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Date de publication : 16 Octobre 2012

128ème ASSEMBLEE GENERALE

Samedi 30 juin 2012 à LA BAULE


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1- Ouverture de la 128ème Assemblée Générale par le Président de la FFR
Le Président pierre CAMOU ouvre la séance à 9H20. Il remercie les congressistes d’être venus si nombreux rappelant qu’il n’existe pas de distance particulière lorsque l’on a envie de se retrouver.
Il laisse la parole au Président du comité des Pays de la Loire, Jacques TROGER, qui remercie vivement les amis du rugby pour leur présence massive, joyeuse et conviviale. Il remercie ensuite M. Yves METAIREAU, Maire de La Baule, pour son implication personnelle dans l’organisation du congrès, ainsi que tous les partenaires publics et privés, le club de la Baule, celui de Nantes et tous ses collaborateurs du comité, bénévoles et salariés, qui ont permis de mettre sur pied un tel évènement.
Le Président Pierre CAMOU donne ensuite la parole à M. Yves METAIREAU qui mentionne l’honneur de la ville de La Baule qui a été choisie pour tenir le congrès de 2012. Il souligne la cordialité, la sympathie et le courage de Jacques TROGER et lui témoigne toute son amitié.
Comme il est dans notre tradition avant de commencer les travaux, le Président donne lecture de la liste des personnes de notre famille (annexe 1) qui sont décédées cette saison. En leur mémoire, une minute de silence est observée.

Le Président s’exprime en ces termes :
Elu par le Comité directeur à Vannes, en Bretagne, en 2008 pour assurer l’intérim, je me retrouve à La Baule à la fin d’un mandat pour la dernière Assemblée Générale des quatre ans. C’est comme un clin d’œil d’une France à construire.
Ce congrès annuel et cette Assemblée Générale sont toujours des moments importants et particuliers de la vie de notre Fédération. Ce congrès ne dérogera pas à la règle, car il achève une saison particulièrement riche et aussi parce qu’il est le dernier congrès du mandat du Comité directeur à qui vous avez confié la mission de piloter sous ma présidence la destinée du rugby national depuis décembre 2008.
Alain DOUCET dressera un bilan exhaustif de la saison, mais je souhaite revenir particulièrement sur quelques évènements majeurs.
- La Coupe du monde de rugby :
La saison 2011/2012, c’est d’abord le parcours de notre équipe nationale durant la Coupe du monde de rugby en Nouvelle Zélande. Il y a presque un an jour pour jour , à l’issue de congrès de Versailles, le XV de France conduit par Marc LIEVREMONT et Thierry DUSSAUTOIR était venu devant vous. Il s’était engagé à tout faire pour porter au plus haut les couleurs de notre maillot national.
Tel un parcours de vie, le parcours de notre équipe nationale ne fut ni simple ni linéaire. Après un début plus que difficile, tant dans les résultats que, au-delà, dans la manière et l’image donnée, les joueurs du XV de France ont su se remettre en question, se relever, et être dignes du maillot de notre équipe nationale. Ce faisant, ils ont su être dignes de tous ceux qui, à tous les niveaux, dans tous les clubs de France, les comités, la Fédération, animent le rugby chaque jour.
Cette finale, cette Coupe du monde, si proche, si lointaine, resteront indéniablement dans l’histoire des grandes pages du XV de France.
Nous avons été fiers de vous, et à travers vous, fiers de nous.
Merci et bravo au XV de France, merci à Marc, merci à Thierry et merci à l’ensemble des joueurs et du staff.
Ces remerciements sont suivis d’applaudissements.
Cet épisode, et d’autres plus récents, nous montrent combien une équipe nationale est à nul autre pareille. Dans quelque discipline que ce soit, porter le maillot frappé du coq est d’abord un honneur et le porter dignement est un devoir. Cela ne saurait être assimilé à une simple activité professionnelle. A cet égard, on ne peut ni ne doit assimiler une équipe nationale à une équipe de club quel qu’il soit. L’équipe nationale est d’un autre ordre, d’une autre nature. Conforter, protéger les équipes nationales et éviter leur banalisation doit être un enjeu politique majeur pour le sport français.
Le Tournoi des 6 Nations nous a immédiatement rappelé, si besoin était, que le sport est un éternel recommencement. Après avoir été si proche de conquérir l’Everest, il faut savoir se remettre en question, repartit, rebâtir pour, cette fois enfin, demain, conquérir le sommet tant convoité.
Au-delà du sport, le Tournoi des 6 Nations 2012 restera à jamais inscrit comme une douloureuse cicatrice, cette cicatrice, celle de ce samedi 11 février 2012 à 21H00 où il était prévu que le XV de France et le XV d’Irlande se rencontrent. Ce match avait été programmé à cette date, à cette heure en soirée par le Comité des 6 Nations, organisateur de la compétition.
La semaine précédente, dans des conditions déjà très hivernales, le match contre l’Italie s’était déroulé normalement. Le Stade de France, auquel incombent la préparation du terrain et la mise à disposition du stade pour le déroulement de la rencontre, n’avait pas fait part, à l’issue de ce premier match, de craintes particulières. D’autres ont pu avoir lieu ce même 11 février en d’autres endroits de France éloignés ou pas du Stade de France.
L’arbitre de la rencontre constata, à l’heure prévue pour le match, que le terrain était gelé par endroit et que la rencontre ne pouvait se dérouler pour des raisons de sécurité des joueurs. Le Comité des 6 Nations annonça donc sa décision de reporter la rencontre au public médusé.
C’est une douleur pour nous, qu’une rencontre du XV de France, dont nous assurons l’organisation matérielle, ne puisse se dérouler, la douleur de ne pas maîtriser l’organisation de nos rencontres, la douleur, la tristesse, voire la colère des 80 000 personnes incrédules venues participer à une fête et à qui on n’aura pas été en mesure d’offrir le spectacle tant attendu.
Face à cette situation, nous avons choisi de faire face. C’était un minimum dû à notre public. Aussi, nous avons mis en place, au-delà des conditions générales de vente , un dispositif de remboursement des billets, et répondu individuellement à tous ceux qui nous ont adressé un courrier pour nous faire part de leur incompréhension, de leur regret ou de leur colère.

Ce congrès est particulier car il est le dernier avant l’Assemblée Générale élective qui aura lieu en décembre prochain. Il est donc l’occasion pour moi de dresser un bilan du travail accompli durant ce mandat.
Cela peut surprendre, mais j’aime à dire que je veux faire ce à quoi je me suis engagé, quelles que soient les difficultés, les embûches : être au service de l’intérêt général, pleinement, totalement, passionnément, sans pour autant être serviteur. Ainsi, lors de mon élection en tant que Président de la Fédération, je vous avais fait part de mon ambition d’engager un ensemble de réformes pour moderniser l’organisation générale de la Fédération. Il s’agissait de réformer, de moderniser, d’adapter l’état fédéral.
La modernisation de la Fédération passait tout d’abord par la réorganisation de son organisation administrative et par le transfert du siège fédéral à Marcoussis. Le transfert du siège de la Fédération à Marcoussis qui a été réalisé de manière définitive en 2010 est bien plus qu’un changement de lieu ; c’est la traduction d’une vision du rôle de la Fédération, une vision proche de ses clubs et comités, une Fédération proche du terrain. Ce changement a pu être légitimement difficile pour certains. Quand je vois aujourd’hui notre Fédération, je me dis que c’est, aujourd’hui, une réalité et je m’en réjouis.
Ainsi, quand je vois ceux qui, de la France entière, viennent chez eux à la FFR et partagent avec élus, bénévoles, salariés travaillant quotidiennement à la FFR, quand je vois des projets portés conjointement et passionnément par des techniciens et des administratifs de notre Fédération, quand je vois les salariés et les bénévoles jouer au rugby à toucher au sein de la Fédération, je me dis que chacun, quels que soient son statut et son rôle, partage un peu du projet associatif de notre Fédération, une passion commune pour notre sport, une action résolue pour son développement.
La création, dans le cadre de la réorganisation générale de l’administration fédérale, d’une direction de la valorisation des ressources humaines correspondait à une ambition fondamentale : passer d’une logique de statut à une logique de compétence, créer du lien entre les différents acteurs du rugby, développer leurs compétences, favoriser une professionnalisation structurée et cohérente du rugby français. Pour répondre à cette ambition, les actions ont été réalisées pour, dans un premier temps, avoir une meilleure visibilité des ressources humaines du rugby. En second lieu, et pour la première fois, plusieurs actions s’inscrivant dans un plan de formation à destination des comités territoriaux ont été mis en place par la FFR au cours de la saison 2011/2012.
Par ailleurs, dans la lignée de cette démarche, une réflexion sur l’accompagnement des clubs est actuellement menée et connaîtra les premières expérimentations concrètes au cours de la saison prochaine.
Ce projet est essentiel pour valoriser toutes les ressources humaines qui interviennent chaque jour et rendre plus efficaces leurs actions et donc nos actions.
La réforme des statuts de notre Fédération était l’un des axes retenus pour la construction de la Fédération de demain et appelés de mes vœux lors de l’élection du Comité directeur en décembre 2008. Cette évolution de l’organisation fédérale m’apparaît essentielle pour diverses raisons rappelées à plusieurs reprises. Les dossiers sont de plus en plus techniques, de plus en plus importants, de plus en plus variés. Ils supposent, en outre, une réactivité de plus en plus grande.
Il faut permettre aux territoires et, plus largement aux différents acteurs de notre sport, de participer à leur juste place à la mise en œuvre de la politique fédérale. Il faut permettre aux clubs et à nos associations qui sont notre échelon de base et essentiels d’être véritablement partie prenante aux prises de décisions et aux réflexions menées au sein de la Fédération.
Enfin, il faut pouvoir mettre en œuvre une organisation permettant le pilotage de projets et l’évaluation périodique de la mise en œuvre du projet fédéral.
Une telle réforme est nécessairement difficile, car elle touche des traditions, des équilibres. Une telle réforme nécessite du temps. Il faut savoir expliquer et convaincre.
Le Comité directeur, à qui j’ai demandé de s’exprimer en son âme et conscience pour le projet qui avait été élaboré après un travail intense de plusieurs mois, n’a pas souhaité l’adopter en l’état. J’ai pris acte de cette décision, même si je l’ai profondément regrettée. Cependant, j’ai pu ressentir très clairement, lors des nombreuses rencontres que j’ai pu avoir avec les dirigeants de nos clubs au cours de ces dernières années, combien le désir de participer plus directement à la prise de décision est grand. Je reste plus que jamais persuadé du bien-fondé de la démarche engagée.
J’aurai l’occasion de revenir sur ce projet qui reste, selon moi, essentiel pour la construction d’une Fédération moderne du XXIème siècle.
Au plan sportif, je m’étais engagé dès mon élection à ce que la politique sportive fédérale remette le club au centre du dispositif. Il s’agissait de valoriser et d’appréhender le club au sens plein du terme et pas uniquement sous le prisme réducteur d’une équipe première. Mise en place de licences de couleur, réforme des compétitions fédérales et des obligations sportives sont autant d’actions réalisées au cours des dernières saisons.
Evidemment, cette stratégie n’est pas la plus facile à mettre en œuvre, car elle impose des remises en question et implique des efforts importants, mais je reste persuadé que, à long terme, elle est la plus cohérente pour permettre de consolider les structures et les effectifs des clubs.
Lorsque la stratégie a été clairement définie et qu’elle correspond à un objectif d’intérêt général, il faut savoir s’y tenir malgré les difficultés.
L’organisation du 20 au 22 mars dernier des premières Assises nationales du rugby regroupant sur le site de la Fédération plus de 120 participants pour trois jours d’échanges et de travail fut également un moment important de la dernière saison. Cette opération est en droite ligne avec l’ouverture et l’accessibilité accrue de la Fédération et avec ma volonté de faire participer plus directement les acteurs du terrain aux réflexions engagées.
A l’issue de ces trois jours de travail, je m’étais engagé à ce qu’un Livre Blanc soit réalisé et constitue un outil de travail reprenant et conceptualisant les différentes propositions faites lors de ces Assises. Alain DOUCET et ses équipes - et je t’en remercie tout particulièrement – ont su relever le défi et publier dans les délais annoncés ce document également disponible à compter d’aujourd’hui pour le plus grand nombre depuis notre site Internet.
Voilà, en guise de bilan, quelques-unes des actions majeures mises en place au cours de la saison et du mandat qui viennent de s’écouler, en cohérence avec les engagements pris dès mon élection pour moderniser la Fédération.
Dans ce même objectif, il est un projet dont nous avons déjà beaucoup parlé au cours de ce congrès. Bien entendu, je veux parler du projet du Grand stade. Plus qu’une action à inscrire au bilan, il s’agit d’un projet pour concrétiser notre ambition de l’avenir. Nous aurons évidemment l’occasion d’en reparler plus tard au cours de cette Assemblée Générale.

2 – Rapport de la commission de vérification des pouvoirs
Ce rapport est versé en annexe 2.
Aucune remarque n’a été formulée.

3 – Désignation des scrutateurs
Proposés par le Président, MM. LABORIE et MARCELLI sont désignés scrutateurs à l’unanimité.

