Gaëlle Mignot, l’impatiente anglaise

Publié le 22/11/17

A la sortie de sa troisième Coupe du monde, la talonneuse et capitaine de l’équipe de France décide de quitter Montpellier pour Richmond, dans la banlieue de Londres. Elle évoque le passé récent, le présent et le futur proche.

À trente printemps, la capitaine de l’équipe de France n’a pas de temps à perdre. Quand la proposition de Richmond tombe, elle n’hésite pas trop longtemps. L’occasion est trop belle de voir autre chose, de découvrir une autre culture, des méthodes d’entraînements différentes. Elle attend la fin de la Coupe du monde en août dernier pour filer à l’anglaise. Un titre planétaire en Irlande aurait certainement changé la donne.

« Ça m’aurait peut-être poussée à arrêter de jouer et à m’orienter vers ma carrière pro », révèle Gaëlle Mignot, qui ne s’imagine qu’au contact du terrain les crampons raccrochés. Elle n’en est pas encore là. Deux mois après sa troisième Coupe du monde, la fierté de cette médaille de bronze et la frustration se mêlent toujours. « C’est ma troisième, trois arrêts en demi-finale. Ça commence à être difficile. Il y a un sentiment d’échec », assume-t- elle. Y aura-t-il une quatrième tentative ? « Je continue cette année, on verra bien où ça nous mène », dévoile l’internationale française depuis son nouvel appartement londonien. Elle y prend ses marques depuis la fin septembre, après sept glorieuses années à Montpellier.

« Je suis venue ici pour continuer de progresser en tant que joueuse, mais aussi pour découvrir de nouvelles techniques d’entraînement, une autre vision du rugby. C’est comme un voyage d’études », dit-elle en pensant déjà à sa reconversion. Outre-Manche, elle fait ses gammes en travaillant pour une entreprise de coaching.

Elle intervient à Richmond, comme dans tout le comté du Surrey, dans les clubs et les écoles. Déjà très à l’aise sur le terrain aux côtés de ses nouvelles partenaires, Gaëlle Mignot est ravie de ses premiers pas en Angleterre et dans la toute nouvelle Tyrell’s 15 Premier League, le premier championnat féminin professionnel.

Le seul barrage qu’elle rencontre est celui de la langue. « C’est un frein pour le moment. Je prends des cours. Je suis heureusement sur le circuit international depuis assez longtemps pour connaître les termes de rugby », sourit-elle. Le minimum pour la nouvelle responsable de la mêlée au sein de l’équipe. Sous contrat pour un an à Richmond, elle ne sait pas encore de quoi sera fait l’après.

Son avenir en Bleu ? Combien de sélections viendront s’ajouter aux 68 acquises depuis 2010 ? Quelques-unes, c’est sûr, même si elle ne participera pas à la Tournée de novembre (face à l’Espagne et l’Italie). « Je travaille dur pour le 6 Nations. On a trois matches chez nous, dont l’Irlande et l’Angleterre. On veut gagner le Tournoi. Et un jour, la France sera championne du monde ! », promet-elle.

Si elle n’est pas sur le terrain ce jour-là, elle ne devrait pas en être bien loin.

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