Barbarians Français : Dupont, l’enfant du Plateau

Publié le 24/11/16

A 20 ans, le prometteur demi de mêlée du Castres Olympique est un gamin du Plateau de Lannemezan. Le virus du rugby lui a été inoculé dès ses 4 ans, dans une famille où le ballon ovale tient une place de choix. Antoine Dupont, qui fait partie de la liste Développement pour préparer la relève du XV de France, suit les traces d’un autre demi de mêlée célèbre descendu du plateau, Pierre Berbizier.

« Ouh la la, pas le profil de ce côté, Antoine, c’est celui où tu es le moins bien… » Sur la pelouse baignée de soleil du stade d’entraînement du Castres Olympique, au Lévézou, Antoine Dupont se fait tirer le portrait et chambrer par Benjamin Urdapilleta, l’ouvreur et buteur castrais. Un peu de rouge apparaît sur les joues du jeune numéro 9 dont le nom commence à prendre un peu de densité dans le milieu du rugby français. Christophe Urios, l’entraîneur du CO, taquin, en rajoute une couche : « mais il vous parle ? Incroyable ! Lui qui ne dit jamais rien… » Et un deuxième fard pour les joues d’Antoine !

Mais ne vous y trompez pas. Sous ses airs timides et réservés, le caractère de Toto, son surnom dans le vestiaire, est du genre bien trempé. Le gamin sait ce qu’il veut et il en a toujours été ainsi. « Quand j’avais 4 ans, se souvient-il, on se retrouvait presque tous les jours au stade de Castelnau-Magnoac (Hautes-Pyrénées), les jeunes du village, pour jouer au rugby. Je suivais partout mon frère, Clément, de trois ans mon aîné. Comme j’étais le plus petit de la bande, on ne me laissait pas jouer et on voulait me laisser à l’écart. Mais je râlais tellement qu’à la fin, on m’acceptait dans l’équipe ». Le ballon ovale ne quitte plus l’univers d’Antoine. « Quand tu passes autant de temps sur les terrains, à t’amuser avec les copains, tu finis forcément par progresser ».

Le rugby dans la peau

Bon sang ne saurait mentir. Son père, Jean, a porté le maillot de Lannemezan avec Philippe Berbizier. Dans la famille de sa mère on trouve des rugbymen en série. Dont un oncle, Jean-Luc Gales, qui sera aussi un précieux éducateur, et un grand oncle, Gilles Rousse, fan du Stade Toulousain qui lui inoculera le virus rouge et noir. Pourtant ce n’est pas dans la Ville Rose qu’il poursuivra son apprentissage, mais à Auch. « Tous les ans, un ou deux gamins de Lannemezan ou de Castelnau partaient vers le Gers, parce qu’il y avait un lycée avec une section sport-études, raconte Antoine Dupont. Toulouse, le club de mes idoles de gamin, Michalak et Poitrenaud, m’attirait mais les copains qui passaient par Jolimont ne réussissaient pas tous forcément dans le rugby ». Toujours ce regard lucide sur un univers impitoyable.

Le même discernement qui lui fera choisir Castres, où le fit venir Serge Milhas. « Je savais qu’au CO, Rory Kockott serait souvent appelé en équipe de France et que Cédric Garcia, en fin de carrière, serait un parfait professeur. Ils ont été géniaux avec moi. Cela m’a permis d’avoir du temps de jeu et de grandir ». Trente ans après Pierre Berbizier, illustre prédécesseur débarqué de Lannemezan pour voir la vie en bleu, l’avenir international d’Antoine Dupont, de Castelnau-Magnoac, est servi sur un plateau…

Jeudi 24 novembre 2016 au Stade Chaban-Delmas (Bordeaux), Barbarians Français - Australie

BARBARIANS FRANÇAIS : A. Bonneval - Connor, Aguillon, Rougerie (cap), Dupichot - (o) Lonca, (m) Lesgourgues - Gérondeau, Lakafia, Sazy - Capo Ortega, Lambey - Brugnaut, Bonfils, Pointud

Les remplaçants: Orioli, Poux, Jacquet, Monribot, A. Dupont, Dumora, Caminati, Menini

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