Jérôme Daret : « Envoyer des signaux »

Publié le 21/01/19

Avant les deux tournois en Océanie, Jérôme Daret, entraineur de France 7, revient sur ses attentes autour du stage de préparation et fixe les objectifs pour les 3èmes et 4èmes étapes du circuit mondial.
 
Pourquoi effectuer un stage de préparation en Nouvelle-Calédonie ?
 
Jérôme DARET : « Nous partons aux antipodes pour effectuer deux phases. La première, il faut s’habituer aux décalages horaires et la deuxième consiste à s’acclimater et à aller chercher la chaleur. Une chose bénéfique pour le travail physique spécifique dont les garçons ont besoin. Cela donne la possibilité d’avoir des conditions optimales pour pouvoir appréhender les tournois en en Nouvelle-Zélande (Hamilton) et en Australie (Sydney). Les conditions hivernales en France rendent difficile l’entrainement pour la pratique du Rugby 7. C’est pourquoi partir en amont de cette échéance très lointaine permet, à la sortie des semaines mixtes où les joueurs sont en autonomie de travail, de reformater le collectif et l’esprit d’équipe. Nous prenons de l’avance sur le décalage horaire et les conditions climatiques et c’est très bien ».
 
Cela répond également à une promesse de campagne de Bernard Laporte ?
 
Jérôme DARET : « Oui je pense. L’an dernier, nous étions déjà allés à Nouméa mais également à Wallis. D’ailleurs, nous sommes la première équipe de France à avoir posé le pied sur ce territoire qui fournit énormément de joueurs au rugby français. C’est un très bon signal envoyé et cela montre à la jeunesse wallisienne ou néo-calédonienne tout l’intérêt que leur porte le rugby français. Nous avons aussi quelques exemples de joueurs originaires de ces territoires dans notre équipe comme Pierre Gilles Lakafia, Sefo Siega ou Nisié Huyard. J’espère qu’il y en aura d’autres dans le futur ».
 
Quelles sont vos attentes vis à vis de ce stage ?
 
Jérôme DARET : « Nous souhaitons optimiser la cohésion et créer l’esprit d’équipe. Nous avons également quelques joueurs entrant issues du Top 14 et PRO D2. Il faut optimiser rapidement leurs compétences pour la spécificité 7. Nous avons aussi l’ambition de consolider et perfectionner notre jeu. Nous avons par exemple de bonnes performances sur nos coups d’envois (reçus ou donnés)et offensivement il faudra confirmer malgré que l’équipe soit légèrement modifiée à l’inverse nous devront travailler dur pour être beaucoup plus performant défensivement. Nous sommes trop sur courant alternatif dans notre capacité à plaquer et à maintenir une pression défensive forte sur nos adversaires.
 
Quels objectifs fixez-vous aux garçons ?
 
Jérôme DARET : « Nous devons continuer à construire. Nous avons raté de peu la qualification pour les quarts de finale sur les deux tournois, nous ne passons pas à Dubaï au goal average particulier avec l’Ecosse et nous avions également trouvé les clés pour bousculer les anglais à Cap Town mais force est de constater que certains détails nous ont coûté cher. Il nous faut encore travailler dur pour façonner les choses et passer ce cap. Nous pourrons ensuite j’espère commencer à capitaliser et entretenir l’espoir pour l’avenir. Il y a des nouveaux joueurs entrants, il va alors falloir les expérimenter et bien les intégrer au groupe pour continuer de grandir. Cette plus-value arrivant des clubs doit nous permettre d’avancer dans cette compétition de haut niveau. Nous devons aller chercher ce top huit pour construire la confiance et avoir en ligne de mire cette qualification olympique».
 
Les deux tournois s’annoncent comme un tournant pour la course à la qualification aux JO ?
 
Jérôme DARET : « La qualification à travers le World Sevens Series sera très complexe, très dure. France 7 n’a jamais réussi à rentrer dans le Top 4, son meilleur classement a été la 6ème place depuis que le circuit existe il me semble. Maintenant notre ambition reste la même : participer aux Jeux Olympiques. Objectivement la meilleure chance dont nous disposerons sera au mois de juin à travers le Grand Prix Series. Toutefois cela n’empêche pas qu’il va falloir rayonner, bien performer que ce soit dans le jeu, sa construction ou la performance collective afin d’atteindre le plus régulièrement possible les quarts de finales de chaque étapes. Et le cas échéant le plus loin possible pour marquer les esprits mais aussi commencer à gagner cette guerre psychologique permanent. Nous devons envoyer des signaux à la planète rugby à 7. Chose que nous avions réussi à faire lors de la coupe du monde à SAN FRANCISCO et lors de cycle de préparation pré-compétitive à travers notre bon comportement à Manchester 7’s et notre victoire au tournoi Elche. Maintenant, nous devons valider tout cela sur le World Sevens Series et le plus top possible sera le mieux.

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