4 – Rapport moral présenté par le Secrétaire Général Secrétaire Général
Alain DOUCET félicite à son tour Jacques TROGER pour l’excellent déroulement du Congrès. Malgré les ennuis de santé qu’il connait actuellement, Jacques dirige l’un des comités les plus actifs de la Fédération, que ce soit par la progression de ses effectifs ou par son investissement dans la vie fédérale.
Je précise que les bilans de chaque commission figurent dans Info-Congrès et que le rapport moral, pour plus de clarté, ne mentionnera que les faits propres de la saison qui s’achève.
J’invite donc chacun à lire avec attention Info-Congrès à considérer comme partie intégrante de ce rapport.
L’épisode 2011 de la plus grande compétition de rugby au monde nous a vus finalistes pour la troisième fois depuis que ce tournoi existe, soit sept éditions. Toutes ces finales se sont malheureusement soldées par des défaites.
Ce n’est pas mon rôle d’épiloguer sur ce qui nous a été imposé ce 23 octobre 2011 à Auckland ; je peux juste penser, en notre nom à tous, que nos joueurs ont été au bout de ce qui était humainement et sportivement possible de faire, seuls des extra-terrestres auraient, peut-être, inversé l’ordre décidé.
Le dénouement de cette aventure néo-zélandaise fut d’autant plus douloureux à vivre que l’expédition ne fut pas un long fleuve tranquille. Des matchs moyens, un complètement raté face à de redoutables Tongiens, un système de jeu long à s’affirmer, des soupçons de mésentente dans le groupe…une presse néo-zélandaise tirant quasi quotidiennement à boulets rouges sur notre équipe , entraînant ainsi à notre égard un climat hostile , même chez de glorieux anciens et, plus grave encore, au sein des autres délégations.
Mais comme l’a dit Nietzche, ce qui ne tue pas, rend plus fort.
Alors, l’aspect positif de cette magnifique finale est qu’il aura remis les choses en place. Nos garçons ont prouvé au monde entier que leur place était bien là…
Dés lors, beaucoup de têtes se sont baissées. Pas celles de la délégation française, sortie plus forte de l’épreuve ! Les « gênés », les mal à l’aise n’étaient pas les perdants mais tous ceux, de toutes nationalités, qui les avaient dénigrés.
A défaut d’une Coupe, notre équipe avait gagné le cœur de la France entière et le respect de tous les autres rugbymen du monde. Le retour à Paris fut quelque chose de grandiose, d’inimaginable que ni nos garçons, ni leurs dirigeants ne pourront oublier. Quel succès pour le rugby français !
Paradoxalement, cette défaite, injuste, immorale, imméritée aura permis à notre sport de franchir un palier supplémentaire dans sa notoriété et sa reconnaissance populaire.
L’émotion était d’autant plus sensible que c’était la dernière rencontre dirigée par son staff, tout près d’entrer dans la grande histoire de notre Fédération. Qu’il me soit permis, au nom de tout le rugby français, de rendre hommage à Marc, Didier et Emile pour le travail accompli et leur souhaiter une parfaite réussite dans leurs nouvelles vies.
Leur remplacement fut géré comme il se doit par le Président et les dirigeants fédéraux en charge de l’équipe. Avec un tournoi débutant trois mois à peine après la RWC, il était indispensable de contacter bien avant les éventuels successeurs.
Dans le souci du respect des gens en place, ce fut avec des certitudes quant à la discrétion d’usage dans ce genre de transaction. Comment a-t-on pu imaginer que la FFR ait communiqué sur la question prématurément ? C’était se tirer une balle dans le pied, perturber l’harmonie du groupe, se porter un grand préjudice. Jamais nous n’aurions fait cette erreur.
Philippe SAINT-ANDRE, entouré de Philippe LAGISQUET et Yannick BRU, prenait en main dès novembre les destinées du XV de France, avec la confiance de toute la FFR.
La transition se déroulait dans la meilleure entente possible et le plus grand respect entre les hommes.
Le travail s’annonçait difficile pour rebâtir et motiver après la superbe performance en Nouvelle Zélande, avec une certaine notoriété enfin reconnue à leurs prédécesseurs, avec des joueurs fatigués physiquement et moralement, avec des adjoints partagés, par la force des choses, entre équipe nationale et clubs, avec l’attente impatiente de plus en plus de gens intéressés par le rugby. Nous nous attendions à des difficultés.
De bons débuts contre l’Italie, contre l’Ecosse…un élan brisé par la mésaventure du match annulé - nous en reparlerons -, une défaite à Paris contre l’Angleterre, un match nul à Paris contre l’Irlande et pour terminer une défaite à Cardiff.
Nous terminons à la 4ème place de Tournoi cette année. Cela ne nous était pas arrivé depuis longtemps certes, mais les conditions n’étaient pas favorables à une grande réussite.
Nous abordions la tournée en Argentine qui vient de s’achever en l’absence de notre capitaine, sans trois de nos plus glorieux anciens désirant prendre du recul avec l’équipe nationale, mais avec neuf nouveaux joueurs, très jeunes, issus de nos filières de formation et sept autres n’ayant connu qu’une ou deux sélections.
Nous perdions le premier test par maladresse, un peu par orgueil, alors que nous avions tout en main pour l’emporter. Pas de victoire depuis 1998 en Argentine et huit défaites sur nos onze dernières confrontations avec les Pumas devenus une nation majeure dans le concert international.
Le deuxième test, samedi dernier à Tucuman mettait enfin un terme à cette mauvaise série.
Cette rencontre prouvait deux choses :
- que nous possédions, au même titre que les autres nations majeures, de très bons jeunes joueurs qui ne demandent qu’à s’exprimer
- que notre instabilité psychologique dans l’approche des matchs était toujours de mise.
Il me semble indispensable de faire figurer dans ce rapport, donc dans les archives fédérales, la regrettable histoire du match contre l’Irlande du 4 février dernier. Tout et même plus (voire son contraire), a été dit et écrit. La préparation des installations que nous louons, ne nous appartient pas. La pelouse devait être utilisable. Les propriétaires devaient nous la confier en état après avoir utiliser les moyens adéquats les plus modernes.
Je veux juste préciser que la FFR ne se sent aucunement responsable de quoi que ce soit, nous avions été même au-delà de nos prérogatives dans la préparation de la rencontre, inquiets à juste titre.
Nous sommes dans la situation d’un locataire qui découvre en ouvrant la porte de son appartement récemment loué en toute confiance, que celui-ci est insalubre.
Nous avons entrepris en notre nom à tous une action en justice pour que notre bonne foi soit reconnue publiquement et que les dommages imposés à nos supporters, dont il convient de louer la tenue et la correction, soient pris en compte. La FFR a d’ores et déjà effectué des remboursements de billets même si aucune loi ne pouvait l’y contraindre… Elle attend la suite avec confiance.
Cette épisode préjudiciable au rugby, mais aussi à tout le sport français, justifie encore plus notre volonté d’être enfin chez nous, dans notre Stade pour offrir à nos équipes et nos supporters les meilleures conditions possibles. Chez nous ce report de match ne se serait pas fait ! La pelouse aurait été parfaitement prête.
C’est une raison, parmi tant d’autres, qui nous conforte dans notre projet de Grand Stade de rugby. Hier, le Comité directeur s’est prononcé sur le choix du site. C’était la aussi une finale très serrée. Le gagnant mérite félicitations et le perdant notre reconnaissance pour le sérieux de son dossier. Il a fallu désigner un site, ce sera EVRY.
Le calendrier établi lors de l’élaboration de ce projet est à ce jour respecté et l’inauguration de notre Stade en 2017 est toujours d’actualité.
Je vous rappelle que la FFR a officiellement déposé sa candidature pour l’organisation de la RWC en 2023. On peut croire raisonnablement que le Stade d’Evry y connaîtra cette année là sa première finale mondiale avec, bien entendu sur la pelouse, le XV de France.
A partir de 2017, le rugby ne sera plus le sport français SDF - Sans Domicile Fixe -, il aura son stade à l’image de ses rivaux anglo-saxons. Nous aurons dès lors l’avantage d’arguments pour accroître nos chances de réussite.
Notre grand Stade ne sera pas réservé qu’au XV de France ; il pourra accueillir toutes nos autres équipes, le XV féminin, les U20, les U18…toutes ces équipes qui sont le vivier de joueurs et joueuses du plus haut niveau et qui ont en premier lieu découvert le rugby dans vos clubs.
Notre équipe U20 à raté d’une analyse vidéo le grand chelem. Un essai de dernière minute non validé contre l’Irlande nous place à la seconde place du Tournoi des 6 Nations. C’est un résultat conforme à nos espérances au vu de tous en ce qui concerne notre future élite.
Le championnat du monde de la catégorie, disputé ce mois-ci en Afrique du Sud, aura été marqué par la même malchance : le premier match raté contre l’Argentine après avoir mené 15 à 3 nous condamnait à une seconde place synonyme d’élimination, malgré deux victoires face à l’Ecosse et à l’Australie.
Nous devions donc disputer le deuxième tableau pour obtenir finalement une sixième place peu conforme à nos espoirs…peut-être notre valeur actuelle ?
Nos ambitions étaient un peu plus importantes, même si pour nous le résultat reste second face à la qualité du jeu fourni.
Au championnat d’Europe FIRA-AER disputé à Madrid, nos U18 obtenaient une troisième place, un peu au-deçà de nos espoirs, derrière les inévitables Anglais et Irlandais.
Nos équipes ont connu des fortunes diverses, mais ont toutes fait honneur à notre Fédération. Elles préparent avec sérieux l’avenir du rugby français; le résultat immédiat est certes important mais les enjeux sont autres…Formons les individus, les hommes, des sportifs de très haut niveau mais citoyens responsables.
Pour illustrer mes propos, je souhaite mettre en avant ce geste remarquable des stagiaires du Pôle France envers la Fondation Ferrasse. Une somme importante d’argent, récoltée tout au long de leur séjour, a été remise à nos grands blessés plutôt que de financer un banquet de fin d’année.
De même leur visite dans un lycée des town ships sud africains, lors du championnat de monde, s’intègre favorablement dans ce souci d’ouverture vers le monde qui nous préoccupe.
Permettez-moi d’y voir de nombreux symboles et de penser que ces jeunes se bâtissent de beaux lendemains.
Nos Féminines ont réussi, elles aussi, une saison remarquable.
Les ainées finissent secondes du tournoi. L’ensemble des matchs fut de haut niveau et démontre une fois de plus les progrès réalisés par nos jeunes filles.
Une seule défaite contre notre ennemie de toujours : l’Angleterre ! Celle-ci entrera pourtant d’une autre manière dans les annales puisqu’elle restera la première rencontre ayant été télévisée en direct sur l’ensemble du territoire.
Au-delà du résultat que nous avons fortement regretté, ce fut une fort belle journée pour le rugby féminin et ajouté à l’énorme succès populaire du France/Irlande joué à Pau devant 14 000 spectateurs, une totale réussite pour ce secteur sans cesse en progression.
Pour compléter ce tableau, soulignons avec plaisir nos victoires de début de saison sur ces mêmes Anglaises, c’était un match amical. Nous dûmes, par contre, nous incliner une nouvelle fois face à elles, en Coupe d’Europe FIRA-AER.
Sur sept compétitions internationales officielles (RWC, Tournoi, Tournoi U20, Tournoi féminin, championnat du monde U20, Coupe d’Europe féminine FIRA-AER, championnat d’Europe FIRA-AER U18), nous n’en avons gagné aucune. Nous finissons, quatre fois second, une fois 3ème, une fois 4ème et une fois 6ème.
Espérons un meilleur bilan la saison prochaine !
Pour compléter ce bilan international de l’année, signalons deux superbes succès de nos U20, tant à Paris qu’Outre Manche, laissant sans doute augurer de futurs grands succès. Peut-être pour la prochaine Coupe du monde, ici en 2014 ?
L’équipe de France fédérale, à laquelle nous sommes fortement attachés, n’a disputé qu’une seule rencontre amicale cette année et a connu une courte défaite contre l’Ecosse.
Signalons enfin le titre européen remporté en Beach rugby par la sélection française à Anglet. C’était une première, qui connaîtra sans doute de bien beaux lendemains. Rappelez-vous, …il y a cent ans, le Tournoi débutait lui aussi dans une certaine discrétion.
Notre Grand Stade pourra accueillir une étape du circuit mondial de rugby à 7.
Nous pourrons enfin bâtir la culture de ce jeu, fort spectaculaire, qui nous fait tant défaut, au contraire de toutes les autres nations majeures, pourtant tout autant attachées à la pratique du XV.
La stratégie fédérale qui se concrétise par la salarisation de neuf joueurs nous a permis de mieux figurer au niveau masculin, mais la fin de saison prouve que rien n’est fait. Il faut continuer le travail, une qualification aux Jeux Olympiques de Rio en 2016 est à ce prix.
Notre Grand stade pourra accueillir aussi, avec le soutien des partenaires et d’un public enfin conquis, la finale de la Coupe de France à 7.
Celle-ci, pour son édition 2011/2012, a connu un succès mitigé, non pas par le plaisir des participants et la qualité du jeu pratiqué, mais refroidi par le nombre de clubs qui s’étaient préalablement engagés dans cette compétition et qui se sont désistés par la suite.
Quelques félicitations à l’issue de cette première expérience : au comité du Béarn pour une participation quasi générale de ses clubs, aux comités des DOM-TOM tous présents, notamment à la Nouvelle Calédonie et à la Réunion finalistes, et bien entendu aux premiers lauréats de cette compétition appelée à s’inscrire pour longtemps dans le paysage du rugby français. Nous les citerons dans le palmarès général de l’année.
Les J.O. de 2016 permettront au grand public de découvrir cette discipline nécessitant, comme vous le savez, d’immenses qualités physiques. Nous y serons !
Notre grand stade accueillera bien évidemment la finale du TOP 14.
J’en profite pour féliciter le Stade Toulousain, une nouvelle fois champion de France, au terme d’une finale qui ne restera pas dans les annales. Pas d’essai marqué, même scénario que les deux demi-finales.
Le Secrétaire Général donne alors lecture du Palmarès des champions de France (voir Info-Congrès)
Notre Grand Stade ne pourra, hélas, pas accueillir en une seule fois l’ensemble de nos licenciés dont le nombre est sans cesse en progression.
Souvenez-vous, l’an dernier, lors de l’AG de Versailles, nous avions invité le, que dis-je, la 400 000ème licenciée de la Fédération.
Aujourd’hui, nous sommes 452 455 licenciés, soit une hausse globale de nos effectifs de près de 10 %. C’est le bénéfice de notre réussite en Coupe du monde et du travail que tous ont réalisé à son issue.
303 137 pratiquants clubs hommes et femmes, soit une progression de 8,42 % malgré une baisse sensible, donc pas satisfaisante, des séniors masculins. Une augmentation de 11,2 % pour les écoles de rugby et 7 % pour les U17 e tU19.
67 522 licenciés se consacrent à l’encadrement, soit 7,67 % de plus que la saison précédente. Parmi eux, les arbitres sont désormais2 821, soit là encore une hausse de 19,2 %. La Charte de l’arbitrage est pour le moins positive puisqu’elle aura permis cette progression sensible que le Président de la CCA espère encore plus significative pour la saison 2012/2013.
Nous comptons cette année 1 827 clubs, 28 de plus que l’an passé. Je pense que nous ne sommes pas loin du meilleur résultat jamais obtenu dans ce domaine.
Notre Grand Stade pourra accueillir des manifestations de nouvelles formes de jeu.
82 000 « Autres Types de Pratique » ont été décernés à nos joueurs occasionnels. Ils sont en progression de 15%. Ils sont en moyenne 2 500 par comité et reflète ainsi le travail de développement entrepris par ces derniers. Je tiens à les féliciter car ils sont désormais convaincus qu’une part importante de notre développement passe par là.
Ils sont de plus en plus nombreux à organiser avec leurs clubs des tournois de rugby à toucher, des journées de Rugby, Santé, Plaisir, des journées de découverte. Toutes ces manifestations ont connu un immense succès auprès des jeunes, mais aussi auprès des parents qui ont pu jouer avec leur gamin ou se tester sous son œil critique et amusé.
Le « Brennus » de la meilleure progression globale des effectifs revient cette année au comité de Normandie, peu habitué à défrayer la chronique. Mes félicitations n’en sont que plus sincères.
Signalons, au niveau des comités, la séparation de l’Alsace et la Lorraine pour tenter de développer notre discipline avec encore plus de réussite dans le grand est de la France. Le Comité directeur a accepté hier cette scission qui, nous l’espérons, portera ses fruits. Bonne chance à ces jeunes comités qui s’émancipent.
Notre Grand stade pourra lancer, et conclure, le Beach Rugby Tour. Evry pourra devenir la première, et dernière, étape des plages de France. Nous pourrons y mettre le sable…la mer, quand même pas…
L’édition 2011 aura été marqué par le jumelage avec la préparation du XV de France, notamment à Chambon sur Lignon. Nul doute que les gens présents ce jour là en garderont un souvenir particulièrement vivace.
Cette année le Beach Rugby Tour débutera le 24 juillet à Bormes les Mimosas pour se terminer le 15 août à Trouville sur Mer où se déroulera la finale du championnat de France. Je ne doute pas du nouveau succès de cette opération et remercie par avance les comités qui traditionnellement accueillent une étape.
Félicitations aussi aux comités continentaux non concernés par notre tournée des plages pour leur investissement dans le domaine en organisant leur propre manifestation. Leurs champions seront les bienvenus aux finales nationales de Trouville.
Notre Grand Stade pourra accueillir, et faire rêver, nos jeunes des écoles de rugby. Peut-être à l’occasion d’un grand tournoi tels ceux organisés lors de la semaine des écoles de rugby qui connaît de plus en plus de réussite. Ils pourront côtoyer leurs idoles ou, au cours de journées « visite » durant lesquelles ils découvriront avec émerveillement les lieux et coulisses qu’empruntent leurs héros.
Imaginez quelques instants le regard de ces enfants qui pénètreront dans le vestiaire du XV de France, qui marcheront dans le couloir qui mène à la pelouse. Aujourd’hui, nous ne pouvons leur offrir cette simple joie.
C’est cela aussi être maître de son Stade !
Notre Grand Stade, voilà l’outil le plus merveilleux, et le plus indispensable, pour le rugby de demain tant en termes de développement sportif qu’en moyens économiques.
Il a été plébiscité par les 150 acteurs, représentant toutes les familles de notre sport, aux Assises du Rugby Français tenus du 20 au 22 mars 2012 au siège de la Fédération.
Les échanges ont été très riches avec pour objectif la construction de l’ensemble du rugby de demain. Un grand merci à tous, y compris ceux qui nous ont fait part, à défaut d’être présents, de leurs contributions par courrier ou par Internet. Celles-ci font partie intégrante des réflexions.
Comme la Fédération s’y était engagée, un « Livre Blanc » a été constitué - je remercie chaleureusement celles et ceux qui ont participé à son élaboration – reprenant en toute transparence, sans aucune censure, les réflexions et idées, quels que soient les sujets abordés.
Ce « Livre Blanc » à votre disposition, vous permettra de parfaire vos connaissances, ébranler vos certitude, et je l’espère, de participer à l’organisation du rugby à mettre en place pour les années à venir.
Anticiper les changements et les mutations imposés par notre Société tout en conservant notre identité et nos valeurs, tel est notre projet, notre difficile et délicate, mais exaltante mission.
En attendant notre Grand Stade, un autre outil, tout aussi remarquable, est déjà à notre disposition : le CNR.
Quelques travaux ont permis de créer des espaces supplémentaires ; les salles de réunions commençaient à manquer pour accueillir partenaires et séminaires sans compromettre l’organisation du travail quotidien de la Fédération.
Aujourd’hui, ces nouveaux espaces, aussi fonctionnels que spacieux, permettent à tous de travailler dans d’excellentes conditions.
Un musée, modeste car limité à quelques vitrines, sera prochainement mis en place. Y seront mis en exposition des trophées ou objet gracieusement offerts par ceux qui ont porté au plus haut niveau les couleurs de notre discipline. Je les remercie de leur contribution et appelle les quelques retardataires à se manifester à leur tour.
Je ne peux vous livrer mon rapport moral sans, malheureusement, prononcer le mot DANGER.
DANGER, au regard de la pratique tout d’abord, celui lié à la fatalité, contre lequel nous pouvons peu : l’accident. Nous avons cette année au moins deux grands blessés supplémentaires dont un lors d’un match de rugby à 7.
Le Trésorier Général en parlera plus longuement tout à l’heure en abordant le chapitre des assurances.
Mes pensées se dirigent vers ceux qui venaient prendre plaisir en participant à un match et qui sont rentrés chez eux, tragiquement, sur un fauteuil roulant. Tous mes vœux de courage leur sont adressés ainsi qu’à leurs proches qui les accompagnent et les soutiennent.
D’autres DANGERS, résultant malheureusement de l’inconscience de certains ; il ne tient qu’à eux de les effacer à tout jamais de notre horizon.
DANGER au regard du comportement déplorable d’une minorité de dirigeants et entraineurs à l’encontre du corps arbitral, mais aussi des attitudes inadmissibles de prétendus éducateurs incitant les jeunes juniors ou cadets à « casser » l’adversaire.
La seule suspension de ces personnes est, je le sais, sans conséquence. Aussi, d’autres pistes sont à l’étude pour des sanctions plus efficaces et surtout plus dissuasives. On menace, on menace !!! Faute de davantage de compréhension et de changement d’attitude, nous finirons, hélas, par devoir nous passer des inconscients.
DANGER face à l’inconscience et l’insouciance de quelques uns pour faire jouer un joueur sous fausse licence et fausse identité, le faire jouer masqué.
Ces pratiques prêteraient à sourire tant elles semblent stupides, puériles, d’un autre temps. Mais, au-delà de sanctions sportives dramatiques pour le club, imaginez les conséquences qui résulteraient d’un grave accident dont serait victime ou auteur un joueur dont l’identité ne figure pas sur la feuille de match.
Nous le répétons sans cesse. Certains sont sourds ou se croient plus malins. Désormais, ils le feront totalement à leurs risques et périls. Nous n’assurerons plus la moindre infraction au respect de nos règlements. Le gain, hypothétique, d’un match ne mérite pas de tels risques inconsidérés.
D’une manière générale, DANGER de se croire libre de tout, sans aucune contrainte, DANGER de tout remettre sans cesse en question, de refuser gestion collective et institution avec bien plus de droits que de devoirs, DANGER de croire que l’on a toujours raison.
Cela s’appelle l’anarchie, c’est la conception d’un monde où il ne fait pas bon vivre.
Pour nous, ceux qui les refusent mettent en DANGER l’équilibre de notre Fédération. Les élections permettent aux mécontents de changer le système si une majorité les soutient. Alors, qu’ils osent proposer des idées nouvelles et, peut-être, adapter notre rugby au monde qu’ils imaginent être le meilleur ! C’est cela la démocratie. Le reste n’est que tapage, victimisation et mégalomanie.
Notre Fédération a d’ailleurs vécu un moment exemplaire de la vie de la démocratie cette saison. La réforme des statuts proposée au comité directeur a été repoussée sans que cet évènement n’entraîne la moindre crise dans notre équipe dirigeante. Je remercie les hommes qui la composent pour leur dignité et le respect qu’ils se portent mutuellement. Savoir exprimer ses convictions sans tomber dans l’insulte, sans créer pour autant des inimités pourrait servir d’exemple à certains.
Il y a une évidente nécessité à réformer certains points de notre gouvernance qui semblent aujourd’hui rendre indispensable quelques dépoussiérages. Les assises donneront les pistes, des décisions seront prises dans la sérénité, pour que notre Fédération réponde encore mieux à vos attentes. Nous y reviendrons.
Congrès-Info met en avant la quantité et la qualité du travail effectué par nos commissions. Je souhaite, avec votre accord, décerner cette année la palme de la meilleure performance à la commission partenariat pour son efficacité. Malgré la crise qui frappe notre monde, elle a réussi à préserver, voire améliorer, l’ensemble de nos contrats commerciaux qui représentent plus de la moitié de nos recettes. Merci à elle!
Plus de la moitié des comités ont à ce jour procédé au renouvellement de leurs instances dirigeantes. De nombreuses réélections attestent d’une satisfaction certaine vis-à-vis de la politique qui vous est proposée. Je vous en remercie.
Quelques arrivées, quelques départs : Bienvenue à MM. RABALLO en Béarn, GOURDY en Limousin, PECQUEUX en Nouvelle Calédonie et MILIKIHAMEA à Wallis et Futana. Saluons et félicitons MM. FITE , CARRICONDE, FULUHEA et CASADEBAIG, ainsi que MM. GRADEL, DUBOIS et TROGER qui, dans les mois qui viennent, passeront aussi la main.
Je pense que celui qui a tant marqué notre sport, Monsieur Albert FERRASSE, apprécierait ce que, tous ensemble, nous faisons de sa Fédération. Ayons une pensé profonde pour ce grand Monsieur du rugby, français, européen, mondial, Président de la Fédération de 1968 à 1991. Il nous a quittés le28 juillet 2011.
Que le rugby prospère en sa mémoire !
Avant de terminer, je souhaite adresser mes plis vifs remerciements à l’ensemble des élus fédéraux pour leur contribution à la bonne marche de l’institution, à notre Président, acteur infatigable de la vie de notre Fédération.
Merci à tous les membres des commissions, présents ici en grand nombre, pour leur contribution au développement de notre sport.
Merci à l’ensemble du personnel pour son travail sérieux et assidu avec une mention particulière à l’équipe de mon service : Nicolas, Isabelle et Patrick.
Un grand merci enfin à vous tous, représentants de ces clubs qui sont plus que jamais au centre de l’action fédérale. Nous essayons au mieux de vous rendre votre investissement.
Pour compléter ce rapport de la saison qui s’achève, il convient que Christian BAGATE vous fasse part du bilan médical. Je lui laisse la parole.
Merci de votre confiance et bonnes vacances à tous !

