« J’espère que la joie le 20 octobre sera aussi grande que ma tristesse actuelle »
Avec courage et émotion, Sylvain MARCONNET revient sur les raisons de son forfait et sur son avenir
Comment avez-vous vécu ces derniers jours après l’annonce de votre forfait ?
Sylvain MARCONNET : J’ai été à nouveau opéré par le Professeur Landreau, l’opération s’est très bien passée. Mais cette Coupe du monde est terminée pour moi, c’est très dur … Depuis le 4 mars, date de ma blessure, j’avais amorcé une course contre la montre. Après seulement quatre semaines, j’étais dans les salles de musculation pour être présent le 7 septembre. Tout se passait bien jusqu’à la fin juillet et la reprise de la course. Le 27 juillet, la douleur s’est éveillée et depuis ce jour, je garde espoir mais mes chances de disputer ce mondial étaient compromises. C’est dur de quitter un groupe qui vit bien. En 2003, j’étais déjà avec eux en Australie, nous avions vécu quelque chose de grand mais non accompli. Participer à une Coupe du monde, c’est bien mais la gagner, c’est énorme. Le groupe évolue depuis des années ensemble et je pense que nous arrivons à maturité et que les joueurs vont réaliser quelque chose d’énorme. Ils ont conscience d’avoir le potentiel pour le faire. J’espère que leur joie le 20 octobre … sera aussi grande que ma tristesse actuelle.
Allez-vous couper avec le rugby ou continuer votre préparation ?
Sylvain MARCONNET : Ca fait plusieurs mois que je livre un combat pour être prêt physiquement et musculairement et je n’ai pas envie de tout laisser tomber. J’ai une saison derrière avec le Stade français et je veux prétendre à nouveaux à l’équipe de France. Dès dimanche, je me rendrai avec le Stade français à Tignes pour le stage de préparation de l’équipe. Nous avons décidé de ne plus donner de date de retour, nous allons évoluer à la sensation. Le prochain examen est prévu le 10 septembre et nous verrons en fonction de ce scanner.
Sans cette fissure, le pari était-il jouable ?
Sylvain MARCONNET : Franchement, je pense que oui ! Début août, je recourrai normalement et j’avais un mois pour me préparer. Le délai du 7 septembre était toujours jouable. Maintenant, je pense que cette fissure devait arriver, c’était écrit quelque part.
Ce coup dur modifie-t-il votre regard sur votre carrière ?
Sylvain MARCONNET : Quand on souffre comme j’ai souffert pendant des mois, on pense au pire même à arrêter sa carrière mais quand on est dans un groupe comme celui là avec des mecs qui viennent te voir tous les jours pour te soutenir, tu n’as pas le droit de jeter l’éponge même si actuellement je souffre beaucoup. Au delà d’un métier, on vit de notre passion, ce n’est pas donné à tout le monde, je dois me battre et me refixer des objectifs. J’ai tout fait pendant quatre ans pour être prêt le 7 septembre 2007. Aujourd’hui, je tombe à 15 jours du coup d’envoi, je vais avoir des moments terribles au niveau du moral et c’est pour cela que je veux vite rebondir avec mon club pour repartir dans une nouvelle aventure.
Même si on imagine ce que vous allez ressentir, allez-vous regarder les matches de la Coupe du monde ?
Sylvain MARCONNET : Je ne sais pas … À la télé ou dans les tribunes, ça va être terrible pour moi surtout le 7 septembre … Ce qui est certain, c’est que je serai le premier supporter de l’équipe de France. Je verrai comment va le moral pour me rendre ou non dans les stades. C’est difficile pour moi en ce moment de me projeter sur ces rencontres.
Un dernier mot …
Sylvain MARCONNET : Je voulais remercier le stade français, l’ensemble de la FFR, l’encadrement tricolore, les médecins, les kinésithérapeutes qui se sont occupés de moi. Nous avons tout donné, il n’y a rien à regretter. Cette fissure est sûrement du à la date qui approchait et au fait de vouloir en faire un peu plus pour être dans les conditions optimales. Je voudrais avoir une petite pensée pour Bernard Laporte. Il m’a accordé beaucoup de confiance en me prenant dans son groupe alors que j’étais encore en convalescence. Il m’a découvert il y a 10 ans avec le Stade français. J’ai gagné beaucoup de titres avec lui et j’espérais terminer par le plus beau. Malheureusement, ça ne sera pas le cas. Je veux le remercier pour le joueur qu’il a fait de moi, même si parfois c’était un peu dur entre nous.
