 points (1 essai, 4 pénalités, 1 transformation) lors de l’édition 2004 au Stade de France. L’ancien record était détenu par Christophe Lamaison depuis 1997 (18 pts, toujours le record à Twickenham); Guy Laporte avait marqué 17 pts (avec l’essai à 4 pts) en 1986.
Question 84 : Quel joueur, à ce jour le plus capé à son poste, devint capitaine du XV de France à son premier match du Tournoi des V Nations ?
Réponse : R. Ibanez. Le talonneur dacquois, qui débuta comme avant-aile en équipe de France en 1996 à l’Arms Park de Cardiff (en remplacement de Castel) marqua, après avoir remplacé Dal Maso, le dernier essai français au Parc des Princes, le seul inscrit par les Tricolores lors de la déroute (52-10) de novembre 1997 devant les Springboks. Le staff tricolore décida ce jour-là de lui confier la succession de Philippe Saint-André au capitanat. Raphaël Ibanez n’avait jamais été titulaire dans le Tournoi lorsqu’il devint le premier à commander le XV de France au Stade de France, contre l’Angleterre en février 1998. Et il mena ses troupes au grand chelem.
Question 85 : Quelle performance, déjà réalisée en 1977, le XV de France renouvela-t-il dans le Tournoi de 1985 ?
Réponse : pas d’essai encaissé. Le XV de France de Dintrans, comme celui de Fouroux en 1977, n’encaissa pas un seul essai dans le Tournoi 1985, seulement 9 pénalités et 1 drop. Il termina également invaincu, mais avec deux matches nuls à l’extérieur (en Angleterre et en Irlande) et l’Irlande remporta l’édition en réalisant le petit chelem (7pts).
Question 86 : Combien de pénalités Christophe Lamaison a-t-il inscrit pour le XV de France ?
Réponse : 78. Lamaison est le meilleur réalisateur de l’histoire du rugby français avec 380 points (en 37 matches) qui se décomposent ainsi : 2 essais, 78 pénalités, 6 drops et 59 transformations.
Question 87 : En quelle année Philippe Sella devint-il recordman français des sélections ?
Réponse : 1993. Serge Blanco établit en 1991 le record des sélections à 93. Il fut battu deux ans plus tard par Sella qui obtint sa 94e sélection lors du deuxième test contre l’Australie de novembre 1993. L’Agenais atteignit le cap des 100 l’année suivante au premier test contre la Nouvelle-Zélande à Christchurch et il se retira après le Mondial 1995 avec un total de 111, record mondial qui fut battu par le pilier anglais Leonard au Mondial 2003.
Question 88 : Quel est le seul attaquant à avoir disputé les quatre matches du grand chelem 1968 ?
Réponse : A. Campaës. Quatre joueurs, parmi les 27 qui participèrent au premier grand chelem, disputèrent les quatre matches mais trois d’entre eux étaient des avants : Carrère, Spanghero et Cester. L’ailier lourdais André Campaës fut le seul attaquant à conserver sa place.
Question 89 : Quel joueur participa, pour une vingtaine de minutes seulement, au quatrième grand chelem français ?
Réponse : J.-B. Lafond. A Dublin, pour la dernière levée du grand chelem 1987, Serge Blanco, blessé aux côtes, quitta le terrain à vingt minutes de la fin et Jean-Baptiste Lafond rentra à l’aile, Philippe Bérot passant à l’arrière. Lafond n’avait pas joué un seul match de ce Tournoi, ce qui lui valut d’être surnommé « L’escroc » par ses camarades.
Question 90 : Quel est le seul français à avoir marqué un essai dans chaque match d’un Tournoi des VI Nations ?
Rponse : Ph. Bernat-Salles. L’ailier biarrot accomplit cette performance unique en 2001, bien que le XV de France ait été battu trois fois. Philippe Sella avait marqué dans chaque match du Tournoi des V Nations 1986.
Question 91 : Dans quel stade le XV de France remporta-t-il la dernière levée d’un deuxième grand chelem consécutif ?
Réponse : Wembley. Le futur Millennium de Cardiff étant en travaux pour la Coupe du Monde en 1998, les Gallois jouèrent à Londres. Le seul match disputé par un XV de France à Wembley, le dimanche 5 avril 1998, se solda par une énorme victoire (51-0) sur les Gallois qui valut un deuxième grand chelem consécutif, le dernier réalisé par la France dans le Tournoi des V Nations.
