Rétro de l’été : France moins 20 ans

Publié le 11/07/17

En terminant quatrièmes du championnat du monde U20, disputé au mois de juin en Géorgie, les jeunes Bleus ont égalé leur meilleure performance dans cette compétition. Un motif de satisfaction, qui vient valider un mode de préparation entièrement revu. Pour aller plus loin, notamment face aux nations du Sud, il y a encore un grand pas à franchir. En route…

Le 4 février dernier, en match d’ouverture du Tournoi des Six nations, l’équipe de France des moins de 20 ans avait subi une sévère défaite en Angleterre (59-17). Quatre mois plus tard, en Géorgie, les Bleuets atteignaient les demi-finales du championnat du monde, soit leur meilleur résultat en dix éditions (4ème comme en 2011 et 2015).

D’abord surclassés en demi-finale par les « Baby Black » (29-0 à la mi-temps et quatre essais encaissés), les jeunes Tricolores trouvaient les ressources pour aller planter à leur tour quatre essais en vingt minutes aux Néo-Zélandais au point de les faire, un peu, douter sur l’issue du match, finalement remporté par les Blacks (39-26). Ne faisons pas la fine bouche, de toute la compétition, les Français ont été les seuls à rivaliser une équipe qui s’imposera en finale face aux Anglais 64-17 !

Faut-il pour autant triompher ? Assurément pas. Quand Bernard Laporte affirme qu’il veut des équipes de France conquérantes et pas seulement valeureuses, au risque de devenir de magnifiques perdants, il traduit l’état d’esprit qui doit habiter toute sélection nationale : la victoire finale. En l’occurrence, le titre de champion du monde. Et la France en est encore loin : en dix éditions de compétition mondiale, elle n’a jamais atteint le podium, quand les Anglais ont rejoint huit fois la finale et remporté trois fois le titre…

Mais le rugby français entrevoit peut-être des jours meilleurs. « Nous réalisons quand même un beau championnat du monde vu la complexité de notre poule (Afrique du Sud, Argentine et Géorgie à domicile) », souligne Thomas Lièvremont, le manager de l’équipe, qui poursuit : « Sans compter que nous n’avons pas été épargnés par les blessures ni les suspensions. A défaut de talents individuels, ce groupe valait par son homogénéité et ses qualités morales. »

Pour la première fois, il est vrai, l’équipe de France a pu se préparer dans des conditions satisfaisantes, avec un stage de dix jours en commun à Font-Romeu. « En termes de cohésion de groupe, de compréhension du projet de jeu, que les joueurs se sont appropriés, de condition physique surtout, nous avons vu la différence. Jamais nous n’avons explosé comme l’année dernière face aux mêmes adversaires. »

DE LA VITESSE DANS LE JEU

Les Bleuets ont donc fait mieux. Et après… Là, Thomas Lièvremont fait preuve de beaucoup d’humilité : « Il faudra se montrer capables de mettre la même vitesse dans le jeu que le font les Néo-Zélandais. Or, nous devons l’admettre, nous sommes encore loin du compte… Les Anglais ont pourtant prouvé qu’il était possible, pour une nation de l’hémisphère nord, d’être compétitifs. A nous de suivre cet exemple, en conservant nos spécificités. En travaillant aussi sur la formation mais la Fédération s’y attèle. »

En se reposant aussi sur une structure revue et corrigée, dispensée du Pôle France, mais avec le relais des clubs. « Tout sera fait pour ne plus priver ces derniers de leurs meilleurs joueurs pour la phase finale du championnat de France Espoirs. En revanche, il faut que tout le monde prenne conscience du niveau et de l’intensité exigés par une compétition internationale comme celle-ci, qui n’a rien à voir avec ce que nous proposons au niveau national chez les Espoirs », souligne Thomas Lièvremont.

Au rugby français de transformer l’essai. C’est possible si tout le monde tire ensemble dans le même sens.

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