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Date de publication : 03 Mai 2011

Le journalisme en question !

 
Si l’arbitrage est en question, quid du journalisme ? 

Votre attaque violente contre l’arbitrage Français ne peut me laisser silencieux. 

Un sujet « trop complexe, pour être traité à la légère » comme vous l’écrivez si bien, ne mérite donc pas les raccourcis populistes que vous utilisez. Rien n’est plus dangereux, l’actualité le démontre tous les jours, de stigmatiser une population, une communauté, voire une profession !
Au-delà des problèmes qu’un championnat aussi relevé et disputé peut engendrer, tout le monde du rugby (présidents, entraineurs ,joueurs et public) s’accorde à dire que l’arbitrage Français est à la hauteur de sa mission, et surtout qu’il est en pleine évolution. 

La reconnaissance internationale de nos arbitres est aussi là pour valider le travail de réforme entrepris : 2 officiels retenus pour la Coupe du Monde (même si on en espérait trois), 4 arbitres dans le panel IRB qui en compte 20 (soit l’égal des meilleures nations),7 arbitres dans le panel ERC (soit le maximum des 6 nations concernées). 

La politique menée s’inscrit dans une démarche professionnelle connue de tous ,et d’ailleurs saluée dans vos colonnes par un éditorial d’E.MASSICARD le 6 juillet 2010(baisse de la limite d’âge à 45 ans, mise en place de tests physiques éliminatoires, possibilité pour les clubs d’évaluer les arbitres « à froid »,attribution d’un coach référent à chaque arbitre, établissement d’un classement des arbitres révisé deux fois par an suivant les performances…..). Cette démarche professionnelle vaut mieux que le professionnalisme à tout va que vous appelez de vos vœux, en oubliant que les arbitres professionnels font et feront autant de mécontents que ceux qui ne le sont pas. 

Car la vérité est ailleurs :des entraineurs sous la pression et qui craquent au moindre en avant occulté ou face à la sévérité supposée d’un carton jaune, des enjeux sportifs et économiques qui font perdre la raison! 

Aussi je n‘accepte pas les qualificatifs injurieux que vous utilisez dans votre éditorial, ainsi que les insinuations nauséabondes sur de prétendus « arrangements, chienneries, renvois d’ascenseur, compromissions ». 

Je ne l’accepte pas car les arbitres sont tous par définition des hommes droits, indépendants et libres. 
Je ne l’accepte pas car vous bafouez le travail de fond entrepris en concertation avec les clubs et leurs représentants. 
Je ne l’accepte car vous salissez l’œuvre de mes deux prédécesseurs Charles DURAND et René HOURQUET, qui furent deux grands dirigeants de l’arbitrage.