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Date de publication : 12 Septembre 2007

« Faire jouer la concurrence »

Bernard LAPORTE et Jo MASO reviennent sur l’annonce de la composition de l’équipe de France qui affrontera la Namibie et nous explique leurs choix.

Pourquoi avez-vous procédé à 12 changements ?

Bernard LAPORTE : Nous disons depuis deux mois que nous avons un groupe de 30 joueurs et que nous n’allons pas nous recroqueviller après une défaite sans faire confiance à ceux dont nous vantons les mérites depuis deux mois. Ce serait injuste et dans notre tête pas du tout logique. Nous avons 30 joueurs performants, nous avons manqué notre premier match mais ce n’est pas pour cela que ce sont ceux qui n’ont pas joué qui doivent trinquer. Nous continuons de faire jouer la concurrence dans le groupe. Ceux qui jouent le mérite et ils n’auraient pas compris après le match de l’Argentine si nous leur avions dit « désolé mais on reprend les mêmes ».

Jo MASO : Nous avons deux matches importants qui se profilent avec la Namibie et l’Irlande, séparés seulement de 5 jours. Nous avons toujours dit que nous gagnerons à 30 et nous avons besoin de tout le monde. Il faut préparer aussi le match de l’Irlande et nous n’aurions pas pu faire jouer les mêmes joueurs trois fois de suite en deux semaines.

L’absence dans le 15 de départ des cadres de l’équipe n’est pas une sanction ?

Bernard LAPORTE : Pas du tout et puis je n’aime pas le mot sanction, nous ne sommes pas à l’école et nous n’avons pas à sanctionner mais à accompagner ! Nous avons dit à nos joueurs ce que nous avions pensé de leur prestation collective et individuelle et cela restera entre nous. Nous nous sommes dit des vérités mais ce n’est pas une sanction. Nous voulons juste dire aux autres qu’ils sont au même niveau. Ca aurait été injuste pour eux de ne pas pouvoir jouer !

Jo MASO : Nous n’allions pas pointer du doigt un joueur particulier parce que nous avons perdu à 30 et même à 45 avec l’ensemble de l’encadrement. Nous allons regagner à 30 et ce groupe va montrer ce qu’il a dans les tripes.

C’est grand retour de Lionel Nallet qui n’a joué que 20 minutes lors des matches préparation …

Bernard LAPORTE : C’est pareil Lionel s’entraîne beaucoup et il est normal qu’il puisse avoir sa chance dans un match de Coupe du monde. Même s’il a été blessé, il a retrouvé la plénitude de ses moyens. Ce sera son premier match en tant que titulaire depuis le mois de mai mais de la même manière que certains avaient joué leur premier match à Twickenham.

Pourquoi Sébastien Bruno est le seul joueur à ne pas avoir fait partie d’un groupe de 22 ?

Bernard LAPORTE : Nous avons fait le choix de retenir Raphaël Ibanez et Dimitri Szarzewski parce que dans notre tête, ils sont au dessus. Il n’y a pas une énorme différence entre les trois joueurs mais ils sont trois et Raphaël reste le capitaine du groupe des 30 et son importance est énorme dans le groupe. Nous avons discuté avec Sébastien Bruno et nous lui avons expliqué que la hiérarchie n’était pas établie et que tout pouvait changer. Le terrain sera révélateur et le seul révélateur !

Jo MASO : Franchement, si nous avions gagné contre l’Argentine, Raphaël Ibanez se serait reposé mais nous avons voulu le maintenir dans le groupe pour qu’il puisse influer sur ce groupe. Nous avons besoin de lui, il reste le capitaine du groupe même s’il n’est pas sur le terrain.

Justement, qu’est-ce qui vous a poussé à confier le capitanat à Jean-Baptiste Elissalde ?

Bernard LAPORTE : D’abord, il l’a déjà été avec nous en Australie et en Afrique du Sud ! Et puis quand on regarde la composition de l’équipe, ils nous semblent logique que ce soit lui, de par son poste, son expérience, le fait qu’il évolue à Toulouse et que le match se déroule au Stadium. Les Toulousains évoluent chez eux et ils auront cette fierté à se transcender devant leur public.

Que pensez-vous de la Namibie qui a accroché l’Irlande ?

Bernard LAPORTE : Il n’y a plus de petite équipe dans cette compétition. Toutes les nations sont présentes, surtout au niveau de l’engagement physique. La Namibie et la Géorgie ne sont plus des faire-valoir. Si elles sont là, c’est parce qu’elles le méritent. Nous avons du respect pour la Namibie et nous devrons faire preuve de beaucoup d’envie et d’implication pour pouvoir nous imposer