4 – Bilan médical présenté par Christian BAGATE
Il m’appartient de vous communiquer, au nom du comité médical, les chiffres de la surveillance médical réglementaire pour l’année 2012.
La liste ministérielle comporte 247 suivis de haut niveau et 350 espoirs. L’ensemble des suivis a été fait 203 et 310.
Contre-indications définitives au rugby : 7.
Un canal cervical étroit et nous avons eu quelques problèmes au niveau de l’appareil cardiovasculaire, des troubles du rythme et des calcifications coronaires, mais tous des diagnostics bénins.
Anomalies et pathologies : 24 pour la saison.
En ce qui concerne le contrôle dopage pour la saison sportive, nous avons eu 556 contrôles : 241 par les urines et 315 dans le sang. 37 ont été réalisés au domicile des personnes contrôlées.
Il est important de voir que la répartition est assez homogène : 302 dans le sport professionnel qui est le plus contrôlé, 73 au niveau des matchs internationaux France, moins de 20 ans, féminines et garçons à 7.
Vous avez vu que nous faisons un effort très particulier sur les centres de formation. Malheureusement, nous avons eu des drames à déplorer et nous faisons en sorte de contrôler encore plus à ce niveau, au niveau de la formation.
Neuf dossiers ont été instruits : sept furent sanctionnés, dont six pour usage de cannabis et un manquement à localisation qui a eu quatre mois et non trois, car cela a été requalifié par l’Agence française de lutte antidopage.
Deux n’ont pas été sanctionnés : un à la Terbutaline qui était justifié et un litige de joueur avec un médecin contrôleur.
Au niveau de l’évolution de lutte antidopage, nous avons eu une période dominante jusqu’en 2009 où on a cessé de nous contrôler de plus en plus. Cela baisse très progressivement et ces contrôles n’ont pas augmenté pour autant le nombre de dossiers instruits. Nous passons de 6 à 9 avec 7 condamnations cette année.
C’est en dehors de mes prérogatives, mais j’ai demandé la permission au Président : nous tenons à ce que vous lisiez bien cette fiche (diaporama).
Nous avons des comportements à risques. Hier, Serge BLANCO a fortement justement évoqué les problèmes de l’alcool et des drogues au niveau de nos joueurs de rugby. Une fois de plus, nous ne nous voilerons pas la face. Il faut être conscient que l’emploi de produits nutritionnels est complètement inutile si l’on a une alimentation saine et équilibrée. Les produits sont, pour la plupart, pollués. S’ils veulent vraiment prendre des produits, qu’ils prennent des produits labellisés, Wall Protect ou AFNOR qui vient d’être délibérément choisi par le Ministère de la Jeunesse et des Sports et nous les en remercions.
Il faut surtout continuer à combattre tous ensemble. Notre conviction, c’est l’efficacité dans la prévention.
Nous vous souhaitons à tous de très bonnes vacances !
Le Président Pierre CAMOU demande si des personnes ont des questions sur le rapport moral.
Après avoir été proposé par vote à bulletins secrets, le rapport moral est adopté, par l’Assemblée Générale à mainlevée, à l’unanimité.

