Top menu



Vous êtes ici : historique > 2007 > « Il faudra être patient »
  Imprimer cette page






Date de publication : 13 Septembre 2007

« Il faudra être patient »

Titulaire face à la Namibie, Vincent CLERC revient sur la semaine des Bleus et sur la façon dont le XV de France devra aborder son deuxième match.

Dans quel état d’esprit êtes-vous depuis le début de la semaine ?

Vincent CLERC : Nous avons été secoués par cette défaite mais nous nous sommes resserrés, nous avons repris le chemin du terrain et le moral est remonté. Nous avons mis de côté ce match pour pouvoir avancer. Nous nous sommes dit ce que nous avions à nous dire, voilà, il faut tourner la page et regarder devant nous. Il y avait une grosse attente autour de nous, nous avons déçus tous ces gens mais ils sont toujours autour de nous et nous soutiendrons encore. A nous de mettre la machine en route et de leur donner du plaisir. Nous avons des choses à nous faire pardonner parce que nous n’avons pas bien représenté notre pays.

Comment avez-vous vécu le match des tribunes ?

Vincent CLERC : Je n’avais pas d’amertume, j’étais à 200% avec eux et nous étions encore plus stressés qu’eux ! Nous avons senti que quelque chose n’allait pas dès les 20 premières minutes du match parce que nous commettions des fautes inhabituelles. C’était dur pour nous parce cela fait mal au cœur de voir les Argentins nous déstabiliser, sans faire grand-chose. A la mi-temps, nous sommes allés dans les vestiaires, nous avons parlé avec les joueurs de ce que nous avions vu de l’extérieur. Nous avons tenté de les encourager mais personnellement, je suis sorti du match mort de stress, une vraie pile.

Personnellement, avez-vous une carte à jouer sur ce match ?

Vincent CLERC : Je crois que nous ne réfléchissons pas comme ça. La Namibie n’est pas l’Argentine. Nous devons faire un bon match et à partir de là, je serais performant. Mais je ne me dis surtout pas que si je marque deux essais, je serai titulaire face à l’Irlande. Je ne réfléchis pas comme ça parce qu’il y a plein de paramètres différents. Les 15 qui ont perdu face à l’Argentine ne passent pas à la trappe, nous sommes un groupe de 30 joueurs susceptibles de jouer à tout moment.

Quelle importance accordez-vous au fait de jouer à Toulouse avec sept de vos coéquipiers ?

Vincent CLERC : Ce n’est pas important, c’est un clin d’œil sympa parce que nous savons que nous aurons notre famille ou les amis dans les tribunes. Mais nous ne jouons pas avec Toulouse mais avec l’équipe de France. Je suis content pour le public toulousain parce qu’il n’a pas forcément l’habitude de voir les Bleus mais après le stade n’a pas vraiment d’importance. Nous ne jouons pas avec nos maillots de club. Dans le même cas, les Parisiens ne se sentent pas plus à l’aise parce que nous jouons au Stade de France. Je ne sais pas si c’est une coïncidence que nous soyons huit toulousains mais cela ne changera pas fondamentalement les choses. Je suis heureux de pouvoir évoluer avec eux parce que nous nous connaissons par cœur mais nous évoluons depuis deux mois tous ensemble et cela m’est égal de jouer avec Christophe, Aurélien ou Cédric.

Comment devez-vous aborder le match contre la Namibie ?

Vincent CLERC : Nous ne devons surtout pas l’aborder à l’envers en voulant faire du rugby champagne, marquer des essais de 100 mètres. Il va falloir jouer intelligemment et prendre les points quand ils se présentent même si cela passe par le pied au début du match. Il ne faut pas les prendre de haut et finalement s’embrouiller. Nous avons regardé le match contre les Irlandais et ils ont voulu jouer tous les ballons au début sans passer par les fondamentaux. Ils se sont pourris le match tout seul ! Les Namibiens ont beaucoup de fierté et d’envie parce qu’ils n’ont rien à perdre alors il ne faut surtout pas prendre cette rencontre dans le mauvais sens. Il faudra être conquérant sur nos touches et nos mêlées. Il ne faut pas se dire que nous devons arriver à la mi-temps avec le point de bonus mais partir pour faire un match sérieux, les brèches se créeront logiquement à partir d’un certain moment, 40ème, 50ème 60ème, je ne sais pas mais il faudra être patient.