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Date de publication : 04 Septembre 2007

« Je veux être performant »

Après une prestation convaincante face aux Gallois, Cédric HEYMANS a été reconduit à l’arrière pour affronter l’Argentine et nous explique son sentiment après cette annonce.
Comment s’est passée l’annonce de votre sélection à l’arrière ? 

Cédric HEYMANS : C’est une belle surprise. Je n’y croyais pas trop. Dans ma tête, je me suis dit après le match contre le Pays de Galles que je m’étais donné une chance supplémentaire d’être dans les 22. C’était un match où les sélectionneurs voulaient me tester. Je prends de la même manière cette rencontre face à l’Argentine. J’ai eu la chance de perturber les sélectionneurs dans leur choix pour le poste d’arrière ou d’ailier. Je veux être performant avec l’équipe de France et peu importe le numéro que j’ai dans le dos. Je veux rendre une copie propre, j’ai été éduqué comme cela à Toulouse. 

La déception doit être forte pour Clément Poitrenaud ? 

Cédric HEYMANS : Je ne veux pas rentrer dans ce débat. Si on pouvait jouer à 30, bien sûr que ça serait formidable. Moi, j’ai été sélectionné pour jouer et pas pour commenter les choix des sélectionneurs. C’est clair que ça me fait mal au cœur pour Clément mais je suis tellement passé par des moments de déception, où je pensais jouer et finalement j’étais remplaçant ou non retenu, que je sais ce que cela fait. 

Partez-vous avec autant de certitudes au poste d’arrière ? 

Cédric HEYMANS : Je pars avec de la concentration. Je ne peux pas me permettre de dire que quand je joue à l’aile, je suis sûr de moi. J’essaye de communiquer beaucoup plus pour ne pas me faire avoir. Je suis certain que si nous communiquons bien, nous prendrons l’avantage sur l’adversaire. Les ailiers vont me soulager et moi j’essaierais de ne pas trop leur mettre la pression. 

Est-ce que vous avez pensé que votre polyvalence pouvait vous faire jouer le rôle du remplaçant idéal ? 

Cédric HEYMANS : J’ai vécu cette situation à Toulouse. Pas assez bon pour démarrer mais le joker idéal pour entrer en cours de jeu. Avec le recul et les discussions que j’ai eues avec l’encadrement toulousain, j’ai appris que ça pouvait être une force. Il faut vivre les situations pour savoir ce que cela fait. 

Sentez-vous une pression particulière à l’idée de jouer en France ce match d’ouverture ? 

Cédric HEYMANS : Je ne veux pas la subir ! Surtout ne pas subir l’évènement, le dominer, prendre du plaisir, savourer la chance que j’ai d’être sur le terrain. Il faut revenir à la base, à l’imagerie mentale, comment le match peut se dérouler, répéter les schémas de jeu que nous avons mis en place, les chandelles d’Hernandez, les déplacements, ce que je dois faire et du coup oublier le Stade de France, le fait de jouer le match d’ouverture de la Coupe du monde. 

Comment imaginez-vous ce match face aux Argentins ? 

Cédric HEYMANS : Compliqué … compliqué … Ils jouent tous dans notre championnat, c’est toujours des matches un peu bizarres. Tu joues devant ton miroir parce que c’est l’équipe qui nous ressemble le plus. Il y a toujours un peu de tension. C’est une équipe difficile à contrer car elle est puissante devant avec derrière des joueurs comme Hernandez qui orientent bien le jeu. En plus, pour eux, y’a zéro pression. S’ils perdent, tout le monde dira que c’est normal parce qu’ils tombent sur la France qui joue à domicile. En revanche, si on tombe, je n’imagine même pas. Déjà, nous allons mal le vivre entre nous, après, tous les journalistes et les Français vont nous tomber dessus et on va se mettre une pression terrible parce que cela veut dire aller chercher la qualification contre les Irlandais et se taper un quart de finale à Cardiff contre la Nouvelle Zélande … Il y a plus simple … beaucoup plus simple !