France – Nouvelle Zélande : Au pied de l’Everest ?

Publié le 26/11/16

Pour ce troisième et dernier test de l’automne, les Bleus s’attaquent à un monument. Jamais les Blacks n’ont jamais semblé aussi sûrs de leur jeu.

Les Bleus de Guy Novès n'ont pas démérité samedi dernier (défaite 23-25), face à l'Australie, finaliste de la dernière Coupe du monde. Mieux, ils se sont laissé l'opportunité de l'emporter après la sirène, d'un drop de Camille Lopez qui se dérobait des poteaux in extremis.

De la déception, née d'une première mi-temps timorée, les Français basculaient toutefois vers l'espoir. C'est ce discours d'encouragement que tenait le sélectionneur, au lendemain de la rencontre. « Notre but était d'évaluer si nous sommes réellement proches de cette équipe australienne. Il y a des situations sur lesquelles nous avons des armes pour mieux faire, d'autres sur lesquelles ils nous ont mis en grande difficulté par leur vitesse et leur dimension athlétique. Globalement, je nous trouve un peu malheureux, surtout au regard de notre seconde mi-temps qui est de grande qualité. Nous n'avons pas toujours été récompensés, que ce soit sur la dernière mêlée, un ballon ralenti non sifflé en suivant ou ce dernier drop. Les dix points laissés au pied pèsent aussi, comme l'essai de pénalité offert aux Wallabies, entre nos poteaux. Ce sont des détails qui font, au final, ce petit écart au score et qui nous empêchent de gagner le match. Mais si cela ne gagne pas, j'ai vu beaucoup de choses rassurantes sur notre capacité à croire en ce jeu et à le pratiquer. »

Déplacer le ballon

Le grand succès des Bleus est finalement celui-là : l'équipe progresse, clairement, depuis ses timides débuts dans le Tournoi. Sur la mise en place de son jeu, la France est aujourd'hui capable d'enchaîner des séquences de jeu pendant plus de deux minutes, tout en conservant de la vitesse pour mettre à mal l'adversaire. Le premier essai inscrit aux Australiens, samedi dernier, en est un modèle du genre.

Une multitude de passes après contact, des soutiens rapides pour assurer de bonnes libérations et cette envie de toujours déplacer le ballon qui a fini par faire plier les Wallabies. « Le staff croit dur comme fer en ce jeu, réaffirme le sélectionneur. Les équipes qui dominent le très haut niveau le font parce qu'elles pratiquent ce jeu ambitieux. Elles ont pris le dessus du rugby mondial en déplaçant les joueurs, en occupant la largeur, en étirant au maximum la défense pour trouver des intervalles. Nous, on y croit. Même face aux meilleurs, on a prouvé qu'on pouvait marquer trois essais, qui sont des essais de qualité. Je n'ai pas eu le sentiment que nous étions improductifs face à la machine australienne. »

Et le grand public, enthousiasmé par cette ambition offensive, ne s'y est pas trompé en saluant la performance des Bleus.

Personne n’est invincible

Reste que des détails doivent encore être peaufinés. Et il a fallu faire vite. Aujourd’hui, c'est la Nouvelle-Zélande qui débarque au Stade de France. La meilleure équipe du monde, sans aucun doute. Peut-être la plus hégémonique de l'histoire du rugby. Un monument qui n'a connu qu'un seul accroc en quinze mois, à Chicago face à l'Irlande, début novembre.

Pour le reste, les statistiques ont de quoi effrayer : 19 victoires lors des 20 dernières rencontres, 116 essais inscrits (5,8 par match en moyenne !) et cette capacité hallucinante à digérer les départs en retraite de Dan Carter, Conrad Smith, Ma'a Nonu et Richie McCaw sans que les performances de l'équipe ne s'en ressentent.

Les nouvelles stars des All Blacks se nomment Aaron Smith, Beauden Barrett, Brodie Retallick ou Ben Smith. Ils auraient tous de solides arguments pour justifier un statut de meilleur joueur au monde.

C'est à ce défi que vont être confrontés les Bleus. Une perspective excitante pour le sélectionneur, malgré les craintes légitimes avant d'affronter une telle équipe. « Si on les regarde jouer, on va passer une sale soirée. Si on décide de les affronter, on fera au moins plaisir à notre public. Ensuite, si nous faisons un grand match, nous leur donnerons peut-être un léger mal de tête. Si l’équipe fait un très grand match, alors, peut-être qu'il y aura la place pour rêver à l'exploit. » Personne n'est totalement invincible !

FICHE TECHNIQUE

Samedi 26 novembre 2016 à Saint-Denis (Stade de France), France – Nouvelle Zélande

Coup d’envoi : 21h00 EN DIRECT sur France 2

Arbitre : Wayne BARNES (Ang)

FRANCE : Dulin - Nakaitaci, Lamerat, Fofana, Vakatawa - (o) Lopez, (m) Machenaud - Gourdon, Picamoles, Ollivon - Maestri, Vahaamahina - Atonio, Guirado (cap), Chiocci

Remplaçants: Chat, Baille, Slimani, Le Devedec, Chouly, Serin, Doussain, Fickou

NOUVELLE ZÉLANDE : Dagg - Naholo, Lienert-Brown, Crotty, Savea - (o) Barrett, (m) Perenara - Read (cap), Todd, Kaino - Whitelock, Retallick - Franks, Coles, Moody

Remplaçants : Taylor, Crockett, Faumuina, Barrett, Savea, Smith, Cruden, Ioane.

Fiches de joueurs

PICAMOLES Louis

1986Année de naissance

65 Nombre de sélections

NorthamptonDernier club

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