Coup de sifflet : Paroles d’arbitre

Publié le 05/07/17

Si les règles du jeu sont parfaitement retranscrites, l’arbitre donne souvent de la voix pour les rappeler sur le terrain. Qu’il s’agisse de lâcher le plaqué, d’indiquer la formation d’un ruck ou la fin d’un maul, le directeur de jeu donne des indications précieuses aux joueurs, que ce soit à 7 ou à 15.

1/ Lutte pour la possession du ballon

QUESTION : Lequel des deux soutiens aurait-il dû lâcher le ballon ? Pourquoi ? L’arbitre aurait-il dû sanctionner ? Comment ?

Coup de sifflet

DESSIN A : Nous sommes sur une phase de placage constituée par un plaqué au sol tourné vers son camp (x), un plaqueur également au sol de son côté de la ligne de hors-jeu (•), un soutien offensif (xx) qui est déjà sur zone, en position (jambes fléchies, buste penché vers l’avant, dos plat, tête haute, mains sur les flancs du plaqueur) et un soutien défensif (••) qui vient lutter avec son homologue adverse en se liant à lui (tête en quinconce, épaule contre épaule, positions du buste et du dos à l’identique, mais mains posées sur le flanc du soutien offensif). Dans cette lutte, le soutien défensif parvient à passer une jambe dans le camp adverse. Il donne un léger coup de pied dans le ballon et l’envoie à quelques mètres sur le côté du ruck.

DESSIN B : Deux autres soutiens, l’un offensif, l’autre défensif, arrivent en même temps sur le ballon, placé à trois mètres du ruck précédent. Le soutien défensif (•) n’est autre que le plaqueur, qui a réussi à se dégager de la zone de placage. Ce faisant, il trébuche et arrive sur la zone en mettant un, puis deux genoux à terre, tout en posant une main sur le ballon. Le soutien offensif (x) arrive simultanément sur zone. Il est debout, aucune de ses mains n’étant en contact avec le sol. Il pose les deux mains sur le ballon. Aucun des deux joueurs n’arrive à prendre possession du ballon. L’arbitre, qui est à un mètre de l’action, crie à l’adresse des deux soutiens : « Lâchez ! ». C’est le soutien offensif, pourtant sur ses appuis, qui lâche le ballon par peur de se faire sanctionner. Le soutien défensif se relève en s’emparant du ballon et le jeu se poursuit sans intervention de l’arbitre.

JOËL DUMÉ : Le soutien défensif a mis un genou au sol. Il est donc considéré comme étant au sol (sans avoir été plaqué). Il doit donc immédiatement se relever avec le ballon ou le passer ou le lâcher. Le soutien offensif n’a pas mis le soutien défensif au sol. Il n’est donc ni plaqueur, ni assistant-plaqueur. Il est sur ses appuis et tire le ballon vers le haut. Le contest du soutien offensif est licite. L’ordre « lachez » s’adresse donc uniquement au soutien défensif car il se trouve au sol. Le soutien offensif pouvait continuer à tirer le ballon vers le haut. L’arbitre auraît donc dû sanctionner d’une pénalité le soutien défensif pour ne pas avoir lâché le ballon.

2/ Autour d’un maul

QUESTION : Sur le dessin E, l’arbitre accorde une mêlée à l’équipe qui défendait tandis que sur le dessin F, il accorde une pénalité à l’équipe qui attaquait. Comment justifier sa décision dans les deux cas ? N’aurait-il pas dû indiquer la formation d’un maul dans les deux cas ?

Coup de sifflet 1

DESSIN C : Nous sommes sur une phase de ruck, constituée par plusieurs joueurs de chaque côté, un relayeur (x) positionné au-dessus du ballon, prêt à lancer deux de ses coéquipiers au ras du ruck (xx). Ses deux coéquipiers sont l’un derrière l’autre, le deuxième ayant un bras sur l’épaule du premier, prêt à se lier après la percussion avec le ou les défenseurs.

DESSIN D : La percussion a eu lieu, face à un seul défenseur, ce qui permet à l’attelage d’avancer de quelques mètres. Ce faisant, le porteur du ballon (l’homme de tête de l’attelage x) pose un genou à terre car le défenseur (•) qui est au contact a été rejoint par deux de ses coéquipiers (••). Le premier défenseur est au contact du porteur du ballon, au niveau de ses bras, rendant difficile la sortie du ballon. Il ne se dégage pas. Des soutiens offensifs et défensifs arrivent sur zone, rendant plus difficile la continuité du jeu.

Coup de sifflet 2

DESSIN E : L’arbitre est à un mètre de l’action à chaque fois (dessin C et D). Sur le dessin E, on le distingue penché vers l’agglomérat de joueurs (celui formé sur le dessin D), dans une position de fente avant : c’est pour mieux crier « Maul ! » à destination des joueurs. Attention, le porteur du ballon (x) n’a pas encore mis un genou au sol lorsque l’arbitre crie « Maul ! ».

DESSIN F : Dans la même configuration que le dessin E, l’arbitre cette fois-ci n’est pas penché et continue d’observer l’action sans rien dire, laissant les protagonistes s’affronter pour la possession du ballon. Le porteur du ballon (x) pose ici un genou au sol.

JOËL DUMÉ : Dans le cas du dessin E, l’arbitre a annoncé « Maul ! » avant que le porteur du ballon mette un genou au sol. Rap¬pelons qu’un maul est constitué au minimum du porteur du ballon et d’un joueur de chaque équipe, tous liés, sur leurs pieds et dans le champ de jeu. Lorsqu’un maul va au sol et qu’aucune faute n’est détectée, l’arbitre ne doit pas commu¬niquer. En effet, une fois que le maul est annoncé, il ne peut pas y avoir de plaquage. Il n’y a donc aucune obligation pour les joueurs défenseurs de sortir de la zone ou de permettre la libération du ballon. Si le ballon devient injouable ou si le maul s’effondre, il s’agit d’une fin anormale de maul. Une mêlée ordonnée en faveur de l’équipe qui n’était pas à l’origine du maul sera accordée. Le fait de maintenir le porteur du ballon sur ses pieds en l’empêchant d’aller au sol et en attendant qu’un soutien offensif se lie afin d’avoir la constitution d’un maul est une défense de plus en plus souvent utilisée. Elle permet pour l’équipe non-utilisatrice de récuperer le ballon sans avoir à lâcher le porteur du ballon ou à repasser par son camp. Dans le cas du dessin F, l’arbitre n’a pas annoncé de « Maul ! » avant que le joueur mette un genou au sol. Il s’agit d’une phase de plaquage. Le joueur qui a amené le porteur du ballon au sol sans aller au sol est considéré comme un assistant-plaqueur et le porteur du ballon est le plaqué. L’assistant-plaqueur doit donc immédiatement lâcher le plaqué pour permettre la continuité du jeu. S’il ne le fait pas, il doit être sanctionné d’une pénalité.

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