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Date de publication : 24 Août 2007

« Je vais essayer d'apporter autre chose »

Le forfait de Sylvain Marconnet a propulsé Nicolas MAS dans le groupe pour la Coupe du monde, le pilier catalan revient sur les trois derniers mois qui viennent de s’écouler.

Comment vivez-vous le fait d’avoir intégré définitivement le groupe des 30 ? 

Nicolas MAS : C’est un soulagement pour moi. Ce n’est pas une finalité mais c’est certain que cela fait du bien. Je suis très motivé par ce challenge. D’autant que ce n’était pas du tout gagné pour moi parce qu’il y avait aussi Laurent Emmanuelli qui était dans la liste cachée. Et puis Sylvain faisait tout pour participer à la Coupe du monde. Début août, Jacques Brunel m'a d'abord appelé pour me dire que je venais les aider tous les jeudis pour les mêlées en opposition. Ensuite Bernard Laporte m'a dit qu'ils me gardaient jusqu'à la fin de la préparation, et qu'ensuite ils prendraient une décision. Maintenant, j’ai la chance d’être dans les 30 alors je vais tout faire pour être à 100% de mes moyens 

Comment avez-vous vécu cette situation avec Sylvain Marconnet ?

Nicolas MAS : J'ai un grand respect pour lui, et en plus je ne me suis pas mis en avant pour le respecter. En première ligne, nous ne sommes pas des grands bavards, mais en partant, il m'a dit: «Bonne chance pour la Coupe du monde». Ca m'a fait plaisir, ça m’a rendu fier. Il était important pour le groupe. Je ne pourrai pas le remplacer, car il a 71 sélections et moi 10, mais je vais essayer d'apporter autre chose. 

Vous avez aussi connu des moments difficiles avec deux sérieuses blessures … 

Nicolas MAS : J’ai eu deux opérations pour des hernies cervicales, la première à 21 ans, j’étais insouciant donc je n’avais pas trop gambergé. Pour la deuxième en 2005, je n’avais pas la même situation familiale et j’ai pensé à arrêter le rugby. Après la première, j’avais mis sept mois pour revenir et je ne me voyais pas galérer encore sept mois pour revenir au haut niveau. Mais j’ai eu la chance de me préparer avec Sébastien Chobet. Heureusement qu’il était là parce que c’était vraiment difficile. Maintenant, ces blessures m’ont aguerri et je suis récompensé pour tous les sacrifices. 

Est-ce un handicap de ne pas avoir participé à la préparation avec le reste du groupe ? 

Nicolas MAS : C’est certain que c’est un petit handicap parce qu’humainement et physiquement, ils ont vécu quelque chose entre eux et je n’étais pas là. Maintenant, quand je suis arrivé, j’ai été bien accueilli même si je connaissais beaucoup de joueurs. Je me suis préparé avec des gens de mon club à Perpignan, on a fait énormément de musculation et d’athlétisme, j’en ai bavé, c’est pour cela que je ne suis pas si loin que ça des autres. 

Est-ce que cela vous pose problème de jouer pilier gauche ? 

Nicolas MAS : Ca ne me gêne pas. Aujourd’hui, il faut être polyvalent. J’y ai déjà joué quelque fois cette saison ou lors d’une demi-finale de Coupe d’Europe en 2003. J’ai des repères quand même et je vais tout donner pour bien figurer à ce poste. Et puis au début de ma carrière, qui n’est pas si loin, je jouais à gauche. Olivier Saïsset voulait que j’évolue à ce poste et il m’y faisait évoluer. Je travaille à Perpignan avec un conseiller spécial pour les mêlées, Didier Sanchez, qui m’a énormément appris cette saison. 

Qu’avez-vous pensé de votre rentrée à Marseille ?

Nicolas MAS : Je n’aime pas trop me juger après les matches. On me dit qu'apparemment j'ai fait une bonne rentrée. Comme je l’ai dit après ce match, je me donne à fond parce que c’était peut-être pour moi le dernier. C’est comme pour l’Angleterre, je voulais bien finir et partir sans regrets si je devais quitter le groupe.