5 –Budget prévisionnel 2012/2013
La présentation est effectuée par René HOURQUETY, Trésorier Général.
Le budget prévisionnel est en annexe 3.
Nous avons deux échéances financières dans le courant de l’année.
Il est inutile de rappeler les points qui s’attachent à chacune de ces échéances. A chaque Assemblée Générale de juillet qui clôture une fin de saison sportive, nous votons le budget de la saison à venir. Nous allons donc voter aujourd’hui le budget de la saison 2012/2013.
Pour information, il y a la présentation d’un budget pluriannuel. Un budget pluriannuel n’a pas besoin de vote. C’est simplement un outil de gestion pour décider d’un certain nombre d’actions à mettre en place sur une période entre deux Coupes du monde, tel que le processus a été fixé depuis 2001/2002 : définir une politique quadriennale selon les périodes Coupe du monde.
L’Assemblée Générale de décembre permettra de voter sur l’arrêté des comptes de la saison précédente. En décembre 2012, nous voterons donc l’arrêté des comptes de la saison 2011/2012.
Rappel : Changement de méthode comptable (2010/2011)
Cette année, il y a un changement de pratique qui a une incidence sur les chiffres : jusqu’en 2010/2011, les subventions de l’International Rugby Board étaient comptabilisées au fil de l’eau, donc au fur et à mesure qu’on les recevait. Aujourd’hui, elles sont comptabilisées sur l’année en objet, donc elles sont comptabilisées sur l’année Coupe du monde.
La conséquence
Jusqu’à présent, nous avons mis tous nos efforts pour vous expliquer que nous avons trois années bénéficiaires et une année déficitaire : les trois années bénéficiaires étaient les années sans Coupe du monde et l’année déficitaire était l’année Coupe du monde avec beaucoup plus de dépenses et beaucoup moins de recettes. Beaucoup plus de dépenses car il y avait le XV de France et il fallait déplacer, pendant une durée certaine, le Xv de France à l’extérieur, là où avait lieu la Coupe du monde. Beaucoup moins de recettes, puisque nous n’avions pas les tests de l’automne l’année de la Coupe du monde, donc il nous manquait des tests qui nous amputaient le poste recettes de la billetterie, mais également des droits télévision.
Cela donnait un déséquilibre, avec des années assez catastrophiques quand on ne regardait que le résultat en valeur absolue.
Avec le nouveau format, on va avoir trois années qui sont légèrement bénéficiaires et une année qui sera légèrement déficitaire. On aura donc un aplanissement de la courbe budgétaire sur l’ensemble des années.
Budget 2012/2013 et projection pluriannuelle
Vous avez reçu, chacun dans vos clubs, la préparation détaillée par poste, par ligne budgétaire, par domaine. Cela permet peut-être de se détacher d’une présentation extrêmement comptable et peut-être un peu aride et de vous donner un tableau général qui facilitera à la fois votre compréhension, mais, surtout, les questions que vous souhaiterez poser après.
Le budget 2012/2013 est celui sur lequel vous allez devoir vous déterminer, alors que les autres ne sont que des budgets prévisionnels à échéance.
Un budget 2012/2013 très largement déficitaire : - 5,7 M€ de résultat.
Pendant deux ans, 2013/2014 et 2014/2015, des budgets excédentaires, l’un plus que l’autre.
Un budget 2015/2016 qui sera légèrement déficitaire.
Cela s’explique par ce que je viens de vous dire. On a une année Coupe du monde avec une subvention IRB qui va arriver et qui va quand même donner une année déficitaire ; mais moins marquée qu’auparavant.
Je vous expliquerai tout à l’heure pourquoi ces résultats sont assez dissonants sur trois exercices.
Un résultat pluriannuel excédentaire de l’ordre de 2,2 M€ sur la période de quatre ans.
Je voudrais simplement insister sur les lignes dépenses et recettes qui sont très diverses, très variables, en fonction des exercices et vous expliquer pourquoi elles varient à un tel niveau.
En 2012/2013, je ne vais pas vous en parler davantage, puisque je le développerai dans le cadre de proposition qui vous est faite pour le budget de l’année pour lequel vous allez voter, mais je vais m’expliquer sur le 2013/2014, le 2014/2015 et le 2015/2016.
Un vote : le budget 2012/2013
Un outil d’aide à la décision : le budget prévisionnel pluriannuel.
Les grands axes budgétaires
Quels sont les points essentiels qui ont fixé les données dans les compétitions nationales?
- Le soutien maintenu aux clubs en termes de déplacements et d‘arbitrage, mais maintenu parce que, dans les conditions économiques actuelles, il faut essayer de maintenir, à défaut de pouvoir majorer, l’aide aux déplacements, l’aide à l’arbitrage, les aides diverses pour les compétitions à destination des clubs.
- Je parle sous le contrôle de Georges DUZAN : on a voulu des compétitions fédérales fortes et diversifiées, des compétitions dans le nombre des participants, quelquefois, réorganisées au plan national avec des oppositions un peu moins géographiques pour leur donner davantage de dynamique, d’intérêt et d’équilibre.
- Une organisation nationale sportivement plus équilibrée avec, notamment en Fédérale 1, un brassage géographique facilitant à la fois, ce n’est pas péjoratif de le dire, le fréquentation de rugbys différents entre le rugby du nord et le rugby du sud.
Compétitions internationales
Un impact sur le budget pluriannuel.
Deux grandes compétitions seront organisées par notre Fédération dans les quatre ans à venir :
- La Coupe du monde des U20 en 2012/2013 dans les comités des Pays de le Loire et de Bretagne,
- L’organisation de la Coupe du monde Féminine en 2014/2015 dans le comité d’Ile de France.
Même si cela nécessite des efforts financiers dans l’organisation, à la fois dans la recherche de supports promotionnels et d’un équilibre financier, il est indispensable que notre Fédération, pour pouvoir s’affirmer sur un plan international, puisse être candidate, puis retenue pour des grandes compétitions internationales.
- La Coupe du monde en Angleterre en 2015, qui sera une Coupe du monde de proximité, mais qui sera quand même contraignante en termes d’engagement financier pour la Fédération.
Six Nations
Impact du classement.
Pourquoi faire varier le classement ?
Je vous parle sous le contrôle de Jacques LAURANS, notre vice-président en charge du domaine international. Vous le savez maintenant, puisque cela commence à être une disposition ancienne, les droits des 6 Nations sont mutualisés sur l’ensemble des six nations et redistribués par la méritocratie en fonction du classement. Selon que l’on finit 1er, 2ème, 3ème - on n’a pas l’habitude de finir 4ème -, 5ème ou 6ème, et j’espère que cela n’arrivera pas pour différentes raisons, on aura un retour financier différent. D’ailleurs, cette différence devient de plus en plus importante au fur et à mesure des années, car le total des fonds récoltés par les 6 Nations augmente.
Pour 2013, on a choisi un XV de France 3ème . Je peux déjà vous dire que, pour l’année suivante, on a choisi un XV de France 2ème, puis un XV de France 3ème et après, un grand chelem sur quatre ans. On a essayé de diversifier sur quatre ans les classements.
Pour ce qui nous préoccupe dans l’immédiat, le budget 2012/2013, on a choisi un XV de France 3ème, avec un retour financier ad hoc.
On a un taux de change €/£, puisque les droits commerciaux sont exprimés en £, qui est variable et a également des incidences variables : 0,82 contre 0,88 auparavant.
On a des classements 2ème, 3ème, 1er sur l’ensemble des saisons du créneau de quatre ans.
Convention FFR/Rugby Pro (2008/2013)
On a maintenu des axes d’intervention. Le cadre n’en est pas encore arrêté. Il va mériter négociation, avec la Ligue, mais, sur le principe, on a conservé l’équilibre des incidences de la négociation entre le rugby amateur et le rugby professionnel.
Haut-Niveau : les évolutions
On va avoir aujourd’hui « plein pot » le renouvellement du staff. Les deux adjoints de Philippe SAINT-ANDRE restaient pour partie à disposition de leur club. Aujourd’hui, ils vont avoir des contrats pour une activité internationale complète avec la Fédération, donc c’est la première année que nous avons un staff new-look complètement reconstitué.
La charte des joueurs va âtre renégociée pour une nouvelle saison.
Dans le rugby à 7, les nouveaux joueurs sont sous contrat.
Le fonctionnement du haut-Niveau va se redéfinir à plein pour une période de quatre ans et nous en prenons l’incidence cette année à 100 %.
Marketing
Cela préoccupe tout le monde. Vous connaissez comme moi le contexte économique et politique actuel. Ce n’est pas très facile de développer les recettes markéting. Le premier souci de Bernard GODET et de son équipe est d’abord de conserver les ressources marketing à leur niveau, voire de les voir majorer.
Elles sont maintenues. Nous avons renouvelé un certain nombre de contrats au même niveau. Un contrat n’est pas encore renouvelé, mais Bernard est confiant à cet égard et nous pensons qu’il sera renouvelé au même niveau financier. Si ce n’est pas le cas, il devrait être remplacé par un autre au même niveau. Nous avons donc maintenu l’ensemble des ressources du secteur markéting, mais si nous voulons continuer à avancer pour différentes raisons qui seront développées soit aujourd’hui,, soit dans d’autres réunions, il faut continuer à produire des efforts prospectifs pour continuer à améliorer les ressources fédérales en termes de markéting.
Projet Stade 2012/2013
Cela méritera une présentation beaucoup plus marquée tout à l’heure, car le sujet est important et Serge BLANCO vous en parlera.
Quelles sont les étapes incidentes sur le budget ?
- Fin du concours d’architecte avec des contributions : trois équipes d’architectes ont été choisies. Bien sûr, il y a une incidence financière sur trois équipes, comme le veulent les équipes.
- Début de l’organisation du concours constructeur ou concepteur.
- Finalisation du plan de financement : les debentures, c’est un terme franco-anglais auquel je ne suis pas trop attaché, mais je le supporte. Il s’agit d’un mode de financement que des personnes bien plus compétentes que moi vous expliqueront plus tard.
Nous avons donc sept grands axes budgétaires qui ont permis de vous donner un budget qui a été préparé de la manière la plus solide et, surtout, le plus réaliste possible.
Quelques focus
Pour rentrer dans les détails et vous expliquer d’où viennent les écarts qui ont pu nous conduire à vous présenter un budget déficitaire, je vous propose un focus sur quelques domaines de l’activité fédérale.
Présidence :
Le projet Stade avec les études complémentaires et les projets architecturaux.
L’activation des orientations définies aux assises.
Cela explique que l’on a entre les deus années une très forte majoration des dépenses.
Plus de 3 M € sont inscrits pour le projet Stade. Cela ne doit pas vous effrayer. Pour l’instant, ce sont des dépenses inscrites dans le fonctionnement fédéral. Si le projet aboutit, les techniciens de la comptabilité vous expliqueront que ce sera repris dans l’opération et que cela allégera d’autant, à posteriori, la présentation des comptes fédéraux sur l’ensemble des années.
Secrétariat Général
Recettes : la majoration de 1 € de la cotisation joueur a été décidée à Strasbourg il y a quatre ans. Il a été décidé que nous majorions de 5 € la cotisation joueur sur la période. On eu 2 € et aujourd’hui 1 €. C’était déjà décidé et cela s’applique.
Dépenses : l’Assemblée Générale élective de décembre 2012 sera un peu plus contraignante que l’année dernière.
International
Recettes :
- Subvention Coupe du monde
- Organisation de la Coupe du monde juniors
Dépenses :
- Organisation Coupe du monde junior
- Tournée de novembre 2012 ; puisque l’on n’avait pas de tournée 2011, on n’avait pas les dépenses. En 2012, on a les dépenses, même si, sur un autre chapitre, on retrouverait des recettes.
Beach Rugby
Recettes et dépenses :
- Maintien du Beach
- Echange « marchandise» moins important que d’habitude ; le Beach va s’organiser dans des conditions plus économiques.
Pourquoi garde-t-on le Beach ? Il y a une présence fédérale à afficher sur les plages ou les lieux de vacances de manière à essayer de conquérir un public qui n’est pas forcément celui d’une région rugby. Le Beach est un outil de communication intéressant, un outil de vie sportive pendant les vacances, alors que l’activité rugby de la Fédération, comité, club est au point zéro.

