L’Ecole de Rugby refait ses classes !

Publié le 24/01/18

Le dossier de la formation est au cœur de toutes les préoccupations avec la volonté d’harmoniser les formes de jeu et d’entraînement.

Le message a été entendu, notamment par la Commission nationale des Écoles de rugby dirigée par Jacky Courrent. Le temps est désormais à l’harmonisation du discours, mais aussi de la méthode. La Semaine nationale des Écoles de rugby, effective en septembre, fut un premier pas en ce sens. « Un vrai succès, même sinous l’avons fait dans l’urgence. Elleexistait déjà, mais était reléguée en finde saison. Nous pensions qu’il étaitplus opportun d’aller chercher desgamins en septembre. Des clubs sesont malheureusement réveillés troptard. On espère doubler le nombrede participants l’année prochaine », souligne Jacky Courrent.

De quoi mettre du vent dans les voiles et d’opérer la mue des écoles de rugby. « Il faut retravailler la base. Nousrevoyons tout le contenu de laformation. La Direction sportivedoit orienter le travail deséducateurs, proposer des exercicesadaptés à toutes les écolesde rugby », insiste de son côté Jean-Michel Arazo, Vice-président de la FFR en charge de la formation.

L’idée est d’harmoniser dans la France entière les formes de jeu et d’entraînement, mais aussi les calendriers des compétitions de jeunes. Une mission complexe, mais pas impossible…

L’imparable constat du niveau du XV de France est sans aucun doute à l’origine de cette réflexion. Le déclin du nombre de licenciés également. L’explosion des blessures, et donc la crainte des parents, y sont pour beaucoup.

Ces actions mises en place depuis la rentrée dernière apportent déjà les effets bénéfiques espérés. Jacky Courrent a déjà constaté les vertus de ces mesures. « Les jeunes ontd’abord joué en règles aménagées, àdeux secondes, à contact, puis en jeuréel en deuxième partie. J’ai vu beaucoupmoins de petits tas et de percussionsque d’habitude. » Jean-Michel Arazo abonde en ce sens. « On doitarrêter les boucliers dans les écolesde rugby !On doit leur apprendre àfaire des passes, à jouer dans les intervalles,à ne pas reproduire ce qu’ilsvoient à la télé. Nous devons être dansl’innovation, voir ce qui se fait ailleurset l’adapter à notre mentalité », analyse-t-il en rappelant que tous les exercices préconisés sont disponibles sur le site de la Fédération.

Des éducateurs performants, en phase avec ces évolutions

Cette réforme doit aller encore plus loin. Pour mener à bien un tel projet, il faut des éducateurs performants, en phase avec ces évolutions. « Les enfants s’adaptent vite. Lesadultes moins. Le problème le plusdélicat, c’est la formation des éducateurs, constate Jacky Courrent.Beaucoup restent dans leurs petiteshabitudes. On doit voir le rugbyautrement qu’il y a 25 ans. Les CTCauront un rôle essentiel à jouer, mêmesi ce sont les clubs eux-mêmes quidoivent être les plus gros porteurs deces nouvelles actions », note-t-il.

Après une année d’écoute et d’échanges, le projet de réforme des compétitions cadets et juniors avance également avec l’instauration de phases de brassage qui contribuent à redistribuer la carte du rugby français. « Nousréfléchissons aussi sur la labellisationdes écoles de rugby, avec un systèmeà trois étoiles. C’est à prendre commeun élément structurant. Le but estd’accompagner tous les clubs », ajoute Jean-Michel Arazo.

Le projet est ficelé à 90 %. Reste à patienter jusqu’à la mise en œuvre des CTC. « On veutmettre en valeur ce qui est organisédans les écoles, mais également leurfaire comprendre les progrès à faire, justifie Jacky Courrent. Nous devonsaider les écoles de rugby, surtout lespetites et celles en création. »

D’autres dossiers importants comme les académies au sein des centres de formation

Main dans la main, les deux hommes avancent sur d’autres dossiers comme la disparition des Pôles Espoirs et la mise en place des académies au sein des centres de formation. « On a suppriméle Pôle France des moins de 20pour que les joueurs ne passent plusleur semaine à Marcoussis, mais ausein de leur club, où leurs entraîneursles voient et les font jouer. Avant, ilsrevenaient le vendredi soir, jouaient,souvent peu et repartaient au CNR », rappelle le chargé de la Formation.

Les deux hommes mènent également une bataille pour voir davantage de jeunes joueurs français, sur tous les terrains, à tous les niveaux. Jacky Courrent espère d’ailleurs « valoriser » les Coupes du monde. 2023 bien entendu, mais aussi 2019. Faire passer le message reste à ses yeux la priorité. À plus court terme, il espère des résultats concrets de toutes les réformes déjà entamées. « On est encore dans une année test.Il y en aura peut-être une autre. Onespère que les relais grâce auxnouvelles Ligues nous feront gagnerdu temps. » Du temps, c’est uniquement ce qu’il manque…

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