« Encore des incertitudes à certains postes »
Bernard LAPORTE, sélectionneur du XV de France, revient sur la composition de la liste des 27 joueurs retenus pour la tournée d’été et sur l’intérêt que certains joueurs peuvent avoir à réaliser de bonnes performances en Nouvelle Zélande.
Cette liste a-t-elle été compliquée à établir ?
Bernard LAPORTE : C’est toujours difficile parce nous laissons 80% de nos internationaux depuis quatre ans, en France. Mais cette tournée est intéressante pour ceux qui vont partir avec nous parce qu’il y a des places à prendre dans les 30 pour la Coupe du monde, des places sur la liste cachée entre la 31ème et la 40ème place. Ce n’est pas rien puisqu’à la moindre blessure, un de ces joueurs intégrera le groupe. Oui, il y a un réel intérêt pour l’encadrement et pour les joueurs. Et puis sur le long terme, parce que le rugby ne s’arrêtera pas à la Coupe du monde 2007, nous devons commencer à intégrer nos meilleurs éléments chez les jeunes. C’est bien pour mon successeur de pouvoir voir un garçon comme Mathieu Bastareaud au très haut niveau. Ce n’est pas notre équipe type et nous n’offensons personne ne disant cela mais nous y allons avec beaucoup d’enthousiasme et d’envie parce que nous voulons voir ces joueurs face à ce qui se fait de mieux dans le monde.
Pour certains, c’est tout de même la dernière chance …
Bernard LAPORTE : Nous allons faire des tests pour affiner notre groupe pour la Coupe du monde mais ce n’est pas la première fois que nous procédons comme cela. En 2001, nous étions partis en Afrique du Sud avec un groupe très jeune. Nous avions gagné le premier match à l’Ellis Park de Johanesbourg notamment parce que certains s’étaient révélés. Nous devons partir en Nouvelle Zélande avec l’enthousiasme que veut ce sport et ne pas nous poser de questions. Tout le monde aura un réel intérêt à faire de bon match parce que je répète, tout n’est pas fermé et loin de là sur certains postes ! Sans rentrer dans les détails, il y a encore du combat au poste de pilier, en troisième ligne. Des garçons comme Califano, Chabal, Magne, Bruno sont encore en concurrence pour la Coupe du monde.
Pouvez-vous nous parler de Mathieu Bastareaud qui malgré son forfait de dernière minute constituait l’une des deux surprises avec Franck Montanella ?
Bernard LAPORTE : Mathieu Bastareaud n’est pas un inconnu pour nous, il est issu de la filière fédérale et cela fait deux ans qu’il et au Pôle Espoir au CNR. Il joue à Massy mais il a signé pour Agen. C’est un réel espoir à son poste (NDRL : centre) pour l’équipe de France du futur. Nous avions aussi sur nos tablettes le jeune David de Bourgoin, qui fait aussi parti du Pôle Espoir. Durant le Tournoi, nous en avions déjà discuté avec l’encadrement pour pouvoir emmener ce genre de garçon avec nous en tournée. Il faut oser et c’était la plus belle chose qui pouvait lui arriver, c’est à dire, jouer la Nouvelle Zélande chez eux, sans pression particulière. Il a toutes les qualités et la maturité à 19 ans pour pouvoir jouer à ce niveau. C’est même excitant parce que c’est un garçon qui peut exploser à tout moment. On avait dit la même chose de Little et Horan quand ils avaient été sélectionnés au même âge. Tout le monde prenait l’entraîneur pour un fou. Quand tu vois le résultat, je lui souhaite la même carrière.
Bernard LAPORTE : C’est toujours difficile parce nous laissons 80% de nos internationaux depuis quatre ans, en France. Mais cette tournée est intéressante pour ceux qui vont partir avec nous parce qu’il y a des places à prendre dans les 30 pour la Coupe du monde, des places sur la liste cachée entre la 31ème et la 40ème place. Ce n’est pas rien puisqu’à la moindre blessure, un de ces joueurs intégrera le groupe. Oui, il y a un réel intérêt pour l’encadrement et pour les joueurs. Et puis sur le long terme, parce que le rugby ne s’arrêtera pas à la Coupe du monde 2007, nous devons commencer à intégrer nos meilleurs éléments chez les jeunes. C’est bien pour mon successeur de pouvoir voir un garçon comme Mathieu Bastareaud au très haut niveau. Ce n’est pas notre équipe type et nous n’offensons personne ne disant cela mais nous y allons avec beaucoup d’enthousiasme et d’envie parce que nous voulons voir ces joueurs face à ce qui se fait de mieux dans le monde.
Pour certains, c’est tout de même la dernière chance …
Bernard LAPORTE : Nous allons faire des tests pour affiner notre groupe pour la Coupe du monde mais ce n’est pas la première fois que nous procédons comme cela. En 2001, nous étions partis en Afrique du Sud avec un groupe très jeune. Nous avions gagné le premier match à l’Ellis Park de Johanesbourg notamment parce que certains s’étaient révélés. Nous devons partir en Nouvelle Zélande avec l’enthousiasme que veut ce sport et ne pas nous poser de questions. Tout le monde aura un réel intérêt à faire de bon match parce que je répète, tout n’est pas fermé et loin de là sur certains postes ! Sans rentrer dans les détails, il y a encore du combat au poste de pilier, en troisième ligne. Des garçons comme Califano, Chabal, Magne, Bruno sont encore en concurrence pour la Coupe du monde.
Pouvez-vous nous parler de Mathieu Bastareaud qui malgré son forfait de dernière minute constituait l’une des deux surprises avec Franck Montanella ?
Bernard LAPORTE : Mathieu Bastareaud n’est pas un inconnu pour nous, il est issu de la filière fédérale et cela fait deux ans qu’il et au Pôle Espoir au CNR. Il joue à Massy mais il a signé pour Agen. C’est un réel espoir à son poste (NDRL : centre) pour l’équipe de France du futur. Nous avions aussi sur nos tablettes le jeune David de Bourgoin, qui fait aussi parti du Pôle Espoir. Durant le Tournoi, nous en avions déjà discuté avec l’encadrement pour pouvoir emmener ce genre de garçon avec nous en tournée. Il faut oser et c’était la plus belle chose qui pouvait lui arriver, c’est à dire, jouer la Nouvelle Zélande chez eux, sans pression particulière. Il a toutes les qualités et la maturité à 19 ans pour pouvoir jouer à ce niveau. C’est même excitant parce que c’est un garçon qui peut exploser à tout moment. On avait dit la même chose de Little et Horan quand ils avaient été sélectionnés au même âge. Tout le monde prenait l’entraîneur pour un fou. Quand tu vois le résultat, je lui souhaite la même carrière.











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