Formation & technique
Recettes :
- Convention d’objectifs du Ministère : 1 M€
La convention d’objectifs était de 1,5 ou 1,6 M€ dans les années précédant la Coupe du monde organisée en France. Elle est montée à 1,75 M€ l’année de la Coupe du monde en France. Elle est redescendue à 800 K€ en 2008, car on avait sûrement gagné trop d’argent pour la Coupe du monde. Elle remonte petit à petit, mais elle met du temps à revenir au niveau où elle était habituellement.
Il faut savoir que, même si ce n’est pas très significatif sur le budget fédéral, on augmente petit à petit, mais on n’est pas encore revenu au meilleur niveau du montant de la convention d’objectifs que nous consentait le Ministère.
Développement
Dépenses :
- Sport universitaire ; on ne l’avait pas pris en compte l’an dernier, mais on doit l’ajouter aujourd’hui.
- Ecoles de rugby ; poursuite des labellisations. Aujourd’hui, on a labellisé 750 écoles de rugby. Il faut à nouveau dynamiser le dispositif, redonner un certain nombre de critères de labellisation pour que ces écoles de rugby conservent une vitalité technique. Cette vitalité technique méritera un label, lequel nécessite également un engagement financier plus important que l’année dernière.
Compétitions
On a un certain nombre de difficultés ; je m’adresse aux clubs fédéraux. Vous êtes en première ligne pour supporter les difficultés et nous sommes à vos côtés.
Dépenses:
- Des indemnités kilométriques
- Des compétitions diversifiées (masculines, féminines, jeunes…)
- Une organisation géographique équilibrée.
Haut-Niveau
Recettes : Assurance « pas de prime Coupe du monde »
Dépenses :
- Pas de Coupe du monde
- Evolution du staff du XV de France en comparaison entre les saisons 2012/2013 et 2011/2012.
Haut-Niveau jeunes
Dépenses :
- Le secteur universitaire a quitté ce secteur là et est parti vers le développement.
- France U18 : économies fonctionnelles. C’est pourquoi on a un budget en baisse par rapport aux années précédentes.
Haut-Niveau Prospective
Dépenses :
- Pôle espoirs : 10 pôles masculins et 4 pôles féminins aidés par la Fédération.
- Centre élite : intégration et détection U18 et U20 féminines.
- 10 pôles féminins universitaires qui fonctionnent et ajoutent un certain nombre sa frais de fonctionnement dont le résultat s’apprécie sur cette ligne.
Matchs internationaux
Recettes et dépenses :
- Deux matchs du Tournoi contre trois l’an dernier.
- Trois tests match en automne contre un seul match de préparation l’an dernier contre l’Irlande à Bordeaux.
- Convention FFR/CSDF active jusqu‘en juin 2013 ; normalement, c’est la dernière année d’incidence de cette convention qui portait sur 15 ans, de 1198 à 2013.
Gestion
- Moins de recettes : c’est normal en gestion, puisque l’on a moins de matchs
- moins de dépenses : ce sont les frais de la Coupe du monde qui n’apparaissent plus.
FFR/LNR
Recettes :
- Contrats marketing LNR avec une adaptation au réalisé 2011/2012.
- Les incidences de la Coupe d’Europe avec les adaptations réalisées en 2011/2012.
Dépenses :
- Exécution de la convention FFR/LNR
- Intervention moins importante du fait qu’il n’y a plus la Coupe du monde, donc l’incidence de la convention qui était beaucoup plus lourde une année Coupe du monde n’apparaît plus. On va donc avoir une dépense bien moindre dans ce secteur.
Marketing
C’est le rugby de haut niveau qui permet la signature des contrats et c’est le rugby de haut niveau qui permet la validité du rugby de le base, du moins qui permet à la Fédération de distribuer un certain nombre d’aides de toute nature vers le rugby amateur.
Recettes nettes :
- Majoration des droits TV, puisqu’il y aura plus de matchs en 2012/2013.
- Taux de change €/£ plus favorable ; c’est pourquoi on a un aspect positif fort.
Exploitation CNR
Recettes :
- La restructuration de l’offre hébergement grâce à l’extension des locaux.
- La maintenance et l’aménagement des locaux qui va peut-être, non pas nous donner des recettes supplémentaires, mais on va avoir des dépenses supplémentaires. Le CNR a bientôt dix ans, donc cela nécessite des travaux d’entretien, mais également des travaux d’adaptation à la clientèle, d’adaptation à l’activité qui est beaucoup plus intense et beaucoup plus marquée, comme Pierre CAMOU l’a expliqué tout à l’heure dans son intervention.

Olympique
Recettes :
- Adaptation au réalisé
Dépenses
- Nouveaux joueurs sous contrat
- Coupe de France à 7 qui va connaître sûrement une progression pour sa deuxième année d’activité.
Cela nous donne à la fois des recettes en diminution et des dépenses en majoration.

BUDGET 2012/2013
Ce budget est présenté déficitaire avec 91 551 K€ de recettes et 97251 K€ de dépenses, soit un résultat négatif de – 5,7 M€.
Ce résultat négatif s’explique essentiellement par deux raisons :
- L’organisation de la coupe du monde U20 dans les comités de Bretagne et des Pays de la Loire. Si l’on fait la balance entre recettes et dépenses, subventions, recettes, dépenses, contraintes d’organisation, cela laisse environ 1,5 M€ à la charge de l’organisateur jusqu’à récupérer des recettes après.
- le projet Stade pour 3,5 M€.
Cela nous donne 5 M€ de charges exceptionnelles qui expliquent le résultat final du budget de cette année.

Si vous avez des questions, je suis disposé à vous répondre.
Question posée par M. EBEYER :
Je voudrais revenir à la question que j’avais posée l’année dernière à Versailles en ce qui concerne le redressement fiscal de la TVA pour la Coupe du monde : quel est l’état du dossier ? A-t-il évolué dans le bons sens ou pas ?
Réponse du Trésorier Général :
Je vais vous donner une première réponse. Si le Président veut compléter, il le fera.
Nous ne l’avons pas mis à l’ordre du jour, non pas pour masquer les choses, car je pensais que, à un moment donné, nous aurions la question. Nous l’avons eu l’an dernier et il n’y avait aucune raison pour que nous ne l’ayons pas cette année. Je pensais aussi que, dans le propos de politique générale ou d’organisation générale fédérale, le Président aborderait le sujet. Nous n’en avons donc pas fait un point d’ordre du jour en Assemblée Générale.
En revanche, j’en ai fait un ordre du jour hier au Comité directeur. Nous avons informé le Comité directeur de l’état du dossier. Il n’y a rien à cacher.
Nous sommes toujours au risque d’un contrôle fiscal portant globalement, à la fois pour la TVA et la taxe professionnelle, sur environ 10 à 11 M€. C’est le risque qui existe.
Nous avons appelé en arbitrage le Comité du contentieux fiscal et douanier qui traite les dossiers litiges entre l’administration et le contribuable. Nous espérons que ce Comité nous donnera droit à ce à quoi nous prétendons, à savoir l’exonération.
Je peux simplement vous dire que nous présentons un dossier de recours assez solide. Nous avons la certitude d’être dans notre bon droit. Quand je dis « nous », c’est le GIP. Le GIP avait des assurances d’une exonération fiscale, donc il a mis en place son activité d’organisation de la Coupe du monde avec un budget corrigé en tenant compte de cette exonération fiscale.
Trois conseils d’Administration successifs du GIP ont traité de ce sujet en 2006 : un début mars, un fin avril et un autre fin juin. Les trois ont annoncé clairement que la modification budgétaire était basée sur l’exonération de la TVA, cela n’a pas été masqué. Le principe général de cette réorganisation budgétaire n’a jamais été mis en cause par les représentants de l’Etat présents dans les réunions de l’Assemblée Générale du GIP ou du conseil d’administration du GIP ; il y avait un contrôleur d’Etat, un Commissaire du gouvernement, un Délégué ministériel, un Ministre, un directeur des sports, des représentants de l’Etat du plus haut niveau à la fois gestionnaire et politique. Personne n’a relevé le problème.
Toute la démarche du GIP ayant été construite très clairement à travers des échanges entre le GIP et Bercy et ayant conduit à une exonération de TVA, il n’est pas normal aujourd’hui qu’on la conteste, alors qu’elle avait été, dans les faits, accordée par les échanges entre l’Administration et le GIP.
Voilà les arguments de défense que la Fédération développe pour construire son dossier mémoire auprès du Comité du contentieux fiscal et douanier.
Le Président Pierre CAMOU ajoute :
Pour préciser, c’est la bout du bout de la démarche. Maintenant, il faut passer devant le contentieux.
L’an dernier, dans la comptabilité, nous avons passé en charges. Je partage tout ce que René a dit et nous pensons sincèrement que la confiance légitime de l’individu par rapport à l’Administration ou d’une institution par rapport à l’Administration n’est pas respectée. Tout à l’heure quand René faisait le parallèle entre la convention d’objectifs que l’on nous a diminué très fortement pour résultat de Coupe du monde, l’Etat ou ses administrations n’ont pas hésité à ne pas honorer leur parole.
Normalement, vu les lenteurs administratives, les auditions de la cellule du contentieux fiscal et douanier devraient avoir lieu en septembre. Le mémoire en réponse et en défense a été présenté.
Nous espérons et nous pensons que nos arguments sont conséquents au regard du droit, du Code des Impôts, mais surtout de la nouvelle notion qui est dans la constitution et dans le droit européen : la confiance légitime.
En l’absence d’autre question, Le Trésorier Général reprend la parole :
Vous allez devoir vous exprimer sur le budget de fonctionnement, mais également sur le budget d’investissement qui vous est présenté :
- Comité médical et différentes activités qui ont été, pour partie, rappelées tout à l’heure par Christian BAGATE : 125 K€.
- Développement informatique : 340 K€
- En divers, car on a toujours des dépenses d’investissement que l’on n’a pas exactement ciblées : 60 K€.
- Remise à niveau du CNR, non pas des réalisations nouvelles, mais surtout un certain nombre de dépenses d’entretien et de remise à niveau, car c’est un patrimoine extrêmement apprécié et il s’agit de le conserver, donc il faut engager des fonds : 1 715 K€.
Le total du budget d’investissement qui vous est proposé pour 2012/2013 est 2 240 K€.
Ce sont les deux votes qu’il convient de proposer à l’Assemblée.
Personne, sur proposition du président, ne souhaite voter à bulletins secrets.
Premier vote : le résultat d’exploitation de -5,7 M€ est adopté à l’unanimité moins une abstention du Président du comité départemental de Haute Garonne.
Deuxième vote : le budget d’investissement de 2 240 K€ est adopté à l’unanimité

Le Président Pierre CAMOU précise que sur le budget d’investissement, il y a un investissement qui est budgété pour le médical. Cela permet de faire le lien avec les assurances.
C’est l’observatoire médical, toutes les enquêtes épidémiologiques que l’on met en place sur la commotion cérébrale, les jeunes et les accidentologies, savoir le pourquoi des choses et avoir toutes les statistiques effectuées par les médecins.
Hier soir, lors de la remise des médailles, nous avons commencé par Paul SAMANOS, blessé de l’ancienne génération, celle qui n’avait pas les assurances, qui n’avait pas les couvertures, celle qui a la chance quelque part d’avoir la Fondation Ferrasse et la Fédération.
On parle maintenant de ce qui est d’abord, au-delà l’aspect financier des choses, la première responsabilité qu’a évoquée Alain DOUCET, notre responsabilité vis-à-vis des jeunes ou de ceux qui viennent pratiquer notre sport pour y prendre plaisir et que l’on rend parfois, malheureusement, au-delà des précautions que l’on prend ou que l’on a parfois tendance à oublier, sur un fauteuil, à leur femme, à leurs enfants, à leurs parents.