Question 92 : Quel joueur, retenu pour le premier match du Tournoi de 1977, dut renoncer la semaine du match et manqua ainsi un grand chelem ?
Réponse : G. Novès. Incomplètement remis d’une blessure reçue en championnat, l’ailier toulousain Guy Novès, qui avait été retenu pour l’ouverture du Tournoi 1977 contre Galles, renonça à l’entraînement du jeudi à Rueil Malmaison et Averous reprit sa place à l’aile gauche. La première sélection du Toulousain fut remise au 11 novembre… à Toulouse, jour de France-Nouvelle-Zélande.
Question 93 : Quel joueur rejoignit le XV de France en cours de tournée en Afrique du Sud en 1975 et disputa les deux tests-matches ?
Réponse : M. Palmié. Le deuxième ligne biterrois, qui venait d’être champion de France pour la deuxième fois, ne faisait pas partie de la délégation qui s’envola, fin mai, de Roissy à destination de l’Afrique du Sud. Les tests contre les Springboks ne se présentant pas sous les meilleurs auspices, Michel Palmié fut appelé en renfort et aligné contre le Transvaal où il gagna sa place pour le test de Bloemfontein.
Question 94 : Quel futur talonneur du XV de France tenait le poste d’ouvreur quand son club et Neath inaugurèrent le Parc des Princes moderne ?
Réponse : A. Paco. Le premier match de rugby disputé dans le Parc des Princes rénové opposa le champion de France, Béziers, au champion du Pays de Galles, Neath, le 1er novembre 1972. Alain Paco, 20 ans et demi, qui fut également troisième ligne de l’AS Béziers, était ce jour-là demi d’ouverture. Devenu en 1974 le talonneur des champions de France, il devint celui du XV de France à l’occasion de la tournée en Argentine.
Question 95 : Quel est le seul président de la FFR à avoir porté le maillot du XV de France ?
Réponse : R. Crabos. 17 fois international entre 1920 et 1924, 12 fois capitaine du XV de France, le Landais René Crabos, qui forma avec son partenaire du Racing CF François Borde une paire de centres fameuse, fut porté à la présidence de la FFR en juin 1952 par la révolte des « 465 » et il y resta dix ans. Albert Ferrasse, champion de France avec Agen, fut seulement remplaçant en équipe de France.
Question 96 : Quels internationaux père et fils, nés à 30 ans d’intervalle, ont également reçu leur première cape à 30 ans d’intervalle ?
Réponse : Skréla. Jean-Claude Skréla, né en octobre 1949, fut international à l’occasion de la tournée de 1971 en Afrique du Sud ; son fils David, né en mars 1979, a obtenu sa seule cape (à ce jour) pour le test contre la Nouvelle-Zélande de la tournée de 2001. Richard Dourthe a également été international trente ans après son père Claude (1966-1996) mais ils ont 26 ans d’écart ; quant à Michel Pébeyre, il a été international 25 ans après son père Elie.
Question 97 : Dans quel pays un test du XV de France ne put se terminer à cause d’un très violent orage ?
Réponse : Etats-Unis. A Colorado Springs, le deuxième test de la tournée aux Etats-Unis de 1991, préparatoire à la Coupe du Monde, se termina à la mi-temps sur le score de 10-3 en faveur des visiteurs.
Question 98 : En quelle année le XV de France a-t-il été battu à zéro point pour la dernière fois ?
Réponse : 1990. La défaite de février 1990 contre l’Ecosse à Murrayfield (21-0) est la dernière où le XV de France n’a rien marqué.
Question 99 : Contre quelle équipe le XV de France célébra-t-il le bi-centenaire de la Révolution ?
Réponse : Lions Britanniques. Seule fédération sportive à célébrer le bicentenaire, la FFR invita les Lions Britanniques à se produire au Parc des Princes contre le XV de France, le 4 octobre 1989. A cette occasion, 2.000 enfants d’Ile-de-France formèrent la plus grande mêlée du monde et Mireille Mathieu chanta « La Marseillaise ».
Question 100 : Contre quelle équipe le XV de France a-t-il disputé le plus de matches de Coupe du Monde ?
Réponse : Fidji. Le XV de France a été opposé à 16 nations sur les cinq éditions de Coupe du Monde. C’est contre les Fidji qu’il a disputé le plus de matches (4), puis contre l’Ecosse, l’Angleterre et la Nouvelle-Zélande (3).











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