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Date de publication : 27 Septembre 2007

« En phase avec notre stratégie »

Bernard LAPORTE nous explique les choix de la sélection qui affrontera la Géorgie et nous parle du futur adversaire de la France.

Quelle logique a dicté votre sélection ?

Bernard LAPORTE : Nous avons tenu compte des blessés et de l’avis des préparateurs physiques. Nous ne voulons prendre de risques avec aucun joueur. Imanol Harinordoquy est encore gêné par son pouce, Pieter De Villiers souffre d’un petit hématome à la cuise tout comme Cédric Heymans. Nous voulons les laisser guérir tranquillement. Nous avons décidé de faire souffler notre capitaine, Raphaël Ibanez qui est sur le pont depuis le début de la campagne. Ensuite, c’est un turn-over classique avec Dusautoir qui laisse sa place à Nyanga, Michalak et Traille qui sont remplacés par Beauxis et Jauzion. Nous sommes toujours en phase avec notre stratégie de départ. Notre groupe de 30 est très homogène et nous voulons que tous les joueurs soient sur la même ligne de départ si nous nous qualifions pour les quarts de finale.

Pourquoi n’avez-vous pas choisi de faire reposer Serge Betsen ?

Bernard LAPORTE : Serge Betsen nous a demandé de jouer le match, il aime bien enchaîner les matches, il se connaît bien et il a envie de pouvoir rejouer après l’Irlande. Nous avons eu la même demande de la part d’Olivier Milloud. Après, avec l’absence de Raphaël Ibanez, nous devions avoir quelques joueurs référents sur le terrain et Serge Betsen en fait partie. Le brassard lui incombait automatiquement.

Sébastien Bruno va faire ses débuts pour la première fois dans cette Coupe du monde, étiez-vous obligé de le titulariser ?

Bernard LAPORTE : Non pas du tout ! Il y a trois talonneurs, nous estimons qu’il est en troisième position mais il a joué le jeu depuis le début de la préparation. Nous nous devions de lui donner sa chance parce que nous sentons qu’il a faim, qu’il a envie de montrer des choses. A lui de prendre sa chance et de nous donner mal à la tête au moment de faire des sélections.

Est-ce dans cette optique que vous avez décidé de relancer Pierre Mignoni ?

Bernard LAPORTE : Jean-Baptiste a eu du mal à terminer le match contre l’Irlande et c’est bien que l’on puisse le ménager. Nous sommes contents de ces deux matches et cela va relancer la concurrence avec Pierre Mignoni. Même si contre les Argentins, il n’a pas été performant, nous connaissons ses qualités et ses capacités. Son association avec Lionel Beauxis va nous permettre de voir une autre association. Ils ont battu l’Ecosse en jouant ensemble à la charnière. Ils ont leur carte à jouer. C’est la même chose pour Yannick Jauzion, il s’est beaucoup entraîné et il a besoin de jouer maintenant ou Christophe Dominici. Nous n’avons pas sanctionné après l’Argentine mais à eux de nous montrer qu’ils sont compétitifs.

Comment jugez-vous la Géorgie ?

Bernard LAPORTE : Nous avons vu leur match contre la Namibie (NDRL : victoire de la Géorgie 30-0). Ils sont en progression, c’est bien ce qu’ils font mais ce n’est pas étonnant non plus. Si leurs joueurs viennent jouer chez nous, c’est qu’ils ont le potentiel pour exister au plus haut niveau. Je ne sais pas si nous terminerons premier ou deuxième de poule mais avant de parler de qualification pour les quarts de finale, il va déjà falloir battre les Géorgiens. Tout peut arriver dans cette poule et nous ne devrons pas mettre la charrue avant les bœufs. N’oublions pas de mettre l’intensité nécessaire ou l’agressivité opportune. Il ne faut pas contre-attaquer à un contre cinq. Il faut que les choix soient logiques parce que nous devons marquer quatre essais. Un conquête propre, une occupation du terrain impeccable et après, quand les ballons sont bons à jouer, là, on peut se lancer dans du jeu à outrance. Nous n’avons jamais interdit aux joueurs de relancer de l’en-but mais il faut le faire en surnombre et pas n’importe comment. N’oublions pas que nous ne sommes pas encore qualifiés !