6 – Assurances – Bilan 2011/2012 et approbation du dispositif 2012/2013
Présentation par le René HOURQUET, Trésorier Général
Certains pensent peut-être que je radote, car je reviens toujours sur le même sujet avec les mêmes préoccupations, les mêmes rythmes, les mêmes accents, les mêmes appels.
Malgré tout, on se retrouve toujours dans la même difficulté, en dehors du fait -je le répète, car il faut le répéter à chaque fois- que l’on aborde le problème que sous un angle matériel et financier, et qu’il serait bien plus dramatique de l’aborder sous son angle humain. Nous sommes ici pour y penser. Nous ne sommes pas là pour développer sous cet angle là, mais simplement pour voir les incidences matérielles et financières des faits qui se produisent.
C’est toujours une année préoccupante pour la suite.
Evolution du nombre de blessés graves
2009/2010 et 2010/2011 sont des années noires. Il faut remonter à 2000/2001, c'est-à-dire à dix ans, pour se retrouver dans la même situation.
Cela veut dire que tout ce qui a été mis en place comme messages de mise en garde, comme dispositions matérielles et financières, comme engagements de chacun d’entre nous, tout pourrait être aujourd’hui réduit à néant.
Nous avons eu six blessés en 2009/2010. Ce n’était pas arrivé depuis la fin des années 1980.
Nous en avons eu trois en 2010/2011 et deux en 2011/2012.
En tout cas, nous sommes sur une ligne extrêmement préoccupante.
Bilan humain 2011/2012
Deux blessés graves :
- Un pilier dans les Alpes mors d’un regroupement.
- Un demi de mêlée sur placage en Ile de France. Ce qui est plus dramatique encore, sans tant est que cela puisse rajouter à la difficulté, c’est un blessé en rugby à 7, donc dans une forme de jeu qui, en principe, est un peu plus ludique que l’autre. C’était un match amical, un match corporatif, sans enjeu, avec une conséquence dramatique.
Ce qui préoccupe le plus, c’est que l’on a failli avoir cinq blessés. Il y en a trois autres dont on pense qu’ils ne vont pas compter, car vois savez que les blessés ne comptent qu’avec un DFP (Déficit Fonctionnel Permanent) de l’ordre de 60 % et au-delà. On pense que les trois autres ne vont pas être dans cette tranche. Il y a quatre ou cinq ans, on pensait que le blessé de Saint-Jean-de-Luz ne compterait pas et, six mois après, son handicap a été fixé à 75%, donc il a compté.
Cette année, on a eu en réalité cinq blessures préoccupantes. Pour deux d’entre elles, on pense malheureusement que le résultat sera celui que l’on craint. Pour les trois autres, il faut attendre un peu, mais on espère surtout qu’ils atteindront la récupération promise et qu’ils ne compteront donc pas.
On a eu neuf décès, dont six accidents cardiaques, une rupture d’anévrisme et deux accidents de la circulation. Le panel d’âge est assez étendu, entre 56 ans et 18 ans. Même si la rupture d’anévrisme est peut-être imprévisible, il est quand même extrêmement douloureux d’avoir perdu un jeune garçon dans ces conditions.
Responsabilité des dirigeants…ATTENTION !
La responsabilité des dirigeants porte au moins sur quatre points :
- Le devoir d’information et les conditions de signature de la licence : ce n’est pas à vous de la signer, ce n’est pas aux dirigeants de signer toutes les licences du club, mais c’est aux dirigeants de faire passer le document aux parents qui les signent pour un enfant mineur. En tout cas, la signature de la licence assurance ne doit pas être automatisée.
- L’encadrement technique du jeu : on ne fait pas faire n’importe quoi aux joueurs, surtout aux jeunes. On les éduque dans les gestes sécurisés avec des actions sécurisées pour un rugby sécurisé.
- La participation aux actions sécuritaires : nous l’avons proposé, mais c’est vous qui avez décidé que, au niveau du fonds dédié assurance, dont je vais vous parler tout à l’heure, on consacre deux fois 2 M€ au budget des actions sécuritaires, mais, c’est pour vraiment les mener. Si elles sont vraiment menées, c’est pour que les clubs y participent vraiment. Il y a encore trop d’équipes qui n’y vont pas. Il faut sensibiliser toutes les équipes techniques.
A quoi sert-il de dire à un club si, sur cinq équipes, seule une équipe vient écouter le message ? Le massage s’écoute par chaque équipe d’éducateurs et par chaque équipe technique ayant en charge un groupement de joueurs.
Participation aux actions sécuritaires mises en place dans les comités à travers l’académie des premières lignes qui se déclinent du niveau national jusqu’au niveau départemental, ainsi qu’avec l’opération « je joue en sécurité » qui se décline du plus haut niveau national jusqu’au niveau départemental ou de club.
Tout cela se développe et s’écoute. Cela se développe au niveau des territoires et des départements et cela s’écoute de la part des clubs et, surtout, des équipes techniques des clubs.
- Les opérations post-matchs : je ne vais pas vous raconter des histoires que vous connaissez bien. Le rugby est festif, on organise des fêtes, on mange, on boit, on chante, mais le plus dangereux, c’est de boire et de reprendre la route après.
Attention, car des responsabilités peuvent être engagées.
Toujours un même mot d’ordre
Georges PASTRE, vieux journaliste de Midi Olympique, avait dit un jour que le rugby se pratiquait avec les cinq doigts de la main : les dirigeants, les entraineurs, les arbitres, les joueurs et le public.
Il disait qu’il fallait que les cinq doigts de la main soient actifs et que, si un seul doigt manquait, la main devenait infirme. Je remplace le public par les médecins, et reprenant cette image, s’il manque un seul doigt, la main est infirme sur un sujet encore plus grave.
Tout le monde a sa part de responsabilité et tout le monde doit avoir la même vigilance à la fois dans la préparation et la pratique, car il y va de l’intérêt de tous, d’abord de notre jeu, de nos clubs, des personnes, notamment vous qui êtes dirigeants et nous qui sommes mis en responsabilité en cas d’accident de ce type. 

DISPOSITIONS FINANCIERES

Situation du fons dédié
C’est une situation au temps T. En réalité, on arrêtera le fonds dédié au moment de l’arrêté des comptes, c'est-à-dire en décembre. Il s’agit d’avoir un point de situation, alors que nous allons démarrer une nouvelle saison.
- Situation du fonds dédié au 30 juin 2011 : - 1 253 K€
- Prime d’assurance récoltée saison 2011/2012 : 16 097 K€
- Prime payée »deux blessés » saison 2011/2012 : 14 000 K€
- Prime d’assurance des professions médicales : 392 K€
Situation estimée du fonds dédié assurance au 30 juin 2012 : 452 K€.
Le solde est donc insuffisant.
Quelles en sont les raisons ?
- L’augmentation depuis trois ans du nombre de blessés graves : 6+3+2, soit 11 blessés en trois ans. C’est catastrophique !
Je ne vais pas encore enfoncer le clou. La pire des catastrophes, c’est le bilan humain et la catastrophe qui se trouve dans le bilan financier.
- Le fonds dédié assurance serait bien plus riche si l’on ne vous avait pas rendu de l’argent.
On vous a rendu de l’argent à trois reprises : 3 M€ en 2005/2006, 8 M€ en 2007/2008 et 5,4 M€ en 2008/2009, soit 16,4 M€. Je ne vais pas le regretter, puisque c’est sur ma proposition que l’on vous a rendu l’argent. On l’a fait, car on était dans une ligne assez sereine de l’accidentologie, dans une ligne de quiétude à cet égard et, surtout, par ce que le fonds dédié assurance n’appartient pas aux comptes fédéraux. Le fonds dédié assurance est un compte à part, il appartient aux clubs, donc on ne peut pas utiliser l’argent pour autre chose que le paiement des assurances et des actions sécuritaires. Chaque fois que l’on utilise de l’argent sur ce compte-là pour autre chose que le paiement des assurances, c’est par un vote de l’Assemblée Générale. On ne peut le faire que si vous êtes tous d’accord. C’est pourquoi je vous disais tout à l’heure que nous avions tous ensemble décidé de mettre deux fois 2 M€ pour les actions sécuritaires sur notre proposition. C’est pourquoi il n’est pas normal qu’un certain nombre de clubs ne participe pas aux actions sécuritaires, alors qu’ils ont contribué comme les autres.
Le fonds dédié sécurité
- Situation au 30 juin 2011 : 185 K€
- Subventions des comités départementaux et des comités territoriaux : lorsque nous avons préparé le budget de l’année dernière, nous les avons assurés qu’ils auraient des aides pour mettre en place des actions sécuritaires. Nous n’allons pas leur dire aujourd’hui qu’ils n’auront pas l’aide. Ils ont budgété leurs actions avec leurs clubs et leurs équipes. Il est normal de les payer conformément aux engagements pris.
C’était 5 K€ par département et par comité territorial, le tout géré par chaque comité territorial.
Les subventions aux comités départementaux et comités territoriaux que l’on va verser représentent 700 K€.
- Actions sécuritaires décentralisées : 225 K€.
Situation du fonds dédié sécurité au 20 juin 2012 : - 740 K€.
Du fonds dédié assurance, on a pris deux fois 2 M€, on les a mis dans un fonds dédié sécurité. Les deux fonds se gèrent à part, le fonds dédié assurance et le fonds dédié sécurité, et on rend les comptes sur les deux, sachant que les deux proviennent de la même source, c'est-à-dire des cotisations assurance payées par les clubs.
Un solde négatif :
Le fonds dédié assurance est excédentaire de 452 K€. Le fonds dédié sécurité est déficitaire de 740 K€. Globalement, quand on rassemble les deux fonds, on a une situation de – 288K€ sur l’ensemble des fonds dédiés à la sécurité et à l’assurance.
Ce bilan négatif est préoccupant à tous les égards.
Un rappel : c’est une décision du congrès de Tours en 2004, une décision de l’Assemblée Générale, donc une décision que vous avez prise et qui vaut règle pour nous tous. Il fallait conserver au fonds dédié deux années de surprime. On collecte les fonds d’assurance, on paye, ce qui reste tombe dans le fonds et il faut conserver dans le fonds deux années de surprime.
Jusqu’à présent, la surprime que l’on pouvait payer en cas de nombre de blessés important était de 3,5 M€ par an, donc il fallait conserver 7 M€. On s’était dit que l’on allait conserver deux années, car on n’aurait jamais deux années noires consécutives. Maintenant, vous connaissez le résultat : on a eu les deux années noires et cela continue. Il faut donc reconstituer la réserve de deux années que nous avions conservée.
Nous devons donc prendre un certain nombre de décisions. Il est possible que les décisions sur le fonds dédié, on ne vous les propose qu’au mois de décembre, à l’arrêté des comptes. Pour l’instant, on a posé le problème. C’est la fin de la saison, on constate, on pose un problème.
Le nouveau contrat d’assurance 2012/2016
Un petit rappel utile, car, par déformation professionnelle, je sais que la pédagogie, c’est de répéter plusieurs fois la même chose : on a un contrat 2012/2016 de quatre ans. C’était un contrat de trois ans jusqu‘en 2008 : 2002/2005 et 2005/2008. En 2008, on a décidé de faire un contrat de quatre ans : 2008/2012. Je vous rappelle pourquoi : certains d’entre vous faisaient un mauvais lien entre le contrat partenariat avec la GMF et le contrat d’assureur avec la GMF. Comment voulez-vous que l’on ne soit pas obligé de prendre la GMF, puisqu’il est notre partenaire ? On a donc décidé d’aligner la durée du contrat de partenariat la durée du contrat sur la durée du contrat de prestataire d’assurance. S’ils ne peuvent pas ou s’ils ne veulent plus être prestataire de service de la Fédération, ils ne seront peut-être plus tenus d’apporter leur contribution par un contrat de partenariat. Les deux ne sont plus liés, du moins dans le même temps, si avant, dans les faits, ils n’étaient pas liés.
Pour le nouveau contrat qui est encore un contrat de quatre ans, 30 sociétés ont été contactées directement ou indirectement par appel à concurrence et nous avons eu une seule réponse.
Petit rappel : à chaque appel à concurrence, entre 30 et 35 sociétés ont été contactées.
En 2002, quatre réponses, dont seulement deux recevables, les deux autres ne répondent pas au cahier des charges.
En 2005, deux réponses, dont une plus largement onéreuse que l’autre.
En 2008, deux réponses, dont une plus largement onéreuse que l’autre.
Aujourd’hui, une seule réponse, donc, nous n’avons plus tellement le choix.
Nous avons eu neuf interrogations sur le contrat, c'est-à-dire que neuf sociétés nous ont interrogés sur les données du contrat, à la fois des données historiques et les données liées aux garanties que nous souhaitons. Sur les neuf, il n’y en a qu’une qui a répondu.
- Evolution du montant du contrat d’assurance :
Voici le contrat 2012/2013 : 22,9 M€.
Comme d’habitude, en cas de minoration du nombre d’accidents, la prime à payer finalement diminue. On a donc 8,2 M€, 13,1 M€, 18 M€, et 22,9 M€. C’est fonction du nombre de blessés.
On constate une majoration par rapport au contrat précédent. On constate aussi que l’écart est moindre. Quand on compare l’année 2012 avec l’année 2002 par exemple pour deux blessés, la prime était de 18,3 M€ et elle est de 18M€ pour 2012/2016. Pour un blessé, c’était 16 M€ en 2002 et ce n(est plus que 13,1 M€.
On n’est pas encore revenu au tarif de 2002, mais on est quand même nettement plus élevé que le contrat de 2008.
Il y a deux causes :
- Le nombre d’accidents beaucoup plus important que prévu ces dernières années, donc il est normal que la prime augmente.
- Nous avons demandé une majoration de la garantie. Aujourd’hui, nous avons un capital d’invalidité dont la base est de 3 M€ et nous l’avons porté à 4,5 M€.
Pourquoi ? En 2002, nous l’avions fixé à 3 M€ tout simplement parce que c’était généralement l’indemnisation réclamée devant les tribunaux en cas de contentieux. Aujourd’hui, nous savons que le demande d’indemnisation porte sur un capital beaucoup plus élevé qui se rapproche de 4,5 M€. Pour éviter des contentieux, nous avons monté le capital de référence.
- Tarification assurance :
Elle augmente en conséquence. La hausse des tarifs assurance n’est pas une surprise. Comme je vous l’ai dit l’année dernière à Versailles, sauf si nous avons 0 accident, il y aura une hausse de la prime. Le 0 accident nous aurait permis de reconstituer le fonds, mais également d’avoir un bilan beaucoup plus défendable dans le dossier d’appel à concurrence assurance, ce qui n’est pas le cas.
La majoration est de 10 à 30 € pour les joueurs et de 5 à 100 € pour les dirigeants. Rassurez-vous les 5 €, ce sont les dirigeants des clubs, les 100 €, ce sont les dirigeants fédéraux.
A la demande de certaines commissions hier, on a envoyé tous les documents dans les comités pour les Assemblées Générales de comité. On se rend compte qu’il y a des difficultés de photocopieuse dans les comités et que la duplication n’a sans doute pas été faite. J’ai donc mis un paquet de documents avec les tarifs pour chaque catégorie de licenciés en haut de la salle.
Le total de la prime budgétée porte sur 22,680 M€, donc c’est à peu près ce que nous devrons payer.
Si l’on fait moins, le solde permettra de reconstituer le fonds, puisqu’il est négatif, comme je l’ai déjà expliqué.
Point de situation des fonds dédiés
Je vous ai donné les éléments financiers, ainsi que les conditions du nouveau contrat. Je vous ai dit la nécessité de poursuivre tous ensemble les actions sécuritaires. Les comités territoriaux et les comités départementaux savent que, cette année, il n’est rien prévu par la Fédération pour aider ces actions sécuritaires. Les 5 000 € ne sont pas accordés. Vous avez peut-être, dans les actions précédentes, des reliquats restant à disposition qui vont permettre de continuer les actions durant l’année à venir. En tout cas, il faut poursuivre les actions sécuritaires, il ne s’agit pas de les arrêter.
Nous aurons des décisions politiques à prendre au moment de l’arrêté des comptes et de l’arrêté des comptes du fonds dédié au mois de décembre.
Voilà sur ce thème des assurances. C’est un simple point qui est fait aujourd’hui. J’espère qu’il aura sensibilisé suffisamment tout le monde pour que, tous ensemble, on mette tout en œuvre pour essayer de garantir un jeu plus sécuritaire.

