Championnat d’Europe moins 18 ans : Une première en Bretagne

Publié le 07/04/17

Evénement au Pays de Cornouaille : la tenue, du 7 au 15 avril, du championnat d’Europe des -18 ans, première compétition internationale de rugby jamais organisée dans le Finistère sud. L’occasion unique de promouvoir ce jeu et de faire découvrir le haut niveau aux jeunes pratiquants. D’autant que, pour compenser l’absence des Britanniques, les organisateurs ont invité Américains, Canadiens et Japonais !

Le compte à rebours est déclenché depuis long¬temps et, au Pays de Cornouaille (Quimper et sa région), « on a hâte que ça commence ». Du 7 au 15 avril, le cœur ovale du Finistère sud va battre à l’unisson du rugby, à l’occasion du championnat d’Europe des moins de 18 ans, « un événement que nous attendons avec impatience », avoue le chœur des Bretons de Quimper et de ses environs.

Pour la première fois, le territoire accueillera sans partage une compétition internationale de rugby, après la réception de matchs internationaux d’équipes de France ou l’implication dans le championnat du monde des moins de 20 ans (à Vannes), en 2013. Le tout dans un rayon de 70 km et à moins d’une heure de trajet, au coeur du département le plus dynamique du rugby breton, symbolisé par une hausse constante de licenciés depuis plusieurs années (+5% chez les hommes, +12% chez les femmes en 2016).

Confronté à la concurrence historique du football, du vélo ou de la voile, le rugby monte en puissance « mais il faut pousser des coudes pour se faire une place », souligne Patrick Donnart, président du RC Quimpérois, un des cinq clubs acteurs de cette opération séduction ovale, aux côtés du RC Bigouden, du RC Concarnois, du Douarnenez RAC et du ROC Quimperlé. Cinq clubs, six stades, puisque Quimper se dédoublera au niveau des installations, et pas moins de 300 bénévoles issus du comité départemental du Finistère, dirigé depuis novembre dernier par Jean-Louis Bergeault, lequel avance : « Ce championnat nous permettra de montrer notre savoir-faire en matière d’organisation et nous donnera la possibilité de faire découvrir le monde du rugby à un maximum de personnes. L’opportunité aussi de susciter des vocations comme l’avait été la tenue d’un match international des U18 contre l’Irlande il y a une dizaine d’années », se rappelle encore le président quimpérois avant d’ajouter : « Ce championnat sera un excellent levier pour accélérer la dynamique positive dans notre région. » 

CANADIEN, AMÉRICAINS ET JAPONAIS EN RENFORT !

« Cette compétition internationale de premier plan doit nous apporter des retombées économiques au niveau local, puisque cela peut permettre à nos clubs d’asseoir leur réseau de partenaires, nerf de la guerre dans la période actuelle », ajoute encore Jean-Louis Bergeault avant d’enchaîner : « Ce sera aussi l’occasion de pousser nos jeunes licenciés vers le haut-niveau, qu’ils auront la chance découvrir à cette occasion. Cet événement peut les aider à progresser afin d’intégrer demain des équipes à l’échelon national, d’autant que rien ne saurait nous rendre plus fier que de les voir réussir au plus haut niveau. »

Tout cela grâce à une dizaine de jours de compétition réunissant vingt équipes nationales, plus de 500 joueurs, avec deux semaines d’animations non-stop et de fête du rugby. Sans compter enfin la spécificité de cette compétition, les équipes s’immergeant au cœur des villes, des clubs et de la vie sociale, via des actions de legacy qui donnent un caractère unique à ce championnat d’Europe. Une compétition qui virera même, pour la première fois, à une internationalisation inédite, puisqu’à défaut des Britanniques, déserteurs de l’épreuve, le Finistère accueillera des rugbymen en provenance du Canada, des Etats-Unis et même du Japon !

Une participation qui dépasse les frontières de l’Europe, une innovation attendue également des compétiteurs comme l’explique Philippe Agostini, manager des -18 ans tricolores, en quête d’un troisième succès consécutif dans cette épreuve 2.0 : « La participation de nouvelles équipes sera une découverte pour nos joueurs et contribuera à améliorer le niveau de la compétition. On espère surtout détecter les joueurs qui constitueront l’ossature de notre groupe appelés à participer à notre tournée estivale en Afrique du Sud et, bien entendu, remporter un troisième titre consécutif, a fortiori devant notre public et sur un territoire à forte identité culturelle. »

Les Bretons attendent, eux aussi, de vibrer intensément avec les Bleuets. « Un an qu’on s’y prépare », reprend le Quimpérois Patrick Donnart, avant de conclure en beauté : « Ce sera magique ! »

LA COMPÉTITION

 Le « Championship »

Huit équipes engagées et trois journées de compétition : quarts, demis et finale.

  • Quarts de finale (7 avril) À Quimper : France / Espagne et Etats-Unis / Portugal À Pont-l’Abbé : Géorgie / Canada et Japon / Belgique
  • Demi-finales (11 avril) À Concarneau : vainqueurs des matchs de Quimper. À Pont l’Abbé : vainqueurs des matchs de Pont l’Abbé. 
  • Finale et matchs de classement (15 avril, à Quimper) 

Le « Trophy »

Même formule que pour le « Championship ».

  • Quarts de finale (8 avril) À Concarneau : Allemagne/Luxembourg et Pologne/Pays-Bas. À Douarnenez : Russie / Ukraine et Roumanie / Rép. Tchèque.
  • Demi-finales (11 avril, à Douarnenez et Quimper). 
  • Finale et matchs de classement (14 avril, à Concarneau et Pont l’Abbé). 

La « Conférence »

  • Poule de quatre équipes (Andorre, Danemark, Lettonie, Lituanie) qui se rencontrent sur trois journées les 8, 12 et 15 avril à Quimperlé et Douarnenez.

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