France féminines : Hermet, la force tranquille

Publié le 31/01/18

Gaëlle Hermet, capitaine de France féminine pour le Tournoi du 6 Nations, se livre sur son parcours, ce qui l'a amené au rugby … Entretien avec une joueuse à la trajectoire fulgurante.

LES DÉBUTS

« J’ai commencé le rugby à 11 ans, j’en ai fait pendant un an avant de me mettre à l’athlétisme. Mais j’étais accroc au rugby et j’ai repris à 13 ans à l’US Carmaux dans le Tarn. Il faut dire que dans ma famille, tout le monde pratique ce sport, mon père y jouait, mes trois frères y jouent. Même si je suis l’ainée, j’ai voulu les suivre. Après Carmaux, j’ai fait un an de cadette à Albi parce qu’il fallait aller dans une équipe féminine, ensuite je suis parti deux ans à Saint Orens, pas encore Blagnac à l’époque, pour finalement aller au Stade Toulousain quand j’ai eu 18 ans et jouer en sénior ».

L’ASCENSION

« J’ai un peu mal vécu au début la sortie de l’école de rugby, le fait de ne plus jouer avec les garçons. Mais finalement on s’y fait mais c’est juste que c’est différent. J’ai intégré le Pôle Espoir Jolimont à Toulouse et après j’ai fait des stages dans les centres élites. A l’époque quand j’avais 15 ans, je ne connaissais rien de tout ça, la première fois que j’ai été convoquée en équipe de France, c’était une grande surprise et je me suis régalée. Les sélections en moins de 20 ans étaient une très belle aventure humaine. C’est une première expérience de ce que peut être le haut niveau. Quand on a connu les moins de 20, France Féminines, c’est quand même une grosse marche à franchir. J’ai énormément de chance d’avoir eu une trajectoire assez linéaire. J’ai pu voir vraiment ce qu’était le haut niveau. Je travaille énormément pour franchir les différents paliers, sans griller les étapes. Le travail finit toujours par payer si on est rigoureuse et appliquée. »

France féminines Gaelle Hermet

LE DÉCLIC

« En 2014, la Coupe du monde féminine a été un véritable tournant pour moi. Voir ce qu’était le rugby féminin pour les gens, comment les filles se régalaient sur le terrain ou la reconnaissance médiatique, ça donne envie d’en faire partie. J’avais 17 ans, ça me faisait rêver. Et je comprends maintenant que ce que ressentent des joueuses qui débutent le rugby. Finalement, je n’aurais jamais cru en arriver là, du moins pas avoir le statut que j’ai aujourd’hui. C’est vraiment un pur bonheur. Je pense que c’est le graal dans une carrière de joueuse mais il ne faut pas se faire manger par ses émotions. Il faut gérer et comme ça reste du rugby, il faut simplement se faire plaisir.

LE CAPITANAT

« Aujourd’hui, je vis mon nouveau statut comme une très belle opportunité, une très belle expérience donc on verra par la suite. Avoir été capitaine des moins de 20 ans, de France féminines lors de la tournée d’automne, ça me permet d’approcher plus facilement ce rôle. Ensuite, je suis super bien entourée, par les entraineurs ou par les filles cadres qui m’épaulent énormément. Je suis vraiment bien aidée. »

LE TOURNOI DES 6 NATIONS

« Le Tournoi ? C’est vraiment magique comme compétition. Avec ce nouveau groupe, nous l’abordons avec l’envie de se faire plaisir, de construire quelque chose pour le long terme. Et puis bien entendu, remporter le Grand Chelem, ça serait une très belle chose. Disons qu’avec trois matches à domicile, c’est toujours particulier. Il y a un petit truc en plus surtout à Toulouse, cela aura une saveur particulière. C’est le terrain où je joue tous les week-ends … Une émotion nouvelle à gérer mais l’ambiance va être totalement différente d’un match en club. Pour l’ouverture du Tournoi, c’est l’endroit idéal ! »

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