Le Président pierre CAMOU demande s’il y a des questions.
- Question posé par le Secrétaire Général du comité du Lyonnais :
Ma question concerne la signature de la licence pour les mineurs par le représentant légal. J’ai déjà posé la question lors de la réunion des Secrétaires Généraux. Les clubs ont d’énormes difficultés pour faire signer la licence assurance des mineurs, car il est compliqué de rencontrer les parents, sachant qu’ils ont déjà signé une première fois l’AS et ils se sont engagés avec leur signature en ayant consulté le dos de l’AS. J’aimerais savoir si l’on pourrait s’intéresser éventuellement à une simplification des choses, si c’est possible. Je ne suis pas juriste, mais je sais que, dans d’autres sports, en particulier le judo…
Réponse du Président :
Je regarde les blessés au Comité Olympique. Que touchent-ils ? Rien.
Nous sommes la seule Fédération qui assure à ces montants. Nous sommes la seule ayant la solidarité de la communauté. Il faut que chacun, par rapport à sa responsabilité, par rapport à la communauté, respecte les règles.
Si les parents n’ont pas signé, c’est le défaut d’information de signature et vous serez condamnés, nous serons condamnés.
Sachez que, lorsque l’accident intervient et que la somme est là, il n’y a plus d’amis, il n’y a plus personne, il n’y a que quelqu’un à attaquer, en l’occurrence vous les Présidents de club, et ensuite la Fédération.
Que les parents comprennent que l’on ne fera pas joueur les jeunes s’ils n’ont pas rempli les obligations normales de responsabilité. Nous ne sommes pas là non plus pour recevoir les enfants parce que les parents vont au cinéma ou dans les grandes surfaces. Il sen sont responsables et n’ont pas à nous déléguer la responsabilité. S’il faut éduquer les parents, qu’on les éduque aussi. Nous ne pouvons pas transiger là-dessus. Je comprends la difficulté, mais, malheureusement, nous sommes dans un pays de droit et de recours de plus en plus américanisé et nous le serons de plus en plus. C’est un fait. On peut le regretter, mais on ne peut pas déroger.
René HOURQUET précise que nous avons en cours deux contentieux pour signature contestée par les familles. Effectivement, lorsque l’accident intervient, la contestation est la seule réponse que nous recevons. Les gens ne sont pas compréhensifs à ce moment-là.
- Question posée par M. EBEYER :
Une précision sur le contrat conclu avec l’assureur pour une durés de quatre ans ; est- ce que celui-ci a la faculté de résiliation en fonction des résultats au cous de ces quatre ans ?
Réponse du Président :
Non. Comme l’a dit le Trésorier Général, c’est un contrat qui, au-delà d’un contrat d’assurance, est un contrat mutuel. La première des choses est de ne pas avoir de blessé. Ensuite, au bout de quatre ans, on regarde. René HOURQUET a indiqué les évolutions entre les précédents chocs en 1999 et 2001, les baisses qu’il y a eues ensuite parce que nous avons eu des résultats, et la reprise puisque nous n’avons pas ces résultats sécuritaires.
En l’absence d’autres questions et de vote à bulletins secrets comme l’a proposé le Président,
le dispositif assurance 2012/2013 est adopté, à mainlevée, à l’unanimité.

7 – Modification de l’article 20 du Règlement Intérieur de la FFR
Le Secrétaire Général rappelle que le document de proposition de modification de l’article 20 du R.I. de la FFR a été remis avant l’ouverture de la séance.
Il porte sur deux points :
- La suppression du comité Alsace-Lorraine sous la dénomination actuelle et la création de deux comités : d’une part, le comité d’Alsace et, d’autre part, le comité de Lorraine (annexe 4)
- La modification du nom du comité du Roussillon qui, à sa demande, devient le comité du pays catalan.
Il précise que le comité directeur du 28 juin 2012 a validé cet état de fait et il convient de le présenter devant l’Assemblée Générale.
La proposition de modification est adoptée à l’unanimité.

8 – désignation de la ville d’accueil du Congrès 2013
Le secrétaire Général informe que : nous avions quatre candidatures à étudier. Le Comité directeur vous propose d’acter pour 2013 la candidature de la ville d’Hyères. Nous vous précisons que le Comité directeur a pris en option d’aller à Lyon en 2014 et à Besançon en 2015.
La candidature de la ville d’Hyères est adoptée à l’unanimité. 

9 – Projet Stade FFR (Présentation par Serge BLANCO)

Je voudrais faire un petit tour en arrière, vous dire tout le travail que nous avons effectué et, surtout, vous dire pourquoi nous avons fait ce choix, non pas pour nous justifier, mais véritablement pour vous démontrer que l’avenir du rugby passe par cette Assemblée et passe par le rêve, comme l’appelle le Président.
Il y a quelques années, quand le Comité directeur et son Président m’ont chargé d’évaluer la possibilité de voir différemment en termes de gestion de stade, il est vrai que beaucoup de personnes ont pensé que c’était irréel et peut-être irréalisable.
Nous nous sommes mis au travail. Ce premier travail est paru incongru à nos yeux et un peu facile à vos yeux, puisqu’il a consisté, dans un premier temps, avec Paul DE KEERLE à partir nous promener et à visiter beaucoup d’endroits. Des gens se sont demandés, le Président en particulier, si c’était vraiment sérieux. Nous avons parcouru l’Europe et une partie du monde et nous nous sommes fait des raisons de croire de plus en plus au fait que nous étions, non pas dans l’obligation, mais dans la vision future de construire et d’avoir notre propre outil de travail.
Tout cela avait commencé en 2010. Derrière, comme nous avons été assez sérieux, pour essayer d’expliquer au Comité directeur notre vision future, nous avons monté un business plan, lequel a été réalisé par des salariés de la Fédération. Nous avons essayé d’expliquer à notre Comité directeur, qui nous a suivi encore une fois à l’unanimité, je tiens à le préciser, qu’il fallait regarder d’un œil différent cette vision future.
En 2011, nous sommes entrés véritablement en contact avec des professionnels. dans un premier temps, nous sommes entrés en contact avec la société McKinsey qui nous a permis d’avoir la confirmation du business plan que nous avions concocté au sein de la Fédération. Bien sûr, tout n’était pas forcément juste, mais nous sommes allés de l’avant et nous nous sommes rendu comte qu’ils ont peut-être changé un tout petit pourcentage, quelques virgules et une vision future par rapport à une forme de rentabilité et, surtout, d’emprunt. Nous avons été soulagés d’avoir cette confirmation.
Ensuite, nous sommes partis pour la grande aventure et nous sommes rentrés en contact avec la société Algéo et le cabinet Francis Lefebvre qui nous ont permis d’enclencher le processus de sélection de site.
Dans un premier temps, uniquement le bouche-à-oreille avait fait que nous avions une vingtaine de sites, et, au fur et à mesure que l’affaire s’est véritablement amorcée, quand nous avons lancé cet appel à candidatures, nous nous sommes retrouvés avec dix site, ce qui était exceptionnel pour nous et nous avons commencé à nous frotter les yeux pour savoir si nous ne rêvions pas.
Derrière cela, nous avons eu une certaine programmation et un rythme pour éliminer petit à petit un certain nombre d’entre eux, ou plutôt pour garder un certain nombre d’entre eux, car c’est nettement plus élégant, et je pense qu’il faudra véritablement remercier tous les gens qui se sont portés candidats à une certaine époque. Ce processus nous a amenés petit à petit à diminuer en nombre et à nous retrouver avec deux sites finalistes. Je dois vous dire que nous avons été accueillis comme jamais peut-être la Fédération a dû se sentir aimée.
Ensuite, nous avons commencé à faire la programmation du stade, c'est-à-dire que nous avons mis toutes nos idées que nous avions ramenées de droite et de gauche. Nous avons mis en place un cahier des charges que nous avons remis à trois architectes : HKS, Foster, Populus, des cabinets d’architectes reconnus dans le monde du sport, puisqu’ils ont réalisé énormément de stades, notamment en Angleterre et au-delà de l’Atlantique.
Nous avons vu que le sujet que nous amenions sur la table s’avérait être juste et intéressant aux yeux de nos interlocuteurs et tout cela a été pour la phase de l’année 2011.
En 2012, nous avons déjà commencé les études financières avec PWC en termes de société et HSBC. Nous avons commencé à prendre conscience que nous avions quelques obligations et que ces obligations -nous les appellerons ainsi- passaient par le sérieux de notre Fédération et par le fait de comprendre que nous étions dans un moment de crise, mais vous n’avez pas besoin de moi pour vous en apercevoir, le quotidien nous le rappelle tous les jours. Nous nous sommes rendu compte aussi que l’échéance que nous donnions pour pouvoir avancé dans notre projet, ce n’était pas dans l’immédiat, mais c’était dans le futur. Nous avons fixé une année et, comme l’a rappelé notre cher Président, nous avons mis 2017.
J’espère que nous arriverons à tenir cette année, mais le train est parti et, s’il arrive avec une ou deux heures de retard, cela n’a pas d’importance. Le tout est que nous mettions en place un système ne mettant pas en danger la Fédération, mais, bien au contraire, la plaçant dans une situation de profit et lui permettant surtout de régénérer des rentrées d’argent dont je parlerai tout à l’heure en termes de redistribution pour les clubs amateurs et le système du rugby. Nous avons démarré ces études de financement.
Ensuite, nous avons choisi, et c’est l’étape d’aujourd’hui, le site qui deviendra notre partenaire particulier et avec lequel nous allons, je l’espère, développer une aventure inoubliable et exceptionnelle.
Puis, nous allons passer à d’autres phases : la phase de la saisine CNDP, une procédure publique pour les projets de plus de 3 M€ qui est une obligation. Nous nous y soumettrons et nous en sommes fiers, car je crois que, quand on a de l’ambition, il ne faut rien regretter et il faut véritablement aller de l’avant.
Fin 2012, nous nous reverrons et nous aurons des choses concrètes à vous montrer, notamment des esquisses, des plans amenés par nos trois architectes désignés et nous désignerons l’architecte qui amènera le stade à des jours heureux et à une finition en 2017. Ce sera pour décembre 2012, à la prochaine Assemblée Générale.
Je vous laisse regarder 2013 et je vais essayer d’accélérer avec le choix du constructeur, une fois que nous aurons choisi notre architecte.
Nous procéderons ensuite au dépôt du permis de construire et nous essaierons de balayer, d’aller la plus vite possible et de ne pas avoir trop de procédures et de contestations.
2014, 2015 2016, la construction du stade et, pourquoi ne pas rêver, 2017 à pourvoir faire une inauguration ?
Comme je l’ai dit jusqu’à maintenant, le but n’est pas 2017, mais c’est le fait que l’on engendre aujourd’hui une vision future pour notre sport. Je crois qu’avec le sérieux que nous avons eu et que le Comité directeur a soutenu, nous avons des lendemains pleins d’espoir qui vont nous permettre d’assainir et d’avoir d’autres visions par rapport à ce que nous voulons réaliser.
Je vais essayer de vous expliquer pourquoi nous avons proposé le site de Ris-Orangis au Comité directeur dans un premier temps et pourquoi nous vous le proposons dans un deuxième temps.
Je vais faire attention et il faut que je ne blesse personne, même si nous ne sommes presque des amis, mais cela va venir. C’est Evry Centre Essonne Ris-Orangis. Comme cela, j’aurai véritablement la vision future de mes futurs amis et nous nous entendons très bien.
Pourquoi avons-nous choisi ce site ?
Nous sommes tombés sur des personnes, sur des élus qui étaient motivé, dont la vision devait obligatoirement se marier avec l’image du rugby. Le rugby a besoin de se développer et nous avons voulu aller sur un site qui, lui aussi, avait l’ambition de se développer. Le développement que nous pouvons appeler, reconnaître, espérer, et partager avec eux ; c’est, je ne dirai pas un monde nouveau, car ce serait totalement prétentieux, mais au-delà de la partie stade que nous aurions fait n’importe où, que ce soit à Thiais Orly, chez vous, à Biarritz ou dans d’autres endroits, il fallait avoir cette vision futuriste sur le fait que nous ne sommes pas là pour l’immédiat, mais pour les 20, 30, 40 ans à venir.
Beaucoup d’entre nous n’y serons pas !
Je crois que nous nous devons de passer le flambeau, de mettre en place tout un système permettant à notre sport de vivre heureux et différemment par rapport à ce que nous avons connu.
Je voudrais juste relever une situation qui n’est pas un reproche dans ma bouche, mais une constatation faite par un certain nombre de personnes à une certaine époque où notre grand Président charismatique -je n’ai connu que lui en tant que joueur- Albert FERRASSE a eu un jour la possibilité de récupérer un site qui s’appelait Colombes. Autant Albert FERRASSE avait permis au rugby de venir dans la capitale, de prendre une dimension nouvelle et d’avoir une force nouvelle auprès de tous les Français, certaines personnes lui ont fait, à défaut peut-être, ce petit reproche de ne pas avoir eu l’occasion de sauter sur cette manne par rapport à Colombes.
Peut-être que l’histoire aussi était tout simplement tracée et que c’est aujourd’hui la grande chance du rugby que d’avancer vers le futur.
Avant que vous puissiez accueillir nos amis, je souhaiterais les citer.
D’abord, je voudrais excuser deux personnes, dont une que nous avions rencontrée tout à fait au début, M. Manuel VALLS qui s’est excusé, et M. Thierry MANDON, député-maire de la ville de Ris-Orangis.
Nous recevrons M. Jérôme GUEDJ, Président du Conseil Général de l’Essonne, M. Sharon ELBAZ, Directeur-adjoint du cabinet du Conseil Général de l’Essonne, la Communauté d’agglomération d’Evry Centre Essonne avec Stéphane BAUDET, premier vice-président, Stéphane RAFFALLI, deuxième vice-président, Olivier GALIANA, directeur de cabinet, Kheïra BENBADRA, conseillère du Président qui nous a très bien… conseillés dans toutes les réunions que nous avons tenues et Bernard DIMON, directeur général des services. Pour la Chambre de Commerce et de l’Industrie de l’Essonne, nous avons M. Thomas CHAUDRON qui en est le Président.
Voilà cher Président. J’ai été honnête. Je vous repasse la parole en espérant ne pas avoir été trop long. Je vous promets que pour la prochaine Assemblée, ce sera nettement plus long… et nous vous ferons encore plus rêver.