Sylvain MARCONNET : J’ai été à nouveau opéré par le Professeur Landreau, l’opération s’est très bien passée. Mais cette Coupe du monde est terminée pour moi, c’est très dur … Depuis le 4 mars, date de ma blessure, j’avais amorcé une course contre la montre. Après seulement quatre semaines, j’étais dans les salles de musculation pour être présent le 7 septembre. Tout se passait bien jusqu’à la fin juillet et la reprise de la course. Le 27 juillet, la douleur s’est éveillée et depuis ce jour, je garde espoir mais mes chances de disputer ce mondial étaient compromises. C’est dur de quitter un groupe qui vit bien. En 2003, j’étais déjà avec eux en Australie, nous avions vécu quelque chose de grand mais non accompli. Participer à une Coupe du monde, c’est bien mais la gagner, c’est énorme. Le groupe évolue depuis des années ensemble et je pense que nous arrivons à maturité et que les joueurs vont réaliser quelque chose d’énorme. Ils ont conscience d’avoir le potentiel pour le faire. J’espère que leur joie le 20 octobre … sera aussi grande que ma tristesse actuelle.
Allez-vous couper avec le rugby ou continuer votre préparation ?
Sylvain MARCONNET : Ca fait plusieurs mois que je livre un combat pour être prêt physiquement et musculairement et je n’ai pas envie de tout laisser tomber. J’ai une saison derrière avec le Stade français et je veux prétendre à nouveaux à l’équipe de France. Dès dimanche, je me rendrai avec le Stade français à Tignes pour le stage de préparation de l’équipe. Nous avons décidé de ne plus donner de date de retour, nous allons évoluer à la sensation. Le prochain examen est prévu le 10 septembre et nous verrons en fonction de ce scanner.
Sans cette fissure, le pari était-il jouable ?
Sylvain MARCONNET : Franchement, je pense que oui ! Début août, je recourrai normalement et j’avais un mois pour me préparer. Le délai du 7 septembre était toujours jouable. Maintenant, je pense que cette fissure devait arriver, c’était écrit quelque part.
Ce coup dur modifie-t-il votre regard sur votre carrière ?
Sylvain MARCONNET : Quand on souffre comme j’ai souffert pendant des mois, on pense au pire même à arrêter sa carrière mais quand on est dans un groupe comme celui là avec des mecs qui viennent te voir tous les jours pour te soutenir, tu n’as pas le droit de jeter l’éponge même si actuellement je souffre beaucoup. Au delà d’un métier, on vit de notre passion, ce n’est pas donné à tout le monde, je dois me battre et me refixer des objectifs. J’ai tout fait pendant quatre ans pour être prêt le 7 septembre 2007. Aujourd’hui, je tombe à 15 jours du coup d’envoi, je vais avoir des moments terribles au niveau du moral et c’est pour cela que je veux vite rebondir avec mon club pour repartir dans une nouvelle aventure.
Même si on imagine ce que vous allez ressentir, allez-vous regarder les matches de la Coupe du monde ?
Sylvain MARCONNET : Je ne sais pas … À la télé ou dans les tribunes, ça va être terrible pour moi surtout le 7 septembre … Ce qui est certain, c’est que je serai le premier supporter de l’équipe de France. Je verrai comment va le moral pour me rendre ou non dans les stades. C’est difficile pour moi en ce moment de me projeter sur ces rencontres.
Un dernier mot …
Sylvain MARCONNET : Je voulais remercier le stade français, l’ensemble de la FFR, l’encadrement tricolore, les médecins, les kinésithérapeutes qui se sont occupés de moi. Nous avons tout donné, il n’y a rien à regretter. Cette fissure est sûrement du à la date qui approchait et au fait de vouloir en faire un peu plus pour être dans les conditions optimales. Je voudrais avoir une petite pensée pour Bernard Laporte. Il m’a accordé beaucoup de confiance en me prenant dans son groupe alors que j’étais encore en convalescence. Il m’a découvert il y a 10 ans avec le Stade français. J’ai gagné beaucoup de titres avec lui et j’espérais terminer par le plus beau. Malheureusement, ça ne sera pas le cas. Je veux le remercier pour le joueur qu’il a fait de moi, même si parfois c’était un peu dur entre nous.











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