Le nouveau défi de Paul Albaladejo

Publié le 13/10/16

Après avoir tourné la page de joueur et avec un diplôme du DES en poche, Paul Albaladejo intervient auprès de France 7 féminines.

De Marcoussis à Marcoussis, le trajet n’a pas été très long pour Paul Albaladejo. Le toujours recordman du nombre de buts inscrits pour les Tricolores a franchi le Rubicon qui sépare le joueur de l’entraîneur, en apprentissage. L’épilogue d’une trajectoire qui s’est dessinée au gré de méandres, pics et abîmes.

Si Paul Albaladejo est né dacquois, bercé par les exploits en Bleu et le talent de consultant de son grand-oncle, son premier club de rugby ne fut pas l’USD, mais le Stade Tou­lousain ! Avec des parents « exilés » pendant deux ans au cœur de la ville Rose, après avoir expérimenté judo, tennis et même football !

Simple entorse au cocon familial établi à Bidart, au pays Basque, terre d’Ovalie mais aussi de pelote et de surf, passions avérées de Paul. « La pelote, c’était tous les jours à l’école entre copains, car on trouve toujours un fronton pour s’amuser. Le surf, c’était le week-end, même en com­pétition. Avec le surf, on ressent ce sentiment de liberté. Quand tu n’es pas bien, tu prends ton vélo, ta planche et tu passes la journée sur les vagues. »

Plus proche de Point Break que de Brice the Nice quand même, mais tellement loin du rugby qui exalte les vertus du collectif. « Le rugby, c’était avec les copains, mais j’aimais les trois disciplines. Grâce à la pelote, sport de balle et d’habileté, j’ai travaillé appui, réactivité, changement de course, lecture de trajectoire. Avec le surf… il faut savoir choisir la bonne vague. C’est un peu comme au sept, où pas mal d’opportunités se présentent, mais où il faut savoir exploiter la meilleure pour marquer. »

Le 7, nous y voilà, car si Paul Albaladejo a fait carrière dans le rugby, de Toulouse à Dax via Biarritz, il fut surtout l’un des premiers pros de la discipline (avec Bouhraoua et Bélanger, dès 2010). « Barré à XV, j’ai découvert avec le 7 un sport qui me convenait, alliant technique et exigence physique. »

Il y a brillé, devenant même le meilleur marqueur de points français dans l’histoire du circuit mondial (891 points dont 86 essais) avant d’être dépassé par Terry Bouhraoua, le capitaine tricolore. Son contrat fédéral n’ayant pas été renouvelé, il n’a pas hésité à clore le chapitre de sa vie de joueur. « Ma carrière fut atypique, de Bidart en première à 18 ans, en promotion d’honneur, jusqu’au niveau pro, mais je n’ai rien à regretter. »

‘‘Paulo’’ a déjà tourné la page, tant il semble habité par l’idée d’entraîner, la FFR lui a financé une formation qui a ouvert les portes du monde pro­fessionnel (DES), « encouragé et aidé par Fred (Pomarel), Cédric (Laborde) et David (Courteix), ce dernier étant même mon tuteur lorsque j’ai obtenu mon DE en 2012 », rappelle Paul.

Depuis cette année, il a renforcé la structure nationale féminine à 7 et intervient notamment auprès des internationales, auxquelles il amène son expérience et sa maîtrise technique. 

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