CHAPITRE 1 - COMPÉTITIVITÉ DU XV DE FRANCE 11

 Le Rugby Français a su rester de manière constante au plus haut niveau européen en matière de résultats sportifs tant au niveau des clubs (4 vic- toires en Coupe d’Europe) qu’au niveau de l’équipe de France (5 grands chelems) sans pour autant atteindre l’objectif de décrocher le titre mondial.

 Le XV de France masculin n’a jamais connu une saison sportive avec un pourcentage de victoires inférieur à 50% depuis 20 ans : il s’établit depuis 1991 à 66% avec 165 victoires pour 251 matches toutes compétitions confondues.

 Le nombre de matches internationaux est relativement stable sur la période étudiée. Il oscille entre 9 et 13 pour les années sans Coupe du Monde avec un maximum de 13 atteint en 1997. Pour les années de Coupe du Monde, le nombre de matches se situe entre 12 et 18 par an. Le maximum de 18 matches a été atteint en 2003.

 Sur les 20 dernières années, le nombre de matches de Championnat a connu une augmentation signi- ficative (de 23 matches possibles en 1992/93 à 29 en 2011/12). Concernant les autres compétitions de clubs, il est resté sensiblement équivalent sur la période : la Coupe d’Europe (9 matches possibles depuis 1998/99) s’est substituée au Challenge Yves du Manoir (autour de 11 matches par an).

 Sur une saison sportive, le nombre de matches théorique auxquels peut participer un international jouant dans un club français n’a pas évolué, passant de 42 matches en 1992/93 à 43 ou 44 (en cas de barrages) en 2010/2011.

 Le resserrement de l’élite opéré sur les 20 dernières années (passage de 32 à 14 clubs en première divi- sion) entraîne nécessairement une diminution du nombre de clubs susceptibles d’accueillir les joueurs qui composent le vivier de l’équipe de France.

 Le resserrement de l’élite entraîne aussi de manière mathématique une diminution du nombre de spécialistes par poste et du nombre de sélection- nables par poste.

 Sur la période étudiée, le Rugby français a connu une optimisation importante de la filière de haut niveau et des structures de formation des jeunes joueurs, dont témoignent la mise en place des centres de formation des clubs professionnels et la mise en place des pôles espoirs et du pôle France.

 Sur 10 pôles espoirs masculins, 7 pôles sont situés dans la moitié sud de la France contre 3 dans la moitié Nord (Tours, Paris, Dijon). Les centres de for- mation des clubs professionnels sont eux aussi très majoritairement implantés dans le sud de la France du fait de la cartographie du Rugby professionnel.

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