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Date de publication : 06 Juillet 2007

« Il faut en passer par là »

Sébastien CHABAL revient sur la première semaine de préparation du XV de France qui se résume à boulot, boulot, dodo !

Comment s’est passée cette première semaine de préparation physique ?

Sébastien CHABAL : La semaine s’est très bien passée. Nous savons où nous allons pendant ce premier mois avec un gros travail physique. Nous ne sommes pas surpris, ni déçus, loin de là ! J’aime bien ces phases de préparation où nous avons le temps de travailler et de peaufiner notre physique et notre récupération. Nous avons l’habitude de ces périodes avec les clubs, et moi particulièrement avec l’Angleterre, où chaque début de saison ressemble un peu à celui que nous vivons avec l’équipe de France. Il faut en passer par là, la souffrance que nous vivons en ce moment ne fera que renforcer notre plaisir sur le terrain dans deux mois.

Vous allez pouvoir couper avec un week-end de repos avant deux semaines de stage ?

Sébastien CHABAL : C’est vrai que c’est l’avantage de la préparation en France. Nous allons pouvoir nous ressourcer auprès de nos femmes, de nos enfants, de nos amis ou de nos familles. D’autant qu’après nous enchaînons avec les deux stages de Val d’Isère et Font Romeu.

Qu’attendez-vous des deux stages ?

Sébastien CHABAL : Ca va nous permettre de continuer notre préparation physique même si nous ne restons pas assez longtemps pour que l’altitude puisse avoir un réel impact. Aujourd’hui, nous sommes à fond sur le physique et je pense que ces deux stages vont nous permettre de changer de contexte et de cadre. Sur le plan moral, c’est bien de pouvoir bouger un peu parce que ça permet de voir autre chose surtout quand tu es dans une phase où tu te fais mal.

Le fait que vous soyez sélectionné comme 2ème ligne change t’il la préparation ?

Sébastien CHABAL : Je reste avec le cinq de devant ! En 2003, nous travaillions sur nos niveaux de performances alors que là nous travaillons par groupe avec bien entendu nos propres références. Ca ne change pas trop les données pour moi. Je bouge aussi parce que de temps en temps je vais avec les 3ème lignes. Nous avons déjà vu deux fois les placements en mêlée, juste le basique. Je me suis imprégné du positionnement et de l’esprit du cinq de devant mais pour le moment, nous sommes à fond sur le physique. Nous aurons le temps de toucher le ballon plus tard.

Le positionnement en mêlée est-il le plus difficile à maîtriser ?

Sébastien CHABAL : C’est le plus important et c’est celui que je vais devoir trouver. Pour le moment, c’est juste du positionnement, il n’y a pas de poussée, pas d’impact ! Maintenant, je ne viens pas des trois-quarts non plus, j’ai l’habitude de pousser, je connais la mêlée, je sais comment les mecs travaillent, c’est assez fréquent que les numéros 8 passent en 2ème ligne ou l’inverse. Ca ne me chagrine pas ce changement, je ne regarde plus en arrière, j’ai déjà tellement de chance de faire partie des 30 joueurs sélectionnés !

Vous parliez d’état d’esprit des deuxièmes lignes …

Sébastien CHABAL : On dit souvent que le cinq de devant ne fait pas le même métier que les autres. Ils font les tâches obscures et ce ne sont pas les joueurs dont on parle le plus. D’ailleurs moins on les voit, meilleurs ils sont. Ce n’est pas le même métier ! Maintenant, ce n’est pas un poste très éloigné de ce que je faisais sur le terrain, mis à part les replacements spécifiques du troisième ligne centre comme les couvertures.

Comment occupez-vous vos soirées ?

Sébastien CHABAL : C’est assez simple, les soirées se terminent à 21h30. Il n’y a plus personne dans les couloirs. Tout le monde est fatigué par les longues journées de préparation mais c’est plutôt bon signe, cela veut dire que nous travaillons dans le positif et surtout que personne ne se cache dans la préparation. Sinon, on joue un peu aux cartes ou alors à la pétanque comme pour les Toulousains. Mais en général, le soir, c’est repas, massage et au lit !