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Date de publication : 26 Septembre 2007

« Je suis impatient »

Dans les tribunes depuis le début de la Coupe du monde, Sébastien BRUNO revient sur les trois premières semaines de compétition et nous parle de ses attentes face à la Géorgie.

Comment avez-vous vécu les trois premiers matches dans les tribunes ?

Sébastien BRUNO : L’Argentine a été une grosse déception et nous avons pris un gros coup sur la tête. Tout le monde nous attendait et nous traînons ce match comme un boulet parce que si nous finissons second de poule, le chemin va être très difficile. C’est une grosse pression en plus mais maintenant rien n’est dit, les Irlandais peuvent battre l’Argentine sans que cela soit une surprise. Nous sommes confiants mais nous devrons penser à notre match contre la Géorgie. Cela fait trois ans et demi que je fais parti de ce groupe et cela m’aide à comprendre certaines choses. Ceux qui ne sont pas dans le groupe des 22 ne sont pas mis à l’écart, nous avons participé à toutes les vidéos même avant les matches. Nous sommes présents tout le temps avec l’équipe même pour la remise des maillots.

On vous sent impatient …

Sébastien BRUNO : J’aimerais bien démarrer, c’est clair mais ce n’est pas moi qui décide. Franchement, je pense que je serais dans les 22 mais cela n’a pas d’importance. Ce qui l’est, c’est que l’équipe gagne et qu’elle soit forte avec ou sans moi. Si je suis sur le terrain, tant mieux pour moi et ma famille mais ce n’est pas la priorité. Je pense que j’ai 80 minutes dans les jambes, physiquement, je suis vraiment bien. J’ai bien tenu lors de la tournée d’été en Nouvelle Zélande et cela reste comme un goût d’inachevé. J’attends avec de la sérénité mais c’est vrai que je suis impatient de pouvoir montrer ce que je vaux.

Ce match contre la Géorgie n’est-il pas un match piège ?

Sébastien BRUNO : Si nous ne le prenons pas par le bon bout, si nous les prenons de haut, alors oui, cela va être compliqué. Il faut attaquer le match comme il faut parce que les Géorgiens auraient mérité de gagner contre l’Irlande. Ils ont une densité autre que celle des Namibiens. Ils jouent tous en France et ils possèdent avec eux Henri Broncan, le sorcier du Gers. Il connaît le rugby surtout le nôtre. En plus, c’est leur dernier match de Coupe du monde et ils vont vouloir terminer en beauté. Il faut que nous soyons conscients que ce sont des guerriers solides et nous aurons du mal à leur marquer 5 essais.

Comment réagirez-vous si vous êtes titulaire ?

Sébastien BRUNO : Ca va être un feu d’artifice, je vais exploser intérieurement de joie mais la vérité reste sur le terrain. Je peux dire avant que je vais tout casser et que je vais démonter tout le monde mais il ne faudra pas rester planter sur le terrain. J’ai emmagasiné de l’énergie et du gaz et j’entends bien les libérer face à la Géorgie, si j’ai la chance d’être dans le groupe des 22.