Le Président donne la parole à Pierre ARHANCET, Président de la Fondation Ferrasse
2011, année noire suite à la disparition de notre regretté Président fondateur de la Fondation Albert Ferrasse/Fédération française de Rugby.
Après avoir fait notre deuil, nous avons décidé que la meilleure façon d’honorer sa mémoire était de perpétuer sa philosophie de vie basée sur le culte de la solidarité et la souci d’une gestion exemplairement rigoureuse. Ayant eu l’insigne d’honneur porté à la présidence de son vivant par une élection à l’unanimité des bulletins secrets, j’ai ressenti une obligation supplémentaire de prolonger son action dans la même ligne. L’époque d’Albert FERRASSE a été celle de l’approvisionnement et de la récolte.
Le temps faisant son œuvre et compte tenu de l’avancement dans l’âge d’un important contingent de nos grands blessés, nous avons estimé que l’heure de la distribution était venue. L’assurance fédérale ayant amélioré la couverture des blessés récents et l’écart s’étant accru de façon notoire avec le statut des anciens, nous avons décidé d’œuvrer en sorte que les grands blessés en situation de dépendance aient une fin de vie décente.
Pour cela, sur proposition d’une commission de réflexion que nous avons créée (cinq membres), la commission de solidarité a décidé d’attribuer, au prorata de leur handicap, des aides exceptionnelles sous forme de capitaux mis immédiatement à la disposition des concernés, ceci pour le présent.
La commission de solidarité a attribué cette année 2011 :
- 287 428 € d’aides aux grands blessés ; afin que leur vie quotidienne soit facilitée par des aides techniques. Il s’agit de tout le matériel ou dispositif utilisé par une personne pour faciliter le déplacement, la communication ou les tâches à accomplir. Ces aides permettent d’être plus autonome.
- 94 500 € de versement forfaitaire annuel pour les traitements liés au handicap non pris en charge.
- 1 480 000 € concernant l’aide exceptionnelle individuelle de solidarité suivant le degré d’handicap et la survenue de la date de l’accident.
Total des aides : 1 861 928 €.
Il est de notre devoir de vous informer à quoi servent les dons que vous effectuez tant pour les particuliers, les clubs, les associations et la solidarité fédérale très importante, tout comme la Ligue Nationale de Rugby.
La prévention reste notre préoccupation. Vous comprendrez que les grands blessés du rugby ne peuvent que se réjouir du fait que la sécurité reste un axe prioritaire de la politique fédérale et qu’elle entende poursuivre et développer ses actions de sensibilisation, de prévention et de formation, notamment avec l’organisation de « journées sécurité » comme aujourd’hui, la mise en place de protocoles de recherche médicale, le développement d’un réseau national de médecins spécialistes, la création de « l’académie des premières lignes », de « Monsieur sécurité » dans les comités territoriaux.
La politique menée par la Fédération Française de Rugby aujourd’hui est : « Je joue la sécurité, afin d’éviter que se produisent des accidents graves, mais aussi des accidents tout court ».
Quand l’accident arrive, la vie bascule et il faut se poser beaucoup de questions :
- Comment puis-je transformer et compenser mon handicap ?
- Que puis-je transmettre aux autres de mon expérience traumatisante ?
- Où vais-je placer ma rage de vivre ?
Après un certain temps et selon la personnalité de chacun, la réaction est différente. Pour ma part, j’ai pensé :
- Faire de mon handicap un combat pour soi et surtout pour les autres.
- Redéfinir de nouveaux projets
- Continuer pour que ce qui nous est arrivé soit le plus souvent possible évité.
Comme je l’ai déjà dit, l’aspect des blessures graves a un coût. Aussi, nous avons tous à gagner qu’il y en ait le moins possible, surtout dont le taux de déficience fonctionnelle permanente est égal ou supérieur à 60 %.
La sécurité, nous sommes tous responsables : joueurs, éducateurs, entraîneurs, arbitres, dirigeants. Mobilisons-nous pour notre sport !
Les valeurs que véhicule le rugby doivent être : la solidarité, le dépassement de soi, la notion de combat, le respect de l’adversaire et de l’arbitre.
Nous pensons aussi, c’est notre devoir, aux personnes que l’on appelle les « aidants ». Il s’agit plus souvent des mamans, des épouses, des compagnes, des frères ou des sœurs.
Orientations, choix, décisions…Le parcours d’un « aidant » est vraiment difficile et ses interventions souvent très délicates, car la dépendance d’un conjoint ou d’un enfant, quel que soit son degré d’handicap, bouleverse les familles concernées. Pourtant, l’entraide familiale reste le premier accompagnement souhaité de la part de l’ »aidant » comme de l’aidé. Aussi, conduire une personne fragilisée à accomplir les actes nécessaires de la vie courante et lui permettre aussi de vivre le plus longtemps possible chez elle nécessite des connaissances et de vraies compétences. C’est pourquoi l’information de l’ « aidant » est un préalable au soutien.
La prise en charge d’une personne dépendante est une lourde responsabilité. Le besoin d’information et de soutien des familles est souvent très important. Là aussi, tous les grands blessés peuvent compter sur nous. On s’enrichit des paroles des autres, on partage nos connaissances, nos expériences, on se sent moins seul. Si l’on communique, on comprend mieux, on accepte mieux et on va mieux.
Les bénévoles de notre Fondation constituent l’élément essentiel dans les déploiements de nos actions sociales.
On peut remarquer que le handicap n’est plus tabou, même au cinéma. La tonalité des films s’est déplacée très nettement du drame vers la comédie. Les films étaient souvent des témoignages sur les conséquences d’évènements tragiques. Avec le film « Intouchables », un virage a été pris, celui de la comédie, de l’humour et du rire. On montre ainsi que l’on peut rire, non pas bien sûr du handicap, mais avec les handicapés.
Malgré un contexte général complexe, voire difficile, notre Fondation a donc poursuivi l’organisation de son développement et, au travers de ses actions, rempli de manière efficace sa mission d’aide directe aux grands blessés et, par conséquent, aux familles fragilisées.
Merci à vous, merci à tous pour l’aide et le réconfort que vous apportez et la volonté de faire le maximum pour ceux qui souffrent.
Nous aurons d’autres défis à relever, mais je suis persuadé que, ensemble, nous réussirons et nous poursuivrons, avec encore plus d’efficacité, notre mission sociale notamment envers les plus fragiles de nos blessés.
Je vous remercie.

Intervention de jacques TROGER
Très modestement, je voudrais dire que nous avons tenu à être présents auprès de la Fondation en organisant une tombola au cours de ce congrès à La Baule. Nos équipes de bénévoles se sont dépensées sans compter pour essayer de réussir cette tombola et vous offrir, très modestement encore, ce petit chèque qui vous aidera dans la recherche de tout ce que vous faites.
Je suis très heureux, et très ému, de vous remettre un chèque de 1 200 € pour vous, la Fondation et tous vos collègues et amis qui travaillent sans cesse autour du handicap et autour de cette merveilleuse Fondation.

10 – Allocution de clôture du Président de la FFR
Il me revient de conclure, mais pas tout à fait, car vous avez compris que nous ouvrons une nouvelle voie et, après mon intervention, les représentants de Ris-Orangis, de Centre-Evry Essonne et du Conseil Général de l’Essonne vont prendre la place pour vous présenter le projet que nous avons choisi en commun.
Chers Amis, l’Assemblée Générale est un moment fort, particulier, qui permet de faire un bilan sur les actions passées, mais c’est aussi un lieu privilégié pour se projeter vers l’avenir. C’est pourquoi je voudrais que, ensemble, nous nous tournons résolument vers l’avenir, l’avenir de notre sport, l’avenir de notre passion, notre ambition pour l’avenir du rugby français.
La démarche enclenchée avec les Assises nationales du rugby s’inscrit dans cet objectif.
Les valeurs du rugby constituent notre richesse. Elles sont notre attrait essentiel pour les pratiquants, mais aussi pour les parents, les médias, les partenaires, le public. Elles nous ont permis de nous développer jusqu’à ce jour. Il faut savoir les préserver pour poursuivre notre développement.
Mais comment ?
Il faut savoir se remettre en question, oublier ses certitudes, ses habitudes, son tempérament. Il faut prendre conscience que ce n’est pas pour nous qu’il convient d’imaginer l’avenir, mais pour nos enfants. Il faut savoir partager avec les acteurs du terrain et écouter les idées nouvelles. Il faut aussi savoir construire l’avenir.
L’importante décision prise lors du congrès de La Baule pour l’implantation de notre projet de stade sur le site d’Evry Centre Essonne Ris-Orangis est une autre illustration de cette ambition.
On parle naturellement du projet de stade de la FFR, mais plus qu’un stade, c’est une vision, une ambition pour le rugby français et, au-delà, pour le sport français de demain, et d’après-demain.
Le slogan de la candidature du site retenu était : « Le rugby a de l’avenir en Essonne ». C’est bien de l’avenir du rugby dont il s’agit.
Il s’agit de construire un rugby en France, il s’agit de construire un rugby pour la France. Il s’agit aussi, par le rugby, d’être en mesure de contribuer à la construction d’un territoire à partir de nos caractéristiques, de notre identité, de nos valeurs.
Cette ambition, il est de notre devoir de l’avoir pour les générations futures, pour notre jeunesse et pour notre sport.
Dans un contexte économique particulièrement difficile, dans une société en profonde mutation, il n’est plus question aujourd’hui de tout attendre de l’Etat. Il faut être en mesure de se donner les moyens de ses ambitions, être en mesure de manière autonome de générer et de bénéficier des ressources économiques qui nous permettront d’assurer encore plus efficacement et pleinement notre mission de service public.
Alors, bien sûr, c’est un projet ambitieux, mais, comme l’a dit un Nantais célèbre, et si clairvoyant, Jules Verne, « tout ce qui est fait de grand en ce monde l’a été au nom de d’espérances exagérées ». Bien sûr, ce projet ne sera pas facile à réaliser, mais c’est une ambition commune et résolue de tous les acteurs du rugby, de tous ceux qui partagent cette passion commune pour notre sport et de ceux qui accueilleront notre stade et notre rêve, alors nous y parviendrons tous ensemble.
Aujourd’hui, face aux difficultés, à la morosité, il est essentiel que de grands projets permettent d’entrevoir la sortie du tunnel en contribuant à générer l’activité essentielle à la reprise économique. Notre projet est indéniablement un projet de cette nature et nous restons persuadés que chacun saura en prendre conscience. Nos partenaires d’Evry Centre Essonne Ris-Orangis le sont déjà pleinement.
Pour finir, comme l’a si bien dit Christian BAGATE, je cite : « Je préfère à avoir à appréhender des rêves que de n’avoir qu’un passé à défendre».
Comptez sur nous pour continuer à travailler d’arrache-pied pour permettre à notre rêve de devenir réalité.
Comme l’a dit le poète irlandais Yeats – les Irlandais ont aussi des tempéraments : « Aucune vie ne peut rassasier nos rêves ».
Voilà ce que je voulais vous dire avant de prendre des vacances et de laisser la place pour la présentation du projet Evry Centre Essonne Ris-Orangis. (Annexe 5).
Merci de votre écoute, merci d’être là et que les vacances ne fassent pas oublier la rentrée et tous les bons schémas que nous avons pris ou les bonnes volontés que nous avons décidées aujourd’hui.
L’an prochain, si Dieu nous prête vie, la démocratie à Hyères demain.